<Desc/Clms Page number 1>
" Procédé et dispositif pour la fabrication de corps moulés céramiques, en particulier de briques d'argile ".
Dans la fabrication de corps moulés ou profilés cérami- ques de forme prismatique, en particulier de briques, au moyen d'argile amenée sous forme de boudin par une presse à vis sans fin, il est nécessaire d'effectuer de nombreux déplacements des corps moulés découpés de la presse sur les dispositifs transporteurs et de ceux-oi sur les semelles ou supports sur lesquels ils sont séchés et cuits.
L'invention est, en regard de cela, relative à une fa- brication complètement automatique de corps morilés cérami- ques de forme prismatique, en particulier de briques d'argile ou de briques de Hollande, dans laquelle les corps moulés ne doivent pas être touchés par la main pendant tout le cours du travail et dans laquelle en particulier les difficiles travaux au four, tels que l'enfournement et le défournement ne doivent pas être exécutés à la main. De ce fait, on épar-
<Desc/Clms Page number 2>
gne une partie importante de la prestation humaine.
Suivant l'invention, le boudin d'argile sortant d'une boudineuse ou pressera boudin connue est débité en une plura- lité de prismes; les différents prismes ne sont cependant pas séparés les uns des autres mais le boudin est détaché d'un seul bloc du reste de boudin à l'embouchure de la presse et est séché à l'air ou dans un appareil sécheur et est cuit ensuite. En particulier, il n'y a donc pas, comme dans le procédé usuel, de séparation des corps moulés découpés après leur sortie de la presse.
On peut utilement travailler en employant une presse verticale de laquelle le boudin sort vers le bas. En outre, on travaille de façon que le boudin d'argile soit abaissé jusqu'à se trouver sur une semelle qui peut être déplacée .
Le mouvement d'avancement est alors interrompu, le boudin d'argile est découpé dans la direction verticale ou dans la direction horizontale ou encore dans les deux directions et détaché de l'embouchure de la presse à l'état dcoupé, sans que cependant les différents corps moulés soient sépa- rés l'un de l'autre . En cas de nécessité, la semelle est abaissée dans ce but. La semelle est alors déplacée dans la direction horizontale. Une partie libre de la même semelle ou une autre semelle est alors amenée par soulèvement dans la position de réception et le processus de pressage à nou- veau mis en action. Le mouvement de sortie du boudin d'argi- le hors de la presse peut être commandé automatiquement par la disposition d'un oeil électrique à côté du boudin d'argi- le, par exemple juste au dessus de la semelle recevant le boudin.
L'oeil électrique fait alors arrêter le fonctionne- ment de la boudineuse par l'intermédiaire d'un relais ou dispositif analogue. Il peut servir èn même temps à enclen- cher le fonctionnement des découpoirs automatiques.
On peut également conduire la façon de travailler de manière que la semelle se trouve dans la position abaissée
<Desc/Clms Page number 3>
au commencement du processus de pressage et qu'elle ne soit soulevée qu'après que le boudin suspendu s'est avancé jus- qu'à l'oeil électrique et que la presse se soit arrêtée.
Dans une forme de réalisation, un wagon de four, comme on peut en employer dans un four tunnel ou un four canal, sert de semelle pour le boudin d'argile. Pendant le charge- ment, ce wagon repose sur une assise de rails qui peut être déplacée par un moteur, soit dans la direction longitudinale soit dans la direction transversale. Au lieu d'un wagon de four, on peut toutefois employer également une autre semelle plate en bois, métal, chamotte ou matière analogue qui est posée sur un wagon , éventuellement à l'état chargé et voyage alors à travers le four de séchage et le four de ouisson.
Les tas de corps moulés peuvent alors être changés de place ou mis en stock au moyen d'un dispositif d'enlèvement mécanique . On peut avantageusement placer préalablement sur le wagon de four plusieurs tas de boudins d'argile ou de pier- res les uns derrière les autres suivant une rangée longitu- dinale en laissant des espaces intermédiaires. Après que la première rangée est terminée, l'assise longitudinale est déplacée avec l'assise de rails et le wagon de four latéra- lement de la largeur d'un boudin et d'un espace intermédiai- re. En outre l'assise longitudinale est ramenée en arrière avec le wagon de four, de la longueur d'une rangée de tas, de façon que le pressage et la pose de la deuxième rangée de tas puissent commencer.
Les moteurs actionnant le mécanisme pour l'assise de rails, l'assise longitudinale, l'assise transversale, la pres se à vis sans fin et les instruments découpeurs sont uns en marche suivant une succession déterminée telle qu'à l'arrêt d'une machine provoqué au moyen d'un contact électrique établi par contact mécanique ou par rupture, la machine suivante soit mise en fonctionnement. Le sens de rotation des différen-
<Desc/Clms Page number 4>
tes machines motrices électriques peut en outre être inversé suivant les besoins et être réglé par un inverseur.
