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Perfectionnements apportés aux procédés et machines pour la filature de kapok".
L'invention est relative aux procédés et machines pour la filature des fibres de kapok ou fibres similaires (alund) faux-kapok$, paina,etc), ainsi qu'aux produits susceptibles d'ê- tre obtenue à l'aide desdits procédés et machines.
Il convient de rappeler que le kapok est une fibre na- turelle très légère, inconductible, imputrescible, imperméable et isolante.
Cette fibre est constituée par un tube, fermé aux ex- trémités,dont les parois sont en cellulose lignifiée, c'est-à- dire en cellulose imprégnée d'une matière cireuse qui lui con- fère toutes les qualités ci-dessus. Lesdites parois sont lis- ses, à l'encontre desa autres fibres utilisées en filature qui possèdent toutes des "crochets" et c'est précisément ce manque de crochets qui a rendu jusqu'à ce jour son emploi économique-
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ment et industriellement inutilisable dans cette branche.
Au surplus, la fibre de kapok est fragile et il est à craindre que les moyens de cardage ne la brisent et ne la hachurent, la rendant ainsi impropre à l'emploi destiné.
Pour obvier à ces inconvénients, on a bien déjà. proposé de filer le kapok en le mêlant à d'autres textiles tels que le coton ou la laine, mais dans ces réalisations connues, le kapok est nécessairement mélangé à un volume très important de coton ou de laine, d'ou il résulte que: d'une part, la teinture du mélange est difficile, en raison de la différence de nature des fibres, une double teinture devenant donc nécessaire, et, d'autre part, en raison des proportions relativement faibles du kapok, le mélange ne conserve plus les qualités remarquables de cette fibre, notamment l'imputrescibilité et l'imperméabilité.
Enfin, les substances habituelles utilisées pour l'ensimage, et qui conviennent aux fibres de laine ou de coton, sont inefficaces pour les fibres de kapok, car ces fibres, comme il estdit plus haut, sont agglutinées par une matière isolante (cire végétale) qui est un obstacle à l'imprégnation de la fibre.
L'invention a pour but, surtout, de rendre tels, les susdits procédés et appareils, qu'ils répondent, mieux que jusqu'à présent, aux divers desiderata de la pratique,qu'en particulier ils permettent d'obvier aux inconvénients décrits ci-dessus, et, en outre, de fournir des produits non encore obtenus jusqu'ici.
Elle consiste, principalement, selon les procédés du genre en question, à mélanger, aux fibres de kapok à. filer, une certaine quantité de fibres plus lourdes, notamment de soie artificielle dite rayonne, en proportions de l'ordre de 5 à 45% en poids suivant la nature du fil que l'on veut obtenir, celui-ci étant toujours, de toute façon, à prédominance de kapok.
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Elle comprend, mise à part cette disposition prin-cipale, certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicitement parlé ci-après, notamment ; une deuxième disposition--relative d'une façon générale aux produits pour l'ensimage des matières textiles et notamment du kapok--, consistant à constituer ces produits par un mélange contenant essentiellement une huile minérale telle que de 1'nulle de vaseline (de préférence environ 10 %), au moins un acide gras tel que l'acide de coco (de préférence environ 10 %) au moins une huile végétale telle que de l'huile de pin(de préférence environ 4 $), au moins un sel basique tel que le carbonate de sodium (de préférence environ 1 %), le reste pouvant être constitué par de l'eau et, éventuellement,
par au moins une huile d'origine animale telle que du suif (de préférence environ 2%); une troisième disposition--relative aux machines à carder le kapot--. consistant adonner aux pointes une direo- tion inclinée par rapport aux génératrices des cylindres et à les disposer de préférence selon des hélices, de manière à assurer, avec un contact minimum tenant compte de la fragilité des fibres, une parfaite répartition de l'action de cardage; une quatrième disposition consi stant, sur ces mêmes machines, à faire coagir avec le cylindre peigneur un cylindre brosseur à garniture en volant;
une cinquième disposition consistant, sur ces mêmes machines, à faire coagir avec le tambour cardeur un faux-fond réglable épousant exactement les formes dudit tambours notamment susceptible d'être rapproché des pointes autant qu'il est possible, ce faux-fond évitant la perte, la ventilation et ltéva- poration de la matière; et une sixième disposition--relative aux produits tissés-consistant à réaliser ceux-ci en tissant des fils de ka-
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pok (notamment ceux obtenus par les procédés suspécifiés et pouvant donc déjà contenir, outre les fibres de kapok, certaines autres fibres) avec des fils d'un produit plus lourd tel que la rayonne, le coton, la laine etc., certaines fibres pouvant notamment constituer la chaine et d'autres la trame.
