<Desc/Clms Page number 1>
" Produits et adjuvants pour décapage et revêtements protecteurs ".
On sait que, dans diverses industries, l'on est amené à décaper des surfaces dans un but de nettoyage ou de préparation à un revêtement.
<Desc/Clms Page number 2>
La présente invention a pour objet l'applioation, au décapage, des huiles de bois en général; elle a pour objet, plus particulièrement, l'application au décapage des huiles provenant de la pyrogénation, de la carbonisation ou de la distillation des bois non résineux, tels que hêtre, chêne, charme, etc.. et cela avec de telles huiles prises sous leurs diverses formes.
Indépendamment de la dimension des surfaces à décaper, qui peut justifier soit l'utilisation de bains pour les pièces de petites dimensions, soit la mise en contact d'une mince couche de liquide par les moyens que la technique suggère ( étendage ou pulvérisation de matières inertes, spongieuses ou poreuses imbibées des produits en question ) lorsqu'il s' agit de pièces de grandes dimensions, un problème délicat se pose, celui de la variété considérable des matières ou souillures à éliminer de ces surfaces.
On sait que ces matières peuvent être des revêtements protecteurs, anciens et abîmés, de natures très diverses, tels que vernis résineux, peintures à l'huile, laques cellulosiques, etc... ou encore diverses combinaisons de ces re- vêtements qui sont soit juxtaposés, soit superposés ; peut s'agir aussi pour les métaux, de dépôts de tartre, de couches d'hydrocarbonates, d'oxydes, etc.. et principalement de calamine et de rouille dans le cas des métaux ferreux ; on rencontre enfin des revêtements du premier type recouvrant des revêtements de la seconde catégorie ou juxtaposés à eux; ces cas sont parmi les plus fréquents et parmi ceux qui impliquent les plus grosses difficultés de décapage.
Jusqu'à présent, on procédait au nettoyage de telles surfaces par des moyens méoaniques, physiques ou chimiques :
1 .) grattage, burinage ou sablage nécessitant beauooup de main d'oeuvre ou antihygiéniques;
<Desc/Clms Page number 3>
2 .) pour les vernis, peintures et laques, emploi de décapants appropriés à chaque cas, à base de solvants coûteux inflammables ou toxiques et d'un emploi très limité et non général à oause de leur prix ou de leur inflammabilité ou de leur toxicité;
3 . ) pour les surfaces métalliques, emploi de décapants acides à action plus ou moins régulière, suivant que le métal est gras ou non, et dont les dernières traces, difficiles à éliminer de la surface ou de l'atmosphère ambiante, provoquent une nouvelle altération très rapide.
Les Demanderesses ont découvert que les goudrons de bois pyrogéné ou les différentes huiles et fractions d'huiles que . l'on peut en extraire ont des propriétés désagrégeantes et dissolvantes tout à fait générales dans tous les cas de revê- tements protecteurs récents ou anoiens des propriétés mouillantes utiles ( en particulier dans le cas de décapants aqueux acides ), ces propriétés permettant une action uniforme et une bonne adhérence des pâtes sur des surfaces métalliques de toutes orientations, des propriétés protectrices des mêmes surfaces métalliques mises à nu contre une attaque atmosphé- rique ultérieure par la pellicule grasse d'huile qui se porte préférentiellement sur le métal et le protège, tandis que la partie aqueuse se porte sur les oxydes à dissoudre;
il a été trouvé enfin que ces produits se prêtaient particulièrement bien, en raison de ces différentes propriétés juxtaposées, à la constitution de décapants mixtes pouvant agir à la fois sur toutes sortes de peintures, sur la calamine, sur la rouille etc..., ce qui oorrespond à une nécessité courante dans l'industrie.
L'invention oomprend, en outre, l'utilisation des huiles lourdes énonoées ci-devant, désaoidifiées et rectifiées de préférenoe, comme moyen de proteotion contre l'oxydation des
<Desc/Clms Page number 4>
surfaces métalliques qui ont été décapées. Cette propriété peut d'ailleurs être communiquée à toute sorte d'huiles ou enduits protecteurs utilisés à titres divers, simplement par addition, en proportion:convenablement ohoisies, des huiles ou de fractions d'huiles provenant de la pyrogénation du bois.
Il en résulte donc que les goudrons et huiles de bois oonstituent des adjuvants qui améliorent sensiblement les huiles et autres enduits protecteurs.
On sait que dans la carbonisation du bois on obtient un liquide pyroligneux dont on tire principalement du méthylène brut, de l'eau, de l'acide acétique et des goudrons.
Ces goudrons eux-mêmes donnent déjà des résultats intéressants mais, conformément à l'invention, par traitement de ceux-oi de la manière qui sera précisée plus loin par des exemples, on peut extraire différents types d'huiles dont l' efficacité est poussée au maximum dans le sens désiré et qui sont nettement différenciées des huiles dites de méthylène mentionnées dans le brevet belge ? 418.799 du 7 décembre 1936.
On peut citer plus particulièrement à titre d'exemple non limitatif :
1 .) le goudron total de bois durs.