Par un dimensionnement convenable de l'embouchure de la presse, on donne au boudin d'argile une section égale à la surface de la brique où à un multiple de cette section,de préférence, le double de celle-ci. On peut placer devant l'em bouchure un fil découpeur qui divise le boudin sortant en deux moitiés dont chacune possède la section voulue pour l'obtention d'une brique normale, par exemple une section de 25 12 centimètres , tenant compte de la diminution de sec- tion due au séchage et à la cuisson. L'instrument découpeur disposé latéralement ne doit alors être employé que pour réaliser les sections horizontales.
Au lieu du fil tendu, on peut également disposer devant l'embouchure une tôle pouvant atteindre 2 centimètres de largeur, l'espace inter- médiaire réalisé par ce moyen entre les deux boudins indivi- duels laisse passer de l'air de séchage ou du gaz de chauffa- ge. Pour empêcher sûrement un éloignement des deux demi-bou- dins à l'extrémitésupérieure, on peut aussi poser sur le boudin découpé verticalement une capsule, un crochet ou un cadre en fers cornière de la forme de la section du boudin.
Par une disposition des découpoirs on peut également remédier facilement à l'inconvénient cité, à savoir qu'un boudin divisé dans la direction longitudinale tend à s'ouvrir lors de l'abaissement sur la semelle. Suivant l'invention, les découpoirs réalisant les joints longitudinaux sont repor- tés à l'intérieur de l'embouchure, de préférence, à une dis- de tance de quelques millimètres à un petit nombre(centimètres du bord de sortie de l'embouchure.
Dans une forme de réalisation avantageuse, un fil découpeur est tendu parallèlement à une face latérale de l'embouchure à une distance d'environ 0,5 à 1 centimètre du bord de sortie.
On perce, par exemple, deux parois opposées de l'embou-
<Desc/Clms Page number 5>
chute en leur milieu à 5 millimètres du bord de sortie et on soude ou brase dans les trous un fil découpeur à l'état tendu .
Le boudin sortant d'une embouchure préparée de cette façon a extérieurement l'aspect d'un seul bloc. Ce n'est qu'à des endroits particuliers de sa surface qu'on peut voir un fin trait médian mais les deux demi-boudins ne s'écar- tent nullement l'un de l'autre. Il n'existe cependant aucune liaison intime entre les deux moitiés car lorsqu'on saisit celles-ci à l'extrémité libre du boudin suspendu, on peut les séparer à l'aide d'un effort minime. Plus le fil est reporté en arrière dans l'embouchure, ou plus il est reporté vers le haut dans une presse verticale, plus les deux demi-boudins adhèrent à nouveau l'un à l'autre. Il y a naturellement lieu de veiller à ce que cette liaison ne soit pas trop intime et que les demi-boudins ne se fusionnent pas à nouveau en un seul bloc à l'intérieur de l'embouchure .
Pour pouvoir reconnaître immédiatement des dérangements et pouvoir remédier au dérangement il est à conseiller de ne pas fixer rigidement le fil découpeur aux deux extrémités mais de le tendre et de le maintenir tendu au moyen d'un dispositif tendeur qui permette de remarquer de l'extérieur de l'embouchure lorsque la tension varie ou que le fil se rompt. Eventuellement)le dispositif tendeur ou le fil :peut être équipé d'un dispositif d'alarme, à la mise en branle duquel le fil est remplacé.
Cependant, on peut aussi découper la brique dans la position d'appareillage en découpant d'abord de part en part, les joints de séparation horizontaux dans le boudin cohérent, puis des joints de séparation verticaux d'un côté et ensuite les joints verticaux restants de l'autre côté.
Lorsque l'argile est suffisamment tenace ou sèche, on peut obtenir sans difficulté des boudins d'une hauteur cor- respondant à 15 briques normales ou plus et les découper sans qu'on puisse constater une modification du profil du
<Desc/Clms Page number 6>
boudin pendant toute la durée d'exécution du procédé.
Pour auqant qu'on doive presser relativement mou, les instruments découpeurs constitués par des cadres peuvent aussi être d'abord sortis de façon que le boudin d'argile pénètre pendant le pressage dans les découpeurs horizontaux
EMI6.1
avancés. Quand il est alors la semelle, une pla- que de protection disposée devant l'appareil découpeur et pourvue de rainures de pénétration pour les fils découpeurs est amenée facilement contre le boudin d'argile et verrouil- lée dans cette position. Lors du retrait,les découpeurs horizontaux pressent alors le boudin contre la plaque de protection et réalisent les joints horizontaux. Les cadres
EMI6.2
( découpeurs sont à nouveau sortis que lorsque le tas découpé a avancé et qu'une nouvelle surface se trouve en dessous de l'embouchure .
