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Il est connu de nombreux appareils destinés à régler la tension des réseaux à basse tension. Parmi ceux-ci,il en est qui comportent un dispositif amplifiant les variations de tensions au moyen dtune inductance saturée en série avec une résistance. La tension prélevée aux bornes de la résistance actionne un relais inverseur de courant connectant un transformateur en série dans la ligne, ou le mettant en court-cir- cuit.
Ces appareils ne peuvent cependant maintenir pratiquement la tension entre des limites relativement étroites.
D'autres appareils font appel à des dispositifs de commande utilisant des disques de Ferraris ; ceux-ci entrainent des trains dtangrenages à grande démultiplication, qui "REGULATEUR AUTOMATIQUE DE TENSION"
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actionnent des commutateurs de réglage. Ces appareils présen- tent cependant l'inconvénient d'être constamment en mouvement, la tension des réseaux étant continuellement variable, et d' être, de plus, extrêmement lents.
Pour remédier à ces inconvénients, le régulateur au- tomatique de tension, objet de la présente invention, utilise un amplificateur de variations de tension connu, constitué par une inductance saturée, connectée en série avec une résis- tance; amplificateur qui, lorsque la valeur de la tension croit, actionne un relais dont un contact se ferme, et qui, lorsque la valeur de la tension décroit, alimente un autre re- lais dont un contact se ferme également. La fermeture de ces contacts provoque le déplacement dans un sens,ou dans le sens opposé,d'un relais moteur qui entraine le mécanisme de réglage de la tension.
Ce dernier peut être constitué soit par un régulatue d'induction, soit par un noyau magnétique dont la position varie par rapport à un circuit magnétique fixe, soit encore par un contacteur, dont les contacts sont réunis aux prises d'un transformateur de réglage, ou par tout autre système per mettant le réglage de la tension par déplacement d'un organe mobile quelconque.
Pour faciliter la compréhension de l'invention on a représenté sur les dessins ci-annexés,des exemples de réali- sation.
Les fig, 1 et 2 montrent schématiquement le dispo- , sitif de commande du mécanisme de réglage.
Il comprend une inductance saturée S connectée en série avec une résistance R aux bornes 1 et 2 du réseau, ain- , si que des redresseurs o1 02, des condensateurs C1,C2, des relais R.S. et R.D. et un relais moteur R.M. qui entraine le mécanisme de réglage de la tension, non représenté sur la fig. i. Les connexions sont faites ainsi qu'il est montré sur cette figure.
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On sait que lorsque la tension aux bornes du réseau varie, une grande partie de la variation se retrouve aux bor- nes de la résistance R.
Lorsque la tension du réseau s'élève, il en est de même de oelle aux bornes de la résistance R ou encore de oel- le entre les points 2 et 5. Le redresseur 02 étant alimenté par une tension croissante, engendre une tension continue également croissante aux bornes du condensateur % et de la bobine du relais R.D. qui, pour une certaine valeur de la tension redressée,attire l'armature du relais et ferme le contact 1 de ce dernier, en ouvrant en même temps le contact , ' 3 normalement fermé. La fermeture du contact 1 du relais R.D. permet l'alimentation des enroulements 1, du relais moteur (voir fig.2 R.M. qui déplace son armeture A dans un certain sen.s, et fait avancer le mécanisme de réglage d'une position,provoquant ainsi une diminution de la tension du réseau.
Bien que le oon- taot 2 du relais R.D. ait été ouvert et que le redresseur 02 ne soit par suite plus alimenté, le condensateur C2 continue cependant à se décharger dans la bobine du relais R.D. A un certain moment, la tension aux bornes de celle-ci devenant insuffisante, le relais R.D. déclenche et son contact 1 est , à nouveau ouvert tandis que son contact 2 se referme. ll en résulte que l'alimentation du relais moteur R.M. est suppri- més et l'armature A. de ce dernier revient, sous l'action d'un ressort, à sa position initiale, tandis que le mécanisme de ré- glage reste dans la postion acquise,
Si à ce moment, la tension du réseau est encore trop élevée, il s'ensuit que la tension aux bornes du relais R.D. est à nouveau suffisante pour enclencher son armature de sorte que le mécanisme de réglage avance encore d'une po- sition.
Les opérations se reproduisent ensuite intégralement comme exposé précédemment.
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Si on suppose maintenant que la tension du réseau diminue, la tension aux bornes 3 et 4 de la résistance R diminue, ainsi que celle aux bornes du redresseur 01, du condensateur CI et de la bobine du relais R.S.. Pour une certaine valeur'de la tension, ce dernier, qui était normalement enclen- ché, déclenche, ouvrant son contact 2 et fermant son contact 1.
