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Lanterne électrique de mine desservie par air comprimé.
Les lanternes électriques de mines connues, desservies par air comprimé, présentent une cloche protectrice en verre fort ou un boîtier réflecteur métallique avec plaque de verre, à l'intérieur de laquelle se trouve la lampe à incandescence. Cette chambre de lampe à incandescence est remplie d'air comprimé qui, provenant de la.conduite d'air comprimé de la mine, est amené en totalité ou en partie directement de la turbine à la lampe comme air frais ou,air d'évacuation pour éviter les coups de grisou aux filaments rouges en cas de rupture de la cloche protectrice de la plaque de verre ou de la douille de la lampe à incandescence. Cet air joue donc un rôle précieux, sans amener de pertes de lumière et augmente notablement sa sécurité de marche.
Mais l'air comprimé présente l'inconvénient qu'il amène de l'humidité et des impuretés qui ne peuvent pas être complètement écartées même par montage de filtres et de séparateurs d'eau dans
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la conduite. Ces entraînements indésirables parviennent ainsi, avec l'air comprimé dans la chambre de la lampe à incandescence, s'y déposent comme eau ou saleté, troublent le verre et diminuent ainsi notablement la traversée de la lumière. De plus pour des dépôts importants d'eau de mine particulièrement sodiques, les points de scellement de la lampe à incandescence sont attaqués et ceci amène par suite souvent la destruction de toute la lampe.
Pour éviter ces défauts, qui le plus souvent amenaient la mise hors service de la lanterne, on munit conformément à l'invention la paroi extérieure de la chambre de lampe d'une ouverture qui peut être maintenue fermée de manière étanche par un verrou effaçable.
Si l'on ouvre de temps en temps ce verrou, le liquide rassemblé dans la chambre de la lampe, qui se trouve sous la surpression intérieure de l'air comprimé, est projeté au dehors. La chute de pression en résultant est faible, de sorte qu'il ne se produit pas d'interruption de marche ou de forte diminution de l'intensité lumineuse lors de l'ouverture du verrou ; on peut donc effectuer l'évacuation de l'eau à n'importe quel moment pendant la marche de la lanterne.
Si l'on utilise comme sécurité en cas de rupture et que l'on envoie à travers la chambre de la lampe l'air d'évacuation venant de la turbine, air qui a déjà rempli son rôle et qui de toute fa- çon sortirait du boîtier de la lanterne vers l'extérieur, on peut laisser toujours sans fermeture l'ouverture ménagée dans la paroi extérieure de la chambre de la lampe, pour permettre ainsi un écoulement continu de l'eau. Il faut dans ce cas s'attacher seulement à ce que cette ouverture, qui peut aussi être constituée par plusieurs petits trous, soit plus petite que l'ouverture d'admission de l'air comprimé afin d'assurer toujours une surpression dans la chambre de lampe.
L'ouverture peut être placée dans la cloche de protection en verre, dans la plaque de verre, dans le boîtier réflecteur
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ou aussi directement dans la partie inférieure du boîtier de la lanterne. La meilleure disposition est sans doute au sommet de la cloche de protection ou au point le plus bas du boîtier du réflecteur, car il n'y a pas besoin alors de renverser la lanterne pour évacuer l'eau.
On peut exécuter la fermeture même de nombreuses manières.
C'est ainsi qu'une soupape placée dans la chambre de la lampe à incandescence est très commode à l'usage, car elle se maintient toujours fermée automatiquement par suite de la surpression régnant à l'intérieur et elle peut être actionnée par simple pression sur un bouton ; mais une simple, vis, fixée dans l'ouverture munie d'un filetage, ferme celle-ci d'une manière sûre et étanche.
Dans le dessin sont représentés quelques exemples de réalisation de l'invention. La fig.l montre la partie inférieure d'une lanterne à air comprimé avec cloche protectrice en verre ; la fig.2 montre la partie inférieure d'une lanterne à air comprimé avec boîtier réflecteur, la fig.3 montre une partie de la fig,l mais avec fermeture par vis ; la fig.4 une partie de la fig.2 mais avec l'ouverture sans fermeture.
Le fond 1 du boîtier non représenté, dans lequel se trouvent le turbo-compresseur et la dynamo, porte de la manière connue la lampe à incandescence 2 qui se trouve dans une chambre 5 formée dans la fig.l par la cloche protectrice 3 en verre épais, et dans la fig.2 par le boîtier de réflecteur 4. La cloche de verre 3 est maintenue étanche par un anneau vissé 6 portant le panier protecteur 7, le boîtier réflecteur par un prolongement 10 en forme de collier du boîtier 1. Sur le boîtier réflecteur 4 est fixée par un anneau fileté 9 qui porte en même temps le tamis protecteur, la plaque de verre 8.
Sur le sommet de la cloche de protection en verre est prévue, conformément à l'invention, une ouverture 11 qui peut être maintenue fermée par une tête de soupape 12 en caoutchouc ou
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en cuir, par suite de la surpression régnant sur la soupape dans la chambre de lampe 5. La tête de soupape 12 est munie d'une queue 13 sortant à l'extérieur dont l'extrémité libre porte une poignée plate 14, dont le diamètre est plus grand que celui de l'ouverture 11.
L'ouverture obturable 11 n'a pas besoin de se trouver forcément sur le sommet de la cloche en verre, mais peut au contraire être prévue en un autre point quelconque de la paroi extérieure de la chambre de lampe 5, ainsi que le montrent dans la fig.l les ouvertures en pointillé avec soupape 15 et 16 sur le côté de la cloche protectrice 3 ou sur le prolongement 10 en forme de collet du boîtier 1.
Au lieu de cette soupape 12, on peut aussi prévoir une simple vis 17 avec chaîne d'attache 18 et rondelle d'étanchéité 19 qui est vissée dans une ouverture filetée 20 du boîtier de lanterne ou de la cloche de protection en verre, comme le montre la fig.3.
D'une manière analogue à celle de l'exécution d'après fiog. 1, est prévue dans la plaque de verre 8 une ouverture 21 qui peut être maintenue fermée par le même siège de soupape 12 ou la vis 17. Cette ouverture obturable 21 peut aussi naturellement être placée au milieu de la plaque de verre ou aussi dans la paroi du boîtier du réflecteur 4, comme ceci est représenté par exemple en pointillé pour la soupape 22. Si l'on place l'ouverture dans le boîtier du réflecteur 4, il est bon de munir aussi le réflecteur 23 d'une ouverture 24 en ce point pour permettre un meilleur écoulement de l'eau. AU lieu de la soupape, on peut aussi prévoir une vis, comme pour l'exécution selon fig.2, vis qui est vissée dans une ouverture filetée de la plaque de verre ainsi que de la paroi de boîtier.
Dans les lanternes à air comprimé, qui utilisent comme sécurité en cas de rupture l'air d'évacuation venant de la turbine l'ouverture 11 ou 21 n'a paa besoin d'un dispositif de fermeture.
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La fig. 4 montre un tel exemple d'exécution qui peut évidemment s'appliquer à tous les autres points indiqués des deux. modèles. de lanterne selon fig.l et 2. Si cette ouverture non obturable est prévue au point le plus bas de la chambre de la lampe à incandescence, la lampe ne nécessite à ce point de vue aucun soin spécial, car les plus faibles traces d'humidité sont entraînées toujours par l'air comprimé qui s'échappe.