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"Procédé de conditionnement de céréales".
En meunerie, avant d'être amenée au moulin, la matière brute est d'abord soumise à un conditionnement ayant pour but d'en écarter les impuretés et, dans bien des cas, une partie de l'écorce. Pendant ce processus de nettoyage, on procède également à un autre traitement, qui amené le grain de céréale à la teneur en humidité la plus favorable possible pour la mouture, et amé- liore ses propriétés techniques de panifiabilité. On sait que la mouture et le résultat de celle-ci dépendent, dans une mesure considérable, de l'état physique du grain et plus particulière-
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ment de son degre d'humidité.
Pour l'obtention d'un bon résultat à la mouture, la façon dont l'humidite totale est répartie dans le grain est de grande importance. Il est avant tout désirable que le noyau ait une teneur en humidité relativement faible; il est alors plus ou moins cassant, ce qui a une influence favorable sur le processus de mouture et la consommation de force motrice.
.D'autre part il est souhaitable que l'écorce, ainsi que la couche de gluten, aient une humidité relativement élevée; l'écorce devient ainsi plus tenace et est mieux préservée lors de la mouture. Si notamment une partie de l'écorce est finement moulus, il ne sera plus possible de séparer plus tard, au cours du processus de tamisage, la farine des petites particules d'écorce.
Afin d'obtenir 1'état physique du grain de céréale le plus favorable pour la mouture, on doit donc tendre à réaliser une répartition irrégulière de la teneur en eau dans le grain et cela de telle sorte que la teneur en humidité du noyau de farine soit relativement basse, tandis que celle de l'écorce sera relativement haute, la différence d'humidité dépendant de l'état physique particulier de l'espèce de céréale.
Par le conditionnement des céréales réalisé jusqu'à ce jour, ce but n'est nullement atteint. Au cours de ce conditionnement on réalise, entre autres, un règlage du degré d'humidité du grain, par lequel évidemment la teneur en humidité de l'écor- ce est aussi augmentée; cependant l'eau peut en marne temps pénétrer également dans le noyau de farine, ce qui n'est dé- sirable que dans quelques cas pour rendre cassant, un noyau de farine qui serait dur, et l'amener ainsi à l'état le plus favorable pour le processus de mouture.
Le résultat de ce procédé de conditionnement est donc une distribution plus ou moins régulière de l'humidité dans le grain, ce qui n'est ce-
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pendant pas souhaitable pour obtenir une séparation aussi com- plète que possible du grain de farine et de l'écorce. En outre lors du traitement dans les conditionneurs, les céréales sont habituellement refroidies par l'air afin d'empêcher une éven- tuelle influence défavorable à la panifiabilité de la chaleur mise en oeuvre au cours du repos des céréales, consécutif au conditionnement. Par suite de la condensation provoquée par ce refroidissement, la teneur en humidité de l'écorce est de nouveau diminuée, ce qui se traduit, comme dit plus haut, par une influence défavorable sur le processus de mouture.
On a déjà proposé de mouiller à nouveau immédiate- pyrifiées et ment avant le premier broyage, les céréales prealablement con- ditionnées. Ainsi on n'obtient cependant pas une amélioration importante, étant donné que le temps disponible entre ce mouillage et le premier broyage, est trop court pour que l'hu- midité puisse pénétrer dans l'écorce. Pratiquement on n'obtient que des farines de premier broyage un peu plus claires sans que le rendement de la mouture en soit amélioré sensiblement.
Pour augmenter l'effet de ce mouillage, on pourrait laisser séjourner un certain temps avant le premier broyage, les céréales mouillées de la sorte, mais, même ainsi, le ré- sultat désiré n'est pas obtenu, attendu que, dans ce cas, l'hu- midité pénètre plus ou moins dans le noyau de farine et réalise ainsi de nouveau une répartition uniforme et intempestive de l'humidité dans tout le grain. on arrive donc toujours à un résultat final pour lequel, ou bien l'état de l'écorce est très favorable, tandis que le grain de farine est trop tendre, ou bien l'état du grain est favorable, tandis que l'écorce est trop cassante. Dans le premier cas on obtient, il est vrai, un son grossier assez beau, mais la séparation de la farine en est difficile et incomplète.
Il se produit ainsi des difficultés -considérables lors de la mouture aux derniers passages, qui
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doivent être plus énergiques, de sorte que ou bien la consommation de force motrice et la teneur en cendre de la farine augmentent, ou bien le rendement de la mouture diminue; de même le travail de tamisage est influencé défavorablement par une trop grande teneur en humidité. Dans le deuxième cas, la séparation de la farine contenue dans le son est très facile, mais celui-ci est trop fragile de sorte qu'un pourcentage trop élevé d'écorce est moulu finement. Le rendement n'est alors bien entendu pas défavorable mais les farines sont foncées et la teneur en cendre trop élevée.
