<Desc/Clms Page number 1>
Graissage des bobines pour les broches mortes des métiers à filer, à retordre. et des machines analogues ".
Pour le lin, le chanvre, le jute, le sisal, le chanvre de. Manille et d'autres fibfes analogues aux fibres men- tionnées, on a Introduit depuis quelques années des métiers à filer dans lesquels les ailes de filage sont supportées et actionnées par la tête, tandis que la bobine élevée et abaissée dans ltaile est tirée par le fil et est ainsi mise en rotation.
Comme support pour la bobine on emploie alors le plus souvent une broche. dite morte, non tournante, sur laquelle la bobine frotte directement ou bien il y a entre la.bobine et la broche morte un tube avec un pied de frei- nage ( appelés ensemble plateau de freinage) auquel la bo- bine est reliée par des chevilles d'entraînement,de sorte qualors le frottement ne se produit pas entre la bobine et le tube mais entre le tube et la broche morte.
On a.essayé de réduira le frottement. contre la.broche morte par un graissage, et comma lubrifiant on a employé
<Desc/Clms Page number 2>
principalement l'huile et la graisse ou aussi les deux si- multanément. En vue du graissage, on doit enlever de la broche morte le support de bobine ou également le plateau de freinage avec le tube de guidage, placer de l'huile ou de la graisse sur la tête de la broche morte et engager en- suite la bobine avec son support ou avec le tube de guidage de nouveau pardessus la broche morte.
Pour avoir un peu d'approvisionnement de graissage, les broches mortes présentent fréquemment une cavité dans la tête de la broche.
La répartition du lubrifiant sur la longueur de la broche morte est parfaitement bonne dans le mode de grais- sage décrit, mais l'enlèvement implique des interruptions.
Le procédé est compliqué. On a proposé de refouler de la graisse au moyen d'un graisseur Stauffer ou d'injecter de la graisse au moyen d'une seringue. Ceci a toutefois de moins bons résultats vu que la répartition n'est pas uni- forme.
Dans ce mode de graissage la mesure de la quantité de lubrifiant dépend du personnel. Si le graissage à l'huile ou à la graisse est trop abondant, le frottement augmente sur la broche morte et par conséquent la tension du fil devient plus élevée de sorte que celle-ci passe fréquemment au delà de la mesure désirée et particulier lorsqu'après un graissage nouveau, le filage commence de nouveau avec des bobines de filage vides.
L'huile ou la graisse parvient petit à petit à l'ex- trémité inférieure du tube de guidage et est projetée sur la surface de frein. Elle se mélange à cet endroit à la pous- sière et forme une couche collante soit sur le banc à bobines en fer lui-même, mais plus encore sur les sabots de frein appliqués sur celui-ci. Comme de ce fait également la ten- sion du fil augmente encore, celle-ci doit être maintenue
<Desc/Clms Page number 3>
dans des limites désirées par un nettoyage fréquent des sabots de frein ou des anneaux de frein, ce qui nécessite de nouveau des salaires et des soins expérimentés.
Mais spécialement dans le cas des très'grandes vitesses avec lesquelles le support de bobine entraîné par la trac- tion du fil ou la douille de guidage tourne sur la broche morte, des difficultés particulièrement grandes se sont présentées. On doit préserver le fil, on doit lui épargner une sollicitation excessive. Le problème consistant à évi- ter une élévation de la tension du fil ne connaît pas de- puis longtemps de solution permettant une vitesse de rota- tion élevée.
Le graissage, faisant, l'objet de la présente invention, des supports de bobine ( appelé brièvement bobines également) tournant très rapidement autour des broches mortes de métiers à filer, à retordre et de machines analogues, bobines se freinant automatiquement et entraînées par la traction du fil, ou des douilles de guidage se trouvant dans celles-ci a résolu ce problème.
Suivant la présente invention il y a à l'intérieur de la pièce en mouvement de rotation, c'est-à-dire à l'intérieur du support de bobine, ou en cas d'emploi d'une douille dans cette dernière., à l'extrémité supérieure et à l'extrémité inférieure, un palier à collets retenant l'huile ou fait d'une manière connue en une matière lubrifiante; la broche morte passe travers les deux paliers.
