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Dispositif de manoeuvre des commandes d'aéronef.
La présente invention concerne les dispositifs de manoeuvre des commandes d'un aéronef. La manoeuvre de celles-ci, par exemple des commandes du carburateur, se fait habituellement au moyen de leviers disposés de manière à se mouvoir selon un angle qui n'excède pas approximati- vement 90 .
Dans le cas de grosappareils, dans lesquels de grandes charges sont imposées aux commandes, on ne peut pas prévoir un levier de longueur suffisante pour permettre de manoeuvrer ces commandes avec un effort raisonnable; en outre les moteurs de très forte puissance sont fréquemment montés à une grande distance du fuselage et à moins que l'on @
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ne manoeuvre avec soin les leviers de commande de papillon, une accélération subite et totale peut se révéler dangereuse pour la structure de l'aile sur laquelle les moteurs sont montés, particulièrement lorsque ceux-ci sont essayés au point fixe.
La présente invention a pour objet un dispositif au moyen duquel le mouvement voulu des commandes peut s'ef- fectuer par une série d'étapes qui ne nécessitent sensiblement pas d'effort.
Elle a également pour objet : dispositif destiné à freiner le levier.de manoeuvre ou poignée de sorte que la première poignée reste dans la même position lorsque le pilote déplace sa main d'une poignée vers une autre; un dispositif de butée destiné à arrêter le mouvement d'une poignée ou levier ou à déterminer à l'avance la grandeur de ce mouvement ainsi qu'un dispositif au moyen duquel on peut affranchir une poignée de l'action de la butée et la déplacer au-delà de celle-ci; un dispositif qui permet de commander d'une manière différentielle deux moteurs montés à égale distance du fuselage; un dispositif destiné à raccourcir automatiquement les poignées en des points déterminés à l'a.vance et enfin un dispositif destiné à faire tourner automatiquement les poignées sur leurs axes en des points prédéterminés.
Dans un dispositif destiné à manoeuvrer les comman- des d'un aéronef et construit selon la présente invention, l'organe de manoeuvre comprend un élément monté de manière à pouvoir tourner qui possède une série de poignées ou leviers de manoeuvre faisant saillie radialement au moyen desquels on peut manoeuvrer cet élément pas à pas ; uneliaison appro- priée est prévue entre cet élément et le dispositif commandé pour transmettre le mouvement rotatoire de l'organe de manoeu- vre sous forme de mouvement linéaire.
Une série d'organes de manoeuvre, chacun manoeuvrant n
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une commande distincte, peut être montée sur un arbre commun disposé à angle droit par rapport à l'axe longitudinal de la machine et des groupes de ces organes et d'organes, fixes peuvent à volonté être montés sur des arbres parallèles.
Un organe fixe peut être prévu au voisinage de chaque organe de manoeuvre et il sert de support pour un ou plusieurs dispositifs auxiliaires qui coopèrent avec l'organe de manoeuvre voisin. Un dispositif comprenant un élément agissant par friction, monté sur l'organe'fixe voisin et agissant sur chaque organe de manoeuvre, peut être prévu pour maintenir n'importe lequel de ces derniers dans la position oÙ!, il a été amené.
Des dispositifs comprenant des butées portées par les organes fixes et susceptibles de coopérer respective- ment avec des butées portées par les organes de manoeuvre peuvent être prévus pour arrêter le mouvement de ces derniers à n'importe quel point voulu. On peut prévoir le dégagement du mécanisme d'arrêt, au moyen d'un élément, monté à glisse- ment sur le dispositif de manoeuvre, qui amène les butées hors d'alignement.
Lorsque le dispositif conforme à l'invention est destiné à être utilisé sur un aéronef mû par deux moteurs, on peut prévoir un dispositif destiné à faire fonctionner les deux moteurs simultanément d'une manière différentielle ou de la même manière. Ce dispositif peut comporter un pignon mobile sur l'organe fixe voisin et susceptible d'être mis en prise avec un engrenage prévu sur deux éléments de manoeuvre disposés au voisinage l'un de l'autre, la mise en action du pignon in- termédiaire provoque le fonctionnement des deux organes de manoeuvre en sens inverse.
