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Dispositif, en particulier pour machine à écrire.
Ltécriture des machines à écrire employées actuellement est formée de façon que le cha-riot de la machine se déplace toujours de la même quantité lorsqu'on agit sur une touche quelconque du clavier. Mais, comme les lettres que comprend l'alphabet peuvent être classées approximativement en lettres de trois largeurs différentes, il se produit entre les let- tres du texte écrit à la machine des intervalles de largeur différente, de sorte que l'écriture est irrégulière, et il est nécessaire en outre que quelques-unes des lettres les plus larges soient comprimées notablement afin qu'elles puis- sent être inscrites dans l'intervalle invariable, conformé- ment à l'avancement du chariot de la machine,
ce qui ncon-
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tribue pas non plus à donner un aspect agréable à l'écriture.
La présente invention se rapporte à un dispositif, en particulier pour machine à écrire, qui permet 1''emploi d'un caractère d'imprimerie normal et nullement déformé et grâce auquel les intervalles entre les différentes lettres écrites sont d'une largeur égale. Conformément à l'invention, ce résultat est réalisé grâce au fait qu'entre le mécanisme des leviers à touche et le dispositif de commande du dépla- cement du cha-riot de la machine, on a prévu un dispositif qui commande la grandeur d'un avancement inégal du chariot de la machine, de préférence suivant la largeur de la lettre correspondante.
Sur le dessin annexé, on a représenté à titre d'exem- ples des modes d'exécution de la présente invention. Sur ce dessin, la figure 1 montre en élévation latérale deux posi- tions différentes du levier à touche d'une machine à écrire pourvue du dispositif objet de l'invention. les figures 2 et 3 montrent en élévation d-e face et en élévation latérale un élément du nouveau dispositif, les figures 4 et 5 représentent de la même façon une autre forme d'exécution du même élément, la figure 6 montre, à plus grande échelle, vu de fa- ce, un autre élément d'exécution du même élément et la figure 7 montre également en vue en élévation de face une autre forme d'exécution du même élément ; la figure 8 est un autre exemple de mise en oeuvre de la présente invention.
La dispositif, objet de l'invention, qui sert à réali- ser un avancement inégal du chariot, en particulier dans les machines à écrire, est constitué essentiellement dans le présent exemple d'exécution, par une règle 1, en forme de peigne (voir figures 2 et 3), qui est montée de façon à pou- voir osciller sur des tourillons 2 dans le bâti de la machi-
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ne, au-dessous de la rangée des leviers à touche a (voir figure 1) disposés les uns à côté des autres. Cette règle 1 en forme de peigne est pourvue d'échancrures ou intervalles dentelés 3, de profondeur inégale, en nombre correspondant aux leviers à touche. La profondeur de ces intervalles den- telés 3 est en rapport avec la largeur de la lettre ou du signe qui doit être écrit.
Pour les lettres i, 1, j et pour les signes tels que le trait d'union, le point, le point d'exclamation, etc., on donne à l'intervalle dentelé 3 la plus grande profondeur; cet intervalle 3 sera moins profond pour les lettres o,n,e,k,a,d, etc., et enfin, pour les let- tres m,w,etc., cet intervalle sera le moins profond ou un intervalle 3 en forme de dent ne sera même pas nécessaire.
La règle 1 en forme de peigne est pourvue d'un bras 4, à l'extrémité libre duquel est articulée une des extrémités d'un levier 5. L'autre extrémité du levier 5 est articulée sur une pièce façonnée 6, montée'à glissement, qui est formée avec des gradins - par exemple aussi comme cône à gradins.
Conformément à la classification précitée des lettres en ces trois groupes différents (de largeur différente), cette pièce ou organe 6 est pourvue de trois gradins. Avec la pièce 6 coopère un dispositif, connu en soi, pour l'arrêt et la libération alternés du mouvement du chariot de la machine, par exemple une lame 7, montée de façon à pouvoir osciller, sur laquelle agit un ressort 8' (voir également la figure 6).
On a désigné par 7' la lame immobile ou fixe. Ces lames 7 et 7, s'engagent alternativement dans la roue de commande 9 du chariot, comme le montre la figure 6. On a désigné par 8 un ressort à boudin fixé par une de ses extrémités, à l'organe coulissant 6 et, par l'autre extrémité, à une partie fixe de la machine, par exemple à son '.bâti.
