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;,'Plaque chauffante plus particulièrement pour réchauds domestiques,
Les réchauds à gaz de ville, butagaz, eta, sont généralement constitués, pour chaque " tête " ou Et flamme " d'au moins une couronne tubulaire percée de trous pour la sortie du gaz. enflamme., chaque Il flamme 't étant ainsi constituée par une ou plusieurs couronnes concentriques ou de rampes de petites flammes.
Ces flammes se développent dans un découpage généralement rond de la tôle du réchaud, pour venir en contact direct avec le fond du récipient à chauffer, supporté par des nervures radiales d'un anneau plat posé dans ce découpage. Ce mode de chauffage à flamme nue est anti-rationnel en ce sens qu'une grande partie de la chaleur est perdue dans l'-air qui circule autour du récipient, et une autre partie est perdue du fait que l'échange de chaleur ne se fait pas assez rapidement à travers la parai du récipient ; si la flamme est portée à son maximum d'intensité, les flammes débordent le fond du récipient et lè. chent la paroi verticale de celui-ci, avec une perte considérable de la chaleur disponible
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(phénomène bien connu des ménagères) ;
si la flamme est maintenue trop petite, la cuisson est lente et la perte reste encore proportionnellement très élevée. D'une manière générale, on peut dire qu'au maximum 50 % de la chaleur disponible est utilisée efficacement.
Dans le but de réduire ces pertes, et d'obtenir un rendement aussi élevé que possible, l'invention propose une plaque métallique bonne conductrice, dont la surface est plusieurs fois plus grande que celle du découpage normal du réchaud. Cette plaque est mise à plat, à une distance convenable, au-dessus de la flamme du brûleur ;elle est supportée par exemple en quatre points, par des blocs isolants, de manière à laisser subsister entre elle et la plaque du réchaud un intervalle d'environ un centimètre, le rond avec ses nervures, étant préalablement enlevé.
Les flammes qui se dégagent du brûleur viennent, avec l'air aspiré, frapper la face inférieure de la plaque, s'infléchissent et lèchent toute cette surface ; la plaque chauffante est ainsi portée à une haute température sur toute sa surface. En fait, si un seul récipient est posé sur la plaque, l'économie réalisée sera très faible, mais comme la plaque a une grande surface, elle peut recevoir à la fois 3-4-6 ou plus de récipients qui seront tous chauffés au même titre, de sorte qu'un seul bec ou brûleur pourra chauffer plusieurs récipients avec la même consommation de combustible que précédemment pour un seul récipient.
Au point de vue construction et efficacité, l'invention prévoit à la face inférieure de la plaque des nervures concentriques et des nervures diagonales ou radiales qui, non seulement agissent pour empêcher le gondolage, mais encore pour créer sous la plaque des zones de localisation du matelas d'air chaud et de flammes ; dans ce même ordre d'idées, la plaque est équipée, sur tout son pourtour, d'un rebord vertical inférieur emprisonnant dans une certaine mesure le matelas d'air chaud. Enfin, des fentes radiales peuvent être prévues dans l'épaisseur de la plaque, pour
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/I V v v laisser passer directement,vers le haut une certaine quantité de chaleur.
En son milieu, la plaque est ouverte et pourvue de saillies ou dents radiales pour supporter un récipient que l'on veut mettre à feu nu ; ce récipient ferme alors la plaque dont le chauffage s'opère comme il a été dit. Cette ouverture peut aussi être obturée par un couvercle'plat quand on ne désire pas chauffer à feu nu.
Un exemple non limitatif de réalisation d'une plaque chauffante conforme à l'invention est représenté au dessin annexé, dans .lequel : fig.l est une vue en plan par le dessus, fig.2 est une coupe suivant II-II de la fig.l. fig. 3 est une coupe suivant III-III de la fig.l.
La plaque représentée est de forme carrée ; elle pourrait être autre. Pratiquement, ses dimensions sont de l'ordre de 35 x 35 cm. ou 35 x 70 environ, mais sans limitation. Elle est faite d'une feuille rigide de métal, venue avec des nervures inférieures, comme décrit ci-après, et avec un rebord vertical inférieur 1 sur tout son pourtour.
Sa face inférieure comporte une nervure annulaire 2 aoncen- trique à un trou central 3 qui peut lui-même être bordé par une nervure 4. Elle comporte en outre huit nervures, dont quatre diagonales 5 et quatre médianes 6. Les premières se prolongent radialement dans la partie découpée 3, pour former supports 7 d'un récipient à. poser directement au-dessus du trou 3. Chaque nervure 5 comporte en outre une partie 8 en forme de logement, pour recevoir un bloc 9 en matière isolante ; ces blocs font saillie en dehors de, leur logement et constituent les points par lesquels la plaque sera supportée par le réchaud.
Dans chaque nervure 6 est pratiquée une fente allongée 10, traversant toute l'épaisseur de la plaque ; ces fentes ont une section allant en se rétrécissant vers le haut, et elles servent au dégagement vers les récipients posés sur la plaque, de l'air et des gaz chauds.
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Le chauffage se fait donc à la fois par transmission métallique, de la plaque aux récipients, et par contact direct grâce à ces fentes. En outre, un chauffage à feu nu peut être réalisé par le trou 3 ; si ce chauffage à feu nu n'est pas désiré, on recouvre le trou 3 d'un couvercle 11 reposant sur les saillies 7 et qui affleure la surface supérieure de la plaque.
Pour l'emploi de la plaque, on enlève du réchaud les garnitures habituelles ou ronds qui entourent les brûleurs.
REVENDICATIONS.
1. Plaque chauffante, plus particulièrement pour réchauds domestiques, caractérisée en ce qu'elle est faite d'une feuille métallique rigide, plane, dont la surface est plusieurs fois plus grande que celle d'un Il bec Il du réchaud, cette plaque comportant, à sa face inférieure, des nervures circulaires, diagonales, médianes et (ou) autres, tant pour sa rigidité que pour la délimitation de zones de retenue du matelas d'air et de gaz chauds, ainsi qu'un rebord périphérique inférieur, et étant équipée de supports isolants, de hauteur réglable, pour son contact avec la plaque du réchaud.