L'invention vise plus particulièrement certains modes d'application, ainsi que certains modes de réalisation, desdites dispositions; et elle vise,plus particulièrement encore et ce à titre de produits industriels nouveaux, les procédés et machines du genre en question comportant application de ces mêmes dispositions, les éléments spéciaux propres à leur établissement, ainsi que les fils établis à l'aide desdits procédés et machines, et les produits tissés à l'aide de ces fils ou d'une manière générale établis conformément à l'invention.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexés, lesquels complément et dessins ne sont, bien entendu, donnés surtout qu'à titre d'indication.
La fig. l, de ces dessins, montre en vue latérale schématique une machine pour carder le kapok selon les procédés conformes à l'invention, ladite machine étant elle-même établie conforément à l'invention.
La fig. 2 montre séparément l'ensemble du tambour cardeur et d'un faux-fond prévu conforménent à une autre disposition de l'invention.
La fig. 3 montre, en coupe, une garniture à pointes comportée par le tambour cardeur, cette garniture étant établie conformément à, l'invention.
La fig. 4 est une vue développée d'une telle garniture, et la fig. 5 est une vue semblable, partielle et agran- die.
La fig. 6 est une vue perspective montrant la juxtaposition de plusieurs garnitures cardeuses sur le tambour, selon une autre disposition de l'invention.
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La fig. 7, enfin, est une coupe schématique à travers ledit tambour.
Selon l'invention, et plus spécialement selon celui de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes de réalisation, de ses diverses parties auxquels il semble qu'il y ait/lieu d'accorder la préférence, se proposant de procéder à la filature du kapok, on s'y prend comme/suit ou de façon analogue.
On utilise comme matière première un mélange com- presant, d'une part, des fibres de kapok et, d'autre part, des fibres d'au moins une substance textile plus lourde, telle queayonne, le coton, ou plusieurs de ces substances (étant entendu que l'on a intérêt à utiliser plus spécialement la ra- yonne), et l'on choisit pour ledit mélange les proportions sui- vantes, en poids: fibres de kapok: 95 à 55 % (voire 50 %), autres fibres, notamment rayonne: 5 à 45 % (voire 50 %), l'ensemble étant tel que, compte tenu des différences de densité entre le kapot et les autres fibres, on obtienne un produit à prédominance de kapot, produit dans lequel les fibres plus lourdes peuvent jouer le rôle des crochets vis-à-vis des fibres de kapok.
La rayonne peut être de tout type approprié, étant par exemple obtenue par le procédé à la "viscose", par le procédai à l'aaétate, par celui au cuivre, par celui du collodion etc.
Elle peut être du type à fibres pleines ou au contraire de celui à fibres creuses, ce dernier paraissant plus avantageux.
Il convient, en outre, de donner au susdit mélange, avant filature, toute l'homogénéité désirable, ce pourquoi.on procède par exemple, pour réaliser ce mélange, de la manière suivante.
On étend une couche de fibres de kapok sur laquelle on applique une couche de matière d'ensimage, puis une couche moins importante de la matière de soutien plus lourde, en l'es-
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pèce la rayonne dans les proportions susindiquées; on répète cette opération de manière à obtenir de six à huit couches.On mélange alors l'ensemble, à l'aide de machines usuelles et l'on transporte ce mélange sur une machine à carder.
En ce qui concerne l'ensimage, on le réalise de façon telle qu'il confère aux fibres, d'une part, la propriété de s'imprégner rapidement,d'autre part, celle de les lubrifier de manière à leur permettre de glisser les unes le long des autres sans qu'elles perdent le contact très intime qui leur est assuré par la capillarité de la matière d'ensimage, et, encore, la propriété de les assouplir tout en les rendant plus adhérente .
