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PROCEDE .ET 'DISPOSITIF POUR FABRIQUER ET 'RENOVER DES LAMES DE SCIES
A METAUX.
L'objet, de la présente invention est un procédé pour fabriquer ou rénover les lames de scies à métaux en acier de qualité, que l'on utilise pour scier du métal à froid, c'est-à-dire pour les soies à monture en forme d'étrier.
Aussi bien la fabrication habituelle des lames de ce type que le procédé de rénovation connu jusqu'ici pour les scies émoussées laissent à désirer. Dans le mode de fabrication connu de lames de scies, il est né- cessaire de procéder aux opérations distinctes suivantes découpage à la presse de la lame de soie dans une tôle d'acier, fraisage des dents, déver- sement des dents à froid à l'éstampe, trempe, recuit et finalement adoucis- sement des deux extrémités d'attache à la monture.
Ce mode de fabrication produit des tailles relativement gros- sières, qui sont le résultat de l'oxydation due au fraisage d'une part, à la trempe d'autre parte Comme en cours de travail, la lame d'une scie peut avoir à subir des contraintes de flexion, elle vient souvent à se briser lorsqu'elle a été fabriquée suivant le procédé indiqué, et cela en raison du fait que la lame est trempée sur toute sa largeuro
Pour rénover des scies émoussées par l'usage, on s'est jus- qu'à présent contenté de meuler les dents, ce qui en pratique ne peut être fait qu'une ou deux fois, car la soie perd sa voie, ce qui entraîne en cours de sciage des coincements de la lame de scie 'Par le procédé qui fait l'objet de la présente invention,
on assure une meilleure fabrication des lames de scie neuves et une remise à neuf bout-à-fait efficace des lames usées, à l'encontre de ce qui était le cas dans les procédés mentionnés.
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Tandis que jusqu 'ici le déversement des dents et la trempe se faisaient en des stades opératoires différents, suivant l'invention, ces opérations sont toujours conjointes, car on chauffe à blanc la lame de scie du côté denture au moins dans la partie qui doit subir la voie, puis immé- diatement, alors que la lame de scie est encore rouge, on lui donne de la voie à l'aide de mors de déversement des dents, puis on la trempe, dans la partie qui a reçu de la voie, par refroidissement à l'air.
Dans la mise en oeuvre de ce procédé, on déplace la lame de scie à métaux. de telle façon que du côté denture, elle traverse une zone de chauffage fine,, et passe immédiatement après entre deux rouleaux de dé- versement des dents-.,
Les lames de soies à métaux qui sont appropriées à ce nouveau procédé sont constituées d'acier de qualité, tel que 1'acier tungstène-co- balt et 1^'acier chrome-vanadium. Ce sont des aciers qui se trempent à l'air.
Dans le nouveau procédé, on chauffe les làmes de scie du coté denture et dans la région qui doit recevoir la voie jusqu'à une température d'au moins 1250 C environ (blanc) et on lui donne la voie par passage en- tre les rouleaux de déversement des dents à une température d'environ 800 à 1000 Ce Pour que l'on puisse donner de la voie à chaud, une température de 500 C environ suffirait.Le chauffage précédemment mentionné jusqu'au blanc est toutefois nécessaire pour obtenir la trempe par refroidissement à l'air subséquente.
Le refroidissement jusqu'à température normale peut se faire à l'air sans précaution spéciale. Cette phase peut comporter l'emploi d'air comprimé. On obtient ainsi un refroidissement plus rapide et l'on évite le risque de distorsion de la lame.
Dans la rénovation de lames de scies à métaux émoussées, on meule d'abord les dents de la lame de soie à métaux de façon à leur redon- ner la hauteur normale, puis suivant le nouveau. procédé mentionné,on chauf- fe la lame de scie, lui donne de la voie et la trempe en une opération, la lame de scie étant finalement recuite de la manière connue. La lame de scie à métaux est par ce moyen entièrement rénovée, et tant en ce qui concerne son aspect que son efficacité;, elle ne se distingue en rien d'une lame neu- veo Cette rénovation d'une lame de scie émoussée, ne nécessite qu'une par- tie de la dépense de fabrication d'une lame neuve.
Le nouveau procédé convient également à la fabrication de lar- mes de scies à métaux neuves.
Dans ce cas, on découpe la lame de scie à la pression dans de la tôle d'acier, puis suivant le nouveau procédé on la chauffe du côté den- ture dans la région qui recevra la voie, lui donne de la voie et la trempe en une opération. Ensuite, on meule les dents et finalement on recuit la lame de scie de la manière connue.
Cette nouvelle fabrication a pour effet non seulement de réu- nir en une seule deux phases de travail, mais également d'assurer une amé- lioration de la qualité du point de vue suivant.
