<Desc/Clms Page number 1>
" Procédé de fabrication de corps oraux en verre, notamment d'éléments de maçonnerie en verre ".
La. présente invention, système Carl RUDOLPH, se rapporte à un procédé de fabrication de corps creux en verre composés de deux pièces, notamment d'éléments de maçonnerie en verre, dans lequel les pièces à réunir, fabriquées séparément, sont amenées en position correcte pour subir un échauffement aux bords suivi d'un serrage sous pression. Elle vise également les éléments de maçonnerie en verre fabriqués d'après ce procédé.
Jusqutà présent les éléments de cette nature ont été
<Desc/Clms Page number 2>
fabriqués moyennant l'emploi d'appareils compliqués avec des dispositifs spéciaux de support et de manutention ainsi qu'avec des brûleurs pour chaque moitié de l'élément. Ces procédés connus sont relativement oompliqués et n'offrent néanmoins aucune garantie d'un bon centrage et d'une soudure correcte entre les deux moitiés de l'élément. L'invention se rapporte au contraire à un procédé d'après lequel les éléments de maçonnerie en verre sont assemblés par soudure d'une manière très simple sans employer des machines compliquées et d'une manière entièrement uniforme et sans tension mécanique résiduelle, en évitant en outre des joints opaques tels que soudures métalliques.
Ce procédé procure en outre une nouvelle conformation de la surface, qui assure une meilleure adhérence des éléments incorporés dans un mur et qui n'absorbe pratiquement pas de lumière. Les deux demi-éléments sont échauffés, d'une manière entièrement uniforme, autant que possible aussitôt après leur fabrication, c'est-à-dire encore à chaud, de façon qu'il n'apparaisse pas dans les éléments achevés une tension mécanique due à la chaleur. On évite ainsi les fêlures des éléments en certains points de la ligne de soudure de même que la pénétration d'air et d' humidité dans les éléments, ce qui se produisait souvent jusqu'à présent. Egalement, les divergences de la résistance mécanique des éléments creux, divergences inévitables jusqu'à présent, sont supprimées ou du moins fortement réduites.
Suivant l'invention deux corps creux en verre qui doivent être réunis, notamment deux moitiés d'un élément en verre, sont munis sur les surfaces à réunir d'évidements et de saillies correspondantes, les saillies étant plus hautes que les évidements. Ces moitiés sont superposées, le centrage étant effectué par la pénétration des saillies dans les évidements, et une fente uniforme étant laissée entre les deux moitiés en raison de la dimension des saillies plus forte que celle des
<Desc/Clms Page number 3>
évidements.
Les surfaces à réunir sont ensuite chauffées par des flammes de chalumeau ou gaz chauds introduits dans la fente et pénétrant jusque l'espace creux intérieur; enfin, les demi-éléments sont serrés ltun contre l'autre de façon à en- foncer les saillies dans les évidements. Les saillies peuvent avoir la forme de pointes et les évidements peuvent être coniques, le diamètre de base des pointes étant de préférence plus fort que la largeur des évidements.
Suivant une autre particularité de l'invention, les éléments creux en verre, pendant la soudure des demi-éléments, sont écrasés sur leurs arêtes ou, éventuellement, également en d'autres points de la ligne de soudure. De préférence, les élé- ments seront en outre recouverts aux points écrasés ou sur toutes les faces latérales à maçonner d'une substance formant miroir vers l'intérieur de l'élément ou étant un bon réflecteur de lumière. Cette substance peut être ou bien rugueuse ellemême à sa surface extérieure, ou bien recouverte spécialement d'un corps de caractère rugueux.
En conséquence, les éléments fabriqués par le nouveau procédé sont reoonnaissables par le fait que les moitiés qui les composent comportent des saillies et évidements correspondants. Ils peuvent en outre être caractérisés par des encoches disposées symétriquement dans les surfaces à maçonner. Enfin, ils peuvent comporter une couche formant miroir vers l'intéri- eur de l'élément ou étant un bon réflecteur de lumière, cette couche étant appliquée après la soudure dans les encoches ou sur l'ensemble des surfaces latérales à maçonner.
L'invention est représentée à titre d'exemple non limitatif sur les dessins joints.
La figure 1 montre en perspective deux demi-éléments superposés.
Les figures 2 et 3 correspondent à deux étapes du procédé
<Desc/Clms Page number 4>
de fabrication du nouvel élément représenté en perspective.
Les figures 4 et 5 indiquent en coupe deux fonces de réalisation des pointes de verre et évidements à une plus grande échelle.
Les figures 6 et 7 montrent deux coupes perpendiculaires à travers un mur composé d'éléments en verre conformes à l'invention, et
Les figures 8 et 9 représentent deux coupes longitudinales à travers un élément isolé.
Les demi-éléments 1, 2 sont munis de saillies 3 et d'évidements correspondants 4, disposés de préférence en leurs coins. Les saillies 3 sont en un verre dont le point de fusion est le même, ou un peu plus bas, que celui du verre qui est utilisé pour les demi-éléments. Si ces derniers sont fabriqués par moulage sous pression, les saillies et évidements peuvent venir par moulage en même temps, La longueur des saillies est plus forte que la profondeur des évidements, la différence aorres- pondant à l'épaisseur de la fente 5.