On peut par exemple utiliser comme instruments décou- peurs des cadres découpeurs mus à la main qui réalisent les sections séparément ou par groupes, lorsqu'ils sont guidés positivement et sont limités dans leur course. On peut ce- pendant utiliser aussi des instruments découpeurs travail- lant automatiquement qui sont actionnés soit mécaniquement, par exemple, par des manivelles ou des excentriques, soit pneumatiquement , soit hydrauliquement. En outre, les instru- ments découpeurs peuvent être actionnés par des aimants avec commande par leviers ou aussi par des traits en câble soumis à l'action d'un poids , avec lesquels le poids provoque la course de l'instrument dans une direction tandis que le mouvement dans l'autre direction est provoqué par un moteur électrique qui soulève le poids pour le ramener dans sa po- sition de départ.
L'assise transversale et l'assise longitudinale pour le déplacement du wagon peuvent, par exemple, dans le cas de petits exploitations, être cemplacés par plusieurs rails se trouvant l'un. à côté de l'autre, devant lesquels un chariot transporteur passe. La semelle peut alors être déplacée
<Desc/Clms Page number 7>
à la main ou au moyen d'une tige de poussée, d'une tige filetée ou d'un dispositif semblable et être soulevée au moyen d'un wagon élévateur.
L'installation toute entière peut cependant être réalisée aussi d'une manière complète- ment automatique en agissant électriquement pour amener la semelle par un moteur élévateur dans la position de récep- tion, pour mettre alors les instruments découpeurs successi- vement en action et hors d'action, pour abaisser ensuite la semelle et soit pour déplacer l'assise longitudinale de la distance désirée ou déplacer également l'assise transversa- le après mise en place de toute une rangée de tas.
Le-'- boudin d'argile sortant de la presse peut aussi être enlevée au moyen d'un appareil poseur, de la semelle sur laquelle il repose pendant le découpage et être trans- porté sur une semelle recevant une pluralité de boudins d'ar- gile et pouvant être déplacée dans un plan horizontal sui- vant deux directions . Cette semelle, par exemple le wagon¯ plat, ne doit dons plus pouvoir être soulevée, et abaissée et l'assise pour le dispositif élévateur et abaisseur peut avoir une dimension beaucoup moindreétant donné qu'il ne sert qu'au déplacement du boudin découpé chaque fois.
Lors de son expulsion de la presse, le boudin d'argile est par exemple posé sur une plaque d'appui sur laquelle il repose pendant le découpage et qui est saisie après le dé- coupage par l'appareil poseur et transportée avec le boudin découpé sur une semelle pouvant être déplacée horizontale- ment/par exemple/sur un wagon plat. Dans des cas particuliers, par exemple, pour certaines sortes d'argile, il est recomman- dable de soulever la plaque d'appui devant l'embouchure de la presse avant l'expulsion, au moyen d'une table mobile ver- ticalement et de l'abaisser pendant le pressage, de découper alors le boudin, de saisir la plaque d'appui par l'appareil poseur, d'abaisser la table et de déplacer la plaque d'appui avec le boudin découpé.
<Desc/Clms Page number 8>
L'appareil poseur saisissant la plaque d'appui est avan- tageusement mobile dans la direction verticale et dans la direction horizontale en étant porté par un chariot roulant ou un support. La plaque d'appui qui est constituée, de pré- férence, en une matière réfractaire telle que la chamotte, présente deux ou plus de deux rainures dans lesquelles des doigts de l'appareil poseur mobiles par translation pénè- trent.
Dans cette forme de réalisation, on peut aussi employer un instrument découpeur disposé des deux côtés. Latéralement par rapport à la direction du mouvement , sont disposés deux découpoirs travaillant en opposition l'un avec l'autre, dont l'un découpe les joints de séparation horizontaux de rang pair et l'autre les joints de séparation horizontaux de rang impair. Le découpoir disposé à gauche de la voie de déplacement de l'appareil poseur découpe le premier, le troisième, le cinquième joint etc. tandis que le découpoir disposé à droite de la voie de déplacement de l'appareil po- seur découpe le deuxième, le quatrième, le sixième joint, etc. Lorsque les deux découpoirs travaillent simultanément, on évite une flexion latérale du boudin vertical sous l'ac- tion de la pression des fils découpeurs.