Les dispositifs de manoeuvre peuvent être construits de manière à glisser radialement et l'on peut prévoir un dis- positif destiné à provoquer automatiquement le glissement des
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poignées vers l'intérieur lorsqu'elles atteignent une position déterminée à l'avance; par ce moyen lorsque des groupes d'or- ganes de manoeuvre sont disposés sur des arbres parallèles, ils glissent automatiquement vers l'intérieur au moment où ils franchissent l'axe sur lequel est monté un autre groupe d'organes de manoeuvre. Cette disposition permet de loger un certain nombre de groupes d'organes de manoeuvre dans un espace minimum.
Les poignées de manoeuvre peuvent être montées sur des broches, une liaison qui comporte une fente formant came et un goujon, étant prévue entre chaque poignée de manoeuvre et la broche, ce qui provoque la rotation des poi- gnées autour de leurs broches lorsqu'elles sont ramenées vers l'intérieur.
La description qui va suivre en regard des dessins annexés donnés à titre d'exemple non limitatif fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, toutes les particularités qui ressortent tant du texte que des dessins faisant bien entendu partie de celle-ci.
Les fig. 1 et 2 sont respectivement des vues en élévation latérale et en bout d'un appareil conforme à la présente invention monté dans un bottier.
La fig. 3 est une vue latérale plus détaillée, la paroi du boîtier étant enlevée, qui montre différentes modifications.
Les fig. 4, 5 et 6 sont des vues de détail des éléments montrés dans la fig. 3.
Les fig. 7, 8, 8a, 9 et 9a sont des vues détaillées des modifications qui peuvent être comprises dans l'appareil.
L'appareil comprend deux séries 1,2 de quatre roues à rais; la série 1 est montée de manière à pouvoir tourner sur un arbre commun 3, la série 2 est montée de la même manière sur un arbre 31, les arbres 3 et 31 sont disposés @
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perpendiculairement à l'axe longitudinal de la machine, parallèlement l'un à l'autre et rapprochés, dans un boîtier qui consiste en deux plaques latérales 4, 41 réunies par des boulons. Les roues à rais 1 peuvent être les commandes de papillon et les roues à rais 2 les commandes d'hélice. Les rais des roues 1 et 2 dépassent les périphéries des roues et constituent les leviers de manoeuvre 5 et 51 au moyen desquels le pilote fait-tourner les roues sur lesquelles ils sont fixés pour manoeuvrer graduellement des différentes commandes d'un avion.
Chaque roue 1,2 comporte un moyeu 6 ou 61 qui porte, ou sur lequel est usiné un engrenage ou un organe denté analogue 7 constamment en prise avec une crémaillère circulaire 8, chaque roue ayant une crémaillère. Les organes dentés 7 et les crémaillères 8 peuvent être remplacés par des poulies et des câbles, des chaînes e.tc... ou d'autres dispositifs mécani- ques destinés à transformer le mouvement circulaire d'une roue en un mouvement linéaire.
Etant donné que dans un dispositif à pignon et crémaillère destiné à transformer le mouvement circulaire du moyeu ou de la roue en le mouvement- linéaire d'une bielle ou d'un câble, il peut exister ou prendre naissance un certain degré de jeu, on peut, comme il est représenté dans la fig. 3, monter chaque crémaillère dans un élément placé excentrique- ment 9. On prévoit dans la face dentée de la crémaillère, une fente 10 avec laquelle est susceptible de coopérer l'extrémité d'une vis de blocage 11 montée dans la partie fixe 12 du boîtier; cette vis 11 traverse une fente 13 prévue dans l'élément 9, de sorte que lorsque l'on fait tourner ce dernier pour faire varier la position de la- crémaillère par rapport au pignon 7, elle empêche la crémaillère de tourner.
