<Desc/Clms Page number 1>
BRIQUE CREUSE POUR PLANCHERS, AVEU OU SANS ARMATURE EN FER.
, La brique formant l'objet de la présente invention a été étudiée en vue de son application immédiate à la construction des planchers plats porteurs d'une structure simple, c'est à dire des planchers formés uniquement et intégralement de briques réalisées suivant l'invention. Cette application est très importante en ce qu'elle permet de construire des planchers statiquement sûrs, économiquement convenables et d'une construction très simple, sans l'emploi de fer.
La brique suivant l'invention constitue ,donc un perfectionnement remarquable dans la construction des planchers portants en général, cette construction rentrant elle même dans une branche de la technique notamment avancée dans ces derniers temps, surtout au point de vue pratique et économique, ces progrès étant cependant orientés maintenant presque généralement vers le système normal de planchers mixtes, c'est à dire de planchers à structure composée de béton armé et de briques creuses.
Il existe de nombreux types de planchers de ce ganre; que l'on construit à présent sous les noms les plus divers, ces planchers différant les uns des
<Desc/Clms Page number 2>
autres surtout dans la forme de la brique et dans la façon avec laquelle on forme par conséquent les chevrons en béton de ciment avec l'armature en fer correspondante.
On sait que les planchers de ces types travaillent au flambage, dépendamment de leur constitution ; la résistance aux efforts de tension et de compression est confiée à l'ensemble de poutres formées par le béton armé et de briques. Dans cette structure tipiquement élastique les efforts de tension sont supportés seulement par le fer, tandis que les efforts de compression sont supportés par l'ensemble béton de ciment et briques.
La caractéristique des lanchers modernes c'est donc précisément de faire recours à l'emploi du fer, et, pour des raisons économiques, les constructeurs se sont poussés jusqu'à la limite dans le sens de réduire au minimum la quantité de fer nécessaire à satisfaire aux exigences statiques de la construction des planchers; les constructeurs cependant ne sont pas réussis, à l'état actuel de la technique, à aller au delà de ces limites, qui se rapportent strictement à la voie suivie jusqu'à présent.
Le grand avantage offert par la brique suivant l'invention est donc évident, en ce qu'elle permet d'éliminer complètement le fer dans la construction des planchers, puisque l'on peut compter seulement sur la résistance des briques, qui constituent le matériel uniquement employé dans ce type de construction. Cet avantage est d'autant plus favorablement ressenti dans les pays dans lesquels la nécessité s'impose de réduire au minimum l'emploi du fer. La brique creuse suivant l'invention a été étudiée justement dans le but de construire des planchers complètement en briques et sans fer.
La forme spéciale de la brique suivant l'invention permet d'obtenir une structure parfaitement plane,
<Desc/Clms Page number 3>
homogène, compacte et surtout rigide, possédant une résistance élevée, rien qu'en plaçant les différents éléments l'un à côté de l'autre avec interposition d'un peu de mortier assurant la jonction parfaite des faces contigües, les lois de la statique des corps rigides en général étant applicables à cette structure.
L'invention de la brique dont il est question a été inspirée par l'idée que pour supprimer entièrement le fer des plancher il faut éliminer les efforts de tension ; or, dans les planchers formés avec les briques suivant l'invention, le fer n'est point nécessaire, car il ne se développe que des efforts de compression.
Les charges verticales dûes au poids propre et à la surcharge donnent lieu à des action et à des réactions se transmettant d'un élément à l'autre à peu près en sens horizontal, sous forme d'efforts de compression simple se sommant l'un à l'autre et se traduisant en des poussées horizontales uniformément distribuées le long des murs sur lesquels le plancher repose. La stabilité de ces murs une fois assurée, la statique du plancher formé avec les briques suivant l'invention résulte donc parfaite.
La brique suivant l'invention est décrite ci-après à titre d'exemple, référence étant faite au dessin annexé, dans lequel:
Fig.1 montre en perspective le parallélépipède d'après lequel la brique suivant l'invention est formée, et le cube générateur de ce parallélépipède;
Fig. 2 montre, en projection horizontale la brique suivant l'invention;
Fig.3 montre en section une demi-brique suivant l'invention ;
Fig. 4 montre la structure d'un plancher construit avec lebriques suivant l'invention;
<Desc/Clms Page number 4>
Fig. 5 montre en coupe une brique suivant l'invention, armée avec deux fers ronds;
Fig.6 montre une brique semblable, armée avec quatre fers ronds;
Fig.7 montre en perspective un chevron formé avec les briques de Fig.5;
Fig.8 montre -un chevron formé avec les briques de Fig.6.
Supposons de couper en deux un cube suivant un plan horizontal équidistant de ses bases du haut et du bas (Fig.1). Considérons sur la face du haut d'une quelconque des deux parties qui en résultent un carré ABCD dont un sommet, par exemple A, est aussi l'un des sommets de la même base du haut du demi-cube, les côtés AB, DA qui se rencontrent en A étant constitués par la moitié des arêtes horizontales du cube qui se rencontrent en A, les autres côtés BC, CD coupant évidemment ces arêtes par moitié.