Au commencement de l'expulsion d'un tas, les bras décou- peurs de chaque instrument découpeur sont sortis, l'appareil poseur est ramené assez loin en arrière pour que les deux doigts de l'encorbellement de l'appareil poseur s'arrêtent en dessous de l'embouchure à une distance qui correspond à peu près à la hauteur du boudin ou du tas à expulser. La plaque d'appui en chamotte ou autre matière est posée sur les doigts. Les bras découpeurs et les fils découpeurs en- tourent donc un espace carré dans lequel le boudin expulsé de la presse de haut en bab est pressé.
Dans les canaux de séchage et dans les fours-tunnels, les éléments de chauffage, par exemple des tubes à ailettes
<Desc/Clms Page number 9>
parcourus par de la vapeur de chauffage dans les chambres de séchage et des pipes à gaz suspendues à la voûte des ' fours de cuisson, sont avantageusement disposés parallèlement à la direction du mouvement, à une certaine distance l'un de l'autre, de façon telle que les tas verticaux sur le wagon plat soient introduits entre les éléments de chauffage.
Par la disposition suivant l'invention, il est possible de provoquer aussi bien dans la chambre de chauffage que dans le four-tunnel un mouvement à contre-courant irréprochable et de donner lieu à un séchage et à une ouisson tout à fait uniforme dans toute la section transversale du canal.
Les corps moulés par pressage peuvent être préséchés à l'air libre . Une succession de séchages naturel et artifi- ciel est possible à chaque instant. La quantité de chaleur à employer pour le séchage peut de ee fait être réduite con- sidérablement. Les pipes) à gaz suspendues dans le four de cuisson, en particulier dans le four tunnel,peuvent être construites en chamotte, en corindon ou en acier résistant à la chaleur, de façon que l'extrémité inférieure puisse être ouverte et que la cendre volante puisse être évacuée par le'bas lors du nettoyage des pipes. Les pipes à gaz peuvent en outre être conçues de façon à pouvoir être reti- rées et échangées par le dessus du four.
Pour empêcher une adhérence ou collage de la brique inférieure molle à la semelle, le wagon peut être saupoudré de sable ou de matière analogue ou recouvert de papier paraf-
EMI9.1
C-aA:..CC'1fJ fine, de papier d'emballage ordinaire ou de papier ondulé.
Des dispositifs convenant pour la réalisation du pro- cédé suivant l'invention sont représentés à titre d'exemple dans les dessins.
La fig. 1 est une vue latérale de la presse avec le découpoir.
La fig. 2 est une vue en élévation de l'avant du chariot chargé sur son chemin à travers le canal sécheur
<Desc/Clms Page number 10>
et
La figure 2a est une vue en plan de ce chariot dans ce canal.
La figure 3 est une vue en élévation de l'avant du même chariot sur son chemin à travers le four-tunnel et
La figure 3a est une vue en plan de ce chariot dans ce four.
Les figures 4 et 5 montrent schématiquement la décompo- sition du boudin d'argile ainsi que différents instruments découpeurs.
Les figures 6 et 7 montrent deux dispositions du fil découpeur pour un joint de séparation vertical traversant.
Les figures 8 et 9 montrent une commande à excentri- ques de l'instrument découpeur, respectivement en vue laté- rale et en coupe transversale.
La figure 10 est une vue latérale d'un autre décou- poir.
La figure 11 montre des détails du découpoir suivant la figure 10,
Les figures 12 et 13 montrent deux constructions différentes pour un bouclier soutenant le boudin d'argile lors de son découpage.
La figure 14 montre un appareil poseur en vue latérale.
EMI10.1
La figure 15 est une vue de front et
La figure 16 en est une vue en plan,
La figure 16a montre à plus grande échelle les fils découpeurs sortis.
La figure 17 est une vue latérale d'une autre forme de réalisation d'appareil poseur,
Les figures 18 et 19 montrent deux embouchures avec une autre section de sortie.
Une charpente constituée par les colonnes 1 et par les maitresses-poutres 2 entoure le découpoir avec le wagon plat et porte la presse à boudin ou boudineuse 3 ainsi que le mo-
<Desc/Clms Page number 11>
teur 4 àt la transmission 5. La presse 3 peut être équipée d'un dispositif d'échappement d'air. Dans une fosse/se trouve l'assise longitudinale 6 et l'assise transversale 37 pour la semelle sur laquelle le wagon plat 8 se trouve. Le découpoi 9 qui porte l'oeil électrique 10 est en outre monté sur les colonnes 1. Le découpoir et la presse sont disposés l'un par rapport à l'autre de façon que le boudin d'argile sortant 11 se trouve tout près du devant de l'instrument découpeur. La figure 1 montre en traits interrompus la position du wagon plat lorsqu'il est complètement occupé.
