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PERFECTIONNEMENTS AU TRAITEMENT DU RIZ, ISSUES DE
RIZ OU PADDY ET ANALOGUES.
L'invention est relative au traitement du riz, soit à l'état non décortiqué, c'est à dire à l'état dénommé d'ordinaire "paddy", ou après décorticage, ainsi qu'au riz broyé et aux issues de riz.
L'invention prévoit,dans la préparation du riz, une opération qui consiste à le soumettre à une température inférieure au point de congélation de d'eau, par exemple une température d'environ -40 0.
L'invention comprend également, dans la préparation du riz, une opération destinée à accroître sa valeur alimentaire, qui consiste à le soumettre, tandis qu'il se trouve dans un état pour lequel sa teneur en eau est supérieure à environ 20%, à l'action d'un agent réfrigérant, la température du riz étant ainsi abaissée substantiellement en dessous du pont de congélation de l'eau.
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Le procédé complet, conforme à l'invention, peut con- sister à, tout d'abord augmenter la teneur naturelle en eau du riz (décortiqué ou non décortiqué) jusqu'à un total de 15 à 30%; à le maintenir alors, pendant quelques minutes, à une température substantiellement inférieure à celle du point de congélation de l'eau (c'est à dire -40 0) et à faire pas- ser ensuite le riz dans de l'eau chaude, se trouvant de pré- férence à ou au voisinage de son point d'ébullition.
Suivant un de ses modes d'exécution, le procédé consiste tout d'abord à tremper le riz dans de l'eau chaude (c'est à dire à environ 7000) soit pendant 4 à 6 heures ; à le mainte- nir alors pendant quelques instants, soit 5 à 10 minutes, à une température substantiellement en dessous du point de con- gélation de l'eau (c'est à dire de -35 à -4500 environ); à faire passer ensuite le riz dans de l'eau à la température du point d'ébullition ou une température voisine de ce point, et finalement à le sécher.
L'invention comprend également une installation pour la préparation du riz, comprenant en combinaison une cuve (ou des cuves) de trempage, une chambre de réfrigération, des moyens pour amener du riz de la cuve de trempage à la chambre de réfrigération, un convoyeur organisé pour faire cheminer le riz à travers la chambre de réfrigération, une auge à eau et des moyens de chauffage associés, ainsi qu'un convoyeur organisé pour recevoir le riz après son passage à travers la chambre de réfrigération et le faire passer à travers l'auge d'eau.
Bans le procédé ordinaire pour la préparation de riz revenu ou a demi-bouilli, le paddy est tout d'abord trempé dans l'eau, passé à la vapeur saturée, et alors séché méca- niquement, l'ensemble du procédé exigeant un temps considéra- ble.
On considère que le procédé conforme à l'invention, dont la durée est de beaucoup plus réduite, peut être employé en remplacement de l'opération de semi-ébullition normale pour
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produire sur le grain de riz des effets analogues ou autres effets avantageux, et en particulier une amélioration de quali té.
L'un des effets obtenus en traitant du riz par le procé- dé conforme à l'invention est d'améliorer la valeur alimentaire du produit.
La plupart du riz, dans sa forme ou état initial est tout à fait fragile et d'aspect plus ou moins crayeux, tandis qu' après sa préparation conformément à la présente Invention, il apparaît légèrement-gélatineux alors que la méthode de semi-ébullition normale, communique au riz un aspect jaune.
On suppose que le fait de soumettre le riz à une température inférieure au point de congélation de l'eau et de lé faire passer ensuite dans de l'eau chaude, dont la température est celle du point d'ébullition ou voisine de ce point, a ' comme effet de rompre' les corpuscules d'amidon.
Dans les échantillons de riz employés dans l'exécution du procédé de congélation, la teneur en eau naturelle.du grain de riz était de l'ordre de 10 à 12%. Il a été impossible aux demandeurs d'obtenir des résultats satisfaisants sans tout d'abord soumettre le riz à un trempage dans de l'eau chaude, pendant un temps suffisant pour élever la teneur en eau à une valeur de l'ordre de 25 à 30%.
Il se peut, toutefois, que la teneur naturelle en eau'de grains de riz d'autres provenances, obtenus dans d'autres conditions, soit en elle-même suffisante pour que l'opération de congélation produise le résultat cherché. Il s'en suit que c'est une question d'essai préalable de déterminer, pour un produit particulier employé, la teneur nécessaire en eau que le riz doit posséder avant "aongélation", et par suite les conditions dans lesquelles le trempage préliminaire, s'il est nécessaire, doit être exécuté.
La teneur en eau du riz avant "congélation" et l'abaissement de température auquel le riz est soumis, ainsi que le temps pendant lequel il est maintenu à la température réduite
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sont des facteurs présentant entre eux une relation, et l'on estime qu'en accroissant l'effet de congélation on peut obtenir des résultats satisfaisants avec du riz à moindre teneur en eau et qui nécessiterait par conséquent une opération de trempage préliminaire de plus courte durée.
