<Desc/Clms Page number 1>
"Lame-docteur pour pressesd'impression ".
La présente invention a pour objet une lame- docteur sous forme de bande sans fin pour presses servant à l'impression de gravures, cette lame-docteur étant formée d'un ruban en métal dur (de préférence de l'acier) dont les extrémités sont soudées bout à bout sur toute la largeur du ruban, lequel, après une telle soudure, est réduit d'une épaisseur relativement forte à une épaisseur moindre, par exemple à 1/10 de mm., sur toute la longueur, la lame-docteur considérée ay- ant, de préférence, une épaisseur uniforme sur toute sa longueur et comportant, ai on l'estime nécessaire, un biseau ou chanfrein sur un de ses bords longitudinaux.
Une telle lame-docteur présente des avantages par- ticuliers en cours d'utilisation parce qu'elle ne se prête pas à la production de défectuosités pendant l'impression.
L'invention a également pour objet:,un procédé de fabrication d'une telle lame, procédé comportant la
<Desc/Clms Page number 2>
succession des opérations suivantes : On soude bout à bout les extrémités d'un ruban ou bande en métal dur ay- ant, de préférence, une épaisseur d'environ 2/10 à 3/10 de mm., La partie soudée est ensuite trempée avec le reste de la bande sans un 'bain de sel ayant une tempéra- ture d'environ 315 , l'excédent de métal de la zone de soudure étant ensuite enlevé, de préférence sur les deux faces. Finalement la bande est réduite, sur toute sa longueur, à une épaisseur plus faible, de préférence a en- viron 1/10 de mm., ceci, par exemple, par meulage d'une ou des deux faces, les bords étant ensuite amenés à l'angle désiré.
Les moyens grâce auxquels on peut avantageusement exécuter les opérations indiquées ci-dessus sont repré- sentés sur le dessin annexé sur lequel:
La fig. 1 montre, quelque peu schématiquement, l'appareil de soudure;
La fig. 2 est une vue en coupe horizontale et avea plus de détails d'un des interrupteurs électriques ;
La fig. 3 représente le dispositif pour mouler les faces de la lame ou bande sans fin;
La fig. 4 montre le mécanisme utilisé pour meuler les bords de la lame;
La fig. 5 représente une partie du même mécanisme;
La fig. 6 montre le biseautage final d'un bord.
Comme le montre la fig. 1, un support immobile 11 est fixé sur une base ou socle approprié 12, une partie verticale du support précité portant une barre 14 ; une borne conductrice convenablement isolée et constituée par un bloc 15 est montée sur le support immobile et est re- liée à un conducteur ou câble 13 d'un circuit fournissant l'énergie électrique, cette borne comportant en outre une
<Desc/Clms Page number 3>
plaque de serrage supérieure 16 et des vis 17 prévues pour maintenir les deux parties 15 et 16 et pour serrer entre elles l'extrémité 18 d'une bande en acier trempé 19 à forte teneur en carbone.
L'autre extrémité 21 aluns telle bande est fixée d'une manière analogue entre un bloc conducteur 22, pou- vant coulisser longitudinalement sur la barre fixe14, et une plaque ou bloc supérieur 23 maintenu à l'aide de vis de fixation 25, le bloc 22 étant relié, par l'intermédi- aire d'un conducteur électrique 26, à une borne d'un in- terrupteur approprié 27 dont l'autre borne régent' un câble ou conducteur 28 provenant de la même source d'éner- gie électrique que le conducteur 13.
Un tel interrupteur, qui est de construction ordinaire, tend, en raison de son ressort 29 (travaillant en compres- sion), à ouvrir le circuit mais l'interrupteur peut être maintenu fermé à l'aide d'un verrou pivotant 31 soumis à l'action d'un ressort, verrou qui, au moyen de l'éleotro- aimant 32, peut (parce que fonctionnant à la manière d'une armature) être abaissé par pivotement pour libérer les or- ganes contacteurs mobiles de l'interrupteur et permettre à ce dernier de couper le courant électrique de soudure.
Un tel électro-aimant 32 se trouve dans un circuit 33 comportant une source de courant électrique 34 et un con- tact fixe 35 organisé pour coopérer avec un contact mobile 36 du circuit, contact mobile monté sur un levier pivotant 37 calé sur un arbre 38 tournant dans un support 39 du bloc ou borne coulissant 22, cet arbre portant, calé sur lui, un pignon 41 tournant avec l'arbre précité et venant en prise avec une crémaillère fixe 42 montée sur un support 43 du socle, le tout comme le montre clairement le dessin.
Au lieu dêtre monté dans un circuit distinct, comme on l'a représenté sur le dessin, l'électro-aimant peut, ainsi que les éléments de connexion auxquels il est asso-
<Desc/Clms Page number 4>
cié, être monté en dérivation sur le circuit principal à travers l'interrupteur.