Les figures 2 et 3 montrent un wagon plat chargé qui a quitté la pvasse poseuse et qui a pénétré respectivement dans le canal sécheur ou dans le four tunnel. Des tubes de chauffage à ailettes 12 sont disposés dans le canal sécheur dans la direction longitudinale de celui-ci tandis que dans le four tunnel pendent de la voûte des pipes d'amenée de gaz 13 disposées entrer-les rangées longitudinales des tas de briques.
Si le boudin d'argile doit être divisé sur toute sa longueur en deux ou plus de deux boudins partiels verticaux, conformément à la figure 6, on fixe un fil découpeur 62 de- vant l'embouchure 3' de la presse 3, fil qui donne lieu au joint vertical qu'on peut voir sur la figure. Toutefois, il convient en particulier de disposer le fil découpeur 62, comme indiqué à la figure 7, à l'intérieur de l'embouchure 3' à une distance de quelques millimètres du bord de sortie.
De ce fait,on évite sûrement un écartement des deux demi- boudins.
Les joints de séparateon verticaux sont découpés par les fils découpeurs horizontaux 25 qui sont tendus dans un cadre constitué par les tiges 24.
Mais on peut aussi découper les différentes pièces à partir du boudin dans leur position d'appareillage, comme le montrent les figutes 4 et 5. Dans ce cas, les découpeurs ver-
<Desc/Clms Page number 12>
ticaux peuvent être équipés d'une ou de deux aiguilles de guidage. Le découpeur à une aiguille 27 transperce le bou- din d'argile au milieu de deux coupes horizontales. Une tôle d'acier d'environ 10 millimètres de largeur et 0,7 millimè- tre d'épaisseur et qui est effilée de tous côtés est rivée dans une fente à la pointe de l'aiguille.
Le découpeur à deux aiguilles possède deux aiguilles dont les extrémités extérieures sont reliées par une bande de tôle d'acier. Les deux aiguilles transpercent le boudin d'argile vertical environ 3 millimètres respectivement au- dessus et en dessous d'un joint de coupe ho- rizontal. La bande de tôle d'acier ou le fil d'acier que les relie fait un peu saillie par rapport aux aiguilles . La bande de tôle coupante peut être maintenaa si courte qu'il reste environ 1 millimètre de masse non coupée. Ce bord ne se brise que -fors du séchage, de la cuisson ou du charge- ment de tout le tas.
Une dislocation de parties de pâte peut être évitée par le fait que tous.les découpeurs verticaux ne sont pas guidés à travers tout le boudin mais commencent déjà la coupe vers l'arrière 1 milimètre avant la sortie.
Si on doit découper des tuiles normales d'une surface de 25 x 12 centimètres à partir d'un boudin de 25 x 25 cen- timètres de section transversale, les découpeurs verticaux sont réalisés sous forme de couteau double de telle façon qu'entre les deux tuiles se trouvant l'une à côté de l'autre, il soit découpé une bande de déchet de 1 centimètre jusqu'à 6,5 centimètresde hauteur et 25 centimètresde longueur. Ceci est, par exemple, possible par le fait que deux fils décou- peurs 43 (figure 5) sont tendus verticalement à 1 centimè- tre de distance entre deux tiges coulissantes disposées à la place des aiguilles.
Mais on peut aussi diviser un boudin d'argile de 25 x 24 centimètres de section transversale en deux boudins partiels de 25 x 12 centimètres par un fil ou
<Desc/Clms Page number 13>
une bande à l'embouchure de la presse et on ne doit plus réaliser alors que les joints de séparation horizontaux au moyen des fils découpeurs 25.
Les figures 8 et 10 montrent un dispositif fendeur ou découpeur mécanique pour la réalisation de joints de sé- paration appareillés . Des arbres 14 et 15 sont montés sur la poutre 2' et sont actionnés à partir de vis 16 et 17 par l'intermédiaire de roues hélicoïdales 18 et 19. Sur les ar- bres 14, 15 et 15') sont montés des excentriques 20, 21 et 21' dont les bielles 22, 23 et 23' attaquent les instruments découpeurs proprement dits.
EMI13.1
)e±És déooupeurs 25 tendus entre les tiges ecr,ul3s- ( santes 4 servent à réaliser les joints de séparation hori- zontaux En outre,des aiguilles 27 et 27' sont guidées dans les cadres 26 et 26' et, soit portent par paire l'une au-dessus de l'autre un fil découpeur se trouvant également verticalement, soit travaillent séparément et pos- sèdent un couteau découpeur vertical pour les joints de sépa- ration verticaux%
Dans cette forme de réalisation tous les découpeurs horizontaux 25 tBavaillent d'abord et ensuite tous les dé- coupeurs verticaux 27 ou 27' se trouvant dans un même plan vertical travaillent chaque fois ensemble.