Le procédé suivant l'invention consiste à mouiller à nouveau les céréales conditionnées, immédiatement avant leur premier broyage, et à laisser agir sur elles, pendant un petit temps, à une température plus ou moins élevée, l'humidité supplémentaire introduite, de telle sorte qu'elle soit absorbée par l'écorce et ne puisse toutefois pas pénétrer de façon sensible, jusqu'au noyau.
On a constaté notamment de façon surprenante que, lorsque la température des céréales est relevée rapidement, de préférence à des températures de 25 à 50 C, l'eau amenée sur la surface du grain est absorbée d'une manière extrêmement rapide par l'écorce, et qu'il suffit d'une durée de traitement tellement courte que l'humidité ne peut pénétrer, d'une maniere quelque peu sensible, dans le noyau. Cela est dû au fait que le réchauffage se limite aux couches extérieures, en raison du mauvais coefficient de conductibilité calorifique du grain. Grâce au procédé suivant l'invention, on arrive ainsi à ce que l'écorce et le noyau comportent la teneur en humidité la plus favorable possible pour l'obtention de la farine.
Les céréales traitées suivant l'invention, peuvent être purifiées et conditionnées de la manière habituelle; il est recommandable toutefois de faire le conditionnement avec une quan-
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tité d'eau, plus faible que jusqu'à présent. Avant que les cé- réales passent au premier broyage, on opère le traitement suivant l'invention et pour cela on peut utiliser la même installation que pour le conditionnement pratiqué jusqu'à présent:.
Dans un appareil de mouillage, par exemple au moyen de pulvé- risation, les céréales sont pourvues de la quantité d'eau désirée, laquelle est plus faible que cène additionnée lors du conditionnement proprement dit. Après cela, elles passent dans un conditionneur, où elles sont amenées à la temperature désirable. Elles parcourent cet appareil en un temps sensiblement plus court que lors du conditionnement usuel, afin d'éviter que le noyau puisse absorber également de l'humidité. Apres ce traitement on ne fait pas de refroidissement par i'air, parce que, la teneur en humidité de l'écorce serait de nouveau diminuée et aussi parce que la quantité de chaleur absorbée par les céréales, lors de ce traitement, est sans importance pour les opérations ultérieures.
Dans le dessin ci-annexé, est représentée une disposition appropriée pour la réalisation du processus de travail suivant :L'invention, Les céréales passent, apres le traitement de nettoyage et de conditionnement, dans le silo à provision 1.
De 1 à elles traversent l'appareil de mouillage 2, auquel la quantité d'eau nécessaire est amenée en 3, vers le préparateur 4, où se fait le réchauffage. On règle la vitesse d'introduction et la température des céréales dans le préparateur de telle sorte, que l'écorce a la possibilité d'absorber l'eau, sans que celle-ci pénètre de façon sensible dans le noyau.
De bons résultats sont obtenus, en général, moyennant une durée de traitement de 15 à 25 minutes, mais cette durée dépend de l'espèce et de la nature des céréales. Cellesci passent ensuite dans une machine à brosses 6 et vont ensuite vers le premier broyage, représenté schématiquement au des-¯
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sin par les cylindres de broyage 7.
Dans les procédés connus jusqu'à présent, au cours desquels une humidification particulière est pratiquée, les céréales sont en général conduites immédiatement des silos à provision, vers la machine à brosses; de là elles passent dans l'appareil de mouillage, puis immédiatement après, au premier broyage, sans être traitées dans un préparateur 4 ou installation similaire, de sorte que l'effet de ce mouillage n'est que faible.
.Ainsi qu'il a été mentionné plus haut, l'invention permet de réaliser une séparation très poussée entre le son et la farine et d'obtenir ainsi un rendement élevé.
Un avantage supplémentaire important de l'invention est dans le fait que l'opération de broyage n'est plus dépendante de l'humidité relative de l'air. On a notamment constaté que, dans une certaine mesure, le rendement de la mouture est plus élevé suivant que l'humidité de l'air est plus petite.
Les statistiques permettent de déterminer qu'en été le rende- iflent est plus faible qu'en hiver. D'après les expériences faités, le recours au procédé suivant l'invention permettra de supprimer l'influence, défavorable sur la mouture, d'une humidité relativement élevée de l'air, ce qui est évidemment d'une importance considérable.
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