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Machine à cintrer les tubes métalliques.
La présente invention a pour objet une machine simple, peu coûteuse et peu encombrante, pour le cintrage, suivant tous rayons et ouvertures de courbure, des tubes métalliques, tels que tubes en cuivre rouge, en laiton, en fer et en acier, par une seule manoeuvre. Pour des tubes en cuivre, par exemple, la machine permet le cintrage de tubes de 1 à 2 mm. d'épaisseur, de tout diamètre jusque 40'Un* et plus, le cuivre étant recuit et huilé.
Une machine conforme à l'invention est représentée à titre d'exemple en détail au dessin annexé, dans lequel : fig.l est une vue en plan par le dessus, un tube à cintrer étant mis en place ; cette figure représente la machine exactement au moment où le cintrage va être opéré, fig.2 est une vue de face correspondant à la fig.l, fig. 3 est une coupe verticale suivant la ligne brisée III-III de la fig.l,
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fig. 4 est une vue en plan partïelle de la machine, à la fin de l'opération de cintrage, fig. 5 est la coupe axiale d'un mandrin, fig. 6 est la coupe verticale suivant VI-VI de la fig.l.
La machine comporte une base 1 à fixer par boulons 2 sur une table ou établi de travail. Cette base est solidaire d'un carter supérieur 3 ouvert à son côté antérieur et muni à son côté postérieur, d'une large lumière 4. Cet ensemble base et carter porte, par boulons 5, deux barres rigides 6 partant, l'une de la base 1 et l'autre du carter 3 ; cesdeux barres, qui peuvent d'ailleurs n'en former qu'une seule, maintiennent entre elles une pièce 7 (fig.6) susceptible de pivoter autour d'un axe vertical, grâce à deux tourillons 8, solidaires de cette pièce, et qui traversent les barres 6 ; cestourillons sont filetés pour recevoir les écrous de retenue 10.
La pièce 7 est traversée par un alésage horizontal pour la réception d'une tige 9; suivant le diamètre de cette tige (qui dépend du mandrin employé) on introduit dans l'alésage de la pièce 7 un manchon 11, afin d'éviter tout jeu de cette tige. La dite tige 9 est percée de deux trous pour le passage de broches 12, de part et d'autre de la pièce 7, afin d'empêcher tout mouvement longitudinal de la tige pendant le cintrage.
La tige 9 est la tige porte-mandrin. Chaque mandrin est fait (fig.5) d'une tête ou épi 13 sensiblement en forme de sphère diamétralement traversée par un trou conique 14 ; cet épi est enfilé sur une tige 15 sur laquelle il est maintenu par l'écrou 16. La tige 15 se termine supérieurement par une rotule 17 engagée dans le forage axial d'un manchon 18, forage qui se termine par un petit épaulement pour empêcher la sortie de la sphère 17, puis par une partie évasée 19 pour permettre à la tige 15 de s'incliner sur l'axe du manchon 18. Le manchon 18 est lui-même vissé sur l'extrémité libre de la tige 9, laquelle (fig.l) traverse la lumière 4 du carter 3. Sur ce manchon, est glissé le tube 20 à
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cintrer,le diamètre externe de ce manchon et celui de l'épi 13 correspondant au diamètre interne de ce tuyau 20.
On comprend que, pour chaque diamètre de tuyau, on change de manchon 18 et d'épi 13 ; pour éviter de devoir dévisser le manchon, on peut également équiper chaque manchon de sa tige 9 propre.
Le calibre de cintrage 21 est monté dans le carter 3, librement rotatif sur l'axe 22 amovible ; son diamètre et le rayon de courbure de sa gorge sont évidemment choisis respectivement d'après le rayon de cintrage et d'après le rayon du tube à cintrer. Sur l'axe 22 est monté en outre le levier de manoeuvre 24 qui se termine, à l'endroit de cet axe, par une fourche 25 dans laquelle est placé le calibre. Pour changer de calibre, il suffit donc d'enlever l'axe 22, retirer le calibre existant et le remplacer par le nouveau, puis de replacer l'axe 22. Le bras 24 porte un coulisseau 26, dont la position le long de ce bras est réglée par l'écrou 27., non déplaçable, agissant sur la vis 28.