Grâce à ce glissement freiné des fibres, le travail de cardage subséquent, qui aura notamment pour but de rendre les fibres parallèles par l'action des pointes du tambour cardeur, pourra s'opérer correctement, c'est-à-dire sans crainte que lesdites pointes n'arrachent les fibres.
Enfin, il faut encore que la matière d'ensimage ne modifie la constitution de la fibre que d'une manière provisoire, c'est-à-dire pendant les cardage et la filature.
A cet effet, il semble indiqué d'avoir recours à la formule suivante, qui n'est donnée qu'à titre d'indication, étant donc entendu que les proportions ne sont à considérer que par leur ordre de grandeur et que les substances spécifiées pourraient être remplacées par d'autres du même genre.
Pour 100 kgs d'ensimage prêts à être utilisés;
EMI6.1
<tb>
<tb> nulle <SEP> de <SEP> vaseline <SEP> épurée: <SEP> 10 <SEP> kg <SEP> 700
<tb> huile <SEP> de <SEP> pin <SEP> 3 <SEP> kg <SEP> 750
<tb> acide <SEP> gras <SEP> de <SEP> coco <SEP> 10 <SEP> kg <SEP> 700
<tb> suif <SEP> 1 <SEP> kg <SEP> 900
<tb> nuile <SEP> de <SEP> ricin <SEP> 1 <SEP> kg <SEP> 250
<tb> carbonate <SEP> de <SEP> soude <SEP> 1 <SEP> kg <SEP> 250
<tb> eau <SEP> 70xg <SEP> 450
<tb> 100 <SEP> kgs.
<tb>
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Il est à noter que la proportion d'eau pourra varier suivant les conditions hygrométriques.
La proportion, en poids, de la solution d'ensimage à utiliser, par rapport au poids de matière fibreuse à traiter, sera fonction .de la densité de ladite matière et variera par exemple de 10 % à 40 %.
Il est entendu que ce produit d'ensimage peut être utilisé pour toutes autres applications.
Il pourrait aussi servir comme agglutinant pour le feutrage du kapok.
En ce qui concerne maintenant l'opération de car dage, on peut utiliser, pour la réaliser, des machines à carder de type connu ; ilconviendra, sur ces machines, dtagencer les garnitures de cardage de manière telle qu'on puisse obtenir une répartition uniforme des fibres sur toute la largeur de la nappe.
En outre, en raison de la fragilité des fibres de kapok, il y aura intérêt à réduire au minimum les contacts entre lesdites fibres et les pointes des garnitures, tout en assurant cependant au moins un contact de chacune des fibres avec l'une des pointes .
Il y a lieu, d'autre part, de tenir compte aussi de la grosseur de la fibre, car le cardage ne doit pas avoir uniquement pour fonction de parallèliser les fibres, mais doit aussi éliminer les matières étrangères pouvant se trouver dans le kapok
A cet effet, on procède par exemple de l'une des manières suivantes.
Pour ce qui est d'abord des éléments actifs du tambour cardeur (tambour représenté schématiquement en 4 sur les fig.l, 2,7), on les constitue par des garnitures munies de pointes, certaines au moins d'entre elles étant agencées sous forme d'une bande de feutre tissé ou de molleton 1,2, traversées par des étriers 3, en acier trempé, dont les extrémités, de préférence inclinées par rapport à ladite bande, donc par rapport à la périphérie du tambour, constituent lesdites pointes (fig. 3 à 5 ) .
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Le tout est de préférence réalisé de façon telle. par la rotation du tambour 4,que lesdites pointes donnent lieu à un dégagement hélicoïdal, comme visible sur les fig. 4 et 5, ce qui peut être obtenu en enroulant en hélice, sur le tambour, la bande 1, 2 constituant la garniture à pointes .
Cette disposition en hélice réduit au minimum le nombre des pointes mises au contact du kapok, tout en ne laissait aucune surface non cardée.
On pourrait aussi, comme visible fig. 6, prévoir divers enroulements en hélice de sens opposés.