Comme dans certains cas il peut être nécessaire de faire faire plus d'un tour à une roue de commande il est @
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avantageux de prévoir un dispositif qui indique au pilote la position de la commande. Un dispositif approprié est représenté dans la fig. dans laauelle une extrémité d'un levier 14 est montée sur la tige 15, qui est mue par la crémail- lère 8. Le levier 14 est articulé au voisinage de son autre extrémité sur une console 16 fixée sur le boitier ou autre endroit fixe. A l'extrémité opposée à la tige 15, le levier 14 est relié à une tige 17 disposée de manière à faire mou- voir un index 18 placé en face d'une échelle appropriée 19.
Lorsque l'on désire établir un dispositif destiné à avertir le pilote, par exemple de ce que le train d'atté- rissage n'est pas dans la position voulue, le levier 14 qui fait mouvoir le dispositif indicateur peut à volonté être monté de manière à coopérer à fin de course avec un dispositif interrupteur électrique 141; ou bien on peut utiliser dans ce but un levier séparé ou un autre dispositif approprié mû par le moyeu ou la roue.
Les leviers de commande étant disposés de la manière décrite ci-dessus, le pilote a seulement besoin de déplacer sa main de la distance qui sépare deux leviers ou poignées, distance oui peut être établie suivant certaines positions spécialement demandées, telles que "ralenti" "vitesse de régime" ou !!décollage!!. Les leviers ou poignées peuvent avoir à volonté des longueurs et/ou des couleurs différentes.
Dans la forme de réalisation décrite, deux séries de leviers de commande ou poignées sont montées dans des plans parallèles et très près l'une de l'autre de sorte que le pilote peut en faire mouvoir une ou plusieurs à volonté.
Cependant on peut utiliser un seul groupe ou série de leviers de commande, ou plus de deux.
Selon une autre caractéristique de la présente invention on prévoit un dispositif destiné à freiner chaque
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roue mobile de manière qu'elle garde la même position lorsque le pilote déplace sa main d'une poignée vers une autre. Un dispositif approprié est représenté dans la fig.3 et, plus en détail, dans la fig.4. Il comporte des organes fixes 20,chacun d'eux possède un rebord 21 et est disposé -au voisinage de l'une des faces de chaque roue mobile 1,2.
Dans le cas de groupes de roues montées sur un axe commun, la disposition est celle qui est représentée sur la fig. 2 dans laquelle les organes fixes 20 alternent avec les roues de manoeuvre 5 ou 51. Le rebord 21 de chaque organe fixe 20 comporte un élargissement qui est foré radialement pour rece- voir une broche 22, dont l'extrémité extérieure comporte un bouton 23 et l'extrémité intérieure un filetage 24 sur lequel est monté un élément frottant 25, la portion de ce dernier qui fait saillie extérieurement est susceptible de porter contre la. face interne d'un rebord 26 situé sur la roue à rais.
Une rondelle élastique ou un ressort 27 est interposé entre le bouton 23 et la surface de l'organe fixe pour permettre de faire varier à volonté l'intensité du frottement.
Afin de permettre l'arrêt du mouvement de chaque roue mobile en n'importe quel point voulu, les organes fixes
20 (fig.3 et 5) peuvent comporter chacun une butée réglable
28 avec lesquelles des goujons 29 fixés sur les roues mobiles
1,2 sont respectivement susceptibles de coopérer. Comme il peut être souhaitable de faire mouvoir la roue plus loin que ce point d'arrêt, chaque goujon 29 est fixé sur une broche 30 montée à glissement à l'extrémité d'une poignée 5, 51 (fig. 7) cette broche étant maintenue dans sa position extérieure par un ressort 31. Le montage est tel que lorsque l'on désire faire franchir la butée 28 à l'une des poignées, la partie
30 de la poignée est repoussée, le goujon étant ainsi poussé vers l'intérieur au-dessous de la butée 28 située sur l'organe fixe.
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Selon une nouvelle caractéristique de l'invention, on peut établir un dispositif destiné à manoeuvrer simulta- nément deux commandes soit dans le même sens, soit d'une manière différentielle. Par exemple dans certains genres d'aéronefs l'on peut vouloir accélérer simultanément deux moteurs montés à égale distance du fuselage, ou l'on peut désirer commander les moteurs situés le plus à l'extérieur d'une manière différentielle (par exemple pendant le ralenti) en déplaçant vers l'avant les poignées d'une roue et vers l'arrière les poignées portées par l'autre roue, ou la roue adjacente, et ceci avec la même main.
