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dépasse 4 hpz..
Dans les lampes électriques à incandescence, on utilise généralement pour la matière constitutive du filament du tungstène, métal qui a le point de fusion le plus élevé et qui convient donc particulièrement bien à cet effet. Le
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pendant, que la matière ne s'amollisse pendant le fonctionnement de la lampe, il est usuel de donner au filament, pendant le fonctionnement, une température ne dépassant pas environ
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jet de la présente invention, et dont la pression de régime ne dépasse pas 4 hpz., est munie d'un filament qui est constitué
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par un composé ayant un point de fusion supérieur à celui du tungstène et qui est divisé dans le sens longitudinal en un certain nombre de parties de même longueur, deux parties juxtaposées étant toujours enroulées en hélices de sens contraires.
Si l'on utilise comme, matière pour le filament un composé du genre précité, tel que le carbure de hafnium, le carbure de tantale, le carbure de zirconium etc., le fait
que le point de fusion de ces composés est supérieur à celui du tungstène offre l'avantage qu'un filament de ce genre peut fonctionner dans la lampe à une température plus élevée que celle qu'il est possible d'atteindre avec un filament en tungstène. Il en résulte que la partie de l'énergie électrique transmise au filament et transformée en rayonnement visible est plus grande que pour un filament en tungstène qu'on fait
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incandescence munie d'un filament réalisé avec un composé de ce genre a donc un meilleur rendement et convient mieux au but envisagé, à savoir l'émission de rayons lumineux visibles. Dans l'industrie des lampes à incandescence, on sait qu'il est avantageux de donner au filament une forme compacte. En effet, la longueur du filament, mesurée entre les deux points d'attache du filament aux fils d'alimentation prévaut pour la quantité de chaleur transmise à l'atmosphère gazeuse, quantité de chaleur qui, à vrai dire, doit être considérée comme perte d'énergie. Pour cette raison, le filament d'une lampe à incandescence est généralement enroulé une ou plusieurs fois
en forme d'hélice. Dans le cas où, cependant, un filament réalisé avec un des composés précités présenterait la forme usuelle dans l'industrie des lampes à incandescence, on courrait le grand risque de voir se produire des déformations
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<EMI ID=7.1> effet la mise en court-circuit partielle du filament avec toutes ses conséquences fâcheuses. Conformément à la présente invention, on évite cet inconvénient, en donnant au filament la forme précitée et en l'enroulant de la manière décrite plus haut.
L'effet favorable ainsi réalisé peut probablement s'expliquer comme suit: Pour la fabrication de ces filaments, on ne peut pas enrouler en hélice un fil réalisé avec ces composés comme cela se fait avec les filaments en tungstène, parce que la matière est trop cassante à cet effet. Le fil pourrait donc se briser pendant 1 '.enroulement. C'est pourquoi on utilise un fil réalisé avec l'une des matières constitutives du composé à former qu'on enroule de la manière précitée; puis, le filament ainsi réalisé est porté à l'incandescence dans une atmosphère de laquelle peut se séparer l'autre élément du composé à former pour pénétrer dans le fil enroulé. Lorsque, par exemple,' du carbone est à séparer, on peut utiliser une atmosphère de méthane. On peut porter le filament
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térieur de la lampe à fabriquer mais, de préférence, on le fait après cette opération. Cela peut s'effectuer ....éventuellement après le montage du support du filament à l'intérieur de l'ampoule. Par suite de l'incandescence du fil dans l'atmosphère précitée, les deux éléments créent le composé voulu.
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carbure de tantale, on peut utiliser un fil de tantale enroulé qu'on porte à l'incandescence dans une atmosphère de méthane. Lors de la.production du composé, le fil subit une modification de volume ce qui donne naissance à l'intérieur du filament à des efforts qui sont répartis assez uniformément sur
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<EMI ID=11.1> les, ces efforts tendront à déformer le filament qui, par suite,s'ondule ou s'emmêle. Si l'on donne au filament la forme précitée, les efforts qui s'y produisent au cours de
sa formation ne l'affecteront pas. Du fait que dans deux parties adjacentes du filament enroulées dans des sens contraires les efforts sont également dirigés en sens contraire� ils se feront équilibre et ne déformeront donc pas le filament.
