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Il COMPTEUR DEGAZ DU TYPE "SEC"
La présente invention est relative à des perfectionnements apportés aux compteurs de gaz du type "sec", comportant deux soufflets animés de mouvements alternatifs de va-et-vient reliés cinématiquement à un ou deux distributeurs.
Dans les anciens compteurs du type "sec", à soufflets se déplaçant librement dans l'espace formé par l'enveloppe extérieure du compteur,, les chambres de mesure sont délimitées par un disque métallique fixé à la peau du soufflet et se déplaçant avec celui-ci.
Les compteurs de ce genre présentent normalement des erreurs d'enregistrement qui croissent avec le débit de l'appareil, à partir d'un certain débit pour lequel le compteur a été prévu et réglé.
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Ces erreurs résultent du volume plus ou moins grand embrassé par les membranes en cuir des chambres de mesure au moment de leur tension maximum et de la course des disques qui varie quelque peu suivant le débit.
Ce volume est, en effet, influencé par la dilatation élastique du cuir, sous l'effet de la différence de pression entre ses deux faces et par l'allongement ou le rétrécissement de la membrane sous l'action de certains facteurs techniques ou physiques (nature du traitement du cuir, humidité, variations de température, etc...) .
D'autre part, les articulations conduisant les disques subissent des sollicitations variables suivant la résultante aes pressions appliquées à ces disques; il en résulte un léger allongement ou raccourcissement de leur course.
Pour parer à ces inconvénients, il était donc nécessaire de limiter le gonflement des membranes ainsi que le déplacement des disques. A cet effet, on a imaginé de loger les soufflets et leurs disques dans des carters métalliques les enveloppant complètement, de telle sorte que les volumes de fluide déplacés à chaque course soient limités par des parois rigides.
Dans ces dispositifs connus, chaque soufflet est monté dans un carter complètement fermé, indépendant de la caisse du compteur, la plate-forme supportant le système de distribution étant généralement rendue solidaire de l'ensemble formé par les carters, soit par soudage des canaux, soit par tout autre moyen. Il en résulte que l'ensemble du mécanisme de comptage, comprenant les chambres de mesure et la distribution, est rendu indépendant de la caisse du compteur et peut être enlevé d'un seul bloc.
Une telle disposition donne lieu néanmoins à une construction relativement compliquée qui exige notamment la dessoudage
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des carters lorsqu'il s'agit de vérifier ou de remplacer un organe renfermé dans ceux-ci.
Le compteur suivant l'invention se distingue, des dispositions connues, par une construction particulièrement simple et robuste, dont tous les éléments peuvent être facilement assemblés ou démontée et sont aisément accessibles pour les buts de vérification ou de réparation éventuelle.
D'autres avantages du compteur suivant l'invention ressortiront encore de la description donnée ci-après avec référence aux dessins annexés, dans lesquels :
Fig. 1 est une vue latérale en coupe d'un compteur à deux soufflets, réalisé suivant l'invention;
Fig. 2 est une vue de face de ce compteur, le panneau avant étant enlevé:
Fig. 3 est une vue en plan de la plate-forme avec ses grilles. de distribution;
Fig. 4 est une vue en coupe suivant la ligne 4-4 de Fig. 3;
Fig. 5 est une vue en plan du mécanisme de distribution.
Comme le montre la Fig. 1, les soufflets 6 et 7 du compteur sont constitués de la manière usuelle par un double plateau ou disque mobile 6a, 7a, enserrant une membrane fixée sur son pourtour. Chacun de ces deux soufflets se meut entre deux coquilles 8 et 9 en forme de tronc de pyramide et présentant un rebord intérieur 8a, 9a, les dites coquilles et les dits rebords coopérant pour limiter la dilatation de la peau et la course du disque du soufflet. Ces coquilles sont agencées deux à deux de part et d'autre d'une cloison médiane longitudinale 10 fixée à la caisse 11 du compteur. Les coquilles les plus proches de la cloison 10 sont soudées à la caisse 11 sur tout leur pourtour.
La peau du soufflet est serrée entre les bords extérieurs des deux coquilles en regard, au moyen de vis 12 et d'écrous 13 répartis sur le
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pourtour de cellea-ci, ces vis 12 étant solidaires du bord de la coquille intérieure fixe 8.
