<Desc/Clms Page number 1>
Procédé de lavage des matières séparées au cours de la prépara- tion par flottage et sédimentation.
L'invention concerne un procédé de lavage des matières séparées au cours de la préparation par flottage et sédimentation.
Suivant l'invention, les matières séparées au cours de la préparation par flottage et sédimentation dans une pulpe lourde, sont traitées par de l'eau, avec l'emploi de tamis, de telle manière que la matière préparée soit envoyée dans une des branches d'un récipient de lavage en U où elle descend, tandis que dans l'autre branche elle est énergique- ment brassée par de l'air arrivant d'en bas et est transportée vers le haut, sur un tamis d'égouttage sur lequel le produit se sépare d'abord du liquide de lavage entraîné et sur la der- nière partie duquel il est ensuite arrosé d'eau fraîche, l'eau
<Desc/Clms Page number 2>
s'écoulant du tamis étant évacuée en quantité égale à l'eau d'arrosage, et le surplus étant ramené dans la première branche du récipient de lavage en U.
L'invention sera décrite avec référence au dessin annexé sur lequel:
Fig. 1 montre une forme d'exécution d'une installa- tion pour la réalisation du procédé suivant l'invention, et
Fig. 2 en montre une autre forme d'exécution.
Suivant la fig. 1, le récipient de lavage consiste en un tube courbé en U, avec des branches a et b qui sont rem- plies d'une quantité de liquide suffisante pour le lavage. La matière venant par exemple d'une installation c de préparation par flottage et sédimentation, est amenée dans la branche a du récipient de lavage. A la base de la branche b est raccor- dée une conduite d pour l'arrivée d'air comprimé. L'extrémité supérieure de cette branche est équipée d'un tamis d'égouttage e, en-dessous duquel est disposée une trémie collectrice f dont l'ouverture inférieure de sortie est reliée, par un tube m, à la branche a du récipient de lavage. Au-dessus de la dernière partie du tamis d'égouttage e se trouve une crépine d'arrosage k alimentée d'eau fraiche par la conduite q.
L'espace h en-dessous du tamis d'égouttage est séparé, par une cloison g, en deux espaces h et i. A l'espace de gauche est raccordé un conduit n qui permet d'évacuer de l'espace h une certaine quantité de liquide.
Le dispositif fonctionne de la manière suivante :
Le produit à laver, par exemple du charbon, préa- lablement préparé par flottage et sédimentation, tombe dans la branche a du récipient de lavage. L'air comprimé insuf- flé en d fait monter la matière à laver et l'eau de lavage dans la branche b et de là sur le tamis d'égouttage e. Ici le charbon est d'abord débarrassé de l'eau de lavage venue du
<Desc/Clms Page number 3>
récipient de lavage puis, sur la dernière partie du tamis e il est encore arrosé d'eau fraîche, par la crépine k. Une partie du liquide de lavage, de même que l'eau d'arrosage retournent, par le tube m, dans la branche a du récipient de lavage, tandis qu'une quantité de liquide de lavage, égale à la quantité d'eau d'arrosage, est évacuée de l'espace h de la trémie collectrice par le conduit n pour être réutilisée.
Dans le récipient de lavage le charbon est baigné par l'eau de lavage qui en sépare les particules plus lourdes adhèrant à toutes les faces des morceaux de charbon. L'arrivée constan- te d'eau fraîche par la crépine k et l'évacuation continue de l'eau sale de l'espace h, par le conduit n, permettent d'é- viter une accumulation de matières lourdes (poussier, argile etc. ) dans le récipient de lavage.
Entre le récipient de flottage et sédimentation et le récipient de lavage, il est utile de prévoir un tamis d'égouttage o sur lequel le charbon est soumis à un arrosage préalable à l'eau fraîche 'amenée par un dispositif d'arrosage p.
Dans la construction conforme à la fig. 2, l'excès d'eau de lavage recueillie dans la trémie collectrice f est utilisée pour l'arrosage de la matière sur le tamis o. La montée de cette eau est avantageusement assurée par de l'air comprimé insufflé en s dans la conduite montante. Cette eau d'arrosage, de même que le trop-plein de pulpe du récipient de sédimentation c, arrive dans le conduit de retour t dans lequel se déversent également les schistes amenés par le conduit v. Les schistes et la pulpe sont alors ramenés, par de l'air comprimé insufflé en w, à l'entrée du récipient de sédimentation, où ils sont séparés par un tamis.
Afin d'évi- ter la dilution de la pulpe dans le récipient de sédimenta- tion c par l'eau d'arrosage débitée en p, une partie du liqui-- de contenu dans le conduit t est continuellement amenée, par
<Desc/Clms Page number 4>
le tuyau u, vers une épaisseur x d'où la matière alourdissante retourne, par le tube y, dans le conduit t, tandis qu'à la partie supérieure de l'épaississeur x, l'eau claire est éva- cuée par le tuyau z pour être réutilisée. Dans le courant de liquide montant dans le conduit t, l'air comprimé insufflé en w assure le mélange homogène du liquide et de la matière alourdissante introduite en y.
De cette façon on assure, d'une part, le maintien invariable de la composition de la pulpe dans des limites admissibles, et d'autre part la constance de la répartition des quantités de liquides entre le récipient de lavage et le récipient de préparation c.
Au lieu d'eau fraîche, on peut utiliser en k l'eau claire provenant de l'épaississeur x, en transportant cette eau, à l'aide d'air comprimé, jusqu'au dispositif d'arrosage k. Cette disposition est à envisager, lorsque le charbon brut ne contient pas d'argile, de sorte que l'eau de lavage n'est pas souillée par l'argile.
On peut également obturer le tuyau m venant de m'espace h de la trémie collectrice f en-dessous du tamis.2. et conduire l'eau de lavage recueillie en h, en totalité ou en partie, dans le conduit t du récipient de préparation.
Dans ce cas il est possible de récupérer une grande partie des matières lourdes séparées dans le récipient de lavage et de les réutiliser pour la préparation par flottage et sédimentation.
Dans l'exemple d'exécution décrit, le transvase- ment des liquides est assuré par insufflation d'air comprimé.
Cette façon de procéder présente le grand avantage que le transport des liquides et des solides s'effectue commodément, au moyen d'une force motrice peu coûteuse, disponible dans tous les charbonnages; en même temps, ce moyen de transport a pour effet de mélanger intimement les matières liquides et
<Desc/Clms Page number 5>
solides. Cependant, dans le conduit on peut faire usage d'une pompe appropriée quelconque, car ici le mélange entre les liquides et solides est de moindre importance.
REVENDICATIONS ---------------------------
1) Procédé de lavage des matières séparées par une pulpe lourde au cours de la préparation par flottage et sédimentation, en vue de leur séparation des matières lourdes adhérentes, par le lavage à l'eau des matières préparées, avec amploi de tamis, caractérisé en ce que la matière pré- parée est amenée dans une des branches d'un récipient de lavage en U où elle descend, tandis que dans l'autre branche elle est énergiquement brassée par de l'air arrivant d'en bas et est transportée vers le haut, sur un tamis d'égouttage (e) sur lequel le produit se sépare d'abord du liquide de lavage entrainé et sur la dernière partie duquel il est ensuite arro- sé d'eau fraîche,l'eau qui s'écoule du tamis étant évacuée en quantité égale à l'eau d'arrosage,
et le surplus étant ramené dans la première branche du récipient de lavage en U.