<Desc/Clms Page number 1>
" Perfectionnements aux raccordsde tuyaux'il'
Il existe dans les aéronefs nombre de tuyaux pour le combustible et de tuyaux hydrauliques formés de tronçons de tuyau métallique raccordas entre eux, un joint étanche aux fluides étant réalisé entre deux tuyaux adjacents au m6yen d'une bague de raccord ou de garniture ou d'un tube en caoutchouc, ou autre matière analogue, qui est pressé contre la surface de chaque tronçon de tuyau. C'est un fait bien connu que des différences de potentiel électrique peu- vent s'établir entre les deux tuyaux et qu'elles peuvent donner lieu à des décharges susceptibles de constituer un grave danger pour l'aéronef.
Le raccordement de tels tuyaux pose, par suite, un problème entièrement différent de celui qui se présente, par exemple, dans le cas des canalisations posées dans le sol pour conduire de l'eau ou du gaz.
Conformément à l'invention, dans un raccord de tuyaux du genre en question dans un aéronef, un milieu conducteur de l'électricité est appliqué à la surface d'une bague de
<Desc/Clms Page number 2>
caoutchouc ou autre matière analogue et est réuni à ladite bague de manière telle que le milieu'conducteur soit pressé par la bague contre la surface métallique de chaque tron- çon ou élément de tuyau et qu'une connexion à faible résis- tance électrique se trouve établie entre les deux tronçons de tuyau. On utilise de préférence, comme milieu conducteur de l'électricité, un morceau de toile métallique; on peut utiliser également des bandes de métal ou des agrafes en fil métallique espacées autour de la circonférence du joint.
Dans tous les cas, le milieu conducteur est réuni à la bague de caoutchouc eu autre matière de manière telle que les deux ne forment qu'une seule pièce pouvant être ma- nipulée commodément pendant, ou avant, l'assemblage du joint complet.
Pour permettre de mieux comprendre l'invention et pour en faciliter la mise en oeuvre, on va la décrire maintenant en sa référant au dessin annexé sur lequel :
Les figures 1 et 2 sont des coupes longitudinales com- posites montrant schématiquement divers types de raccords réalisésconformément à l'invention;
La figure 3 est une coupe longitudinale semblable mon- trant un joint entre un tuyau et une pièce métallique quel- conque;
La figure 4 est une vue par bout, en regardant de la gauche, du joint représenté sur la figure 3, une des pièces étantenlevée;
La figure 5 est une coupelongitudinale d'une variante de manchon d'accouplement;
La figure 6 , enfin, est une vue par bout du manchon de la figure 5.
Sur la figure 1, deux tuyaux a et b sont reliés par une bague, ou manchon, de caoutchouc ± qui entoure les extrémi- tés des tuyaux. Le manchon ± peut s'ajuster sur le tuyau de manière suffisamment serrée, comme le montre le côté
<Desc/Clms Page number 3>
gauche de la figure pourqu'aucun dispositif de liaison auxiliaire ne soit nécessaire; il peut aussi être fixé par un collier métallique e que l'on peut serrer pour maintenir le manchon contre la surface du tuyau. Le milieu conducteur affecte la forme d'une toile métallique fine, en partie noyée dans le caoutchouc du manchon (et, par suite, unie audit caoutchouc), en partie à découvert, de manière qu'elle puisse assurer le contact avec chaque tuyau. Deux variantes possibles de la disposition de la toile métallique sont indiquées en d et en f.
Lorsqu'on serre le collier e, qui sert à assurer un joint étanche aux fluides entre le man- chon et le tuyau, la partie à découvert de la toile métalli- que se trouve fermement pressée au contact de l'extrémité du tuyau.
Sur la figure 2, on a représenté une organisation dans laquelle la toile métallique d comporte une partie à décou- vert à la fois à l'intérieur et à l'extérieur du manchon.
De cette manière, non seulement la toile métallique relie les deux tuyaux,'mais encore elle met à la masse les deux colliers e, ce qui empêche tout effet de capacité et suppri- me la possibilité d'une décharge entre l'un ou l'autre des colliers et un tuyau.
Dans les cas où l'on utilise de la toile méfallique comme milieu conducteur, elle doit avoir une flexibilité telle et être disposée de manière telle que l'efficacité du caoutchouc ou autre matière, en ce qui concerne son rôle de garniture ou joint, ne soit pas amoindrie du fait de la réduction de sa flexibilité ou de sa résistance par la présence du milieu conducteur.
La figure 3 montre un joint entre un tuyau b et une pièce h (telle que, par exemple, un réservoir à essence) qui forme le second tuyau du raccord. Dans ce cas on utili-. se un raccord du type à douille, la garniture de caoutchouc c étant comprimée par.la bague g contre la pièce h, et des
<Desc/Clms Page number 4>
agrafes d en métal ou en fil métallique sont utilisées comme milieu conducteur pour constituer une connexion à faible résistance entre le bout du tuyau, la pièce h et la bague g . La figure 4 est une vue en bout correspondant lafigu- re 3, mais avec la piète h enlevée . Des rainures dirigées suivant l'axe peuvent être ménagées dans la bague ± pour recevoir les agrafes d.
Une seule agrafe d peut suffire pour établir la connexion électrique; on peut aussi en uti- liser plus de deux, auquel cas elles sont de préférence uniformément espacées autour de la bague de caoutchouc.
Les figures 5 et 6 montrent'un manchon d'accouplement destiné à être utilisé dans un joint du type représenté sur la figure 1 dans lequel des bandes de métal à sont utilisées pour réaliser la connexion électrique . Ces ban- des sont recourbées autour du manchon de manière que le tout puisse être manipulé d'une seule pièce. Le manchon est représenté avec la bande métallique enlevée à la partie supérieure des figures 5 et 6 : voit ainsi la rainure k entaillée dans le manchon pour recevoir la bande. De même qu'avec les agrafes, on peut utiliser une bande, ou un nom- bre de bandes supérieur à deux, au lieu des deux bandes figurées.
Il est clair que la forme du milieu conducteur de l'électricité choisi n'est pas limitée au type de joint en question. C@est ainsi, par exemple, que la connexion à agrafe représentée sur la figure 3 peut être appliquée au type d'accouple.ment de la figure 1, etc.
On peut utiliser du métal perforé à la place de la toi- le métallique comme milieu conducteur; on peut aussi pulvé- riser du métal, ou le déposer électriquement, sur le caout- chouc, ou matière analogue, pour former le milieu conduc- teur uni au caoutchouc.
Lorsqu'on retire de son bâti un moteur d'aéronef pour révision ou pour essais, il est nécessaire, habituellement, de démonter un nombre considérable de tuyaux, par exemple
<Desc/Clms Page number 5>
les raccords des tuyaux allant aux réservoirs de combusti- ble qui sont souvent logés dans les ailes de l'aéronef, ou bien ceux des tuyaux allant au radiateur d'huile (ou par- tant dudit radiateur) ou au radiateur d'eau (ou partant de ce radiateur). Un avantage de l'invention consiste dans ce fait que, par rapport aux raccords ou accouplements des types en usage jusqu'ici, elle réduit dans une mesure con- sidérable le temps et le travail nécessaires pour le démon- tage et le remontage des raccords.