Egalement, en prolongeant le temps utilisé pour le passage du riz dans le chambre de réfrigération, il est possible d'opérer à des températures plus élevées dans cette chambre.
On décrira ci-après un exemple d'exécution conforme à l'invention.
Le procédé conforme à cet exemple a été exécuté sur. du riz de Burma, à l'état non décortiqué, dont la teneur en eau naturelle était de 11,2%.
La première opération du procédé consiste à amener la teneur en eau jusqu'à 25 à 30% en trempant le riz dans de l'eau chaude à 70 C, pendant environ 5 heures. Le riz trempé est alors maintenu pendant un petit temps à une température d'environ -40 C et, immédiatement après, on le fait passer dans de l'eau bouillante,après quoi il est séché. Ce procédé a été exécuté dans un appareil qui est schématiquement représenté au dessin annexé.
Cet appareil comprend des cuves 1 pour l'opération de trempage initiale, une trémie 2 pour recevoir le riz des cuves de trempage, une chambre de congélation 3 pour recevoir le riz débité par la trémie 2 et un convoyeur à bande sans fin,4, pour entrainer le riz à travers la chambre de réfrigé- ration. Une installation d'absorption d'ammoniaque est employé pour assurer l'abaissement nécessaire de température dans la chambre de congélation. Le convoyeur 4 est entraîné à une vitesse telle que le riz se forme en ume mince couche sur le brin supérieur de la bande convoyeuse et prend environ 7 minutes pour traverser la chambre.
Le convoyeur 4 est organisé pour distribuer le riz, après passage à travers la chambre 3, sur une extrémité d'un convoyeur 5 associé à une cuve à eau chaude 6.
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Un tablier continu, 7, est disposé au-dessus du convoyeur 5, de façon à convoyer le riz à travers la cuve à eau chaude 6 sous forme d'une couche mince, placée entre le brin supérieur du convoyeur 5 et le brin inférieur du tablier 7.
La cuve 6 est remplie d'eau maintenue à la température du point d'ébullition à l'aide d'un élément de chauffage au gaz, disposé sous la cuve.
La commande du convoyeur 5 et du tablier 7 est agencée de telle façon que le riz prenne environ 1 minute pour traverser la cuve à eau chaude.
Il doit être entendu que les brins voisins du convoyeur 5 et du tablier 7 sont placés de façon à se trouver sous le niveau supérieur de l'eau de la cuve. Le riz, lorsqu'il sort de la cuve à, eau chaude 6, est introduit dans un sécheur tournant 8, alimenté en air chaud par un dispositif de chauffage 9.
Le riz séché est finalement déchargé par une goulotte 10 dans un espace d'emmagasinage convenable.
Après ce traitement, l'une quelconque des opérations usuelles, tel le broyage et le brossage, peut être exécutée à la manière usuelle.
Dans un essai, exécuté à l'aide de la méthode et de l'appareil. décrits plus haut, on a constaté que le riz "congelé" en passant à travers la cuve d'eau'chaude 6, a perdu 0,5%, de sa teneur en eau.
Dans une forme d'exécution du procédé, que l'on a constaté être pratiquement avantageuse, le trempage initial du riz dans l'eau chaude et le passage final du riz "congelé" dans de l'eau bouiliante constituent des opérations essentielles. Des modifications peuvent toutefois être introduites dans ces phases du procédé sans se départir de l'esprit de l'invention.
Par exemple, il rentre dans le cadre de l'invention de traiter le riz "congélé" par de l'air chaud ou de la vapeur, et il n'est pas essentiel que ce traitement suive immédiatement l'opération de congélation.
Il doit être entendu également que l'invention comprend
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tout procédé de traitement du riz (soit décortiqué, soit non décortiqué), pour améliorer sa valeur alimentaire ou obtenir des avantages autres ou analogues, qui consiste à soumettre le riz à une température inférieure au point de congélation de l'eau.
REVENDICATIONS.
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EMI6.1
1. Une phase ou opération dans la préparation du riz, OZeà44,--' clui consiste à le soumettre à une température inférieure au point de congélation de l'eau, par exemple -40 0 environ, dans le but indiqué.
2. Une phase ou opération dans la préparation du riz, pour améliorer sa valeur alimentaire, qui consiste à le soumettre, tandis qu'il se trouve dans un état pour lequel sa teneur en eau est supérieure à environ 20%, à l'action d'un agent de réfrigération, la température du riz étant ainsi abaissée substantiellement en dessous du point de congélation de l'eau.
3. Un procédé pour le traitement du riz (décortiqué ou non décortiqué), qui consiste à tout d'abord augmenter sa teneur en eau jusqu'à 15 à 30%, à le maintenir alors pendant quelques minutes à une température substantiellement en-dessous du point de congélation de l'eau (c'est à dire -40 0, ou en dessous) et à faire passer ensuite le riz dans de l'eau chaude, de préférence à la température du point d'ébullition, ou à une température voisine de ce point.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.