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" Perfectionnements apportés aux moyens pour entraîner en rotation deux arbres coaxiaux devant tourner en sens inverse, notamment aux réducteurs pour aérodynès à hélices coaxiales ".
L'invention est relative aux moyens pour entraîner en rotation deux arbres coaxiaux devant tourner en sens inverse, lesdits moyens étant du genre de ceux comportant essentiellement un système épicycloïdal dont le plateau est attelé à l'un des arbres à entraîner tandis que l'autre arbre est commandé par un satellite dudit système, l'en- traînement en rotation de cet ensemble étant provoqué par un planétaire central engrenant avec un élément satellite prenant appui contre une denture fixe; et elle concerne plus particulièrement, parce que c'est dans leur cas que son application semble devoir présenter le plus d'intérêt.
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mais non exclusivement, parmi ces moyens, les réducteurs pour aérodynes devant comporter deux hélices coaxiales tournant en sens inverse.
On a déjà proposé, dans le Brevet Grande-Bretagne N 131.674, de constituer de tels moyens par un système épcycloïdal comportant des éléments satellites constitués, chacun, par trois pignons solidaires en rotation les uns des autres et engrenant, l'un avec le planétaire moteur, l'autre avec une denture fixe et, enfin, le dernier, avec un autre planétaire solidaire en rotation de l'un des arbres à entraîner, l'autre arbre étant attelé au portesatellites du système épicycloidal.
L'invention a pour but, surtout, de rendre tels, les susdits moyens, qu'ils répondent, mieux que jusqu'à ce jour, aux divers desiderata de la pratique et, notamment, qu'ils soient d'un encombrement moindre.
Elle consiste, principalement, pour constituer les moyens du genre en question-- et en même temps qu'à avoir recours à un système épicycloïdal entraîne en rotation par un planétaire moteur -- à faire comporter audit système au moins deux éléments satellites indépendants montés fous de préférence sur un même axe et dont l'un soit entraîné en rotation par le planétaire moteur et prenne appui sur une denture fixe, tandis que l'autre prend appui contre une seconde denture fixe et engrène avec un planétaire récepteur attelé à l'un des arbres à entraîner, l'autre de ces arbres étant accouplé au porte-satellites.
Elle consiste, mise à part cette disposition principale, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en mène temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après.
Elle vise plus particulièrement un certain mode
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d'application (celui pour lequel on l'applique aux réduc- teurs pour aérodynes devant comporter deux hélices' coaxiales tournant en sens inverse), ainsi que certains modes de réa- lisation,des susdites dispositions; et elle vise plus parti- culièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les moyens du genre en question comportant appli- cation de ces mêmes dispositions, les éléments spéciaux propres à leur établissement, ainsi que les engins, fixes ou mobiles, notamment les aérodynes, équipes avec de sembla- bles moyens .
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise l'aide du complément de description qui suit ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication*
La figure unique, de ce dessin, représente, en coupe axiale, un réducteur pour aérodyne°, ledit réduoteur étant établi conformément à l'invention,
Selon l'invention et plus spécialement selon celui de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant, par exem- ple, d'établir un réducteur pour aérodynes devant permettre d'assurer l'entraînement en rotation en sens inverse de deux arbres coaxiaux 1 et 2 portant chacun une hélice, on s'y prend comme suit ou de façon analogue.
On fait essentiellement comporter, à ce réducteur, un système épicycloldal entraîné en rotation par un plané- . taire 3 porté par un arbre moteur 4, le porte-satellttes 5 dudit système épicycloïdal étant attelé à ltun des arbres porte-hélice à entraîner, par exemple à l'arbre intérieur 2.
Et, conformément à la disposition principale de l'invention, on fait comporter à ce système épicycloïdal au moins deux éléments satellitesindépendants montés fous, de
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préférence sur un même axe 6 et dont l'un soit entraîné en rotation par le planétaire moteur 3 et prenne appui sur une denture fixe tandis que l'autre prend appui contre une seconde denture fixe et engrène avec un planétaire récepteur 7 attelé à l'arbre porte-hélice 1.