Comme le montre la figure 1, la règle dentelée 1 est disposée obliquement suivant un certain angle et, après qu'un levier à touche a est tombé sur elle, ce qui a lieu par pres-
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sion sur la touche correspondante, cette règle 1 - après que le levier à touche a oscillé librement - s'incline avec le bras 4 pour passer de la position indiquée en pointillé sur la figure 1, à la position représentée en trait plein, et celà proportionnellement à la profondeur de l'échancrure cor- respondante 3. Le levier 5 transmet cette oscillation de la règle 1 ou du bras 4 sur la pièce coulissante façonnée .6, qui se déplace malgré l'action antagoniste du ressort 8 - sur la figure 1, vers la droite - et permet d'après la grandeur de son déplacement, une oscillation plus ou moins prononcée de la lame 7.
Par conséquent, la rotation de la roue 9, et par suite l'étendue du déplacement du chariot dépendent de l'am- plitude de cette oscillation. Lorsque, par exemple, le le- vier à touche a tombe, dans l'intervalle le plus profond, la pièce 6 ne se déplace pas ou se déplace d'une quantité insi- gnifiante, la règle 1 ne se déplace aussi 'que d'une quantité insignifiante et la lame 7 coopère avec le gradin supérieur de la pièce 6, c'est--dire que le chariot de la machine ne se déplace que d'une quantité correspondant à une dent de la roue de commande 9.
Hais, lorsque le levier à touche a tombe dans l'intervalle 3 moins profond, la règle 1 bascule davan- tage et la pièce 6 se déplace de même, de sorte que la lame 7 coopère soit avec le premier, soit avec le deuxième gradin de cette pièce 6, que la roue de commande 9 tourne de deux ou de trois dents et que le chariot de la machine se déplace de la quantité correspondante.
Pour écrire les majuscule-s, a 'est à dire pour écrire avec la touche à majuscules, on a prévu une deuxième règle analogue correspondant au caractère de ces lettres, cette rè- gle venant remplacer la règle 1 des minuscules lorsqu'on agit sur la touche des majuscules. Le fonctionnement des deux rè- gles est toutefois essentiellement le même..
Dans le mode d'exécution suivant les figures 4 et 5, la règle 1 n'est pas pourvue d'intervalles dentelés, mais--)
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les dents prévues 3' sont placées d'une façon différente.
Suivant le caractère de la lettre, quelques dents 3' sont verticales (voir la dent du milieu, figure 5) et d'autres dents sont par contre inclinées vers la gauche ou vers la droite sur cette figure. Pour le restant, cette règle fonc- tionne aussi de la même façon que celle suivant la figure 2.
Suivant la figure 7, on emploie, au lieu des lames connues 7 et 7'pour l'arrêt et la libération alternés du mouvement du chariot de la machine, un organe en forme de secteur denté 7", particulièrement lorsque l'on doit pouvoir exécuter un dépla- cement sûr d'un plus grand nombre de dents, c'est-à-dire lors- que la lame 7 cesserait d'être en prise. Un ressort 8' solli- cite le segment 7".
Sur la figure 8 les leviers à touche a présentent une forme angulaire et sont pourvus d'un prolongement 10 qui, pour son fonctionnement et ses effets, correspond aux inter- valles dentelés 3 ou aux dents 3' des modes d'exécution dé- crits plus haut. Il s'ensuit que les prolongements 10 des leviers à touche a différents ont une longueur différente suivant la largeur de la lettre correspondante. Sur des tou- rillons 2, on a monté dans le -bâti, de façon qu'il puisse osciller, un châssis 11 relié, par un câble 12 passant sur un galet 13, à la pièce façonnée 6 sur laquelle agit le res- sort 8. On a désigné par 14 une rainure dans laquelle peut coulisser longitudinalement cette pièce 6.
Le châssis 11 oscille, pendant qu'on écrit, grâce au levier a; suivant la longueur du prolongement 10 l'oscilla- tion est plus ou moins ample et elle réalise ainsi, au moyen du câble 12, un déplacement plus ou moins important de la pièce façonnée et par conséquent aussi un déplacement plus ou moins grand du chariot de la machine.
D'autres modes de réalisation sont évidemment possibles dans le cadre de l'invention.
Il y a lieu de mentionner que le dispositif objet de
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l'invention s'adapte également à la construction des ma- chines à composer, telles que les machines à composer par lignes, par exemple pour la juxtaposition des matrices, dont les largeurs diffèrent suivant les lettres ou pour la juxtaposition des caractères mêmes.