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Abri à l'épreuve des bombes et des gaz.
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L'invention concerne les abris dans lesquels des personnes peuvent trouver une protection contre les éclats et les effets de soufflage des bombes ou contre les gaz toxiques ou autres, ou les deux, pendant les attaques aériennes ou provenant d'autres directions et elle a pour objet un abri économique et efficace de ce type (appelé ci- après "à l'épreuve des bombes'), facile à transporter et à monter.
L'invention consiste dans une construction en forme de tente en une matière sensiblement rigide (telle que la tôle métallique), comportant un toit incliné (qui peut être conique, conoidal ou pyramidal), dont la pente se prolonge jusqu'au sol
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de tous les côtés, de façon que les projectiles suivant une trajectoire sensiblement verticale ou horizontale soient déviés en raison de l'inclinaison de la surface.
Pour mettre l'invention en oeuvre dans la pratique la construction en forme de tente précitée peut être placée dans une excavation creusée dans le sol et comportant une entrée au-dessous du niveau du sol, qui peut avoir la forme d'une tranchée en zig-zag et comporter une ou plusieurs portes, dont l'une est maintenue fermée, pendant que l'autre est ouverte. Les parois de l'excavation, au-dessous de la cons- truction en forme de tente peuvent être étayées ou recouvertes d'un garnissage approprié, qui peut être réuni à la construction, les joints étant rendus étanches au passage des gaz d'une manière connue quelconque.
Pour éliminer les gaz pendant une attaque, on peut faire arriver dans l'abri un liquide ou de l'air comprimé contenus dans des cylindres, ou y introduire de l'air provenant d'une source quelconque appropriée, de façon à y élever la pression et à empêcher les gaz toxiques d'y pénétrer, du fait que l'air s'échappe par les joints éventuellement non étanches.
L'air peut être refoulé dans l'abri par une pompe comportant un filtre approprié du côté de son admission. De même, on peut disposer une pompe destinée à évacuer l'air vicié, lourd, du fond de l'abri.
Suivant une des formes de réalisation pratique de l'invention, la construction en forme de tente peut se faire en éléments faciles à transporter, destinés à être assemblés, sur place, autour d'un châssis approprié, qui peut être suppri- mé dans certains cas.
Dans certains cas, la construction en forme de tente peut aussi être recouverte extérieurement d'une couche de sacs à terre pour augmenter sa résistance à l'action des bombes.
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Il doit être également bien entendu que les éléments de la construction en forme de tente peuvent être des pièces moulées ou façonnées de toute autre manière, en une matière sensiblement rigide, appropriée,, quelconque.
L'invention est facile à comprendre d'après la description qui en est donnée ci-après, avec le dessin annexé à l'appui, sur lequel:
La figure 1 est une coupe verticale d'une forme d'abri anti-aérien suivant l'invention;
La figure 2 est un plan, dont certaines pièces ont été omises pour rendre la figure plus claire;
La figure 3 est une vue d'un détail et
La figure 4 est une élévation d'une variante de l'abri anti-aérien, dont certaines pièces ont été omises.
Sous la forme de construction des figures 1 à 3, l'abri anti-aérien se compose d'une charpente octogonale en tôle métallique, formée de panneaux de côté rectangulaires a, a1 et de panneaux de toit triangulaires b, surmontés par un trou de ventilation c. Cette construction est placée dans une excavation, jusqu'au niveau du 'sommet des panneaux de côté, et on creuse une autre excavation, concentrique, plus petite, de façon à former des banquettes d, qui peuvent être étayées ou recouvertes de béton e. De préférence on creuse une fosse f dans la petite excavation. Deux portes g sont montées dans des encadrements, qui forment deux faces opposées des côtés verticaux octogonaux et communiquent par des passages h, i creusés dans le sol avec des escaliers j, k, qui sont découpés dans le sol et peuvent être recouverts de ciment ou étayés.
Ces portes ont été supprimées sur la fi- gure 1 pour la rendre plus claire. Les passages h, !'sont couverts d'un toit et comportent des supports pour les sacs à terre 1, qui sont remplis avec la terre extraite des @
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excavations et en couvrant le toit de la construction, on réalise une protection contre les éclats de bombe et d'obus.