Un découpoir actionné hydrauliquement est représenté aux figures 10 et 11. Les tiges coulissantes 24 avec les fils découpeurs 25 ainsi que les aiguilles 27 et 27)avec les ins- truments découpeurs pour les joints verticaux sont guidés dans les cadres 26" et 26"' comme pour le dispositif des figures 8 et 9, Ils sont toutefois montés sur des tiges de piston 28 dont les pistons 29 sont guidés dans des cylindres 30. L'extrémité antérieure du cylindre est connectée chaque fois à l'extrémité postérieure du cylindre en dessous de ce- lui considéré par une conduite de pressage ou de trop-plein 31 ou 32. La conduite d'admission est connectée au cylindre
<Desc/Clms Page number 14>
supérieur en arrière du piston.
Si l'amenée d'agent sous pression est effectuée lorsque les fils découpeurs sont sor- tis, l'agent sous pression pénètre d'abord devant le piston supérieur, déplace celui-ci vers l'arrière et provoque de ce fait la coupe supérieure . Lorsque le piston 29 a atteint la position la plus en arrière, l'agent sous pression passe par laconduite 31 dans le cylindre suivant dans lequel le deuxiè- me piston est alors déplacé vers l'avant et effectue la deuxième coupe et ainsi de suite. Les pistons pour les instru- ments découpeurs des joints verticaux travaillent d'une fa- çon analogue.
Enfin, les conduites 31' et 32' servent à rame- ner les instruments découpeurs de chaque groupe dans la posi- tion de départ au moyen de l'agent sous pression sorant du cylindre inférieur, après que le boudin d'argile découpé a été éloigné du champ d'action des instruments découpeurs.
La forme de réalisation représentée présente l'avanta- ge de travailler sans soupape. Il existe cependant la possi- bilité de prévoir des soupapes de passage et des branche- ments qui, après obtention d'une pression déterminée dans un cylindre.permettent l'entrée de l'agent sous pression dans le cylindre suivant. La commande peut aussi être réglée de façon que le piston se trouvant le plus à fond commence déjà sa course de travail lorsque la course de travail du piston qui le précède n'est que partiellement accomplie.
Ceci peut, par exemple, être obtenu en déportant les ouver- tures d'admission dans les cylindres d'une certaine quantité par rapport aux extrémités de ceux-ce.
Dans l'instrument découpeur magnétique, on utilise pour le mouvement de va et vient des fils découpeurs. , des aimants qui agissent sur les tiges de guidage des fils découpeurs par des leviers de rapports de transmission convenables.
Dans l'instrument découpeur avec traits en câble, des câbles attaquent les tiges d'actionnement des instruments décou- peurs et les câbles sont chargés de poids à leur autre ex-
<Desc/Clms Page number 15>
trémité. En outre, il peut être prévu des moteurs d'action- nement qui agissent au moyen de pignons sur des crémaillères qui actionnent les instruments découpeurs.
Quand tous les découpeurs horizontaux travaillent si- multanément, le boùdin d'argile subit une pression qui pour- rait conduire à une légère déformation. Pour empêcher ceci, il peut être prévu un bouclier de protection conforme aux figures 12 ou 13.
Suivant la figure 12, un bouclier vertical 63 est monté dans le cadre 26 par l'intermédiaire d'une tige de coulissante 64 qui se trouve entre les deux tiges coulis- santes 24. Il est commandé par un excentrique supplémentaire 65 de façon à être amené contre la face latérale du boudin après descente de celui-ci sur la semelle .Après le proces- sus de découpage, le bouclier est retiré par une rotation de 1800 de l'excentrique . Le bouclier de protection possède une flasque latérale qui assure un appui correct au boudin d'argile .
Dans la réalisation suivant la figure 13, le bouclier 63 est monté dans le oadre 26 sur des tiges 66 qui se trou- vent sous la pression de ressorts 67. Lorsque le boudin sort de la presse, le bouclier se trouve dans sa position la plus à l'extérieur de sorte que le boudin glisse directement sur lui jusqu'à sa partie inférieure. Lors du découpage du bou- din, le bouclier est mis en contact puis retiré avec les ti- ges de guidage 24 à l'instant où les oames 68 prévues à la tête de celles-ci en arrière du fil découpeur 25 viennent toucher le bouclier.
Dans les deux cas, le bouclier peut posséder des entail- les telles que les fils découpeurs puissent pénétrer de 3 à 10 millimètres dans le bouclier ou puissent traverser celui- ci, afin que le boudin soit sûrement découpé complètement.
