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Cellule photoélectrique au sélénium.
On connaît des cellules photoélectriques, qui comportent une plaque de base, par exemple en un métal du groupe du fer et servant d'électrode, sur laquelle est soudée une couche de'sélénium, amenée à l'état métallique, cristallin, de couleur grise, par un procédé thermique quelconque connu et recouverte d'une seconde électrode, par exemple en or, laissant passer la lumière.
Pour recueillir le courant photoélectrique engendré par l'éclairement de cette cellule, on dispose d'habitude une prise de courant annulaire ou en forme de grille à laquelle est raccordée l'électrode laissant passer la lumière.
Pour éviter dans ces conditions que le courant photoélectrique puisse trouver une dérivation de cette prise de courant annulaire en passant par la couche de sélénium jusqu'à la plaque de base métallique, dérivation par laquelle pourrait passer une partie du courant, en diminuant ainsi le rendement de la cellule, on
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a proposé de disposer une couche isolante annulaire entre l'anneau métallique et la couche de sélénium.
On a formé cette couche jusqu'à présent, par exemple en appliquant une bande annulaire en matière isolante, en particulier en un vernis approprié, sur la couche de sélénium, puis, on dépose sur cet anneau l'anneau métallique par projection, ou bien on forme cet anneau par projection sur la couche de sélénium, en employant un métal fondu, qui forme avec la couche de sélénium un séléniure, possédant une forte résistance électrique.
'Mais s'il existe, entre la couche de sélénium et l'anneau déposé par projection, une couche isolante, en particulier une couche de vernis, formant un corps étranger, l'anneau déposé par projection risque d'y mal adhérer et de se détacher par fragments au bout d'un certain temps. De plus, les solvants, que contient une couche isolante de cette nature, nuisent au vide de l'appareil de pulvérisation au moment de l'application par pulvérisation cathodique de l'électrode transparente. En outre, il est possible que pendant la pulvérisation, des décharges luminescentes endommagent partiellement la couche isolante.
Les couches isolantes appliquées de cette manière connue, par réaction chimique. du métal projeté avec la couche de sélénium, ont divers inconvénients, à savoir que la réaction s'effectue progressivement et tend à transformer l'anneau déposé par projection en un composé chimique mauvais conducteur de l'électricité, ou que la combinaison chimique possède une certaine conductibi lité et par suite est insuffisamment isolante.
L'invention permet de remédier à ces inconvénients des cellules photoélectriques au sélénium avec anneaux ou grilles ou autres corps métalliques formant des dispositifs de contact.
Suivant l'invention, la couche isolante entre ces dispositifs de contact et la couche de sélénium est du sélénium amorphe, formé de lui-même dans la couche de sélénium cristallin .
Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple :
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la fig.l est une coupe d'une cellule photoélectrique construite suivant l'invention la fig.2 en est une vue en plan ; la fig.3 est une coupe d'un second exemple de réalisation.
1 désigne la plaque de base, par exemple en un métal du groupe du fer et constituant une électrode. Sur cette plaque se trouve une couche de sélénium cristallin 2, qui, à l'intérieur d'un anneau métallique 3 est recouverte d'une couche transparente 4.
Cette couche est par exemple en or, et constitue la seconde électrode. L'anneau 3 est en contact avec la couche 4 et sert de prise de courant. Il est fixé sur un anneau 5 en sélénium amorphe.
Pour former l'anneau en sélénium 5, on applique sous pression pendant peu de temps un poinçon métallique, en particulier en fer chauffé à 3000 C., sur la couche de sélénium, dont la formation est terminée, c'est-à-dire qui a été amenée sous la forme métallique, cristalline, de couleur grise. Pour empêcher le sélénium de se combiner chimiquement avec le métal du poinçon, on peut recouvrir ce poinçon d'une couche de nickel ou de chrome.
Sous l'effet du poinçon chauffé, .la portion annulaire de la couche de sélénium cristallin , sur laquelle on l'applique, reprend la forme amorphe. Le sélénium amorphe, sur lequel se trouve maintenant l'anneau 3, l'isole efficacement par rapport à la couche de sélénium 2, de sorte que le courant photoélectrique ne trouve plus de chemin dérivé entre l'anneau 3 et la plaque 1.
Dans l'exemple de la fig. 3, la couche 4 se prolonge d'une manière connue sous l'anneau 3.
A l'encontre des cellules comportant la couche isolante séparée précitée, aucun élément ou combinaison étrangère ne sont introduits au moment de la pulvérisation cathodique, à part la plaque 1 et la couche 2 dans l'appareil de pulvérisation, c'est- à-dire aucun élément susceptible d'agir d'une manière nuisible quelconque sur l'opération de pulvérisation. L'isolement fourni par le sélénium amorphe est aussi notablement plus fort que celui
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qu'on peut obtenir avec une des combinaisons connues du sélénium.
Pour que l'anneau 3 adhère bien à l'anneau 5, celui-ci peut être rendu rugueux. A cet effet, la surface d'application du poin- çon peut comporter des rainures dirigées dans le sens radial ou être rendue rugueuse d'une autre manière.
REVENDICATIONS.
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