<Desc/Clms Page number 1>
BREVET d'INVENTION " Perfectionnement aux trains d'atterrissage escamotables pour avions".
La présente invention a pour objet un train d'atterrissage escamotable perfectionné pour avions. Pour mieux fixer les i- dées, on dénommera "cercle" et "tranche" les deux présenta- tions de la roue suivant qu'on la regarde de bout, suivant la fusée, ou perpendiculairement à celle-ci. On connaît actuelle ment des trains d'atterrissage escamotables dans lesquels cha- que roue est escamotée dans l'aile ou dans le fuselage par une conversion dans le sens latéral, en venant se loger dans une cavité circulaire d'au moins même diamètre que celui de la roue.
On a constaté que l'escamotage de la roue suivant son cer- cle présente au moins deux inconvénients aérodynamiques. Le premier est que la roue reste plus ou moins apparente dans la cavité, car, lorsqu'elle est au sol, le bouclier de fermeture ne peut être prolongé vers la terre au-delà d'une certaine limi- te. Il reste donc un trou mal fermé dans la oavité, lorsque la roue est escamotée, et ce trou donne lieu à des tourbillons déterminant une résistance supplémentaire à l'avancement.
<Desc/Clms Page number 2>
Le deuxième inconvénient est que cette roue dans la posi- tion escamotée subit des appels d'air suivant sa plus grande surface, ce qui provoque des efforts très importants et oblige
EMI2.1
d'ayoli )' e 0 0 U 1'0 LL des pléces B Ill< C l1 n 1 rlU tJ L 1"0 tl 10 lU" üe pour y résister.
On a essayé d'éviter ces inconvénients en fermant la cavité par un volet coulissant. Toutefois, le risque de coincement de ce volet fait écarter généralement cette solution..
Le train suivant l'invention permet d'escamoter chaque roue latéralement, tout en la faisant pénétrer dans un logement, dont l'ouverture est égale à la section, non plus de son cercle, mais de sa tranche.
Le train suivant l'invention comporte dans ce bit au moins deux systèmes de repliement, l'un faisant pivoter la fusée de la roue et l'autre amenant la roue à l'intérieur du fuselage par un déplacement tel que le plan de son cercle soit sensi- blement tangent à l'arc de circonférence du pivotement du train.
Ce dispositif présente un avantage supplémentaire, puisqu'au lieu de loger la roue dans l'intrados de l'aile, c'est-à-dire en un point ou la succion est violente, on peut la loger dans le fuselage en un point abrité des tourbillons. En outre, la roue se présente aux veines fluides par sa périphérie qui est galbée d'une façon analogue à la partie du fuselage dont elle prendra la place. Il en résulte qu'il n'est plus nécessaire;, ni indiqué, de tenter de masquer le trou autrement que par pneu de la roue lui-même.
Il doit être bien entendu que l'invention n'est nullement limitée à un type de dispositifs de repliement quelconque, et qu'en particulier, on peut utiliser pour l'escamotage du train soit une jambe auto-briseuse quelconque, soit tout autre sys- tème.
<Desc/Clms Page number 3>
Il est facile de comprendre que le train suivant l'inven- tion présente des nombreux. avantages, tels que : diminution de la section de l'ouverture, position telle de la roue dans cette ouverture que les veines fluides s'écoulent le long de sa périphérie, emplacement de l'ouverture dans le fuselage (endroit ne présentant plus de succion) et enfin:, avantage très considérable, diminution possible de la hauteur de l'aile à l'emplanture, puisque l'aile n'a plus la mission de recevoir, superposés, la. tranche de la roue, la jambe et les dispositifs annexes, les roues venant se loger de part et d'autre du mo- teur dans les emplacements qui sont généralement perdus dans le cas de moteurs en ligne.
L'invention vise donc tout train d'atterrissage pour avion, escamotable latéralement, dans lequel on détermine au moins deux mouvement de rotation, autour de deux axes différents, l'un de ces mouvements servant à placer la roue dans une posi- tion telle que le plan de son cercle soit sensiblement tangent à l'arc de circonférence que le deuxième mouvement de rota- tion lui fera décrire pour l'escamotage.
L'invention sera mieux comprise à l'aide des dessins an- nexés, sur lesquels on a représenté à titre d'exemples deux modes de réalisation suivant l'invention.
'. Sur ces dessins : ;. la fig. 1 montre un train d'atterrissage organisé suivant 1'invention, et ¯ la fig. 2 montre un autre mode de réalisation appliqué à un train comportant une jambe auto-briseuse.
En se référant d'abord à la fig. 1, on voit en 1 le fu- selage de l'avion dont la partie inférieure dépasse le plan inférieur de l'aile 2. Le train d'atterrissage escamotable
<Desc/Clms Page number 4>
comporte une jambe 3 à l'intérieur de laquelle est logé l'a- mortisseur de chocs. A la partie inférieure de cette jambe est articulée en 4 une pièce 5 portant la roue 6. Cette pièce 5 est articulée par ailleurs, à l'aide d'une biellette 7, à un collier 8 relié à un vérin logé à l'intérieur de le jambe 3.
