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Perfectionnements aux compteurs d'électricité.
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Les perfectionnements, objets de la présente inven- tion, portent sur la combinaison avec un compteur de consom- mation, un appareil de mesure, d'un dispositif comportant un moteur auxiliaire, et permettent la. commande d'une horlogerie, plus ou moins complexe, d'un enregistreur, d'un système de contacts, etc. par ledit compteur ou appareil de mesure, sans qu'il en résulte aucune réaction sur l'équipage mobile de ce dernier, réaction susceptible d'en altérer l'exactitude, par- ticulièrement aux faibles charges.
On sait, en effet que, dès qu'on demande à un instru- ment, tel qu'un compteur d'électricité (ou de consommation
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quelconque) d'effectuer un certain travail, continu ou intermittent, par exemple de tordre ou de fléchir un ressort, de vaincre un frottement, d'entraîner un système de contacts, etc., on est obligé d'une part de réduire dans la mesure du possible l'effort demandé à cet instrument, ce qui conduit à des organes délicats et, d'autre part, d'augmenter le couple compensateur qui doit lui permettre de vaincre les résistances passives.
Dans un compteur d'électricité, ce couple est généralement dû à une dissymétrie de la répartition du flux de fuite de l'électro-aimant de tension, ce qui présente plusieurs inconvénients, parmi lesquels on peut citer les sui- vants: a) si la tension appliquée eux bornes du compteur est constante, le couple compensateur est constant, tandis que le couple résultant des diverses résistances passives et qui doit être compensé, est variable (et varie généralement d'une manière cyclique) d'où résultent pour l'instrument un fonctionnement irregulier, et pour son étalonnement certaines difficultés aux faibles charges;
b) si la tension appliquée aux bornes du compteur varie, le couple compensateur varie proportionnellement au carré de la tension, d'où impossibilité d'effectuer la compensation pour plus d'une valeur de la tension; c) enfin si le compteur est susceptible de fonctionner dans les deux sens de rotation, (cas d'un réseau compre- nant plusieurs centrales ou unités génératrices entre lesquelles ont lieu des échanges d'énergie) le couple crée par la dissymétrie du flux de fuite de l'électro-aimant dE- tension est compensateur pour un sens de rotation, mais devient au contraire perturbateur lorsque le compteur tourne dans l'autre sens.
Dans le dispositif de la présente invention, on sub-
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stitue au compteur un moteur auxiliaire chargé d'effectuer le travail. Ce moteur possède le couple nécessaire à vaincre les diverses résistances passives du ou des mécanismes qu'il doit entraîner, et le compteur n'intervient plus que pour "d.oser" l'action de ce moteur; à cet effet, l'invention prévoit entre ces deux appareils (compteur et moteur auxiliaire) une liaison telle que le moteur ne provoque aucune répercussion sur le fonctionnement du compteur.
Les modes de réalisation décrits ci-après, ainsi que les figures qui les illustrent, donnés à simple titre d'exemples non limitatifs, permettent de mieux comprendre le sens et la portée de l'invention.
La figure 1 représente un premier mode de réalisa- tion sur cette figure, on désigne respectivement par : Al'axe . de l'équipage mobile du compteur, (ou unaxe auxiliaire lié au précédent), M le moteur auxiliaire, B l'axe auquel est appliqué le couple résistant ; la liaison entre le compteur et le moteur est assurée au moyen des roues dentées X et X' et des roues dentées X1 et X'2, d'une part; des deux vis sans fin V1 et V2, engrenées ensemble et dont les axes sont perpendiculaires entre eux, d'autre part. Les pentes des deux vis V1 et V2 sont choisies telles que le mouvement soit libre dans le sens compteur-moteur, mais irréversible dans le sens moteur-compteur.
Les figures 2 et 3 représentent un deuxième mode de réalisation, sur ces figures, les axes A et B et les roues dentées X et X' sont respectivement les marnes que précédemment, mais la liaison par vis sans fin V1 et V2, de la figure 1, est ici remplacée par une liaison comportant l'ancre E et la came C; à cet effet, la roue X' (ou un'organe tournant quelconque solidaire de X') porte un doigt excentré D qui fait osciller l'ancre E autour de l'axe fixe 0; grâce à ce mouvement, l'ancre E libère périodiquement'la came C entraînée par
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le moteur M, soit directement par l'intermédiaire des roues dentées Y et Y1' soit indirectement au moyen d'un ressort spiral S maintenu fléchi par le moteur M;
dans ce dernier cas, la came C tourne par mouvements saccadés, avançant d'une dent à chaque demi tour de la roue ou de l'organe portant le doigt D; (dans le cas représenté sur les figures 2 et 3 la came C, sollicitée par le ressort S, tourne brusquement de 120 à la fin de chaque demi tour de le roue X'). Ce deuxième mode de réalisation permet d'appliquer à l'axe B un couple moteur constant en grandeur et en direction, quel que soit le sens de rotation de l'équipage mobile du compteur.