<Desc/Clms Page number 1>
" Perfectionnements relatifs aux lanternes d'éclairage "
L'invention se rapporte à une lanterne d'éclairage à réflecteur.
Dans les lanternes connues de cette espèce pour l'éclai- rage des rues, des écluses, des canaux, des emplacements et analogues une partie de la lanterne éclairée directement par la sourse lumineuse est encore visible, théoriquement jusqu'à une distance infinie et en pratique jusqu'à une très grande distance .
Dans le cas d'un éclairage de rue par exemple où dans la plupart des cas on a disposé des lanternes à des distances à peu près égales l'usager de la-route voit une partie de la surface intérieure éclairée des lanternes, selon leur forme, projetée comme un. ovale, un rectangleou sous forme d'une autre figure .
L'éclairage de ces projections étant très intensif en raison de leur position tout près de la source lumineuse l'attention est détournée beaucoup des autres objets qusur la route sont moins fortement éclairés. En outre ces projections ont une influence plus ou moins éblouissante sur le specta- teur . Ce défaut se fait sentir très fortement pour 1'éclaira-
<Desc/Clms Page number 2>
ge des emplacements de chemin de fer où il est souvent très difficile de faire la distinction entre les signaux lumineux et cet éclairage.
En général un objet devient clairement visible,même avec un éclairage modeste, si l'oeil n'est pas frappé par des rayons delumière .
L'objet de l'invention est maintenant de créer des lanternes pour les buts indiqués ci-dessus dans lesquelles les parties éclairées par la source lumineuse pendant que le spectateur se trouve à quelque distance du c6ne de lumière sont invisibles pour le dit spectateur de tous les côtés ou de quelques cotés, ou au moins sont à peu près invisibles, de sorte qu'en tout cas l'effet d'éblouissement disparaît.
Selon l'invention la difficulté indiquée ci-dessus est éliminée en arrangeant sous le bord inférieur du réflecteur et en dehors du cône de lumière proprement dit, des écrans en forme de jalousies, horizontaux ou un peu inclinés, d'une manière telle que le côté supérieur des écrans est invisible pour un spectateur se trouvant à quelque distance en dehors du cône de lumière . Par conséquent le spectateur ne/peut voir que le coté inférieur des écrans qui pratiquement n'est pas éclairé pendant que les écrans se trouvant du côté; du spectateur masquent l'ouverture du réflecteur. Cela revient donc à ce que le spectateur ne voit aucune surface éclairée.
Si les écrans sontarrangés horizontalement ils peuvent avoir une largeur telle qu'au côté du spectateur ils masquent en effet entièrement la surface inférieure éclairée du réflecteur, de sorte qu'on ne peut voir à très/-.-rand,-- distance qu'une petitepartie entre les écrans.
Pourtant la largeur des écrans peut être diminuée considérablement en enveloppant les écrans à leur extérieur, par une paroi prolongeant le manteau du réflecteur. Cette paroi sert partiellement à masquer l'ouverture et empêche de voir entre les écrans quelque chose de la paroi intérieure du réflecteur sans que la lanterne présente des dimensions exces-
<Desc/Clms Page number 3>
sives. En même temps on obtient de cette manière un assemblage simple des écrans entre eux, et des écrans au manteau du réflecteur.
On peut obtenir aussi un effet de masque total sans ce manteau, en montant les écrans un peu inclinés de telle manière que l'ouverture du réflecteur sera invisible pour un specta- teur se trouvant à quelque distance en dehors du cône de lumière.
Enfin une autre forme d'exécution est possible dans laquelle chaque écran est formé de deux parois superposées dont les bords sont reliés au coté intérieur de la lanterne, la paroi inférieure présentant une inclinaison descendante à partir de l'endroit d'assemblage et la paroi supérieure une inclinaison montante à partir de l'endroit d'assemblage,cette dernière paroi étant reliée au bord extérieur de la paroi inférieure de l'écran se trouvant au-dessus de celui-là.
Sur les dessins, l'invention est montrée sous diverses formes d'exécution.
La figure 1 est une représentation schématique d'un éclairage de rue connu .
La figure 2 montre une lanterne d'éclairage employée pour l'éclairage selon la figure 1, à une plus grande échelle.
La figure 3 est une coupe de la moitié d'une forme d'exécution d'un,lanterne d'éclairage.
La figure 4 est une coupe de la moitié d'une deuxième forme d'exécution d'une lanterne d'éclairage.
La figure 5 est une coupe de la moitié d'une troisième forme d'exécution d'une lanterne d'éclairage .
La figure 6 est une coupe de la moitié d'une quatrième forme d'exécution d'une lanterne d'éclairage.
La figure 7 est une soupe de la moitié d'une cinquième forme d'exécution d'une lanterne d'éclairage.