On évite les paliers à billes, paliers de roulement, qui rendent la construction compliquée. La rotation s'opère sans résistanoe de collage qui augmenterait considérablement la tension du fil. Il n'y a pas de projection dthuile. Le banc maintenant les broches mortes, les dispositifs de frei- nage ne sont pas encrassés. Les paliers à collats inférieurs du lave
EMI3.1
se .trouvent au-dessus de sorte que ce dernier ntaf pa:.s de
<Desc/Clms Page number 4>
dispositif de graissage dont le placement est difficile .
Les paliers à collets peuvent être interchangeables pour être remplacés facilement de temps en temps.
Les fig# I à 4 montrent quelques exemples de réalisa- tion sous considération de l'adaptation chaque fois au grais- sage nécessaire. Toutes les représentations sont des coupes longitudinales,
La fig. 1 montre une solution pour une sollicitation tout à fait minime de la broche morte. A l'intérieur du tube de guidage @ f, c'est-à-dire entre celui-ci et la broche morte t, se trouvent deux manchons de palier % et % en une substance contenant de l'huile, par exemple du bois conte- nant de l'huile. On peut toutefois employer aussi du fer ou du bronze poreux avec une teneur en huile de 20 à 40% par exem- ple, ainsi que d'autres substances contenant de l'huile, notamment des matières de résine artificielle et des matières analogues.
Le débit d'huile aux surfaces de frottement est très minime, et en tout cas l'égouttage ou la projection et par conséquent l'encrassement des sabots de frein sont com- plètement exclus. Cette solution élimine également le col- lage du tube de guidage à la broche morte froide, collage augmentant sensiblement pour des fils faibles la tension du fil. L'économie de lubrifiant par rapport au graissage usuel jusqu'à présent vaut environ 90%.
L'exemple de la fig. 2 répond au même but que celui de la fig.l. Ici toutefois le tube de guidage avec plateau de frein est supprimé. Les manchons de palier %et mu contenant de l'huile se trouvent entre la broche morte t et le corps de bobine s.
Si les charges exigent plus d'huile que ne peuvent en donner de semblables substances contenant de l'huile, la réa- lisation suivant la fig. 3 se recommande. Dans cet exemple,
<Desc/Clms Page number 5>
on a renoncé à un tube de guidage spécial f. Entre la bro- che morte t et la corps de botine s se trouvent deux manchons. de palier % et du dont chacun forme avec le corps de bobine s une cuvette qui est remplie d'huile. Dans oes cuvettes se 'trouvent des qorps fibreux,des mèches, des feutres ou des ma- tières analogues qui se placent contre la broche t et trans- mettent ainsi de l'huile à celle-ci. Le débit dthuile est plus abondant que dans les exemples suivant les fig. 1 et 2.
L'exemple de réalisation suivant la fig. 4 montre une solution pour une sollicitation moyenne de la broche morte.
Cet exemple se trouve donc entre ceux des. fig. 1, 2 et 3.
Les manchons, de palier ko et ksont faits en bois huileux ou en métal poreux contenant de l'huile ou en une matière arti- ficielle contenant de l'huile. Pour que les manchons de pa- lier donnent plus d'huile qu'ils ne le feraient seuls, ces manchons forment sur la face postérieure les chambres à huile Ces dernières sont accessibles par les ouvertures o de sorte que de temps en temps on peut ajouter de l'huile.
L'huile suinte progressivement à travers les pores des man- chons de palier koet ku de sorte que les surfaces de frotte- ment sont huilées un peu plus 'abondamment que dans les exem- ples de réalisation suivant les fig. 1 et 2. Ici également les sabots de frein sont maintenus propres et la tension'du fil est maintenue uniforme. Dans les exemples des fig.3 et 4, les manchons de palier sont placés immédiatement à l'intérieur du corps de bobine s . On obtient évidemment le même résultat lorsqu'on place les manchons de palier dans le tube de gui- dage du plateau de frein.