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La présente invention a pour objet un filtre en papier plissé,- propre à débarrasser l'air de particules solides ou vési- cules liquides très fines, et notamment de celles de produits agressifs tels que, par exemple, les arsines.*-
Ce filtre a les tranches de ses plis disposées sur une surface-enveloppe.courbe, 'et lutées à un support de forme corres- pondanteo-
L'invention vise également un procédé pour le lutage des tranches de pli d'un tel filtre à son support.-
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution d'un filtre conforme à l'inventiono
La figol montre, en coupe axiale,
ce filtre monté dans une cartouche épuratrice.--
La figo2 est une variante de la fig.l.-
La figo3 est un schéma relatif au procédé de lutage.-
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La fig.4 montre, en coupe axiale, un dispositif' utili- sable pour le lutageo
Dans l'exemple choisi, le filtre 1 (fig. 1 et 2) est établi à partir d'une bande de papier, plissée en zigzags, para!- lèlement à sa largeur, Le bloc parallélipipédique, d'abord obtenu par plissement de la bande de papier, est taillé obliquement sur l'un de ses bords transversaux aux plis. Le bord opposé est enduit d'un adhésif, tel que du latex de caoutchouco Les tranches des plis se trouvent ainsi réunies côte à côte sur ce bord.
On amène ensuite la bande de papier plissé à la forme d'un éventail circulaire, et l'on réunit ses extrémités l'une à l'autre, par collage. Les tran- ches centrales des plis du filtre, réunies par le lut 2, forment un canal axial, et leurs tranches externes sont réparties sur une surface tronconique idéale. Le canal axial 3 est obturé par la suite, par exemple, au moyen de deux chapeaux métalliques 5, 6, lutés à chacune de ses extrémités.-
Le filtre est logé dans une cuvette tronconique 7, dont l'angle d'ouverture correspond à l'obliquité des tranches externes du filtre. Ces tranches s'ajustent donc contre la paroi latérale de la cuvette 7. Elles y sont fixées par un lut 8.
La cuvette 7 a son fond percé d'un trou central 7', pour l'arrivée de l'air à épurero Elle est fermée, au-dessus du filtre, par un faux fond perforé 9.-
Suivant la fig.1, la cuvette 7 est solidaire d'une hausse cylindrique 10, renfermant un agent d'épuration physico-chimique 11 qui est,par exemple, du charbon actif granuléo Ce produit est légèrement comprimé par un second faux fond 12, également perforé, coulissant dans la hausse 10, et soumis à l'action du ressort 12'.
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Ce ressort prend appui sous un couvercle 13, serti sur la hausse 10. Le couvercle 13 est pourvu d'une tubulure centrale file- tée 14, qui sert à raccorder la cartouche à une embase de masque, par exemple. Grâce à la disposition donnée au filtre, la cartouche a une hauteur très réduite, pour la surface filtrante convenable.-
Suivant la fig.2, la cuvette 7 et la hausse 10 consti- tuent deux pièces distinctes. La hausse 10 est en une seule pièce avec son fond 13. La cuvette 7 et la hausse 10 sont réunies entre elles, par exemple, par sertissage. Le ressort 12' agit sur le faux fond 9. Il s'appuie dans un épaulement du bord de la cuvette.
Le faux fond 12 est maintenu à la distance convenable du fond 13 par un redan 13', entourant ce fond.-
Au lieu d'être fixé directement à la cuvette 7, le pour- tour du filtre pourrait être aussi luté à une douille tronoonique, en une matière quelconque appropriée; carton, métal mince ou autre.
Ce support intermédiaire serait ensuite appliqué contre la surface latérale interne de la cuvette 7. Il pourrait présenter un rebord saillant, qui viendrait former joint de sécurité dans le sertis- sage réunissant la cuvette 7 à la hausse 10.-
Comme lut, on peut utiliser toute matière ou composition appropriée, c'est-à-dire plus ou moins fluide ou simplement plas- tique lors de son application, et susceptible de se solidifier, par l'effet d'une cause physique ou chimiqueo On obtient notamment de bons résultats avec du brai ou de l'asphalte.