Un dispositif de déplacement du wagon plat 8 est visi- ble à la figure 1. Au fond de la fosse, se trouvent des rails
<Desc/Clms Page number 16>
33 sur lesquels la poutre longitudinale peut se déplacer sous la commande du moteur 34 agissant par l'intermédiaire d'un mécanisme à tige filetée 35. L'assise longitudinale 6 porte des rails 36 pour l'assise transversale qui, à son tour,peut se déplacer grâce à un mécanisme à tige filetée 38. La semelle 7 pour le wagon 8 repose sur l'assise transversale 37 par l'intermédiaire de colonnes 39. Celles-ci ainsi que la semelle 7 et le wagon plat 8 peuvent être élevés et abais- sés au moyen de mécanismes à roues coniques 40,41 et à vis sans fin 42.
Pour éviter que chaque fois tout le wagon plat 8 et les boudins d'argile qui y reposent déjà ne soient déplacés dans un sens et dans l'autre, soulevés et abaissés, on peut employer un appareil spécial conforme aux figures 14 à 17 pour prendre et déposer les différents boudins d'argile.
Dans le dispositif suivant les figures 14 à 16, le sup- port 44 est disposé latéralement par rapport à la boudineuse 3. Ce support est guidé sur le rail 46 par l'intermédiaire d'un galet 45. Deux contre-galets 4 7 servent à rendre sûr le guidage du support. L'encorbellement 48 est guidé dans le support 44 sur une tige filetée 49. L'encorbellement peut être déplacé verticalement dans une certaine mesure au moyen de la tige filetée et du volant à main 50. A son extrémité antérieure, il possède deux doigts 51 qui pénètrent dans deux rainures 52 de la plaque d'appui 53.
De l'autre coté de la presse, se trouve le wagon plat
EMI16.1
8 sur lequel les boudins d'argile découpés 11 sont posés ..v., 1:- /Y'ItO t d.c..- ''y avec la plaque d'appui 53. Le wagon 10&Ut Yi6yl sur '<)c' Ô les rails 54 de feaffl qu'après dépôt d'une rangée de bae, 1É- gy tas, la wrgxxn p,4\sfflvêtre déplacé d'une quantité correspon- dant à la distance entre deux rangées. Les différents bou- dins d'argile sont disposés côte à côte dans chaque rangée grâce au fait que l'appareil poseur 44, 48 est déplacé différentes distances vers la gauche sur le rail 46.
Au
<Desc/Clms Page number 17>
EMI17.1
lieu de cela .,1e wagon plat peut également reposer sur une /Y)I.oBib- / assise G4plaab1elatêralement, d'une façon analogue à cel- le décrite ci-dessus et représentée à la figure 1, de façon que l'appareil poseur soit constamment déplacé de la même amplitude.
Les découpoirs 55, 55'}dont la construction peut être maintenue essentiellement semblable à celle des formes de réalisation décrites à propos des figures 8 à 11,sont dis- posés latéralement par rapport à la voie de déplacement de l'appareil poseur, en avant et en arrière de la presse. Les fils découpeurs 25 avec leurs tiges de guidage 24, 24' sont montés alternativement dans les découpoirs 55, 55' de façon que, par exemple, le premier, le troisième, le cinqui@èe joint, etc , du boudin 11 se trouvant en dessous de la presse soient découpés par le dépoupoir 55 et que par contre le deuxième, le quatrième, le sixième joint, etc. de ce bou- din soient découpés par le découpoir 55'.
Dans la forme de réalisation suivant la figure 17, la presse , l'appareil poseur et le wagon plat sont disposés de la même façon, cependant il n'est prévu en dessous de la presse qu'un déooupoir 55 dont les fils découpeurs travail- lent tous dans une direction horizontale . Pour cette rai- son, le bouclier de protection est prévu afin de recevoir la pression due au découpage. La construction de ce bouclier est visible aux figures 12 ou 13.
Dans cette deuxième forme de réalisation, il est en outre prévu une table 56 de réalisation semblable à celle prévue dans les presses pour tuyaux à manchon et qui est soulevée et abaissée par une crémaillère 57. La table porte la plaque d'appui 53. Le poids de la crémaillère avec la ta- ble et de la plaque d'appui est absorbé par le contrepoids 59 prévu dans la fosse 58 et qui pend à un câble 61 passant sur le galet 60. L'autre extrémité du câble aboutit à l'ex- trémité inférieure de la crémaillère 57.
<Desc/Clms Page number 18>
Le fonctionnement de cet appareil poseur est essen- tiellement le même que celui du dispositif élévateur pour le wagon plat. On presse d'abord un boudin jusqu'à ce que l'oeil électrique arrête la presse. La plaque d'appui 53 est alors mise en contact avec la face inférieure du boudin. Celui-ci est découpé et abaissé en même temps que la plaque 53 au moyen du mécanisme à tige filetée 49,50, conduit sur le wagon plat et là déposé . Pour un petit mouvement d'abaissement de l'encorbellement 48, les doigts 51 quittent la plaque d'ap- pui et l'appareil peut être ramené en arrière pour recevoir une nouvelle plaque d'appui et un nouveau boudin d'argile.