Considérons maintenant sur la base du bas du demi-cube dont il est question un carré égal A'B'C'D', opposé en diagonal au carré dont ci-dessus, et joignons les côtés AB, BC, CD, DA du premier carré avec les côtés similement placés de l'autre carré,A'B', B'C', C'D', D'A', par des faces planes ABB'A', DCC'D', BB'C'C, AA'D'D. Il en résultera un parallélépipède oblique dans leqqel la base carrée du haut ABCD forme des angles dièdres de 450 avec les faces latérales ABB'A' et AA'D'D et de 135 avec les faces latérales DCC'D' et BB'C'C, et par contre la base carrée du bas A'B'C'D' forme des angles de 45 avec les faces latérales DCC'D' et BB'C'C et de 1350 avec les faces latérales ABB'A' et AA'D'D.
La brique suivant l'invention aura exactement la forme du parallélépipède oblique qui vient d'être décrit, cette brique étant creuse mais renforcée par des emtre-deux convenables dont la forme et la disposition peuvent'être variées à volonté. Un type de brique suivant l'invention est
<Desc/Clms Page number 5>
illustré, à titre d'exemple, en Fig.2. Les faces pleines de la brique peuvent être convenablement pourvues de rayures ou ridées ou rendues scabreuses d'une manière quelconque, à fin d'augmenter l'adhérence entre la brique et le mortier.
Pour la construction des planchers avec les briques suivant l'invention il faut prévoir aussi des demi-briques spéciales dont un exemple de réalisation correspondant à la brique entière de Fig.2 est représenté en coupe Fig.3. Cette demi-brique est obtenue de la brique normale par une coupe faite selon un plan vertical passant par les arêtes où se rencontrent sous un angle dièdre obtus deux faces unies.
Pour construire un plancher avec les briques suivant l'invention (Fig.4), on placera d'abord dans l'emboîture ou sur l'embrèvement de l'un des murs périmétraui du local une demi-brique 1, de façon qu'une de ses faces pleines soit appuyée sur le plan inférieur dé l'emboîture ou sur l'embrèvement et que la face pleine perpendiculaire à l'autre soit appuyée contre la paroi s'élevant de cet embrèvement ou contre la poutre en béton armé 2 prévue pour soutenir ce mur. On interposera entre la demi-brique et la maçonnerie une mince couche de mortier.
Sur la face pleine oblique de la demi-brique on placera, toujours avec interposition de mortier, l'une des faces pleines obliques d'une brique 3 de type normal ; la face pleine oblique libre de cette brique on placera, d'une manière tout à fait analogue, une autre brique de type normal, en suivant de la même manière jusqu'à atteindre le mur parallèle à celui à partir duquel la construction a été commencée, en formant ainsi un chevron constitué uniquement par des briques. Le dernier élément du chevron sera également une demie-brique, placée cependant en position contraire à celle de la première demi-brique, c'est à dire ayant la face pleine horizonta-
<Desc/Clms Page number 6>
le tournée vers le haut.
A côté du premier chevron en briques on en placera un deuxième, toujours avec l'interposition de mortier, et ainsi de suite. L'ensemble des chevrons placés l'un àcôté de l'autre constituera le plancher suivant l'invention.
Pour monter le plancher il faut évidemment faire usage d'un échafaudage en planches 4, sur lequel on appuyera les briques au fur et à mesure qu'elles seront mises en place, mais aussitôt que le montage sera achevé l'échafaudage pourra être enlevé, car les différents chevrons élémentaires formant le plancher entier feront un contraste entre eux, et, ainsi qu'il a été dit plus haut, ils donneront liwu seulement à des efforts de compressions en sens vertical et horizontal, ces derniers étant absorbés par les réactions des murs.
Il faut remarquer qu'entre le plancher et les murs parallèles à la direction des chevrons il existe des espaces prismatiques vides, qui peuvent être remplis avec des impastations en béton ou bien avec des chevrons formés exclusivement avec des demi-briques.
Quoique, comme il a été dit plus haut, l'avantage substantiel de la présente invention soit d'éviter tout à fait l'emploi du fer dans la construction des planchers, il faut remarquer que pour les portées dépassant une certaines limite les dimensions de la brique suivant l'invention résultent telles à rendre le plancher tvop lourd, et, ce qui a encore plus d'importance, un peu trop enconmbrant en hauteur. Dans ces cas il peut être convenable, quoique il ne soit pas absolument nécessaire, d'utiliser des fers ronds dans la composition du plancher, justement pour le rendre plus léger et moins encombrant.
Dans ce but on a prévu des types de briques renforcées par deux ou par un plus grand nombre de fers ronds, ces types devant être considérés comme des variantes de la
<Desc/Clms Page number 7>
brique suivant l'invention. Deux exemples de ces variantes sont illustrés Figs.5 et 6, qui donnent par elles mêmes une idée claire des caractéristiques des types dont il est question et n'ont pas besoin par conséquent de descriptions explicatives.
Avec les briques renforcées des Figs. 5 et 6 on forme les chevrons en plaçant les différents éléments l'un à côté de l'autre par leurs faces perforées, de façon à pouvoir traverser avec les fers ronds toutes les briques composant un même chevron, ainsi qu'il est montré Figs.7 et 8, l'union de ces fers avec les briques étant assurée par l'impastation en béton remplissant les cavités qu'ils traversent.