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"DISPOSITIF POUR L'INTRODUCTION D'AGENTS ANTI-MOUSSE DANS DES LIQUIDES MOUSSEUX"
La présente invention concerne un dispositif pour l'introduc- tion d'agents anti-mousse, c'est-à-dire d'agents affaiblissant la formation de mousse ou détruisant celle-ci, tel que par exemple de la graisse, dans des liquides mousseux ou écumants, par exemple du moût, dans lequel dispositif la mousse montante ou le liquide, par exemple le moût, déclanche une introduction d'agents anti- mousse, laquelle invention se caractérise principalement par le fait que le dispositif est établi de telle façon que la mousse
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montante libère, d'une réserve d'agents anti-mousse, des additions de grandeur déterminée d'avance.
Le dispositif est spécialement destiné à être utilisé pour l'introduction d'agents anti-mousse dans des liquides mousseux fermentants, par exemple du moût, tel qu'employé dans la prépara- tion de levure sèche.
Les moûts qui sont employés dans la préparation de levure suivant la méthode de préparation de levure par aération, contien- nent de fortes Quantités de substances productrices de mousse, ce qui entraîne l'inconvénient que de grandes quantités de mousse sont formées de manière ininterrompue lorsqu'on insuffle, dans le moût, l'air nécessaire à la culture du levain. La formation de mousse est généralement tellement forte que la mousse monterait au-dessus des bords de la cuve si cette mousse n'était pas dé- truite d'une manière ininterrompue, ou par intermittence, à l'aide de moyens appropriés.
Comme agents destructeurs de mousse, on a déjà utilisé, à titre exceptionnel, des huiles grasses ou autres matières agissant en surface, mais on a aussi proposé d'utiliser des dispositifs mécaniques de fouettage, des jets intenses de liquide ou d'air, toutefois sans résultat appréciable.
Les matières destructrices de mousse, telles que par exemple les graisses, agissent de telle sorte que, lorsqu'elles viennent en contact avec les peaux de liquide dans la mousse, elles font éclater ces peaux, ce qui a pour effet de précipiter la mousse.
L'action de la graisse n'est cependant pas illimitée. Si l'on a par exemple ajouté une quantité de graisse destructrice de mousse à un ferment mousseux, la mousse est précipitée, et la formation de mousse est arrêtée pendant un temps assez court, mais aussitôt que la graisse ajoutée a été complètement émulsionnée par le moût. soumis à agitation intense, la graisse devient inactive et la formation de mousse recommence.
Il en résulte qu'on doit soit
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recourir à un contrôle permanent, soit rendre l'addition de graisse automatique, de sorte que la mousse, lorsqu'elle atteint une hauteur déterminée dans la cuve de fermentation, déclenche un dispositif qui introduit une quantité de graisse dans la cuve de fermentation, ensuite de quoi le niveau d'écume descend dans la cuve pour remonter après un temps assez court et produire de nouveau une addition de graisse. Il a aussi été proposé de laisser tomber de la graisse, goutte à goutte et d'une façon ininterrompue, dans la cuve, mais cette façon de procéder s'est avérée peu effi- cace, parce que la formation de mousse n'est pas constante, mais très variable.
Dans le cas d'introduction intermittente automatique de graisse, on a souvent proposé d'utiliser des flotteurs légers et de grande dimension qui peuvent être soulevés par la mousse pour ouvrir une soupape réglant l'ajoute de graisse. Il a toutefois été établi que de tels dispositifs ne sont pas meilleurs que le dispositif simple qui est constitué par un réservoir contenant la graisse anti-mousse employée pour toute ou la plus grande partie de la fermentation, lequel réservoir est suspendu à hauteur convenable dans la cuve de fermentation. Ce dernier dispositif fonctionne de telle façon que la mousse qui arrive, vers le haut, au-dessus du réservoir, est précipitée en liquide qui coule dans le réservoir et refoule une quantité de graisse hors de celui-ci, étant donné que le moût est plus lourd que la graisse.
Petit à petit, toute la graisse est refoulée hors du réservoir et rem- placée par du moût. Ce dernier est alors évacué et le réservoir est de nouveau rempli de graisse.
Ce dispositif présente toutefois également plusieurs incon- vénients, parmi lesquels il convient surtout de considérer la grande consommation de graisse superflue. Le fait que la consomma- tion de graisse devient inutilement grande, résulte de ce que la
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mousse entraîne des quantités de moût de grandeur irrégulière, lesquelles ne sont pas transformées en mousse, at lorsqu'une vague d'une telle mousse, à forte teneur en moût, pénètre dans le réservoir, il est refoulé,hors de celui-ci, une quantité de graisse plus grande qu'il n'est nécessaire à la précipitation de la mousse.