Dans l'éclairage d rue de la figure 1, on suppose que l'oeil 0 du spectateur se trouve à une distance de 30 mètres
<Desc/Clms Page number 4>
de la lanterne suspendue à une hauteur de 6 mètres au-dessus de la rue . La hauteur de l'oeil est prise à 1,60 m ; l'angle . d'émission de lumière de l'armature est 2 x 60 = 120 . Par conséquent l'ouverture 1-2 de la lanterne étant supposée cir- culaire, le cône d'éclairage sur la rue a une base, dont le rayon mesure 6 tg 60 = 10. 4 m environ .
Dans ce cas aussi le spectateur se trouve encore à une grande distance en dehors du c8ne d'éclairage , malgré cela il voit clairement la lan- terne car le faisceau de rayons de lumière entre les rayons o-l et o-2 frappe son oeil et lui permet de voir clairement la projection de la surface 1-2 de la lanterne représentée sur la figure 2 à plus grande échelle, c'est-à-dire la sur- face 2-3 en forme d'ellipse aux axes 1-2 et 2-3. On peut ad- mettre comme connu que cette surface éclairée intensivement exerce sur le spectateur l'effet éblouissant mentionnée ci-des-- sus.
Afin de rendre invisible au spectateur les surfaces 1-2 ou 2-3, il faudrait arranger autour de la lanterne entière un écran 1-2-4-5 masquant la surface intérieure à un specta- teur se trouvant avec l'oeil en 0'. Il faudrait alcrs s que la surface intérieure de cet écran absorbe absolument la lumière et n'émette pas de rayons de lumière vers le spectateur car autrement celui-ci verrait la projection de la surface 5-4.
Ce problème ne peut pas être réalisé avec les moyens qu'on a à sa disposition , parce que jusqu'ici on n'a pas trouvé des substances pour former la surface 1-2-3-5 qui puissent satisfaire suffisamment à cette exigence.
La présente invention a pour objet d'absorber les rayons de lumière tombant sur la surface imaginaire 2-4-1-5 indiquée dans la figure 2, par exemple en les recueillant de telle ma- nière qu'ils ne frappent pas le.spectateur, de sorte que l'on @ atteint ainsi le but ìxé.
Une construction par laquelle ce but serait atte int a été indiquée dans la figure 3, dans laquelle on part du cas donné
<Desc/Clms Page number 5>
dans la figure 1, en supposant cependant que le spectateur qui s'est approché jusqu'à 20 m de l'axe de la lanterne ne peut pas du tout voir la surface 1-2 et qu'il ne commence à apercevoir partiellement la surface 1-2 qu'en arrivant plus près de l'axe de cette lanterne. Dans ce but, il est nécessaire que tous les rayons de lumière tombant sur la surface conique 1-2-4-5 soient interceptés d'une manière telle qu'ils ne puissent pas frapper le spectateur approché jusqu'à 20 mètres.
La lanterne, qui a été conçue sous forme d'un corps de révolution contient un manteau 6, muni à l'intérieur d'un réflecteur, ou dont la paroi intérieure est plus ou moins réfléchissante, couverture étant désignée par 1-2 comme dans la forme d'exécution des figures 1 et 2. Au bord inférieur de ce manteau de réflecteur, on a disposé un écran qui le prolonge et qui est composé d'une partie horizontale annulaire 7 et d'une partie conique 8, le diamètre de cette dernière partie étant désigné par 9-10.
Contre cette paroi 8, on a arrangé à l'intérieur des écrans horizontaux et annulaires en forme de jalousies 11, 12, 13 et 14 dont les diamètres intérieurs sont indiqués par 111-112, 121-122, 131-132 et 141-142 et les diamètres extérieurs par 113-114, 123-124, 133- 134 et 143-144. Les diamètres intérieurs 111-112, 121-122, 131-132 et 141-142 coincident avec la circonférence du c8ne de lumière 5-1-2-4. De cette façon les écrans se trouvent en dehors du cane de lumière et n'empêchent pas l'émission libre de la part de la lanterne.
Le nombre des écrans 11, 12, 13 et 14 est réduit à un minimum dans l'exemple décrit, cependant ce nombre peut aussi être plus grand. Tous les rayons de lumière, émis hors du cône de lumière proprement dit et traversant la surface 5-1-2-4 touchent le bord supérieur des écrans 11, 12, 13 et 14 ou la paroi intérieure de l'écran 8 en des endroits qui ne sont pas visibles au spectateur, ces endroits étant masqués par les
<Desc/Clms Page number 6>
écrans 11,12, 13 ou 14.