Comme il est représenté à une plus grande échelle sur les figures 4 et 5, les bases des saillies 3 peuvent être plus larges que la largeur des évidements. La saillie peut être conique, tandis que la paroi de l'évidement peut avoir un profil curvi- ligne. également, comme le montre la figure 5, l'évidement peut avoir une forme cylindrique ou rapprochée.
Pour la fabrication des nouveaux éléments, leurs moitiés, munies de saillies ou évidements, sont superposées comme le montre la figure 1, le centrage étant effectué par les saillies pénétrant dans les évidements, et les pièces étant de ce fait amenées en position réciproque correcte. Pendant la soudure, les flammes pénètrent de tous les côtés à travers la fente 5 ménagée entre les saillies 3 et échauffent uniformément les bords des demi-éléments sur toute la surface de leur section.
<Desc/Clms Page number 5>
Aussitôt que le ramollissement désiré a été obtenu, les deux moitiés sont serrées ensemble et réunies de ce fait de façon à former un élément de maçonnerie homogène 6 ( figure 2 ).
Etant donné que 1 réchauffement peut être maintenu jusqu'au dernier moment et même pendant le serrage, une garantie absolue est offerte que la soudure s'effectue sur toute la surface de la section.
Pour améliorer la soudure en particulier à proximité des saillies et évidements situés près des arêtes de l'élément, le soudeur exercera sur la ligne de soudure, pendant le lissage de cette dernière, une pression un peu plus forte aux quatre arêtes de l'élément perpendiculaires au joint. Comme le montre la figure 3, il se produira alors dans ces arêtes des encoches 7.
Ces encoches se trouvent toujours au milieu des arêtes à maçonner et contribuent, pendant le maçonnage, à un avantage parti- culier consistant dans la formation au point de renoontre de quatre éléments d'un bouchon de ciment 8 qui fixe de façon absolue les éléments dans le mur. Des expériences pratiques ont démontré que ce bouchon de oiment confère aux éléments en verre une immobilité beaucoup plus sûre que celle des briques normales dans un mur. Les saillies et les évidements, ou les encoches, ou les uns et les autres, peuvent être prévus également en d'autres points de la ligne de soudure, et non seulement aux plus petites arêtes de Isolément. Mais ils doivent toujours être disposés symétriquement, pour qu'ils soient placés en regard lors du maçonnage de plusieurs éléments.
Etant donné que les encoches 7 et, par conséquent, les bouchons de ciment 8 ne s'étendent que sur une faible partie des surfaces des éléments à maçonner, la transparence de l'ensemble du mur de verre ntest pas influencée beaucoup par la disposition des encoches. La faible diminution de transparence pro- voquée par les encoches peut être compensée en recouvrant les
<Desc/Clms Page number 6>
surfaces à maçonner, dans la région des encoches 7, d'une couche 9 d'une substance formant miroir vers l'intérieur de l'élément ou étant un bon réflecteur de lumière ( figures 8 et 9 ).
La couche peut être composée d'un métal déposé par pulvérisation, par exemple d'aluminium, mais aussi d'un vernis d'aluminium ou d'argent ou analogue. La couche 9, composée d'une substance réfléchissante vers l'intérieur de l'élément, peut s'étendre au-delà des encoches 7 et recouvrir toutes les surfaces latérales des éléments en verre à maçonner. Pour fabriquer des éléments en verre à effet de couleur, la couche 9 peut être constituée d'une substance ou d'un mélange de substanoes qui favorise la réflexion des longueurs d'ondes lumineuses désirées.
De tels éléments en verre à effet de couleur n'ont pu être fabriqués jusqu'à présent, car le verre pour la fabrication d'éléments est fourni par de grandes cuves de fusion à fonctionnement continu, qui ne peuvent pratiquement fournir qu'un verre coloré uniformément.
La surface extérieure de la couche formant miroir ou réfleoteur peut être rendue rugueuse, ou encore elle peut être recouverte d'une substance à caractère rugueux.
L'invention a été expliquée par la description des formes de réalisation diverses représentées aux dessins. Mais il doit être entendu qu'elle n'est pas limitée à ces formes de réalisation mais qu'elle admet des modifications multiples accessibles à un homme de l'art dans les limites de l'idée générale. Par exemple, la description spécifiait que les éléments creux en verre doivent être fabriqués de deux moitiés. Cette expression ne doit nullement signifier que les pièces de verre employées doivent obligatoirement avoir la même forme.
Par exemple, les surfaces latérales des pièces à réunir peuvent être de hauteurs différentes, de sorte que la ligne de soudure dans l'élément achevé ne divise pas les surfaces latérales en deux moitiés
<Desc/Clms Page number 7>
égales. En outre, les encoches 1. disposées symétriquement ainsi que la couche 9 peuvent être disposées non seulement sur les éléments du genre décrit mais aussi sur d'autres éléments creux en verre. Plus particulièrement, les encoches peuvent être situées, non pas sur les arêtes, mais en d'autres points des surfaces à maçonner. Enfin, la couche 9, qui réfléchit la lumière vers l'intérieur de l'élément, peut être appliquée sur la face intérieure des surfaces à maçonner, au lieu de leur face exté- rieure.