On voit clairement de ce qui précède que lorsque l'on fait pivoter le levier 37 vers la gauche (voir fig.
1), la borne 22,23 et l'extrémité bloquée 21 de la bande mince 19 se déplacent dans le même sens vers l'autre ex- trémité bloquée 18 de la même bande.
Un tel levier doit par conséquent être manoeuvré à la main ou à l'aide d'un dispositif mécanique communiquant une vitesse et une course déterminées à l'extrémité mobile de la bande vers l'extrémité correspondante et fixe de la même bande.
Le levier peut ainsi être mu par une came 40 de forme appropriée venant en prise avec un galet (monté sur ledit levier) et tournant à une vitesse déterminée grâce à un dispositif mécanique, hydraulique ou électrique qui déter- mine la vitesse de rapprochement des extrémités de bande l'une vers l'autre et le degré d'application de ces extré- mités lorsqu'elles sont soudées l'une à l'autre.
Après que les deux extrémités 18 et 19 de la bande de 2/10 à 3/10 de mm. ont été bloquées sur leurs bornes res- pectives 15 et 22 (d'où elles font saillie l'une vers l'autre de la quantité exacte requise) et que l'interrup- teur 27 a été fermé, on fait pivoter le levier 37 soit à la main soit à l'aide du dispositif mécanique décrit, ce qui amené les extrémités de bande en contact bout à bout et la fermeture immédiate du circuit électrique à travers lesdites extrémités, cette fermeture marquant le début de l'opération de soudure.
Presqu'immédiatement, l'organe oontaoteur 36 vient en prise avec l'organe contacteur complémentaire 35, ce qui ferme le circuit 33, excité l'électro-aimant 32 qui attire, en l'abaissant, son armature de verrouillage 31 et pro- voque l'ouverture du circuit par suite de l'ouverture de l'interrupteur; ceci provoque évidemment l'arrêt instan- @
<Desc/Clms Page number 5>
fané du courant de soudure.
Les opérations et l'amplitude des mouvements des différentes parties du mécanisme sont réglées, dans le temps, de manière que l'on obtienne une soudure appropriée, le résultat définitif étant obtenu presqu'instantanément.
Après que la bande sans fin a été retirée de la ma- chine, sa partie soudée est amenée au même degré de trempe que le reste de la bande grâce au bain de sel por- té à 3150 comme spécifié ci-dessus.
L'excès de métal est enlevé des deux cotés de la lame ou bande sans fin, à l'endroit du joint de soudure, à l'aide d'une lime puis d'une pierre à huile de manière que la bande continue ait de part en part une égale épaisseur de 2/10 à 3/10 de mm.
Il est ensuite nécessaire de mouler la bande pour l'amener à l'épaisseur requise, de préférence à une épaisseur d'environ 1/10 de mm., résultat obtenu à l'aide du mécanisme représenté sur la fig. 3.
Une telle bande sans fin, désignée par 44 sur la fig. 3 est placée sur deux poulies 45 et 46 maintenues à l'éoartement convenable l'une de l'autre pour tendre la bande, la poulie' 45 étant une poulie motrice, tournant dans le sens indiqué par la flèche, de manière que la bande se déplace à une vitesse uniforme sur les deux poulies.
Comme le montre clairement le dessin, une meule 47 tournant dans le sens indiqué et recevant de. l'eau à par- tir d'un tuyeau 48 s'appuie contre la surface extérieure de la bande et meule cette dernière au cours de son pas- sage sur la poulie ou tambour 45, ce qui diminue l'épais- seur de la bande sur toute son étendue, la meule étant suffisamment grande pour couvrir la largeur de la bande.
L'enlèvement du métal par une telle opération de
<Desc/Clms Page number 6>
moulage s'effectue au cours de plusieurs passages de la bande sur ses poulies de support et d'entraînement, ce qui fait que la réduction d'épaisseur a lieu plus ou moins graduellement.
Si on désire meuler les deux faces de la bande, celle- ci- après qu'une de ses faces a été meulée de la quantité appropriée, est retirée de ses poulies, retournée avec sa face interne, orientée vers l'extérieur, puis replacée sur les poulies, après quoi le moulage se poursuit sur la face maintenant tournée vers l'extérieur, face qui, auparavant, était la face intérieure.
Pour empêcher la pénétration de matières étrangères entre la bande mobile et sa poulie 45, matières dont la présence provoquerait un meulage incorrect et l'obtention d'un produit final défectueux, une raolette 49 constituée par une lame d'acier s'appuie sur la portion de surface de la poulie 45 non couverte par la bande pour enlever toute matière adhérente à la surface de la poulie; pour plus de précaution une palette de nettoyage 51 en caout- chouc coopère avec le brin inférieur de la bande, en s' appuyant sur ledit brin, à proximité de la poulie 45 pour enlever toute poussière ou des particules de métal souil- lant la bande.
