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"Procédé pour la fabrication de feuilles de tabac".
La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication de feuilles de tabac à partir de côtes, déchets et feuilles de tabac généralement impropres à être manufacturées.
Le procédé, objet de l'invention, se caractérise essentiel- lement par le fait qu'à l'inverse des procédés déjà essayés, sans succès d'ailleurs, le produit final est un tabac présentant les qualités chimiques, physiques et mécaniques du tabac naturel. De . plus, les feuilles peuvent être fabriquées par tout procédé indus- triel et surtout d'une manière continue et rapide.
On a déjà proposé de partir, pour une fabrication semblable, de côtes et déchets de tabac et de les traiter sur des machines à papier. La solution ainsi présentée est-de réalisation impossi- ble. On a proposé, pour surmonter la difficulté, d'additionner différents ingrédients, dont le but essentiel était de donner à la matière tabac une charpente suffisamment résistante pour pou-
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voir tirer des feuilles, notamment en continu. On a aussi préconisé de soumettra la matière première à une opération préalable, dont le but est d'extraire toutes les matières solubles, ce qui a été jugé suffisant pour obtenir une pâte traitable. Or, cette solution est insuffisante, car la pâte obtenue ne permet pas l'utilisation des machines à papier surtout pour l'obtention de feuilles finales constituées des principes du tabac naturel.
Contrairement à toutes ces propositions', la présente invention concerne un procédé total, qui permet de réaliser d'une façon industrielle et systématique, des feuilles se rapprochant très sensiblement des feuilles de tabac naturelles, dont les qualités mécaniques et aromatiques peuvent être prédéterminées.
Le procédé, objet de l'invention, comporte essentiellement trois opérations bien définies'
1 ) Une opération d'extraction ou de lessivage, dont le but 3st de séparer d'une manière aussi complète que possible la cellulose-fibres et tous les autres constituants et surtout lesmatières résineuses;
2 ) la préparation de la cellulose-fibres immédiatement suivie du façonnage des feuilles, sur des machines' adéquates ;
3 ) le traitement et l'apprêt des feuilles obtenues sub.2 , par les extraits récoltés sub.l avec ou sans addition d'autres produits.
De cette manière, on peut préparer une pâte pouvant se travailler à l'égal du papier, pour ce qui est du tirage des feuilles bien entendu, sur des machines rapides et d'un rendement continu.
Le procédé ainsi indiqué dans ses éléments essentiels peut présenter des prescriptions de détail variables suivant les machines dont on dispose et les qualités physico-chimiques et organoleptiques que l'on désire obtenir.
Suivant un mode opératoire donné à titre d'exemple, les côtés et déchets de départ sont tronçonnés en morceaux de l'ordre de 3 à 4 cm. de longueur. La matière ainsi fragmentée est mise à macérer, préférablement à chaud, dans des bains de lessivage,'dont
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la., composition qualitative peut varier suivant la provenance de la matière de tabac. Le but de cette opération est de dissoudre tou- 'teslesmatières autres que la cellulose.
La masse macérée est alors essorée, par pressage, par centri-fugagation ou de toute autre manière, afin d'en extraire le maximum d'eau possible. Ensuite, la matière est lavée dans le but'de débarrasser le plus possible les fibres-cellulose de toutes les matières étrangères, qui pourraient encore y adhérer. Par cette opération, intermédiaire, on récupère d'ailleurs toutes les matières organiques que 1.'on peut ultérieurement réintroduire dans les feuilles au prorata des qualités finales.désirées..Cette opération de lavage peut efficacement 'se faire dans des diffuseurs.
La pâte passe ensuite dans des défibreurs, dont le but est de désagréger les fibres. Cette opération peut être suivie de traitements complémentaires, tels que séparation-des noeuds et épuration- éventuelle, par exemple, par épurateurs plats à secousse ou épurateurs rotatifs dans le but d'obtenir une pâte aussi homogène que possible.
Pour certaines fabrications, la pâte venant des diffuseurs, pourrait être directement dirigée vers les appareils de préparation, soit vers les triturateurs,'soit vers des meuletons, afin d'y subir directement une opération de raffinage.
Les lessives provenant des traitements susdécrits seront soigneusement tenues en réserve pour être utilisées lors de l'apprêt des feuilles.
La pâte ainsi traitée est prête pour le façonnage. Dans ce but, la pâte venant des diffuseurs ou directement des meuletons, passe dans des piles raffineuses, dans lesquelles pourront être introduites les matières de collage, de charge et de colora/bien.Finalement, la pâte sera dirigée vers le cuvier de la machine, puisau sablier,au épurateurs et ensuite 'sur la machine à façonner le papier. La machine devra évidem- -ment être étudiée spécialement pour le genre et le grammage du papier, ainsi que pour régler'.la production journalière.
En bout de machine, le papier sera humecté au moyen d'arrosoirs ou de nubilosas et recevra une première/ajoute de l'extrait venant
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du lossivage ou de tout autre produit aromatique ou autre, jugé adéquat.
Les feuilles de papier tabac ainsi obtenues doivent alors être traitées et apprêtées, de manière à répondre aux conditions aromatiques désirées. En quelque sorte, ces feuilles préparatoires constituent la matière-tabac de base. Les rouleaux ou feuilles susdites déjà légèrement humectées au sortir de la machine, passeront après un temps de macération dans une calendre dont les roubaux pourront avantageusement être constitués les uns, en fonte coquille pour être chauffés à la vapeur, les autres, en matières com- pressées (papier en asbeste) et combinés de manière à donner aux rouilles un,! surface et un aspect répondant au mieux à l'aspect des feuilles de tabac.
des différents stages de fabrication terminés, il reste à rendre à le feuille, boutes les propriétés de la feuille de tabac, ce qui fera l'objet de l'apprêt final, par dosage et trempage du papier dansdessolutionsappropriées.