Par le sens longitudinal du filament, on entend la direction axiale du filament.
Le filament ainsi. formé et réalisé avec un composé du genre précité, convient particulièrement bien pour être utilisé dans une lampe à incandescence dont la pression de régime dépasse 4 hpz., car dans une lampe de ce genre, grâce à la forte pression, la température du filament peut avoir
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res auxquelles les propriétés favorables de ces composés, savoir leurs points de fusion élevés, peuvent être très bien mises à profit. Pour le tungstène, ces températures sont inadmissibles.
Dans un mode de construction avantageux de la lampe faisant�objet de l'invention, le filament est subdivisé en
un nombre pair de parties de même longueur. De cette manière, on obtient que le filament conserve en substance sa forme initiale pendant la formation. Dans le cas où le filament, suivant un mode d'exécution très avantageux, n'est subdivisé qu'en deux parties de même longueur, il resterait en substance dans le même plan pendant la formation, ce qui peut être avantageux, par exemple pour les lampes à incandescence destinées à la projection. Comme on l'a dit déjà plus haut, le carbure de tantale convient particulièrement bien comme matière pour le filament conforme à l'invention. Cette matière a un point de <EMI ID=13.1>
La fig. 1 représente une lampe qui comporte l'ampoule
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le filament 4 qui est réalisé en carbure de tantale. Ce filament est enroulé en hélice sur toute sa longueur, c'est-à-dire
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dans l'industrie des lampes à incandescence et, par conséquent, non pas conformément à la présente invention. Il est vrai, que en :L'espèce, le fil enroulé en hélice sur toute sa longueur dans une seule direction a également été carburé; les efforts qui résultent de la modification du volume du fil monté dans une lampe se manifestent de telle façon que le fil se tort ou s'emmêle, comme le montre le dessin. On comprendra qu'il peut se produire facilement un court-circuit en C, de sorte que le courant passe alors à partir de A vers B à travers C, ce qui
a pour conséquence naturellement que cette partie court-circuitée est fortement surchargée et que le filament fait défaut prématurément, ce qui peut se produire même avant la fin de la formation.
La fig. � représente un mode de réalisation de la lampe conforme à l'invention, dans lequel l'ampoule 5 contient une atmosphère gazeuse constituée, par exemple par le crypton et l'azote sous une pression de 25 hpz. au cours du fonctionnement. Dans cette ampoule, sont scellés les conducteurs d'alimentation 6 et 7. Le filament 8 est monté en E et F; sur sa
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tandis que sur son autre moitié GF, il est enroulé en hélice dans le sens dextrorsum. Le fil de tantale, après avoir été enroulé de cette manière, était porté à l'incandescence dans une atmosphère telle que du carbone pénètre dans le filament. La modification de volume qui en résulte a pour effet que sur toute la longueur du filament, il se produit des efforts ré-partis uniformément, qui se manifestent dans une certaine direction sur la partie EG et dans une direction opposée sur la partie GF. Il s'ensuit qu'en G, où une partie rectiligne
de très faible longueur relie les moitiés EG et GF enroulées en sens contraire, les efforts de la partie EG seront égaux
et opposés à la somme des efforts de la partie GF de manière à éviter le risque d'emmêlage ou de tordage du filament avec toutes les conséquences fâcheuses.
On comprendra que partout où il s'agit d'enrouler
en sens contraire les deux moitiés du filament, on entend à la fois l'enroulement en forme d'hélice simple et l'enroulement en hélice multiple de chaque moitié du fil, ce qui dépend des conditions dans lesquelles le filament doit fonctionner.