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BREVET CONVENTION PERFECTIONNEMENTS AUX APPAREILS CONTINUS POUR LA FABRICATION DU
SUPERPHOSPHATE & PRODUITS ANALO GUE S.
Il existe plusieurs types de caves rotatives continues pour la fabrication du superphosphate ou des engrais à base de phosphate et d'autres produits, mais tous les modèles existants présentent le grave inconvénient qu'une partie importante du pain consolidé de superphosphate frotte sur des surfaces immobiles
L'expérience a fait voir que le pain de superphosphate qui frotte ainsi se ramollit d'abord, puis reprend en masse, en donnant du superphosphate dur, non poreux. De plus, s'il y a un arrêt mécanique, le pain se soude à la partie fixe et, au moment de la remise en route, l'effort d'arrachement du pain de la partie fixe peut être tel que la mécanique en souffre.
D'autre part, le superphosphate qui a été divisé par la décaveuse ne doit plus frotter sur une partie quelconque de
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l'appareillage, surtout tant qu'il est chaud; là encore, il se ramollit et s'agglomère en nodules dures, difficiles à broyer dans les appareils généralement utilisés.
Enfin, les joints glissants entre les parties fixes et les parties mobiles sont souvent difficiles à établir et à maintenir.
Le but de la présente invention est de constituer un appareillage dans lequel les frottements et les joints glissants sont supprimés ou réduits au minimum parce que, d'une part, le pain de superphosphate est soutenu en tous points, pendant et après sa solidification, par des supports qui accompagnent le pain pendant ses déplacements relatifs et, d'autre part, le superphos- phate est extrait par l'appareil de décavage, sans frottement.
Ces conditions de travail peuvent être réalisées par divers dispositifs.
Les figures 1-2-3 représentent un appareil à'axe vertical tournant à déchargement par le bas. La fig.l est une élévation en coupe suivant a-a de la fig.2 qui est une vue en plan; la fig.3 est une élévation en coupe suivant b-b de la fig.2.
La cuve proprement dite est formée de deux parties distantes l'une de l'autre. La partie extérieure est constituée par un cylindre tournant 1 terminé dans le bas par un élément de cône intérieur ; la partie intérieure est un cylindre tournant 2 terminé dans le bas par un élément de cône extérieur monté sur axe ou tournant d'une façon quelconque. L'ensemble dos deux cônes constitue une cuve circulaire à fond en forme de V, Ce fond pour- rait être également plat ou en forme de U, ou de toute autre forme, avec une ouverture annulaire 11 dans la partie la plus basse. Le dessus est surmonté d'un ciel fixe 14 qui ferme la cuva.
Les deux lèvres inférieures des deux cônes se trouvent dans un même plan. Elles sont donc séparées par un espace 11 de lar- geur constante suffisant pour que la matière divisée puisse tomber et pour que l'air de séchage et de refroidissement puisse entrer dans la cuve. Il n'est pas nécessaire d'actionner mécani- quement les deux cylindres indépendants constituant les parois de la cuve circulaire; il suffit que le cylindre extérieur seul, par
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exemple, reçoive un mouvement circulaire lent. Aussitôt qu'une quantité, même faible, de superphosphate se solidifie dans la cuve circulaire, le pain forme embrayage et les deux cylindres tournent au même rythme.
La fente annulaire 11 est maintenue fermée dans toute la partie où il y a risque de coulage de la matière malaxée qui tombe en 21 du malaxeur continu ou discontinu 17.
Cette fente est fermée par un élément de couronne immobile 12 s'étendant de 19 à 20.
Une cloison 13 est fixée d'une part au ciel 14 et d'autre part à l'élément de couronne 16. Le tout est maintenu fixé au sol par des pieds 18 ou par tout autre moyen, de sorte que cette cloison 13 est solidement maintenue par le haut et par le bas.