Sur la fig. 1, on a représenté, en traits pleins, les or- ganes, dans la position qu'ils occupent lorsque l'avion repose ou roule sur le sol. En pointillé, on voit la position occu- pée par la roue 6 avenant prendre la position 6a) @ par les or- ganes 5, 7 et 8 éprenant respectivement les positions 5a, 7a et sa) après le premier mouvement de pivotement.
Ce premier mouvement de pivotement est provoqué par le vé' rin qui commande le collier 8 et constitue la première phase de l'escamotage. Le vérin qui détermine ce mouvement pouh être commandé de toutes façons voulues, par exemple, à l'aide d'une oanalisation de l'huile sous pression.
Une fois la roue amenée dans la position 6a, on détermine le deuxième mouvement de rotation commandé de toute façon con- venable suivant le type du dispositif d'escamotage utilisé, qui ne fait pas partie de l'invention.
Pour fixer les idées, dans l'exemple de la fig. 1, ce deuxiè- me mouvement est commandé par un vérin 9 logé dans l'aile et dont la tige 10 agit sur l'extrémité d'un levier 11 formant le prolongement de la jambe 3 situé au-delà de l'axe d'articulation 12 de cette jambe. Lorsque le piston a du vérin vient dans la position b, le point 13 formant l'extrémité du levier 11 vient occuper la position 13a, la roue vient prendre la position 6b, et les organes 5, 7 et 8 les positions respectivement 5b, 7b et 8b .
On voit que la roue vient ainsi se loger à l'intérieur du fuselage en y pénétrant par une ouverture 14 dont la section n'est que légèrement supérieure à celle de la tranché de la roue.
<Desc/Clms Page number 5>
Sur la fig. 2 on a représenté un autre mode de réalisation dans lequel le fuselage 15. est organisé de telle façon que son plan inférieur constitue en quelque sorte le prolongement du plan inférieur de l'aile 16.
@ ÈDans ce mode de réalisation, on voit en 17 une jambe articu- léeà l'aile en 18. Cette jambe comporte l'amortisseur et por- te à son extrémité inférieure la roue 19 dont la fusée estar- ticulée, en 20, à une biellette 21, articulée à son tour en 22, à l'extrémité inférieure de la jambe 17- La biellette 21 est articulée, par ailleurs, en un point 23 intermédiaire de sa longueur, à la tige 24 d'un vérin 25 porté par la jambe 17.
Le,premier mouvement de repliement, destiné à amener la roue 19. dans la position 19a et les organes 20, 21 et 23 dans les positions respectivement 20a, 21a et 23a, est commandé par le vérin 25 dont la tige 24 monte en faisant pivoter la biellette
21 autour de son axe 22. '
Une fois la roue amenée dans la position 19a, le train est escamoté par un pivotement de la jambe 17 autour de l'axe 18.
Ce:pivotement est déterminé dans l'exemple de la fig. 2 par une jambe auto-briseuse, constitutée par deux tiges 26 et 27.
La tige 27 est reliée à la jambe 17 par un collier 28 portant un axe d'articulation 29. La tige 26 est articulée à l'avion en
30. Dans l'exemple représenté, le repliement de la tige 26,27 est commandé par deux vérins 31 et 32 alimentés par exemple par de l'huile sous pression, et agissant respectivement par des biellettes 33 et 34 sur 'les secteurs dentés 35 et 36.
Lorsque les pistons des vérins se déplacent l'un vers l'au- tre, les doux demi-tiges se replient, et la jambe 17 rentre dans l'aile en amenant la roue 19 dans la position 19 b.
<Desc/Clms Page number 6>
Dans cet exemple, on voit encore que l'ouverture 37, per- cée dans le fuselage, a une largeur à peine supérieure à la section de la tranche de la roue.
Ainsi qu'on l'a déjà indiqué, l'invention n'est nullement limitée à un système de repliement quelconque du train pro- prement dit, et en particulier, dans le cas d'un train à jam- be auto-briseuse, celle-ci peut être d'un type quelconque, connu ou non, la jambe représentée étant donnée purement à ti- tre d'exemple nullement limitatif.
Bevendications
1.- Train d'atterrissage pour avions escamotable latérale- ment, caractérisé par le fait qu'il comporte des dispositions déterminant au moins deux mouvements de rotation autour de deux axes différents, l'un de ces mouvements servant à amener la roue dans une position telle que le plan de son cercle soit sensiblement tangent à l'arc de la circonférence que le deuxiè- me mouvement de rotation lui fera décrire pour l'escamotage, de telle sorte que la roue pénètre dans son logement par la tranche.