Le rebord intérieur 8a, 9 des coquilles est garni de butées en cuir 5, fixées de toute façon convenable et destinées à amortir le choc des disques 6a, 7a, à la fin de leur course.
Chaque disque 6a, 7a porte sur sa face extérieure une articulation 14, chacune de celles-ci étant réunie à l'extrémité d'un bras 15 solidaire d'un arbre vertical correspondant 16, 16a, les oscillations communiquées à ces deux arbres par le mouvement de va-et-vient des disques 6a, 7a, étant transmises au mécanisme distributeur monté sur une plate-forme 17 soudée à la partie supérieure de la caisse 11 du compteur. Les particularités relatives au système de distribution et au mécanisme porté par la plate-forme 17, seront exposées dans la suite.
En considérant la disposition décrite ci-dessus, il convient de remarquer que celle-ci procure les avantages ci-après :
Le montage des soufflets se fait sans intervention du fer à souder, ce qui évite donc tout échauffement local de la peau ou membrane, qui p ourrait nuire au maintien des propriétés de celle-ci.
En effet, pour la pose des dits soufflets, il suffit a'étaler chaque membrane 6, 7, munie de son disque 6a, 7a, dans le fond de la coquille fixe 8, de telle façon que les trous pratiqués préalablement sur le pourtour de la dite membrane soient engagés par les vis 12 soudées à la coquille fixe et réparties sur le bord extérieur plan de celle-ci. La coquille amovible 9, dont le bord extérieur présente une série de trous correspondant aux vis 12, peut alors être posée contre le bord correspondant de la coquille fixe 8, la membrane étant maintenue fortement serrée entre les deux coquilles, après serrage énergique des écrous 13 engagés sur les vis 12.
On comprend que cette disposition rende particulièrement
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aisé le démontage des soufflets et qu'à cette fin il suffit, après enlèvement du panneau correspondant avant ou arrière du compteur, de desserrer les écrous 13 à l'aide d'un tournevis ou d'une clef.. D'autre part, la pose de la membrane 6, 7 et de la coquille amovible, se trouve grandement facilitée, du fait que la dite membrane est accrochée aux vis fixes12, avant la pose et la fixation de la coquille amovible 9, ce qui ne pourrait être le cas si cette fixation, était opérée: à l'aide de vis engagées dans des écrous fixes.
Cette facilité de montage et de démontage apparaîtra d'autant mieux si l'on considère que dans les constructions connues, les deux demi-coquilles formant carter sont maintenues par un encadrement métallique retenu par des points de soudure ou par des ligatures, ce qui constitue déjà une complication. En outre, la nécessité d'assurer l'étanchéité des carters implique un montage très soigné da l'encadrement.
On comprend que dans les compteurs de ce genre, l'examen des soufflets ne peut se- faire que moyennant un démontage délicat et coûteux de l'encadrement, alors que dans le compteur suivant l'invention, les organes en mouvement (soufflets, articulations) sont parfaitement visibles et accessibles, ce qui permet un examen aisé du compteur.
Ensuite, les butées 5 en cuir ou toute autre matière élas- tique résistant à l'action du gaz de ville, fixées sur le bord intérieur 8a, 9a des coquilles, amortissent le contact entre le disque et les dits bords en fin de course des soufflets. Par contre, les dispositifs connus présentent généralement l' inconvénient de produire des oscillations de pression du gaz au moment du contact du disque avec la paroi.
Enfin, il est à remarquer que l'articulation 14, le bras 15 et la tige 16, 16a se trouvent complètement en dehors des
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coquilles, de telle sorte que l'entièreté du volume formé par ces dernières constitue les chambres de mesure. Cette disposition présente également un perfectionnement par rapport à certains compteurs à. capacités totalement limitées dont les bras et tiges d'articulation sont logés complètement à l'intérieur des carters.
En effet, cette dernière disposition présente le désavantage de créer, dans la capacité, un espace mort qui constitue un obstacle à l'application parfaite de la membrane sur la coquille.
L'invention concerne également une disposition particulière des grilles de distribution sur la plate-forme 17.