La décaveuse rotative 6 est maintenue dans le haut au ciel par un pivot 8, et dans le bas au sol par un pivot 7, ou seulement en haut ou seulement en bas. La matière divisée par la décaveuse tombe par gravité dans l'entonnoir 9 et de là dans la bande de transport 10; grâce à la forme conique du trou de décavage, la matière roule par gravité, sans frottement.
L'anneau 12 qui ferme le fond de la cuve occasionne un léger frottement sur le pain au moment où celui-ci commence à se solidifier, mais dès 'le point où la solidification est suffisante, ce qui est rapide au contact de la fonte froide, l'anneau présente une forme concave comme le fait voir en 28 la figure 6.
Des ressorts 29 règlent la pression de cet anneau sur les lèvres des cônes (fig.6).
Afin de diminuer les frottements, la partie de l'anneau où fige le superphosphate peut être remplacée par une courroie mé- tallique ou autre, tendue , 25a, figures 4 et 5, qui suit le déplacement du superphosphate.
Dans un mode de réalisation différent, l'anneau peut être continu, déplaçable et excentré par rapport à l'axe général comme figuré en 25,figures 10 et 11 . Les zones hachurées 26 et 26a, figure 11, sont obturées par des pièces immobiles sur lesquelles frotte la pain de superphosphate mais, en ces deux points, cela n'a pas d'inconvénient parce que, dans la partie
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26 où la masse n'est pas solide, il n'y a pas de frottement nuisible et, dans celle 26a où le pain est déjà solidifié, la partie fixe peut ne pas exister ou être légèrement en contrebas, de sorte qu'il n'y a aucun frottement sur le pain de superphosphate.
Enfin, on peut fermer l'espace entre les lèvres par un anneau déplaçable déformable 25b, figures 12 et 13. Cet anneau roule sur des galets et est déformé à l'endroit 26b où se trouvent les organes fixes de découpage, pour,reprendre la forme circulaire dès qu'il a dépassé ces organes fixes. C'est l'ensemble des lèvres, de la cuve et du pain de superphosphate qui entraine l'anneau déformable. Dans cette disposition, il n'y a aucun frottement du pain sur les parties le supportant.
Les figures 7 et 8 représentent une disposition où tout frottement du pain est évité. Dans ce but, la paroi 2 se termine en dessous du cône par une rigolo à section rectangulaire 34 dans laquelle pénètre l'extrémité inférieure de la décaveuse.
Celle-ci porte des dents et un cône 32 qui obligent la. matière à sortir par la fente circulaire 33 ménagée entre les lèvres des deux parois, laquelle fente est fermée par une courroie métallique ou autre 31. Une ouverture de cette fente, en face de la décaveuse, est obtenue par écartement de la courroie, devant la fente, au moyen des galets 30. La matière tombe ainsi dans le cône 9 qui canalise le superphosphate vers l'appareil de transport 10. La figure 9 représente une disposition analogue, utili- sant une décavause auxiliaire 6a qui par@et de simplifier le fond de la cuve. La courroie 31 tendue par le galet 30 obture parfaitement l'espace entre les deux lèvres des cylindres cônes
1 et 2, et évite tout frottement contre le superphosphate.
Les figures 14-15-16 représentent de manière similaire aux figures 1 à 3 un dispositif analogue dans lequel la cuve est fixe, mais c'est l'anneau 12 qui tourne en entrainant, la décaveuse 6 et la cloison 13 qui y est fixée ainsi que la trémie 9. Dans ce cas, la décaveuse est, de préférence, actionnée par le bas 38 et la cloison 13 est maintenue dans le haut par un bras 38. Ce bras, solidaire d'une plaque tournante ou d'un pivot 40, entraine,
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aussi la goulotte 39 qui canalise la matière visqueuse sortant du malaxeur 17.
La plaque tournante tourne exactement au rythme de la couronne 12 grâce à un accouplement mécanique 41 positif entre l'anneau 12 et l'axe 3.
