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Procédé de copie, par voie optique, des sillons sonores à effet lenticulaire.
Il est déjà connu de tailler des sillons sonores de profondeur et, le cas échéant, également de largeur variable, à travers une couche superficielle opaque, dans une couche transparente sous-jacente dans laquelle le burin s'enfonce, et qui est appelée ci-après "couche entaillée", ces sillons présentant un effet de lentille par rapport à la lumière transmise dans des directions déterminées, ce qui peut être attribué au fait qu'ils sont taillés de manière à former des surfaces courbes. De ce fait, les rayons lumineux qui frappent ces surfaces ne continuent pas leur chemin sans changer de direction, mais ils sont réfractés par cette sur-
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face dans des directions différentes. Par conséquent, il existe en dessous du sillon sonore des endroits à éclairage plus fort et des endroits à éclairage plus faible.
Pendant le copiage, ces endroits causent des différences dans le noircissement du sillon sonore copié.
Afin de remédier à cet inconvénient, on a déjà proposé de remplir le sillon sonore, avant de le copier, d'une matière à indice de réfraction égal à celui du support.
L'invention a pour but d'éviter l'effet de lentille et elle prend comme point de départ le problème qui consiste à copier des sillons sonores par voie optique, c'est-à-dire en intercalant un système de reproduction optique entre le support à copier et le film sur lequel il sera copié.
Dans les procédés servant à copier des films photographiques par voie optique, il est connu, d'éclairer l'enregistrement d'une manière diffuse, et de projeter l'image du sillon sonore qui est situé dans la couche supportant l'enregistrement, sur une autre couche sensible à la lumière et destinée à la transcription de celui-ci. Il est également connu de copier optiquement des sillons sonores taillés par voie mécanique. Dans ce cas, l'image de la couche dans laquelle le sillon sonore était taillé c'est-à-dire de la couche d'enregistrement, était projetée sur un film photographique.
Suivant l'invention, le système de reproduction optique est mis au point sur la couche superficielle, de sorte que l'image de cette couche est projetée sur un film sur lequel elle doit être copiée. Dans ce cas, le sillon sonore taillé mécaniquement est éclairé par la lumière diffuse transmise par la couche.
Grâce à cet éclairage à la lumière diffuse traversant la couche, les rayons lumieux contiriuent à frapper le système optique, même après leur diffraction par suite de l'effet -
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de lentille des sillons sonores, de sorte que la variation précitée de l'éclairement n'est pas produite. Le sillon sonore luit à travers l'éclairage diffus qui traverse la couche, sous forme d'une bande uniformément brillante et présentant, quelle que soit la direction sous laquelle il est vu, une clarté uniforme. Quand alors le système de re- production optique est mis au point sur la couche superfi- cielle, la bande uniformément brillante est seule repro- duite et l'on ne rencontre plus d'effet de lentille gênant.
On a déjà proposé d'effectuer la copie au moyen de la lumière diffuse qui frappe la couche superficielle et qui est réfléchie par celle-ci, le système optique étant égale- ment mis au point sur la couche superficielle. Cependant, dans ce procédé, la eouche superficielle doit être miroitante.
Par contre, le procédé suivant l'invention peut être univer- sellement appliqué.
La description qui va suivre, en regard du dessin annexé donné à titre d'exemple non limitatif, fera mieux comprendre comment l'invention peut être réalisée les par- ticularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de celle-ci.
La figure 1 représente un dispositif de copie dans lequel le sillon sonore à effet lenticulaire est.éclairé par derrière d'une manière diffuse, tandis que sur la figure .3 le support est éclairé du côté de la couche superficielle et la lumière est utilisée de nouveau dans le support grâce à une surface miroitante située derrière le support.
Sur la figure 1, un support 12 est éclairé par la source lumineuse 10. La lumière est transmise sous forme dif- fuse par le verre dépoli 11. Le sillon sonore 14 est taillé dans la couche à entailler 13 du support 12, à travers la cou- che superficielle opaque 15, avec une profondeur variable. La @
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lumière qui frappe la surface du sillon sonore 15 à travers le verre dépoli 11 est fortement diffuse, c'est-à-dire que les rayons lumineux frappent cette surface de toutes les directions, par conséquent, le sillon sonore 15 luit sous forme d'une bande dont la clarté est uniforme dans toutes les directions. Ce n'est pas la surface du sillon sonore elle même qui doit être reproduite sur le film photographique 17, mais seulement la couche superficielle foncée.
Afin d'éviter la reproduction des impuretés de la surface du sillon sonore, il convient d'utiliser des objectifs 16 à profondeur de foyer aussi faible que possible, et de les mettre au point sur la partie de la couche superficielle transparente qui est la plus éloignée de la surface du sillon sonore. Dans ce but, il convient en pratique d'utiliser des objectifs de microscope et il faut les mettre au point sur la partie supérieure de la couche superficielle, c'est-à-dire sur le côté le plus éloigné de la couche d'enregistrement 13. Le cas échéant, un diaphragme 18 peut encore servir à écarter de l'objectif les rayons lumineux incidents latéraux.
Sur la figure 2, la même méthode de copiage est représentée avec un autre mode d'éclairage. Le système de reproduction est le même que sur la figure 1, les parties correspondantes étant indiquées par les mêmes chiffres de référence.
La lumière de la source lumineuse 10 est projetée, du côté où se trouve le système de reproduction optique et à travers une lentille collectrice 19, sur le support 12. Cette lumière est transmise par le sillon sonore 14 et tombe sur un miroir 21. Cependant, dans le trajet lumineux se trouvent les couches différentes du support, dont une couche 20, ou le miroir 21, est dépoli, et, partant, a un pouvoir diffusant considérable. Pour le reste, le processus de copiage s'effec-
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tue d'une manière analogue à celle qui est décrite en re- gard de la figure 1.
Le passage double de la lumière présente l'avanta- ge que le contraste entre le sillon sonore et la partie non enlevée de la couche superficielle est doublé. Il faut seu- lement veiller à ce que la lumière provenant directement de la lentille collectrice 19 et n'ayant subi aucune réflexion sur la surface de la couche superficielle ne tombe pas dans l'ouverture de l'objectif 16. Cependant, il est possible de faire tomber en dehors de l'ouverture de l'objectif la lumière réfléchie par la surface de la couche superficielle, en donnant une différence suffisamment grande aux angles de la lumière incidente et de l'axe optique de l'objectif.