Comme le montre particulièrement la Fig. 3, les grilles 18 et 19 sont disposées dans le sens transversal du compteur, l'axe de la grille 18 coïncidant avec l'axe longitudinal de la plate-forme 17, de façon que la grille asoit supportée complètement par le canal de sortie horizontal 20. La seconde grille 19 est quelque peu déplacée par rapport à l'axe longitudinal de la plate-forme, de façon à faciliter la communication des lumiè- res avec les chambres de mesure correspondantes. La partie de cette grille débordant le canal de sortie 20, est soutenue par un renfort 21, de façon que l'ensemble de la partie de la plateforme supportant les grilles constitue un ensemble très rigide, à l'abri de toute déformation possible.
Ce désaxage des grilles 18 et 19 permet en outre de réunir directement trois des lumières d'admission, à savoir les lumières 18a, 19a et 19b, aux chambres de mesure. 22, 23 et 24, avec lesquelles elles correspondent respectivement, la communication des lumières 18a et 19a avec leur capacité de mesure étant réalisée par des tubes droits et courts tels que 25, traversant le canal de sortie 20.
La quatrième lumière d'admission, c'est-à-dire la lumière
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18b, communique avec la quatrième chambre 26, au moyen d'un canal 27, en forme de U, débouchant dans cette dernière par deux sorties, cette canalisation présentant une section de passage très large et un nombre de coudes réduit.
L'échappement du gaz vers le raccord de sortie du compteur s'opère par les lumières centrales 18c et 19c, des grilles, débouchant directement dans le canal horizontal de sortie 20 qui est droit et de grande section.
Enfin, on sait que dans les compteurs de gaz, il faut éviter autant que possible des jeux dans le mécanisme de distribution. A cet effet, il convient donc de réduire au minimurn le nombre de pièces servant à la transmission du mouvement des soufflets aux tiroirs et à la minuterie, c'est-à-dire le nombre d'articulations.
Dans le compteur suivant l'invention, ces desiderata ont été satisfaits de la façon suivante :
Le disque de soufflet 6a, 7a transmet son mouvement de vaet-vient au bras d'articulation 15 qui imprime un mouvement rotatif d'oscillation à la tige correspondante 16 ou 16a dont il est solidaire. Cette tige 16 ou 16a transmet son mouvement à un levier coudé 28, 28a dont l'un des bras attaque l'arbremanivelle 29 par une bielle 30, 30a, de longueur réglable, et dont l'autre commande la tige 31, 31a, de longueur également réglable, soudée au tiroir 32, 32a. Il en résulte que le tiroir 32 ou 32a ne doit être guidé qu'en 33 ou 33a, c'est-à-dire du côté opposé à l'attaque,, ce qui lui assure une trajectoire légèrement curviligne, favorable au décrassement des grilles.
De plus, il est à remarquer que le point d'attaque du tiroir 32, 32a, la tige de commande 31, 31a et le point d'articulation de cette tige au levier coudé 28, 28a, sont situés à un
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même niveau et aussi bas que le permet la disposition du tiroir, évitant ainsi toute possibilité de soulèvement du ce dernier.
En outre, l'utilisation du levier coudé 28, 28a permet, tout en conservant une disposition transversale du tiroir 32, 32a, de comnander l'arbre-manivelle 29, par une bielle 30, 30a disposée dans le sens de la longueur de la plate-forme.
Enfin, la disposition décrite ci-dessus permet de placer l'arbre-manivelle 29 coaxialement à l'axe d'entraînement de la minuterie, ce qui présente également de nombreux avantages, à savoir : a) suppression de la vis sans fin pour l'attaque de l'axe de minuterie, l'entraînement de celui-ci se faisant directement par manivelle; b) la bielle 30, 30a étant disposée dans le sens de la longueur de la plate-forme est plus longue, ce qui donne un rapport bielle / manivelle plus grand, d'où influence de l'obliquité réduite; c) la semelle 34 du support 35 de l'arbre-manivelle peut présenter une plus grande longueur, de telle sorte qu'une légère déformation de la tôle de la plate-forme 17 ne risque pas de compromettre l'horizontalité de l'arbre-manivelle;
d) enfin, la simplicité du mécanisme de distribution permet un enlèvement aisé des tiroirs, sans démontage d'aucune autre pièce.