Lorsque l'épaisseur de la bande a été diminuée de la manière indiquée ci-dessus, il est nécessaire ou désir- able de meuler ses deux bords de manière que soient assu- rées sa largeur uniforme et sa forme rectiligne; à cet effet, la bande est placée sur deux poulies 52 et 53 con- venablement espacées (fig. 4), poulies dont l'une ou les deux peuvent être motrices.
Comme le montre peut-être plus clairement la fig. 5, l'un des brins de la bande se déplace le long d'un support 54, le bord inférieur de la bande passant sur un pied 55, faisant saillie vers l'extérieur, du support en question;
<Desc/Clms Page number 7>
pour maintenir la bande mobile abaissée sur la pied préci- té, deux galets rotatifs horizontaux 56, 56, espaces l'un de l'autre et montés sur des bras fixes 57,57 sont utili- sés pour appuyer sur le bord supérieur de la bande ou lama; entre ces deux galets se trouve une meule 58 en- traînée par moteur et disposée obliquement par rapport au plan de la bande, cette meule meulant le bord mobile supérieur de la bande d'une manière précise et à angle droit par rapport au plan précité;
deux pierres 59,59 en contact avec les faces opposées de la bande enlèvent toute bavure qui aurait été produite sur les dites faces par la maula.
Lorsque l'un des bords de la bande a été meulé de la manière précitée, on retourne la bande sur le mécanisme de la fig. 4 et l'on meule de la même. manière le bord opposé.
Une lame-docteur sous forme de bande sans fin ainsi terminée peut âtre utiliséa d'une manière satisfaisante dans tous les cas mais il est préférable de meuler et d' affûter un des bords en forme de biseau et cette opération est excécutée en faisant passer la. banda le long d'un sup- port dorsal 61 (fig. 6), un bord de la bande s'appuyant contre une face latérale d'une meule 62 entraînée par un moteur puis, d'une manière analogue, contra la face laté- rale d'une affûteuse rotative entraînée par moteur, affû- teuse que l'on n'a pas jugé nécessaire de représenter.
La lame flexible continue terminée, biseautée ou non, est uniforme et ne varie pas dans toutes parties en ce qui concerne ses caractéristiques physiques; autant que la demanderesse le sache, nul n'a pu, jusqu'à ce jour, titre en mesure d'obtenir une lame ou banda sans fin ayant l'épaisseur indiquée ci-dessus et présentant la même ab- sence de variations en ce qui concerne toutes ses propriétés,
<Desc/Clms Page number 8>
Comme on l'a déjà indiqué, il importe que le circuit du courant électrique de soudure soit interrompu presqu' après que la courant a été établi, ceci en raison de l'é- paisseur de la matière soumise à l'opération de soudure;
un dispositif simple a été représenté pour l'obtention de ce résultat mais l'ouverture de l'interrupteur ou tout autre mode d'interruption du courant peut être commandé par l'intensité de la lumière émise par les étincelles à l'endroit de la soudure et déterminée par une cellule photo-électrique. Le même résultat peut être obtenu à l'aide du courant traversant immédiatement les deux ex- trémités de la bande venant en contact l'une vers l'au- tre, ou bien à l'aide de la faible résistance mécanique rencontrée lorsque les extrémités de la bande sont serrées l'une contre l'autre pendant l'opération de soudure.
L'expérience a montré que la vitesse de rapproche- ment des deux extrémités de la bande de métal l'une vers l'autre pendant l'opération de soudure doit être aussi ra- pide que cela est pratiquement possible, en d'autres ter- mes, presqu'instantanée. Ceci est un facteur important pour obtenir une soudure satisfaisante ; on a, en effet, découvert que, lors de la manoeuvre du levier à main (lorsqu'on a recours à l'opération manuelle pour mouvoir l'une vers l'autre les deux extrémités de la bande), ce levier doit, de préférence, être actionné par l'opérateur placé devant l'appareil, son bras faisant un angle droit aveo le levier, lequel doit être actionné de préférence par un doigt plutôt qu'avec le bras de l'opérateur se dé- plaçant dans le sens du mouvement dudit levier.
De cette manière, le contact des deux extrémités de la bande s' effectue d'une façon instantanée.
La force exercée sur les deux extrémités de la bande pour obtenir la soudure convenable doit être très faible
<Desc/Clms Page number 9>
et dans les circonstances ordinaires elle ne doit pas dé- passer 2.25 kg.
La durée approximative du passage du courant élec- trique doit, de préférence, être sensiblement instantanée, c'est-à-dire qu'elle ne doit, pas dépasser 1/5 de seconde; dans le cas contraire, les extrémités sur lesquelles se trouve la soudure seraient brûlées ou bien on constaterait la présence de trous sur la ligne de soudure.