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ntenne directrice pour ondes ultra-courtes, en particulier pour réception en télévision.
Dans la technique des ondes ultra-courtes, il se présente fréquemment des cas où il est nécessaire de donner aux antennes un effet de direction. Par exemple, dans la réception en télévision, il est d'importance de disposer d'antennes sensibles exclusivement dans la direction vers l'émetteur de télévision, afin d'améliorer le rapport entre la tension utile et la tension per- turbatrice, rapport qui dans certaines conditions est très mauvais.
On connaît des dispositions d'un ou plusieurs dipoles avec un ou plusieurs réflecteurs. Leur fonctionnement, on le sait, résulte du fait que le réflecteur est en couplage de radiation avec le dipole récepteur propre et augmente sa tension par suite du décalage de phases du parcours de tension sur les deux (réflecteur et dipole), ce décalage, déterminé par l'écartement dans l'espace, étant d'un quart de longueur d'onde. Par des réflecteurs,
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on ne peut obtenir un accroissement de tension plus grand que \/ 2.
Ces dispositions connues sont très peu aptes à leur emploi dans les récepteurs commerciaux de télévision, parce qu'elles sont trop encombrantes et présentent maints défauts pratiques qui apparaissent surtout lors de leur montage sur des toits d'immeu- bles à locataires. Leur plus grande largeur comporte environ 1,75 mètre.
Suivant l'invention, les défauts de ces antennes peuvent être évités en utilisant des antennes dans lesquelles le radiateur principal et le radiateur auxiliaire ou l'un des deux ne s'étend pas le long d'une ligne droite comme axe, mais bie'n dans un plan ou dans l'espace. Cette idée fondamentale est connue en elle-même; spécialement en Amérique, on utilise fréquemment ce que l'on appel- le " folded aerials Il , c'est-à-dire des antennes plissées, Le seul avantage de telles antennes (folded aerials) est, au point de vue purement physique , leur effet directeur.
Leur faible encombrement est intéressant et l'invention réside précisément dans l'idée d'employer ensemble deux ou plusieurs de tels réflecteurs récep- teurs ou émetteurs, de telle manière qu'ils réagissent l'un sur l'autre, non plus seulement par rayonnement, mais encore par cou- plage et ce de façon que la tension résultante, au point de récep- tion, soit plus grande que celle que l'on peut obtenir dans les meilleures conditions avec un réf lecteur. Ceci peut être atteint par des mesures basées sur les considérations suivantes :
L'effet d'un dipole normal est, comme on le sait, que le champ magnétique autour du dipole est purement circulaire et que le champ électrique est polaire. si on replie sur lui-même un tel dipole électrique, de telle manière que ses extrémités se touchent, la force électrique de champ est toujours tangentielle au réflec- teur ; elle est donc une fonction circulaire tandis que la force magnétique de champ est orientée perpendiculairement par rapport à l'autre. Le vecteur de la répartition électro-magnétique de . champ, pour une telle antenne, se comporte donc d'une manière tout
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à fait analogue à celui ,d'un dipole électrique.
Donc, pour une antenne repliée sur elle-même et fermée, on a à faire avec un dipole magnétique, tandis que pour une antenne repliée sur ellemême, mais ouverte, on a à faire à un dipole électrique, on peut combiner dès lors ces deux types de dipoles, non pas suivant ce qui est fait et connu dans les systèmes de repérage à longues ondes - c'est-à-dire un cadre d'orientation avec une antenne en barre qui par elle-même n'a aucune action de direction - mais, bien comme il ressort de la fig.l du dessin annexé, conformément à la présente invention.
L'anneau A désigne le dipole magnétique, tandis que B est un dipole électrique replié sur lui-même, mais ouvert, on peut établir que B a déjà une action directrice, orientée de telle sorte que le maximum de réception se trouve dans la direction de la fente .ouverte f. L'anneau A possède également une action de direction, mais qui est symétrique sur 180 Par la combinaison de ces deux dipoles, on obtient une action directrice qui, au contraire des dipoles magnétiques seuls, ne se développe que d'un côté vers l'émetteur. Le diagramme de direction est représenté à la fig.2. Le rapport entre le maximum et le minimum est environ 1 à 3. Il est possible, sur la base de formules connues, de déterminer la formule équivalente pour la longueur d'un dipole magnétique vis-à-vis d'un dipole électrique.
Mais il est également possible, afin d'éviter ici des dimensions inacceptables en pratique, de coupler galvaniquement le dipole magnétique A avec un dipole électrique, comme le montre la fig.l, où la barre C est ce dipole électrique. De ce fait, pour une même tension au point de récep- 'tion, le diamètre de l'anneau A est plus petit. La répartition de tension sur l'anneau A est alors influencée d'abord par le grand rapprochement du dipole B (couplage inductif et capacitif avec B) et ensuite par la barre additionnelle C.
L'effet total d'un tel ensemble moins encombrant qu'une antenne normale à réflecteur - un câble à résistance ondulatoire, ohmique réduite (en-
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viron 130 ohms) étant raccorda aux points a (âme) et b (enveloppe) dont la position est à peu près donnée à l'échelle - est que la tension résultante est au moins V 2 fois plus grande que la ten- sion obtenue dans les mêmes conditions expérimentales avec un dipole électrique convenablement adapté (expérimentalement, on a obtenu un coefficient plus grand que 21 ce qui doit vraisembla- blement être attribué à une différence de syntonisation de fréquen- ce de l'objet de comparaison).
Ainsi, l'antenne donne, pour un en- combrement beaucoup moindre, le même résultat qu'une antenne nor- male à réflecteur. Les dimensions de l'antenne, pour la fréquence de l'émetteur berlinois de télévision, c' est-à-dire pour 47,8
MHz, donc pour = 6,28 m, sont indiquées à la fig.l. Si l'on pense que, rien que théoriquement, le rapport de la valeur maximum à la valeur minimum est égal à oo c' est-à-dire 1 :
0 pour une antenne normale à réflecteur, et que pratiquement ces valeurs ne, pouvaient jamais être atteintes, parce que de telles différences sont rendues impossibles par des réflecteurs secondaires voisins inévitables, on reconnaît que l'invention, portant sur la combi- naison d'un dipole magnétique et d'un dipole électrique avec rac- cordement d'une barre additionnelle d'antenne au dipole magnéti- que, présente les avantages suivants :
1. encombrement plus faible.
2. montage constructivement simplifié ; la barre auxiliaire peut être une partie du mât-support.
3. forme extérieure plus agréable.
A ces avantages ne s'opposent pratiquement pas de défauts, car le degré d'action est, à tout point de vue, le même que pour une an- tenne à réflecteur, formée par la combinaison de deux dipoles électriques écartés d'un quart de longueur d'onde.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.