Il s'ensuit que les enroulements 2 du relais moteur R.M. sont alimentés et que ce dernier déplace son armature A dans un sens opposé au sens du déplacement provoqué par ses enroulements 1.
L'armature mobile Adu relais R.M. fait déplacer le mécanisme de réglage d'une position, provoquant ainsi une élévation de la tension du réseau.
Pendant ce temps, l'ouverture du contact 2 du relais R.S. a supprimé le court-circuit réalisé sur la partie 4-5 de la résistance R, appliquant ainsi aux bornes du redresseur 01 la tension aux bornes 3-5 de la résistance R, dont l'ensemble est alors en série avec l'inductance S. Il s'ensuit que la tension aux bornes du condensateur CI et (le la bobine du relais R.S. s'élève brusquement à une valeur suffisante pour provoquer l'attraction de l'armature de ce relais.. Il en résulte d'une part, la suppression de l'alimentation des enroulements 2 du relais moteur R.M. dont l'armature A revient à sa position de repos grâce à l'action d'un ressort, et d'autre part, à nouveau, la mise en court-circuit de la partie 4-5 de la résis- tance R.
Si à ce moment, la tension est encore inférieure à la tension imposée, les opérations décrites ci-dessus se reproduiront jusqu'au moment où la tension du réseau réglée sera égale à celle imposée.
Le dispositif décrit précédemment peut, ainsi qu'on le conçoit, commander tout moyen de réglage de la tension. Il peut en particulier déplacer un balai sur un collecteur, ainsi que le montrent à titre d'exemple les fig. 3 et 4 des dessins ci-annexés.
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A cet effet l'armature A de forme appropriée, du relais moteur R.M. porte un ergot montré fig. 2 susceptible de faire basculer, suivant le sens de déplacement de l'armature, un cliquet RO ou RO'(voir fig.3). Ces cliquets engrènent avec une roue dentée E associée à un balai B montré sur le schéma de la fig.4. Le balai B est appelé à se déplacer sur un collecteur CO dont les lames sont réunies aux différentes prises d'un transformateur de réglage T2, Celui-ci alimente, par l'intermédiaire du balai B, le primaire d'un transformateur Ti doue le secondaire est en série dans la ligne.
La tension qui est appliquée à l'enroulement primaire croit ou décroît suivant que le balai B se déplace dans un sens ou dans l'autre. Le balai B peut occuper les positions I à Ventre lesquelles existent 'des lames raccordées à des résistances de passage r
Le schéma de la fig. 4 n'est évidemment donné qu'à titre indicatif. On connaît différents genres de couplage pour une application de cette sorte.
Les fig. 5 et 6 montrent des exemples particuliers de réalisation de l'invention.
Le premier exemple, représenté fig. 5, comporte un collecteur double qui permet, grâce aux connexions réalisées et aux positions respectives des deux balais, de n'utiliser qu'une seule résistance de passage r les balais étant reliés aux extrémités de cette résistance unique.
Dans le deuxième exemple de réalisation représenté fig.6on intercale un inverseur IN entre le balai B et le primaire du transformateur T1 dont le seoondaire est connecté en série à la ligne. Cet inverseur permet, pour un même nombre de prises de l'auto transformateur T2, de doubler le nombre de gradins de réglage que l'on peut obtenir. Quand le balai B se trouve au milieu de sa course, la tension d'alimentation du transformateur Ti est nulle; quand le balai B avance d'une position vers la droite, par exemple, cette tension est égale
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à oelle d'un échelon de l'auto transformateur T2 et la position de l'inverseur IN est telle qu'elle induit dans la ligne une tension qui s'ajoute à celle existante.
Si le balai, au lieu de tourner vers la droite, s'était déplacé vers la gauche, la tension appliquée au primaire du transformateur Ti aurait été inversée et la tension induite dans l'enroulement série serait à soustraire de la tension existante.
On réalise ainsi aisément un appareil survolteur-dévolteur , la tension de survoltage étant égale à la tension de dévoltage.
Tous ces exemples ne sont donnés qu'à titre indicatif et non limitatif, Aussi toute variante est-elle comprise dans le cadre de ltinvention. On peut en particulier remplacer les résistances de passage par une résistance unique montée sur un balai double. On peut également ajouter à l'auto transformateur un enroulement à brancher en série dans la ligne. Cet enroulement constitue un échelon fixe qui donne une prédominance à la tension de survoltage ou da dévoltage.
L'appareil décrit ci-dessus est du type monophasé.
On peut grouper de tels appareils par deux dans un montage en V, pour réseaux triphasés. Ils peuvent aussi être montés en étoile; dans ce cas, les relais de commande étant distincte pour chaque phase, l'appareil rétablit aussi la symétrie dans les tensions étoilées.