Les garnitures 1,2 seront fixées au tambour par tous moyens appropriés.
Disposant de cet ensemble, on le complète d'abord, cornue d'ordinaire, par divers tambours travailleurs 5 à. 91 (fig. de 1), lesquels/préférence on munit de dispositifs de changement de vitesse (du type continu ou discontinu), pour permettre de choisir la vitesse qui convient à chaque nature de fibre trai- tée, lesdits travailleurs devront en outre être réglés de ma- nière précise, vis-à-vis de la surface du tambour.
Puis on combine, au tambour 4, un cylindre peigneur 10 (fig. 1), d'un type connu, qui reçoit le voile ou nappe 11 à la sortie du tambour et, de préférence, selon une autre dis- position de l'invention, on prévoit à la périphérie dudit cylin- dre peigneur des moyens propres à ramasser, sur ce dernier,les matières étrangères au kapok qui le garnissent et qui, sans cette précaution, finiraient par déchirer le voile d'où, lors de l'opération de filature, une cause de rupture fréquentes du f il .
Lesdits moyens seront par exemple constitués par un cylindre brosseur rotatif 12, à garniture en "volant",par exem- ple à garniture comprenant des pointes d'acier très souples et relativement longues, notamment de 20 m/m environ de longueur.
La position du cylindre brosseur, entraîne par exemple par courroie 13, est réglée telle que ses pointes
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affleurent le cylindre peigneur; la distance entre les extrémités desdites pointes et celle s du cylindre peigneur étant par exemple au maximum égale à 2/100 m/m.
Enfin, on a intérêt, selon encore une autre disposition de l'invention, à combiner au tambour cardeur 4, à sa partie inférieure, un faux-fond 14 que l'on supporte--de préférence de façon réglable--de manière telle qu'il puisse être amené aussi près que possible dudit tambour, laissant juste le passage pour la garniture 1,2 et les pointes 3.
Ce faux-fond est par exemple monté sur des supports à vis 15.
Il permet d'éviter la perte, la ventilation et l'évaporation de la matière, autrement dit, il permet de retenir les fibres qui tendraient à s'échapper par gravité, ou par suite des déplacements d'air près de la surface du tambour.Tous autres moyens pourraient être utilisés dans le même but.
En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisation adopté, on peut, grâce à l'invention, obtenir une matière qui se prête parfaitement à la filature et au tissage,tout en conservant les remarquables qualités du kapok.
Le mélange obtenu présente notamment les caractères définis ci-après.
Etant donné sur la soie artificielle dite"reyonne: a une densité d'environ 1,5 alors que le kapok n'a qu'une densité de 0,15, soit 10 fois moins grande, les pourcentages en poids de la matière de mélange comparables à ceux réalisés dans les mélanges connus, donnent des pourcentages en volume particulièrement réduits.
Le tableau suivant donne les pourcentages de la matière de mélange, telle que la soie artificielle dite"rayonne" en fonction des pourcentages en poids de cette matière de mé- lange.
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Pourcentage en poids Pourcentage en volume
EMI10.1
<tb>
<tb> soie <SEP> densité <SEP> soie
<tb> kapot <SEP> artificielle <SEP> du <SEP> kapok <SEP> artificielle
<tb>
EMI10.2
Qi te 11 rayonne mélange dite"rayonne"
EMI10.3
<tb>
<tb> 60 <SEP> 40 <SEP> 0,690 <SEP> 92,50 <SEP> 6,50
<tb> 70 <SEP> 30 <SEP> 0,555 <SEP> 95,70 <SEP> 4,30
<tb> 80 <SEP> 20 <SEP> 0,420 <SEP> 97,60 <SEP> 2,40
<tb> 90 <SEP> 10 <SEP> 0,285 <SEP> 98,90 <SEP> 1;
la
<tb> 95 <SEP> 5 <SEP> 0,217 <SEP> 99,48 <SEP> 0,52
<tb>
Ainsi l'utilisation, dans ce mélange, de la fibre lourde de la soie artificielle dite "rayonne" mélangée à la fibre très légère du kapok, permet de réduire à des chiffres insignifiants le pourcentage en volume de la fibre de mélange.