Il est entendu que l'on peut modifier les différentes phases caractérisant le procédé ou bien les remplacer en tout ou en partie par des phases équivalentes.
Les machines sont également très variables et il est possible de fabriquer des feuilles en continu ou en travail intermittent.
REVENDICATIONS.
1.- Procédé de fabrication de feuilles de tabac à partir de cotes et déchets de tabac, caractérisé par le fait que ceux-ci sont traités en vue de séparer la cellulose et les autres constituants, notaient les matières résineuses; que la cellulose-fibres est traitée en vue d'obtenir une pâte pouvant être tirée en feuilles; les feuilles ainsi obtenues étant ultérieurement traitées avec les extraits de la première opération avec ou sans addition d'autres matières aromatiques colorantes ou autres.
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"Process for the production of tobacco leaves".
The present invention relates to a process for manufacturing tobacco leaves from ribs, scraps and tobacco leaves generally unsuitable for manufacture.
The process, object of the invention, is essentially characterized by the fact that, unlike the processes already tried, without success moreover, the final product is a tobacco exhibiting the chemical, physical and mechanical qualities of tobacco. natural. From. moreover, the sheets can be produced by any industrial process and above all in a continuous and rapid manner.
It has already been proposed to start, for a similar production, of ribs and tobacco waste and to process them on paper machines. The solution thus presented is impossible to achieve. To overcome the difficulty, it has been proposed to add various ingredients, the essential purpose of which was to give the tobacco material a sufficiently strong framework to be able to
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see sheets pulling, especially continuously. It has also been recommended to subject the raw material to a preliminary operation, the aim of which is to extract all the soluble materials, which was considered sufficient to obtain a treatable paste. However, this solution is insufficient, because the pulp obtained does not allow the use of paper machines, especially for obtaining final sheets made up of the principles of natural tobacco.
Contrary to all these proposals', the present invention relates to a total process, which makes it possible to produce in an industrial and systematic manner, leaves very substantially similar to natural tobacco leaves, the mechanical and aromatic qualities of which can be predetermined.
The method, object of the invention, essentially comprises three well-defined operations'
1) An extraction or leaching operation, the aim of which is to separate as completely as possible the cellulose-fibers and all the other constituents and especially the resinous materials;
2) the preparation of the cellulose-fibers immediately followed by the shaping of the sheets, on suitable machines;
3) the treatment and the preparation of the leaves obtained sub.2, by the extracts collected sub.l with or without addition of other products.
In this way, it is possible to prepare a pulp which can work on equal terms with paper, with regard to the pulling of the sheets of course, on fast machines and of continuous output.
The process thus indicated in its essential elements can present variable specifications according to the machines available and the physico-chemical and organoleptic qualities that are desired.
According to an operating mode given by way of example, the sides and starting scraps are cut into pieces of the order of 3 to 4 cm. length. The material thus fragmented is left to macerate, preferably hot, in leaching baths, 'of which
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The qualitative composition may vary depending on the origin of the tobacco material. The purpose of this operation is to dissolve all materials other than cellulose.
The macerated mass is then wrung out, by pressing, by centrifugation or in any other way, in order to extract as much water as possible. Then, the material is washed in order to rid the cellulose fibers as much as possible of all foreign matter, which might still adhere to it. By this intermediate operation, moreover, all the organic matter is recovered which can subsequently be reintroduced into the leaves in proportion to the final qualities desired. This washing operation can effectively be done in diffusers.
The pulp then passes through defibrators, the purpose of which is to break up the fibers. This operation can be followed by additional treatments, such as separation-of the nodes and possible purification, for example, by flat shaking scrubbers or rotary scrubbers in order to obtain a paste as homogeneous as possible.
For certain products, the pulp coming from the diffusers could be sent directly to the preparation apparatus, either to the crushers, or to millers, in order to undergo a refining operation there directly.
The detergents resulting from the above-described treatments will be carefully kept in reserve to be used during the priming of the sheets.
The dough thus treated is ready for shaping. For this purpose, the paste coming from the diffusers or directly from the mills, passes through refining piles, into which the fining, filler and coloring materials can be introduced. Finally, the paste will be sent to the vat of the machine. , then to the hourglass, to the scrubbers and then to the paper converting machine. The machine will obviously have to be specially designed for the type and weight of the paper, as well as for regulating the daily production.
At the end of the machine, the paper will be moistened with watering cans or nubilosas and will receive a first / added extract from
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lossivage or any other aromatic or other product deemed adequate.
The sheets of tobacco paper thus obtained must then be treated and finished, so as to meet the desired aromatic conditions. In a way, these preparatory sheets constitute the basic tobacco material. The aforementioned rolls or sheets, already slightly moistened on leaving the machine, will pass after a period of maceration in a calender, the coils of which may advantageously be made up, some of shell cast iron to be heated by steam, the others of common materials. pressed (asbestos paper) and combined so as to give the rusts a ,! surface and an appearance best matching the appearance of tobacco leaves.
the various stages of production completed, it remains to return to the sheet, ends the properties of the tobacco leaf, which will be the subject of the final finish, by dosing and dipping the paper in appropriate solutions.
It is understood that it is possible to modify the different phases characterizing the process or else to replace them in whole or in part with equivalent phases.
The machines are also very variable and it is possible to manufacture sheets continuously or in intermittent work.
CLAIMS.
1.- A method of manufacturing tobacco leaves from odds and tobacco waste, characterized in that the latter are treated with a view to separating the cellulose and the other constituents, noted the resinous materials; that the cellulose-fibers are processed to obtain a pulp which can be drawn into sheets; the leaves thus obtained being subsequently treated with the extracts from the first operation with or without the addition of other coloring or other aromatic materials.