On les applique à l'état fondu, et ils font prise au refroidissement.-
Le fait que le contour du filtre doit être luté à une surface courbe est de nature à créer des difficultés, quand on uti- lise un lut qui est plus ou moins fluide lors de son application.-
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On supprime cette difficulté, en maintenant en rotation, pendant l'application du lut (et, le cas échéant, jusqu'} consoli- dation suffisante de celui-ci), la surface courbe qui le reçoi@ En agissant sur la vitesse de cette rotation et,éventuellement, sur l'orientation, par rapport à la verticale, de l'axe autour @ quel elle s'effectue, on peut régler, selon le besoin, la r@pa@@ tition du lut fluide sur le profil de la surface de support.-
Avec un lut assez fluide,
on pourrait mettre le filtre en place dans son support, avant de'couler le lut. Toutefois, il est généralement préférable de couler d'abord le lut sur le support et d'y mettre ensuite le filtre en place.-
Pour travailler suivant ce dernier mode, avec un filtre selon les figo 1 et 2, on monte la cuvette 7 sur un axe 15, dont l'inclinaison est telle que la génératrice inférieure de la cuvette soit en pente vers le fond de celle-ci. On fait tourner l'axe 15, et l'on déverse du lut fluide, par exemple du brai fondu, en 16, à la partie inférieure de la cuvette, vers son bord. Par l'effet de la gravité, le lut fluide tend à s'écouler vers le fond de la cuvette, mais la force centrifuge tend au contraire à le ramener vers le bord de la cuvette.
En choisissant convenablement la pente de la génératrice inférieure de la cuvette, et la vitesse de rotation de cette dernière, on arrive à étaler le lut sur toute la surface tronconique de la cuvette, en une couche sensiblement uniforme, et ceci en un temps très court. Une vitesse de 300 à 400 tours/minute et une pente de 15 à 20 conviennent dans le cas du brai fondu et des cuvettes 7 de diamètre courant.-
Lorsque le lut est ainsi étalé, on peut arrêter l'axe 15 et mettre rapidement le filtre en place dans la cuvette 7. Il est toutefois préférable de mettre le filtre en place pendant que la cuvette 7 est en rotation.-
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Pour opérer de cette façon, on peut avoir recours au dispo- sitif que montre la fig.4.
Ce dispositif comprend un chapeau 17, dont l'entrée a un diamètre qui correspond au plus grand diamètre de la cuvette 70 Le bord de cette entrée vient se loger dans l'épaulement périphérique de la cuvette, en centrant le chapeau sur celle-ci. Le fond du chapeau 17 porte un axe tubulaire 19, sur lequel peut coulisser une poignée creuse 20. Dans cette poignée tourillonne une extrémité d'une tige axiale 21, qui tra- verse le fond du chapeau, et qui est solidaire de celui-ci, en ce qui concerne la rotationo Un ressort 22 est appuyé d'une part contre le fond du chapeau 17 et d'autre part contre une colle- rette 23, solidaire de la tige 21. Il tend à repousser cette tige vers l'intérieur de l'axe tubulaire 19.
A l'intérieur du chapeau 17, la tige 21 se termine en un mandrin 24, qu'on engage dans le canal axial 2 du filtre, pour fixer celui-ci sur le dispositif.-
La cuvette 7 ayant été garnie de lut, on la coiffe du chapeau 17, qui se trouve entraîné dans la rotation, ainsi que le filtre. Il suffit d'exercer une poussée axiale sur la poignée 20, pour amener le filtre en place dans la cuvette 7, et l'y mainte- nir jusqu'à solidification suffisante du luto-
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à ce qui est décrit et représenté, mais peut donner lieu à toute variante basée sur les mêmes principes. Ainsi, la surface-enveloppe des tranches des plis à luter pourrait être non seulement conique, mais avoir toute autre forme courbe, par exemple cylindrique, sphérique, etc...
D'autre part, le filtre, au lieu d'être plan, pourrait avoir une autre forme, par exemple une forme plus ou moins conique, une forme hélicoïdale,' etc... Son contour, au lieu d'être circulaire, pour- rait avoir une forme plus ou moins différente, par exemple une forme ovoïde ou elliptiqueo- /Il-
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