On conçoit aisément qu'un tel réducteur présentera, du point de vue de sa réalisation, un degré de liberté de plus que celui faisant l'objet du brevet Grande-Bretagne susindiqué, ce en raison du fait que les éléments satellites engrenant respectivement avec le planétaire moteur et le planétaire récepteur sont indépendants l'un de l'autre, alors que dans ledit brevet Grande-Bretagne ils ont obligatoirement la même vitesse angulaire de rotation autour de leur axe commun.
En d'autres termes, il sera possible, avec un réduc- teur établi conformément à l'invention, une fois que l'on se sera imposé les données du problème (vitesse de l'arbre moteur et vitesses des arbres récepteurs), de jouer encore sur certaines caractéristiques du système épicyololdal de façon , par exemple, à réduire au minimum l'encombrement du mécanisme, la détermination des susdites caractéristiques pouvant alors se faire avec un paramètre variable de plus que dans le cas du réducteur décrit dans le brevet Grande-Bretagne.
En outre, du fait qu'il est prévu deux dentures fixes sur lesquelles prennent appui les deux éléments satellites indépendants, il sera possible de répartir les efforts de butée auxquels donne lieu l'entraînement des deux arbres porte-hélices sur les deux dentures fixes avec lesquelles coagissent respectivement les deux susdits éléments satellites, chacune de ces dentures pouvant alors avoir une largeur moindre que dans le cas où. toute la réaction est encaissée par une denture unique ainsi que prévu dans le brevet GrandeBretagne susindiqué.
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Pour ce qui est alors des deux éléments satellites indépendants, on pourra les constituer, par exemple, celui devant être entraîne par le planétaire moteur 3, par un pignon 8 interposé entre ledit planétaire et une couronne fixe 9 dentée intérieurement, et, celui devant engrener avec le planétaire récepteur
7, par deux pignons 10 et 11 solidaires en rotation l'un de l'autre, dont l'un ooagit avec ledit planétaire tandis que l'autre roule à la périphérie d'une couronne fixe 12 dentée extérieurement.
On déterminera alors les caractéristiques de ces divers pignons de façon à réaliser la démultiplication voulue (par exemple une démultiplication de 1 à 2 à supposer que les arbres 1 et 2 doivent avoir la même vitesse absolue de rotation).
On complètera enfin avantageusement un tel réducteur ' en prévoyant des roulements de butée 13 et 14 propres à en- caisser les réactions axiales s'exerçant sur les organes attelés respectivement aux arbres porte-hélices 1 et 2.
En suite de quoi on a établi un réducteur pour aéro- dyne; dont le fonctionnement résulte suffisamment clairement de la description qui vient d'en être faite pour qu'il soit inutile d'entrer à ce sujet dans aucune explication complé- mentaire.
En tout cas et quel que soit le mode de réalisation adopté, un tel réducteur présente, en outre des avantages indiqués ci-dessus, celui de comporter des axes porte-satel- lites solidaires du porte-satellites, alors que dans le brevet Grande-Bretagne ces axes étaient tourillonnants, et celui d'avoir, comme le montre le calcul, une vitesse de rotation des satellites moindre que celle se produisant, touteschoses égales d'ailleurs, dans le réducteur faisant l'objet dudit brevet Grande-Bretagne
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Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à celui de ses modes a'application. non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties,ayant été plus spécialement indiqués;
elle en embrasse au contraire toutes les variantes, notamment, celles où certains des éléments satellites du système épicycloïdal seraient des pignons coniques, et celles où chaque train de satellites serait constitué d'un nombre de pignons différent de celui envisagé à titre d'exemple, notamment de quatre pignons, le pignon supplémentaire étant,par exemple encore,solidaire en rotation du pignon 8 et engrenant avec une denture fixe aux lieu et place dudit pignon 8, ce qui permettrait de modifier la vitesse d'entraînement du porte-satellites 5 en jouant sur le diamètre de ce pignon supplémentaire.