2 .) Les huiles lourdes brutes de goudron de bois durs; ces huiles ont une densité D15 = 1,075 à 1,100 ( le plus généralement 1,077 à 1,085 ) elles distillent de 165/175 à 245/250 , 80 % passant en moyenne entre 177/180 et 245/250 , avec un résidu d'environ 10 % et elles titrent 8,5 à 14,0 % d'acidité exprimée en acide acétique.
3 .) Les huiles lourdes de goudron désacidifiées et rectifiées; ces huiles ont une densité D15 = 1,095 à 1,140 ( le plus généralement 1,100 à 1,120 ); elles distillent de 210/230 à 270/2900 , 80 % passant en moyenne entre 230/240
<Desc/Clms Page number 5>
et 270/290 . Elles titrent 3,5 à 7,8 % d'acidité ( exprimée en acide acétique ) et contiennent 80 et 85 % de matières phénoliques.
A titre d'exemples d'applications non limitatifs, on indiquera ce qui suit : a) pour enlever les revêtements protecteurs divers ( peintures, laques, vernis, etc..), on peut utiliser le mélange suivant :
Huiles lourdes brutes (définies sous 2 ) 85 parties en volu- me.
Alcool dénaturé 15 " " "
L'alcool peut être remplaoé par l'acide acétique moins coûteux, moins volatil et dont l'acidité peut être utile dans certains cas.
On peut procéder par trempage, par badigeonnage ou pro- jeotion de bouillies contenant un support inerte. Au bout de 4 à 15 heures, l'effet maximum est obtenu et l'on élimine par essuyage ou par grattage les revêtements liquéfiés ou ramollis. Un simple brossage à l'eau suffit ensuite pour obtenir des surfaces parfaitement propres.et nettes. b) Pour enlever simultanément la rouille, la oalamine, les peintures, les laques ou les vernis, on peut utiliser un décapant du type décrit dans le brevet belge N 418.799 du 7 décembre 1936, en lui donnant la composition suivante :
Huiles lourdes brutes (définies sous 2 ou sous 3 ) 45 par- ties en poids.
Acide acétique glacial 20 à 25 parties en poids.
Acide chlorhydrique 20 Bé 35 à 30 parties en poids.
On procède comme ci-dessus. Le meilleur résultat est atteint au bout de 10 à 15 heures. Finalement, on nettoie comme il est indiqué sous a). c) Pour assurer la protection ultérieure contre l'oxyda-
<Desc/Clms Page number 6>
tion des surfaces métalliques décapées, on peut utiliser le mélange suivant :
Huiles lourdes désaoidifiées et rectifiées ( définies sous 3 1 partie
Eau ordinaire 99 parties.
On émulsionne bien le mélange et, après repos et décantation du petit excès d'huile non dissous, on utilise la partie claire pour un lavage final suivant immédiatement le brossage à l'eau indiqué en a) ou b). L'égouttage suivi du séchage naturel assure une protection prolongée contre l'attaque atmosphérique.
Le lavage final peut être appliqué également dans tous les cas de décapage acide et assurer la même protection ultérieure du métal contre les atmosphères oorrosives. d) Pour assurer une protection très durable des surfaces métalliques mises à nu par un décapage acide, notamment dans le cas de très forte humidité ou de pluie persistante retardant l'application du revêtement final, on peut appliquer, par les moyens techniques habituels, le mélange suivant:
Huiles lourdes de goudron de bois rectifiées et désacidifiées.. , .. 30 parties
Huile siccative ....70 parties.
Si besoin est, un tel mélange peut être dilué par un solvant approprié, comme un carbure. e) Des revêtements définitifs d'un pouvoir protecteur élevé peuvent être obtenus par l'addition de pigments connus, soit aux huiles lourdes rectifiées et désacidifiées, seules, soit à leur mélange avec une huile siccative, tel que décrit ci-dessus.
Ainsi l'on peut utiliser la composition suivante :
Huiles lourdes de goudron de bois rectifiées désacidifiées ..... 50 parties ;
Huile siccative ....50 parties ;
Aluminium en poudre pour peinture 50 parties;
<Desc/Clms Page number 7>
ou encore :
Zinc en poudre pour peinture... 200 parties.
Il va de soi que ces exemples sont purement illustratifs et que de nombreux autres'produits entrent dans le cadre de l'addition telle qu'elle a été définie plus haut.
REVENDICATIONS.
1.) Application des goudrons et des huiles de bois et plus spécialement des huiles, prises sous leurs diverses formes et provenant de la pyrogénation, de la oarbonisation ou de la distillation des bois non résineux, au traitement de surfaces, métalliques ou non, pour en enlever les revêtements et impuretés de toute nature ou pour les recouvrir de pellioules protectrices ou à ces deux fins simultanément.
2.) A titre de produits industriels nouveaux, les solutions, bouillies, pâtes, eto.., qui renferment des goudrons ou des huiles de bois et sont destinées au traitement spécifié sous 1.
3.) A titre de produits industriels nouveaux, les mélanges plus ou moins consistants qui renferment des huiles lourdes de goudrons de bois ou des huiles du même genre, mélanges qui conviennent notamment à l'enlèvement de revêtements protecteurs.
4,) A titre de produits industriels nouveaux, les mélanges décapants qui renferment des huiles lourdes brutes de goudron de bois ou des huiles du même genre, préalablement désacidifiées et rectifiées et, pour le moins, un acide déoapant.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.