Comme la distance des deux poignées peut être trop grande pour cette dernière opé- ration, les organes fixes 20 logés entre les roues à rais peuvent comporter chacun un support 33 percé d'un alésage ra- dial 34 dans lequel une broche 35 munie d'un pignon 36 est susceptible de glisser à l'encontre de l'action d'un ressort 37 (fig.6). Les roues à rais comportent des cadrans dentés ou roues 38 qui couvrent l'angle selon lequel se déplace la commande en question et le pignon 36 est susceptible de coopé- rer avec deux d'entre eux. Lorsque le pignon 36 est dans la position extérieure ou position normale (comme le représente la fig. 6), les roues à rais peuvent être mues indépendamment l'une de l'autre dans l'un ou l'autre sens, ou ensemble dans le même sens.
Mais lorsque le pilote désire obtenir un mouve- ment différentiel, il enfonce la broche 35 qui porte le pignon 36 et qui est munie d'une poignée appropriée 39, pour amener le pignon 36 à engrener avec les quadrants dentés ou roues 38.
Il fait alors tourner la poignée portée par la broche 35 au- tour de son axe, ce qui entraîne la rotation des deux roues dans des sens opposés. Lorsque le pilote enlève sa main, l'engrenage différentiel est automatiquement désaccouplé par le ressort 37.
Dans des cas tels que celui qui est représenté dans
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les dessins où les roues de commande à rais sont montées sur des axes parallèles séparés, 3, 31 disposés tout près l'un de l'autre les poignées portées par les roues à 'rais sont de préférence montées, comme le représentent les fig.
8, 8a, de sorte qu'elles peuvent être automatiquement rac- courcies lorsque les poignées de l'une des roues franchissent le trajet de n'importe quelle autre. Dans ce but l'organe fixe 20 comporte une surface en forme de came 40 avec laquelle est susceptible de coopérer une petite roue ou galet 41 monté sur l'extrémité intérieure de la poignée 42 poussée par un ressort et montée à glissement comme on l'a¯décrit en regard de la fig. 7. Le galet 41 tire la poignée 42 vers l'intérieur à l'encontre de son ressort vers la position déterminée à l'avance.
En raison du peu d'espace disponible, il est souhaitable de disposer les roues de commande aussi près l'une de l'autre que possible. Mais étant donné que les bou- tons situés sur les poignées sont de préférence plus larges dans un sens que dans l'autre, il est avantageux de disposer ces poignées de manière qu'elles soient libres de tourner d'un angle de 90 de sorte que lorsqu'elles sont utilisées, ce soit la surface large qui se présente au'pilote et lorsqu'elles ne le sont pas, ce soit la surface étroite.
Un dispositif approprié est représenté dans les fig. 9 et 9a; la poignée 42 comporte une fente en spirale 43 qui joue le rôle de camme dans laquelle est susceptible de s'engager un goujon 44 porté par la broche 45 sur laquelle la poignée 42 peut glisser lon- gitudinalement; la disposition est telle que lorsque la broche
45 est tirée vers le bas par la fente qui forme came la poignée
46 tourne d'un angle de 90 .
Dans un dispositif construit selon l'invention, il est évident que l'organe de manoèuvre peut tourner de 3600 ou davantage; par conséquent, pour une longueur donnée de levier, l'opérateur peut obtenir un avantage mécanique relativement
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aux dispositifs connus dans lesquels, comme il est indiqué ci-dessus, le mouvement angulaire du levier de commande ne s'effectue pas normalement selon un angle excédant 90 La précision d'une commande conforme à l'invention peut aussi être plus grande en raison de cet angle de fonctionnement plus grand.
Il est bien évident que des modifications de détails peuvent être apportées à la forme de réalisation dé- crite sans sortir pour cela du cadre de l'invention.