Les bords inférieurs des panneaux a et a1 sont boulonnés respectivement en o sur des cornières m, n qui reposent sur les banquettes d et se prolongent sur les trois faces qui se trouvent entre les portes situées sur les faces opposées de la construction. Les panneaux a et a1 comportant un rebord p, suivant un bord vertical, qui recouvre le panneau voisin ou l'encadrement a2 de la porte et le joint par recouvrement ainsi formé est fixé par des boulons q.
Les panneaux du toit b (fig.3) comportent un bord en forme de rigole r d'un côté et un bord rabattu vers le haut s de l'autre côté. Les bords s sont destinés à s'emboî- ter dans les bords en forme de rigole r des panneaux voisins et y sont fixés par des boulons t, tandis que les bords inférieurs des panneaux b comportent des rebords u dirigés vers le bas, qui recouvrent les bords supérieurs des panneaux verticaux a et a1 et les encadrements a2 des portes et sont fixés sur eux par des boulons v. Le trou de ventilation c comporte de préférence un rebord w, ayant la forme d'une pyramide octogonale tronquée creuse, boulonnée sur les panneaux de toit b.
De préférence on assemble la construction en pla- çant les cornières m, n sur les banquettes d et en boulon- nant les panneaux a et a1 d'abord sur les cornières, puis entre eux. Ensuite on met en place les encadrements a2 des portes. Puis on boulonne deux panneaux de toit diamétralement opposés sur le sommet de l'encadrement de la porte et on les attache temporairement l'un à l'autre, pour maintenir la construction debout, pendant qu'on boulonne successivement les autres panneaux du toit avec le panneau de toit voisin, puis avec le panneau vertical, situé en-dessous.
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Les passages creusés h, i sont étayés avec des madriers x, fixés l'un à'l'autre par des traverses y; les traverses supérieures supportent des chevrons 1, sur lesquels repose un plancher en bois 2. La paroi extrême des passages h, i et les côtés des escaliers j, k sont également étayés par des madriers 5 et des traverses 4. Les sacs à terre inférieurs reposent sur le plancher 2 et d'autres sacs s'empilent sur eux jusqu'à ce que tout le toit soit redouvert, à part le trou de ventilation c.
Dans certains cas, les panneaux peuvent être soudés au lieu d'être boulonnés l'un sur l'autre, quoique cette dernière forme de construction soit préférable, car elle permet de transporter 1-1,abri en pièces détachées et de le monter après livraison. De même le contour donné aux pan- neaux verticaux a et a1 et aux panneaux de toit b a de pré- férence une forme telle que ces panneaux forment respec- tivement des portions de la surface d'un cylindre et d'un cône et soient ainsi plus susceptibles de supporter la charge des sacs à terre 1 et en tout cas les panneaux ver- ticaux a, a1 peuvent fecevoir des bandes extérieures ou si- milaires (non figurées), pour les maintenir contre toute tendance à se bomber.
Suivant là forme de réalisation de L'abri anti- aérien de la figure 4, destiné à être étanche au passage des gaz, la construction représentée comporte une portion verticale 5 cylindrique, soudée, surmontée d'une portion de toit 6 conique et est placée sur le sol au-dessus d'une ex- cavation, le bord inférieur de la portion verticale 5 étant enfoncé dans le sol en 7.
Il existe un passage unique creusé 8 et un escalier 9, semblables à ceux des figures 1 et 2, et l'intérieur de l'excavation est étayé par des madriers 10. Le passage 8
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comporte à chaque extrémité une porte étanche au passage de l'air 11, montée dans un encadrement il±!, de façon à former un sas à air et l'air est introduit à l'intérieur de l'abri au moyen d'une pompe 12, (qui peut être actionnée mécaniquement ou à la main), par un tuyau 13, qui comporte à son extrémité extérieure un filtre 14 contenant des réactifs appropriés.
On peut faire sortir l'air vicié, par une soupape chargée par un ressort (non figurée) ou l'évacuer par une seconde pompe 15 qui le refoule à l'extérieur de l'abri par un tuyau 16, qui, de préférence contient une soupape de retenue (non figurée) et qui est assez long pour émerger au delà des sacs à terre qui peuvent être placés autour de l'abri. Cette construction d'abri permet d'empêcher l'accès des gaz toxiques qui l'entourent, en aspirant de l'air frais dans l'abri par la pompe à travers le filtre 14, jusqu'à ce que la pression intérieure soit supérieure à la pression extérieure et que les défauts d'étanchéité éventuels fassent sortir l'air frais à l'extérieur au lieu de laisser entrer les gaz toxiques dont la pression est moindre.