La partie superflue de la masse de graisse descend dans le moût où elle est émulsionnée, de sorte que son action anti-mousse est perdue sans avoir été d'abord utilisée. La disposition se carac- térise donc par le fait que des quantités de graisse de grandeur très variable et non contrôlable, sont introduites dans la cuve de fermentation, lorsque la mousse montante libère une addition.
La présente invention concerne, comme indiqué ci-dessus, un dispositif pour introduire des agents anti-mousse dans des liquides mousseux, tels que par exemple des liquides en fermentation, et la nouveauté de l'invention consiste principalement en ce que le dispositif est établi de telle façon que la mousse montante libère, d'une réserve d'agents anti-mousse, des additions d'une grandeur déterminée d'avance.
le dispositif est avantageusement constitué par un réservoir qui contient une faible quantité d'agents anti- mousse et est pourvu d'un dispositif de vidange qui peut être influencé par la mousse montante, lequel réservoir est en outre équipé d'un dispositif de remplissage automatique qui amène, d'una réserve, une nouvelle quantité d'agents anti-mousse dans le' réservoir lorsque la quantité sa trouvant dans le dit réservoir a été vidée dans la cuve de fermentation.
Un appareil construit de cette façon, destiné à l'amenée d'agents anti-mousse, ne débite donc, lorsque la mousse actionne le mécanisme de déclenchement, que chaque fois une quantité de même grandeur que celle devant être débitée, suivant le réglage, par le dispositif de remplissage. La force avec laquelle la mousse agit sur le dispositif de déclenchement, n'a aucune
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influence sur la grandeur de la dite quantité.
Un appareil suivant l'invention peut être construit de nombreuses façons différentes, sans dépasser le cadre de l'in- vention. Ainsi, le dispositif de vidange prévu au réservoir, qui contient par exemple une portion de graisse, peut, par exemple, être constitué par un siphon s'étendant à travers la paroi du réservoir ouvert, l'ouverture intérieure du siphon plongeant jusqu'à proximité du fond du réservoir, tandis que sari ouverture extérieure descend jusqu'à un niveau plus bas. Un tel dispositif, lorsqu'il est soumis à l'action de la mousse montante, agit de telle façon que lorsque du liquide, par exemple du moût, atteint dans le réservoir mi niveau plus élevé que le point le plus élevé du siphon, ce dernier entre en action et évacue, le liquide, par exemple du moût et de la graisse , hors du réservoir.
Pour obtenir une vidange rapide du réservoir, ce qui est désirable, afin d'ob- tenir, à chaque vidange, une quantité de graisse bien réglée, il peut être avantageux d'utiliser, dans un même réservoir, au lieu d'un grand siphon, plusieurs siphons. Le dispositif de vi- dange peut aussi être constitué par une soupape de fond qui est contrôlée par un flotteur influençable par la mousse et dont les déplacements sont transmis à la soupape avec ou sans l'interven- tion de leviers, ou peut aussi consister en une auge basculante, par exemple- du genre utilisé dans les balances automatiques, laquelle auge est remplie jusqu'à. une hauteur déterminée et est ensuite basculée après qu'une quantité de mousse ou da moût a pénétré dans celle-ci, l'auga retournant, après vidange, dans sa position initiale.
Le remplissage de portions de graisse peut s'opérer à l'aide de dispositifs de différents genres, par exemple à l'aide d'une soupape à flotteur, laquelle permet le remplissage, en graissa, du réservoir jusqu'à une certaine hauteur dans ce dernier. Un dispositif très avantageux ne présentant aucune partie mobile,
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se compose d'un réservoir fermé qui peut contenir toute la quantité de produits anti-mousse nécessaire pour une opération, par exemple une opération de fermentation, le dit réservoir étant pourvu à sa partie inférieure d'un conduit de décharge.
Si ce dernier réservoir est disposé en position convenable par rapport au ré- servoir pourvu du dispositif de vidange et notamment de telle façon que le conduit de décharge plonge dans ce dernier, l'agent anti-mousse s'écoulera hors du réservoir fermé, tandis que de l'air pénètrera simultanément à travers ce même conduit, jusqu'à ce que le réservoir ouvert soit rempli d'agents anti-mousse jusqu'à l'embouchure du conduit de décharge et que la pénétration d'air soit arrêtée. En modifiant la hauteur du conduit da décharge, au-dessus du fond du réservoir ouvert, on peut modifier la gran- deur des portions. Ceci peut par exemple être obtenu, en allongeant ou en raccourcissant le conduit de décharge, mais peut être réalisé de la meilleure façon en montant les deux réservoirs à déplacement l'un par rapport à l'autre.