Le fil résultant de ce mélange présente ainsi l'apparence extérieure du kapok, et les propriétés de souplesse, imputrescibilité, faible conductibilité électrique, particulière à cette fibre.
Les fils exécutés avec les mélanges du tableau précédent, permettant d'obtenir par kg. les métrages suivants(d'un fil comparable comme section, à celui d'un fil de coton de 5. 000 au kg.).
EMI10.4
<tb>
<tb>
Densité <SEP> du <SEP> mélange <SEP> Métrage <SEP> obtenu <SEP> au <SEP> kg.
<tb>
0,69 <SEP> 12.000
<tb> 0,55 <SEP> 15.000
<tb> 0,42 <SEP> 19.750
<tb> 0,285 <SEP> 29.000
<tb> 0,217 <SEP> 37.000
<tb>
Ces chiffres ne sont qu'indicatifs, car ils sont fonction de la torsion du fil.
En résumé:
L'addition de fibre de rayonne au kapok, dans les r proportions indiquées, permet de réaliser les avantages techniqut
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suivante: a) Grâce à la présence de la rayonne, on peut réaliser l'accrochage des fibres du kapok, condition essentielle pour la filature, b) La proportion en volume, c'est-à-dire apparente, de la matière de mélange, est très réduite. c) Les propriétés dudit produit sont celles du kapok : impitressiblité, faible conductibilité, imperméabilité, quali- tés d'isolation. d) Le produit se teint de façon uniforme.
Il y a lieu de remarquer que l'invention resterait applicable à un mélange de kapok et de coton puisque cette dernière matière ne présente qu'une faible différence de densité avec la rayonne. Il setait alors possible d'obtenir des fils mélangés de 40 à 5 % de coton avec ou sans rayonne, résultat ja- mais obtenu, fils n'offrant aucune difficulté pour la teinture et présentant les avantages spécifiés plus haut.
Concernant les tissus susceptibles d'être réalisés à partir des fils obtenus à l'aide de l'invention, ils pourront être des plus divers.
Voici, encore à titre de produits industriels nou- veaux, divers types de tissus particulièrement intéressants (et rentrant dans le cadre de l'invention, même au cas où le fil de kapok serait obtenu par d'autres moyens) .
Tout d'abord, les fils de kapok peuvent être tissés en combinaison avec des fils de rayonne. Le tissu ainsi obtenu est plus chaud, plus léger et meilleur marché qu'un produit constitué uniquement en rayonne et présente, d'autre part, l'a- vantage de pôuvoir être teint comme un produit en rayonne. Des effets analogues peuvent être obtenus en combinant, par tissage, des fils de kapok avec des fils en lin ou en coton.
Un autre tissu est constitué par des fils fins en co- ton et par des fils plus gros en kapok (bien [.entendu, par "fils en kapok" on comprend toujours, de préférence, un fil en
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kapok comportant une certaine addition d'autres fibres,notamment de rayonne). Les fils de coton peuvent constituer les fils de chaîne, tandis que les fils de kapok constituent les fils de trame. Dans un tel tissu, qui est très chaud, assez résistant et qui a un toucher soyeux, les fils fins de coton disparaissent pratiquement complètement, c'est-à-dire qu'on ne les voit plus et qu'on ne les sent plus,
On fera également des tissus comportant des fils de kapok et des fils de laine ; ces tissus sont plus chauds, plus légers et meilleur marche que les tissus en laine pure.
Pour obtenir un effet velouté, on procède à une opération de grattage ou à un apprêt sur des tissus constitués, soit uniquement par des fils de kapok, soit par ces derniers fils en combinaison avec des fils de rayonne, laine, coton etc.
Les fils de kapok, selon l'invention, se prêtent très bien à l'opération de grattage. nfin, à l'aide des fils en kapok, pris seuls ou en combinaison avec des fils en rayonne ou en coton, on peut obte- nir@ des tissus d'ameublement donnent lieu à des effets artistiques de premier ordre.
Comme il va de soi et comme il résulte d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties, ayant été plus spécialement envisagés ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes.
Résumé.
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