Tous les dispositifs de fermeture des lèvres par courroie, anneau déformable, tapis roulant, décaveuse auxiliaire, sont applicables également dans ce cas.
Dans le cas où il. est nécessaire d'installer un appareil à axe horizontal pour éviter tout frottement, la cuve est constituée par une enceinte circulaire de section appropriée au mode de décaveuse choisi, et comporte une paroi mobile ayant mêmes fonctions que l'anneau 12.
Les figures 17 et 18 représentent une semblable enceinte de forme appropriée pour une décaveuse à couteaux ou à dents 6 de forme cylindrique, suffisamment inclinée pour que le superphosphate divisé tombe par gravité dans la trémie 9 et de là à l'appareil de transport 10. Dans cet appareil, la fermeture de l'enceinte est assurée sur son pourtour par une courroie en métal ou autre matière, ou par un tapis roulant en métal ou autre matière 31. Dans la ,partie où la matière est encore fluide, on peut remplacer la courroie par un masque fixe 32. Eventuellement, une cloison fixe 13 permet de remplir la cuve sans risque de faire pénétrer de masse visqueuse vers la déuaveuse 6.
Les figures 19 et 20 représentent une disposition analogue à fermeture par courroie, dans laquelle l'auge est à section rec- tangulaire et le décavage est fait dans le dessus au moyen d'un excavateur à chaine à godets. Cette disposition permet l'utilisa- tion de presque tout le volume de la cuve et permet de sortir le superphosphate divisé, à grande hauteur.
Les figures 21 et 22 représentent une disposition avec cuve en forme de tore avec ouverture étroite à l'extérieur du tore et dans laquelle le décavage est fait par un disque décaveur 6 qui alimente une chaine à godets étroite 31 pour fermer le pourtour de la cuve.
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Les figures 23 et 24 représentent une disposition utilisant deux courroies métalliques et permettant de faire des appareils de très grandes dimensions, à axe horizontal. La cuve est constituée par deux coquilles symétriques indépendantes 1 et 2 dont une seule a besoin d'âtre actionnée mécaniquement, le pain de superphosphate faisant embrayage entre les deux coquilles. Les lèvres de ces deux coquilles sont rapprochées, mais sont cependant assez distantes pour que l'axo de la décaveuse 6 et les extrémités de la cloison 13 puissent passer aussi bien par la fente extérieure que par la fente intérieure, et pour qu'un homme puisse entrer pour faire l'entretien des couteaux ou des dents.
Les fentes entre les lèvres sont obturées, dans la partie 'où le superphosphate est visqueux, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur, par des courroies métalliques ou tapis roulants de faible largeur 31 et 31a. L'espace intérieur de la cuve est parfaitement utilisé, grâce à la possibilité d'introduire en 13 une cloison de séparation, qui est tenue dans le haut par le plafond de la cuve et dans le bas sur un support 36 qui porto aussi l'axe de la décaveuse 8 et la goulotte d'évacuation 9. Cette disposition permet d'utiliser presque tout le volume de la cuve et de ne faire subir aucun frottement au pain, ni au superphosphate divisé.
On peut aussi réaliser des cuvos ne comportant qu'une fente intérieure et une seule courroie ou tapis roulant intérieur, mais cette disposition est encombrante et ne permet pas d'utiliser aussi entièrement le volume intérieur de la cuve torique que les dispositions décrites.
Les courroies peuvent être remplacées en totalité ou en partie par des tapis roulants ou marne par des éléments fixes, comme 32, figure 17, à tous les endroits où la matière est encore visqueuse, ou aux endroits où elle est déjà devenue solide. Dans ce dernier cas, l'élément fixe est creusé, comme le fait voir la figure 6; Seules, les lèvres des parties tournantes touchent les parties fixes, le superphosphate ne les touche pas.
La décaveuse montée sur axe peut être remplacée, dans tous les exemples, par une décaveuse oscillante ou autre formant grat- toir. Il faut alors disposer les coquillos ou les parois de la cuve en conséquence