Lorsque la table est dans sa position la plus basse, la plaque d'appui en chamotte ou en une autre matière est posée sur elle de façon que l'appareil poseur qui, dans ce cas, est reculé encore un peu plus, puisse sans dérangement recevoir la plaque et le bas. Lorsque les bras découpeurs sont sortis , la table et la plaque d'appui posée sur elle sont soulevées en étant guidées jusqu'à se trouver en dessous du reste de boudin. Cela est réalisé par un moteur électri- que non représenté. La crémaillère et la table sont allégées pour la plus grande partie par le contrepoids.
Après que la plaque a été soulevée si haut qu'elle ap- puie légèrement contre le reste de boudin subsistant ou contre toue l'ouverture de sortie de l'embouchure, le moteur de la crémaillère se met automatiquement hors circuit. Lors- que le boudin est expulsé et que, de ce fait, la charge de la table croit continuellement,la table est repoussée vers le bas par la pression de la presse et le poids du boudin à la vitesse d'expulsion du boudin.
Au lieu de l'oeil électrique, un interrupteur ou un contact, peut être actionné par la table lorsque le boudin atteint la longueur prévue ou que la table se trouve à la distance prévue de l'embouchure . Lorsque le boudin pend librement, il convient par contre d'utiliser l'oeil électri-
<Desc/Clms Page number 19>
que comme organe de contrôle pour le moteur d'actionnement de la presse, étant donné qu'une résistance matérielle sous forme d'interrupteur ou d'organe analogue pourrait provoquer des déformations du boudin.
Après que la longueur de boudin prévue a été obtenue, que le moteur d'aotionnement de la presse s'est arrêté et que le découpage des joints de coupe horizontaux a été effectué, l'appareil poseur fonctionne de la même manière que celle donnée à propos de l'appareil des figures 14 à 16. Toutefois , avant le déplacement latéral du boudin d'argilela table 56 doit encore être abaissée plus bas pour rendre libre le chemin à suivre par l'encorbelle- ment.
Au lieu du wagon plat représenté, on peut également employer pour recevoir le tas d'argile des plaques indivi- duelles en métal, chamotte ou matière analogue,,qui sont introduites comme sole dans la chambre de séchage et la chambre de cuisson et qui présentent le long des côtés lon- gitudinaux des rainures dans lesquelles s'engagent des ner- vures prévues dans les parois longitudinales du four. Les rainures ont en outre une largeur telle que les plaques soient soulevées et puissent glisser librement sur les ner- vures.
Les tas cuits au stade final peuvent être enlevés au moyen de simples grappins connus et être chargés directement Pour autant que lesbriques ou corps analogues tiennent encore ensemble par les arêtes subsistantes, elles se sépareront facilement lors du transbordement dans le dé- pôt ou sur le wagon transporteur.
L'invention décrite ci-avant comme exemple de réalisa- tion de briques pour mur convient aussi essentiellement pour l'obtention d'autres corps moulés en n'importe quelle ma- tière plastique. On peut,par exemple,obtenir des corps mou- lés cunéiformes. Deux formes de réalisation de ce genre
<Desc/Clms Page number 20>
sont visibles aux figures 18 et 19. A la figure 18, l'embou- chure est pourvue du noyau 69 de façon à former un boudin creux.
Celui-ci est débité en quatre parties de la section d'une brique normale qui prennent mutuellement appui l'une contre l'autre, au moyen de quatre fils découpeurs 70, 71, 72, 73, s'étendant dans le prolongement des bords latéraux du noyau vers les parois extérieures de l'embouchure, Mais il est aussi possible de fabriquer des briques creuses et des briques pour voûtes ou plafonds de formes très différen- tes par une forme appropriée de l'embouchure.
La figure 19 montre une embouchure aveo une²section de sortie 74 ayant à peu près la forme d'un S et avec un fil découpeur 75 disposé obliquement à l'intérieur de façon à obtenir un courant divisé en deux courants partiels dont les sections correspondent à celles de briques annulaires.
La forme du bouclier de protection doit naturellement être adaptée à celle des faces du boudin d'argile soutenues lors du découpage des joints horizontaux. La propriété chimique de la matière plastique n'a qu'une signification subordonnée dans le procédé suivant l'invention . En principe)sont à prendre en considération toutes les matières premières qui ont une stabilité suffisante dans des tas et des boudins pressés à la forme désirée.
REVENDICATIONS.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.