D'autre part, le bras 24 porte l'extrémité d'un secteur 29, dont le centre est l'axe 22.,; ce secteur repose sur un supportguide 30 solidaire du carter 3. Le secteur est muni de nervures radiales 31 et un curseur 32 peut être déplacé sur. ce secteur ; il est construit de manière connue, pour se bloquer à tout en: droit voulu, sur les nervures 31. Le support 30 porte l'axe d'un cliquet 33 aous lequel les nervures 31 peuvent glisser, tandis que le curseur 32 ne peut passer.
La plaque de base 1 porte en outre une série de trous 34, répartis suivant un arc de cercle de centre 22.
Enfin, dans le carter 3, est logé un bloc 35, coulissant exactement entre la plaque 1 et la paroi supérieure du carter 3 ; ce bloc est évidé.d'un côté pour recevoir un galet résistant 36 tournant sur l'axe 37 amovible traversant le dit évidement ; cet axe pénètre dans la plaque 1 dans laquelle il se visse, sa tête, située au-dessus du carter 3, pouvant se serrer sur la paroi su-
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périeure de celui-ci. Une autre vis 38 traverse également la fente allongée 39 du carter, traverse le bloc 35 et pénètre dans la plaque de base 1. Une longue vis 40, portée par la paroi latérale du carter, sert au réglage et à la fixation du bloc 35, comme il va être exposé.
Pour cintrer un tube 20, le calibre 21 ayant été convenablement choisi, ainsi que le mandrin 13-18, et la tige 9 du mandrin étant fixée par les broches 12, on enfile le tube 20 sur le mandrin, jusqu'à ce que la partie où la courbure de cintrage doit commencer, arrive au droit du gabarit 21, le bras de manoeuvre 24 ayant été ramené à fond de course dans la position indiquée à la fig.l. On serre alors sur le tube la mâchoire 41 faite de deux joues ou demi-mâchoires fortement serrées sur le tube par des boulons 42 ; cette mâchoire est amenée à presque toucher le gabarit 21. On engage ensuite dans le carter, et contre le tube 20, la face concave d'une barre 43, dont la face plane opposée vient en contact avec la face cylindrique du galet 36 ; serre alors la vis 40 à bloc, et éventuellement aussi la vis 38.
On règle alors par l'écrou 27 la position du curseur-butée 26 sur le bras 24 de manière à amener ce curseur en contact avec la mâchoire 41, puis on règle sur le secteur 29 la position du curseur 32, suivant l'angle d'ouverture de la courbure à donner au tube 20.
Si, par exemple l'écartement entre deux nervures 31 correspond à un angle au centre de 5 degrés, et que le tube doive être courbé de 90 , on comptera, entre le cliquet 33 et le curseur 32, 18 nervures 31.
On fait alors tourner le bras 24 vers une position telle que représentée à la fig. 4, pour laquelle (pivotement de 180 ) le tube est courbé en U. On bloque momentanément le bras 24 dans cette position, par une broche engagée dans un trou convenable 34, puis on retire les deux broches 12 et la tige 9, on desserre la vis 40 et retire la barre guide 43, on enlève la mâchoire 41 et le tube recourbé en U peut être enlevé.
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Il va de soi que des modifications de détail pourraient être apportées à la machine décrite sans pour cela sortir de l'invention.
REVENDICATIONS.
1. Machine à cintrer à froid les tubes métalliques, et comprenant un gabarit interchangeable autour duquel le tube est courbé, un mandrin également interchangeable, engagé- dans le tube, et pressé vers le gabarit, et un bras de manoeuvre, pivo- tant sur l'axe du gabarit et qui attaque le tube en avant du mandrin pour le courber sur le gabarit, caractérisée en ce que le mandrin, à tête ou épi monté sur rotule, est porté par une tige fixée amoviblement dans une douille montée pivotante horizon- talement sur le bâti, de manière à assurer toujours et automati- quement une position tangentielle du mandrin et de sa tige par rapport au gabarit, quel que soit le rayon de celui-ci.