Quelques formes d'exécution d'un dispositif suivant l'in- vention, qui est destiné à être utilisé pour du moût mousseux, sont montréesschématiquement aux dessins annexés. Dans touscle cas, le dispositif sera agencé, par exemple suspendu, à hauteur con- venable dans la cuve de fermentation. Dans les différentes, Figures, les mêmes organes sont désignés par les mêmes références.
Dans le cas de la Fig. 1, le réservoir ou récipient à réserve 1, qui peut être rempli par un conduit obturable 2, est réuni d'une manière étanche au réservoir 3, en forme d'auge.
4 désigne des siphons qui vident le réservoir aussitôt que le niveau de liquide atteint la hauteur 5, et 6 désigne le conduit de décharge du réservoir 1. Le fonctionnement du dispositif ressort d'ailleurs des dessina et de ce qui a été dit dans le préambule ; la quantité évacuée à chaque vidange est donc déterminée
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non seulement par la grandeur du réservoir 3, mais aussi par la différence de niveau entre l'ouverture inférieure du conduit 6 et l'ouverture intérieure du iphon 4.
Dans l'exemple montré en Fig. 2, le réservoir contenant la réserve est supporté par des appuis 7 prévus à la cuve de fermen- tation 8. Le réservoir 3 est fixé à une tige 9 pourvue par exemple de filets, laquelle tige est conduite dans un guide 10 et peut être déplacée en hauteur à l'aide d'un écrou 11. De cette façon, on peut modifier les positions relatives en hauteur des réservoirs 1 et 3 et par conséquent aussi la hauteur du conduit de décharge 6 au-dessus du fond du réservoir 3. La grandeur de la portion évacuée à chaque vidange du réservoir 3, peut donc être exactement déterminée.
Dans cette forme de réalisation, ainsi que dans les autres, on peut utiliser un serpentin 12, par exemple pour vapeur ou eau chaude, pour maintenir à l'état bien liquide des agents anti-mousse, par exemple des graisses, qui sont solides ou épaisses à la température normale.
Dans les dispositions suivant les Figs. 1 et 2, le réservoir 3 est vidé lorsque da la mousse ou du moût pénètre dans les ré- servoirs. Par différence par rapport à cette disposition, la vidange est, dans les cas des Figs. 3 et 4, opérée au moyen d'une soupape de fond 13 qui est reliée par une tige 14 à un flotteur 15 disposé dans la cuve de fermentation et pouvant être soulevé par la mousse. L'ouverture de la soupape doit, dans les deux cas, être exactement calculée, de telle façon qu'il se produit une vidange rapide et que la graisse qui s'écoule peut se répartir sur le flotteur, ce qui a pour effet de précipiter rapidement la mousse, de sorte que le flotteur reprend rapidement sa position inférieure.
Dans le cas de la Fig. 3, le réservoir 3 est rempli de la façon décrite ci-dessus. Dans la forme de réalisation suivant Fig. 4, un conduit de remplissage 16, venant d'une réserve d'agents anti-mousse, agencée à distance, débouche dans le réservoir 3.
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L'introduction dans le réservoir est réglée par un flotteur plus petit 17 agencé dans ce réservoir, lequel flotteur actionne, par l'intermédiaire d'une liaison articulée 18, un robinet 19 intercalé dans le conduit 16, de telle sorte que le dit robinet soit fermé lorsque la quantité voulue de graisse ou analogue a pénétré dans le réservoir.
Un dispositif établi suivant l'invention, pour l'introduction d'agents anti-mousse, est nettement supérieur aux dispositifs du genre connusjusqu'à présent. On réalise une grande économie de graisse du fait qu'on peut régler l'appareil pour débiter des quantités de graisse ayant exactement la grandeur nécessaire pour précipiter la mousse, sans que de la graisse non utilisée puisse s'introduire dans le moût. En plus, la graisse n'entre pas en contact avec la mousse avant qu'elle ne s'écoule dans la cuve de fermentation, ou seulement immédiatement avant, et des masses stagnantes de moût ne peuvent pas s'accumuler dans l'ap- pareil, contrairement à ce qui se passait par exemple dans les réservoirs ouverts ordinaires suspendus dans les cuves de fer- mentation.
Dans de telles masses stagnantes de moût, une infec- tion non dangereuse en soi, peut facilement se développer jusqu'à devenir dangereuse et nuire à toute l'opération de fermentation, et aussi rendre inutilisable la graisse qui peut rester dans le réservoir à la fin de l'opération de fermentation. Finalement, on peut, comme il ressort des Figs. 1 et 2, établir l'appareil de telle façon qu'il ne présente absolument aucune partie mobile.
REVENDICATIONS.
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