Dans l'exemple donné dans la fig. 3 l'endroit où l'on doit arranger l'écran inférieur, peut être établi en cherchant le point d'intersection de la ligne 9-2 (correspondant en direction avec le rayon o'-2 dans la fig. 1, où le spectateur est supposé s'être approché à 20 m) avec la ligne 1-5, c'est-à-dire avec la surface conique 5-1-2-4. Dans ce point on a disposé l'écran inférieur 14. De cette manière, on empêche le spectateur de voir la surface 1-2. A cause de la présence de l'écran 14, la partie de la paroi 8, se trouvant sous lui peut être omise. Si maintenant on tire une ligne par les points 9 et 142, traversant la surface intérieure de la paroi 8 en 15, il sera clair que la surfase conique de génératrice 15-144 reste invisible au spectateur, même quand celle-ci est éclairée .
Si maintenant le :point 15 est relié à 1, le point d'intersection 132 avec la ligne 2-4 fixera l'endroit où un nouvel écran doit être arrangé . En reliant alors 9 avec 132, on trouve que la surface conique 16-134 est invisible . Procédant de cette manière on peut déterminer les écrans qui sont nécessaires pour ateindre l'effet décrit et en outre, il est clair que les surfaces coniques de génératrices 134-15, 124-16, etc., se trouvant à l'ombre de l'écran continu, ne sont pas éclairées et par conséquent sont invisibles.
De cette manière tous les rayons de lumière traversant la surface conique 5-1-2-4, sont absorbés et par eonséquent celle-ci est invisible en son entier au spectateur, de sorte qu'une des solutions du problème indiqué ci-dessus est trouvée.
Il est évident qu'il n'est pas nécessaire que les diamètres inférieurs des écrans 11, 12, 13 et 14 coïncident avec la circonférence du c8ne de lumière . Il est seulement nécessaire qu'ils tombent en dehors du 'cône de lumière et que le côté supérieur des écrans soit invisible au spectateur et que dans la forme d'exécution décrite aussi les parties éclairées
<Desc/Clms Page number 7>
de la paroi 8 soient masquées par les écrans 11, 12, 13 et 14.
Un exemple, dans lequel le bord intérieur des écrans tombe en dehors du cône de lumière est indiqué dans la figure 4, laquelle forme d'exécution en outre correspond avec celle selon la figure 3.
Dans la figure 5, on a donné un exemple d'une lanterne, dans laquelle la paroi 8 est omise et les écrans 11, 12, 13 et 14 sont d'une telle largeur que le spectateur se trouvant à une grande distance ne voit de l'ouverture du réflecteur 1-2 qu'une très petite partie, ce qui suffit pour la prati- que.
Cette possibilité peut être aussi éliminée en disposant les écrans 11, 12, 13 et 14 un peu inclinés comme indiqué dans la figure 6. Tout comme dans les formes d'exécution dé- crites ci-dessus, en se référant aux figures 4 et 5, les cir- conférences intérieures des écrans 11, 12, 13 et 14 sont dé- finies comme décrit pour la construction selon la figure 3. Il est bien clair d'après la figure 6 que l'on ne voit rien de distance l'ouverture du réflecteur à toute @ au dehors du cône dont une génératrice est indiquée par 2-141-9 ou 1-142-10.
La figure 7 donne encore une autre forme d'exécution, dans laquelle les écrans 11, 12, 13 et 14 sont formés par des parois en forme de V, cette construction peut être consi- dérée comme obtenue en arrangeant dans la forme d'exécution de la figure 6 une paroi en-tre le bo,rd intérieur de chacun des écrans 11, 12, 15 et 14 de la figure 6 et le bord exté- rieur d'un écran superposé. De oette manière on obtient aussi un ensemble bien cohérent.
Dans les formes d'exécution sans l'écran 3, suivant les figures 5 et 6, les écrans 11,12, 13 et 14 peuvent être re- liés d'une manière quelconque .
Il peut être remarqué encore, qu'il n'est pas nécessaire que les écrans 7,8, 11, 12, 13 et 14 occupent la circonfé- rence entière de la lanterne .
<Desc/Clms Page number 8>
Il est possible, par exemple, d'omettre les écrans en- tièrement ou partiellement sur les côtés où la radiation de la lumière n'est pas gênant, comme par exemple, dans le cas d'un éclairage de route, sur un côté ou sur les deux côtés.
On peut en dire autant pour le réflecteur.
En général on pourra augmenter le résultat en donnant à la lanterne entière une couleur appropriée, ce qui diminuera la possibilité d'un éclairage par réflectioin des oojets se trouvant dans 1'entourage.
Finalement il peut être observé que cette construction peut aussi être appliquée aux lanternes déjà existantes et que par conséquent il n'est pas nécessaire de fabriquer des lanternes entièrement neuves.