Dans la nouvelle fabrication, la lame de scie n'est trempée que dans la région qui reçoit la voie, c'est-à-dire seulement sur une fai- ble largeur de la lame. La plus grande partie de la lame, y compris ses extrémités, reste donc non trempée, de telle sorte que lorsque l'on scie, si la lame subit une contrainte de flexion, il ne peut jamais se produire de rupture. Comme de plus on meule les dents après avoir donné de la voie à la scie et l'avoir trempée, on obtient des arêtes coupantes très nettes et très vives.
Aux dessins annexés, on a représenté un exemple d'exécution d'un dispositif suivant à la mise en oeuvre du nouveau procédé. Dans ces dessins
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La figure 1 est une vue en élévation de face d'un dispositif pour donner de la voie et tremper des lames de scies à métaux; la figure 2 est une vue en plan de ce dispositif; la figure 3 est une coupe suivant la ligne III-III de la figu- re 2 la figure 4 est une vue agrandie dans la région des rouleaux de déversement des dents en cours d'opération; la figure 5 est une coupe suivant la ligne V-V de la figure 4; la figure 6 montre une lame de scie à métaux rénovée; la figure 7 montre une lame de scie à métaux dans un dispositif de chauffage électrique;
la figure 8 est une coupe suivant la ligne VIII-VIII de la fi- gure 7; la figure 9 et la figure 10 représentent une variante du dis- positif de chauffage électrique; la figure 11 est une vue frontale d'un autre dispositif pour chauffer électriquement et donner de la voie; la figure 12 est une vue en plan du dispositif de la figure 11; la figure 13 est une coupe suivant la ligne XIII-XIII de la fi- gure 12.
On a désigné par 1 sur les dessins une plaque de fondation sur laquelle sont montés les blocs d'appui 2 et 3 des rouleaux 4 et 5 servant à donner de la voie. Ces rouleaux sont entraînés en rotation par un moteur électrique 6 par l'intermédiaire d'une transmission à roues dentées figurée en traits mixtes, les deux rouleaux étant tous deux commandés.. Immédiatement devant cette paire de rouleaux se trouve un dispositif de chauffage désigné par 7 et constitué par un brûleur à gaz ( par exemple un brûleur à acétylé- ne )o Ce brûleur sert à chauffer localement une lame de scie 8 figurée en traits mixtes à la figure 1.
Gomme on peut le voir, le brûleur 7 est disposé de telle façon que la lame de scie soit chauffée non pas sur toute sa lar- geur, Biais seulement dans sa partie supérieure sur une largeur que l'on a désigné par b. Cette largeur 12 est à peu près trois fois la hauteur des dents.
Un dispositif est prévu pour le guidage de la lame de soie 8, qui est saisie à une extrémité par les rouleaux à donner de la voie 4 et 5, tous deux commandés, et qui est entraînée entre ces rouleaux dans le sens A.
Dans l'exemple d'exécution représenté, ce dispositif de guida- ge se compose d'une glissière 10 supportée par des axes filetés 9. A l'aide de la molette 11 on peut faire tourner les axes filetés 9 dans leurs sup- ports taraudés fixes 12, de façon à régler la hauteur de la glissière 10 suivant la hauteur ou largeur de la lame de scie 8.A l'extrémité de la glis- sière 10 est de plus prévue une tige d'appui 13, qui est également réglable en hauteur et qui peut 'être bloquée par une vis- de serrage.
La glissière de guidage 10 présente une rainure 15, dans laquelle la lame de scie est intro- duite par le hauto Cette dernière repose alors sur les galets d'appui 16 horizontaux et elle est maintenue latéralement par des galets de guidage ver- ticaux 17. De plus, sur les blocs d'appui 18 au niveau de 1.' arête supérieu- re des rouleaux à donner de la voie sont disposées des butées 19, qui li- mitent la lame de scie 8 vers le haut et complètent ainsi son guidage.
Les rouleaux 4 et 5 à donner de la voie, en acier spécial, sont, comme le montrent les dessins, pourvus à la partie supérieure de leur pour- tour d'entailles 20 et de saillies 21 en forme de coins (.lui,, suivant la fi- gure 4, engrènent ensemble et déversent, comme représenté, les dents de la scie alternativement de part et d'autre du plan de la lame. Par exemple, à la figure 4 la dent a est déversée d'un côté, la suivante b (dent centrale)
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n'est pas déversée, tandis que la dent qui vient après, c est déversée de l'autre cotée La plupart du temps, on ne prévoit pas de dent centrale b et les dents sont déversées- alternativement dans les deux sens.
Dans la rénovation de lames de scies usées, on donne de la voie à la scie suivant la figure 4, tandis que dans une nouvelle fabrication, on déverse toute l'arête dentée (figure 1) On peut assurer le déversement sur une plus grande largeur b, qui correspond à plusieurs fois la hauteur de dent, pour fabriquer des lames de scies qui peuvent être réaffutées par meulage jusqu'à vingt fois sans qu'il soit nécessaire de leur redonner de la voie.
Dans le dispositif représenté, le bloc d'appui 2 du rouleau à donner de la voie 4 est fixe, tandis que l'autre bloc d'appui 3 est monté mobile, c'est-à-dire monté pivotant autour du pivot 22. Un ressort 23 relie les deux blocs d'appui 2 et 3, ce qui appuie le rouleau 5 élastiquement con- tre le rouleau 4.
Lorsqu'on introduit la lame de scie 8 entre les rouleaux com- mandés à donner de la voie, la lame de scie est entraînée sans que, en rai- son de la présence du ressorte il ne se produise de déversement. Ce h'est qu'après le basculement -d'un levier excentrique 24 dans le sens indiqué par la flèche B de la figure 3, que par le moyen de l'excentrique 25, qui est alors appliqué contre le bloc d'appui 3, le, rouleau 5 est bloqué par rapport au 'rouleau 4 à une distance correspondant à l'épaisseur de la lame de scie, et c'est alors que commence le déversement des dents suivant la figure 4.
Comme on l'a déjà mentionné plus haut, on peut, à l'aide du dispositif et du nouveau procédé décrits, assurer la fabrication de lames de scies neuves. Dans ce cas, on ne chauffe ni ne trempe toute la lame de scie, mais seulement une bande étroite 8a qui est limitée par la ligne poin- tillée eo La partie inférieure de la lame de scie ainsi que les extrémités qui servent à la fixer dans. sa monture ne sont pas trempées, elles restent donc douces., si bien qu'en cas de contrainte de flexion il ne peut se pro- duire aucune rupture de la lame de scie.
-Pour éviter que pendant le déversement des dents, la lame de scie ne se soulève de ses rouleaux d'appui 16, on prévoit également un rou- leau 26 tournant sur la lame et appuyant de haut en bas sur la denture sous l'action d'un ressort 270Comme on peut le voir, il y a encore un excentri- que 28, qui permet de relever le rouleau 26 pour faciliter l'introduction de la lame de scie dans le dispositif.
A la figure 6, on a représenté une lame de scie 8 usée, trai- tée suivant le nouveau procédé. La rénovation est limitée à la zone L de la lame de scie, c'est-à-dire on meule les dents de la soie dans cette zone, on chauffe à blanc dans la partie limitée par les lignes pointillées e, on déverse les dents? puis trempe par refroidissement à l'air. Suivant la fi- gure 6, dans cette rénovation de la soie, les extrémités 8b de la lame de scie conservent toute leur largeur B, c'est-à-dire on évite le meulage des dents qui affaiblirait la section dangereuse ± aux extrémités de la lame.
Le chauffage local de la lame de scie peut non seulement être effectué au moyen d'un brûleur à gaz 7 suivant les figures 1 et 2, mais é- galement par-action électrique comme on l'a représenté aux figures 7 à la D'après les figures 7 et 8, un boîtier 27 en forme de "U" isolé de l'exté- rieur contient une résistance de chauffage 28, qui par rayonnement chauffe localement la lame de scie.. La résistance de chauffage 28 est alimentée par transformateur, dont l'enroulement secondaire est désigné par 29. Cette ré- sistance 28 coopère avec les rouleaux à donner de la voie (non représentés), suivant le mode des figures 1 et 2, dans lequel se produit un mouvement re- latif entre la lame de scie 8 et le dispositif de chauffage, 28 et les rou- leaux à donner de- la voie.
Dans l' exemple suivant la figure 9, le courant provenant de l'enroulement du transformateur 29 alimente deux électrodes de charbon 30,
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qui appuient ou roulent sur une lame de scie 8 dans la région qui doit rece- voir de la voie. La lame de scie est donc chauffée localement aux endroits ou passe le courant.
Suivant la figure 10, le chauffage local peut être produit par induction. Pour cela un transformateur à haute fréquence 31 alimente deux électrodes 32 disposées à distance de la lame de scie 8.
Eventuellement, la lame de scie 8 peut, comme le représentent les figures 11 à 13, être chauffée électriquement simultanément dans toutes les parties de la région travaillée, puis recevoir de la voie par l'action de mâchoires 34 et 35 de déversement des dents ayant la longueur de la ré- gion traitée. La lame de scie à métaux est tendue dans les dispositifs de tension 36 et 37, qui servent en même- temps à l'arrivée du courant (câbles 38 et 39),, si bien que la lame de soie est d'abord portée au 'blanc par chauf- fage par résistance.
Ensuite,, les mâchoires 34 et 35, qui sont disposées entre les dispositifs de mise sous tension 36 et 37 et présentent des en- tailles et des saillies 20 et 21 analogues à celles qui sont représentées à la figure 4, sont poussées dans les directions G et D pour déterminer le déversement des dents 35. Après l'ouverture des mâchoires se produit le refroidissement et la trempe à l'air de la lame de scie.