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"Clôture électrique perfectionnée".
La présente invention se rapporte aux clôtures dites "élecriques", utilisées notamment pour les enclos à bestiaux et, d'une manière générale, dans toutes les applications fermiè- res, forestières ou autres ou il convient de limiter les espaces accessibles.
On a utilisé depuis un grand nombre d''années déjà de telles clôtures électriques basées sur un principe général à peu près commun, mais présentant des différences notoires dans les moyens d'application. Ce principe commun consiste à considérer les fils de clôture comme conducteurs électriques, dans lesquels on peut envoyer un courant à haute tension, mais à très basse intensité. Le courant est périodiquement interrompu. Le but cher- ché etobtenu est de provoquer chezl'animal venant en contact avecun tel fil, une secousse plus ou moins énergique qui le
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fait éloigner d'instinet de la clôture. Ce principe général a été appliqué dans différents pays étrangers et notamment en Amérique, depuis de nombreuses années, avec grande satisfaction.
De nombreux brevets antérieurs divulguent des formes d'exécution diverses du principe général sus-énoncé.
La présente invention concerne une réalisation origi- nale de ce principe commun. Néanmoins, la réalisation faisant l'objet de la présente invention se caractérise par des qualités et des effets tout nouveaux, qui confèrent à ce genre d'appareil une efficacité et une sécurité non encore atteintes à l'heure actuelle.
Les modes d'application du principe commun se divisent en deux genres notoirement distincts et donnant naissance à des phénomènes électriques et physiologiques absolument différents.
Le premier genre consiste à effectuer la fermeture du circuit de la clôture ou circuit de choc au travers du corps de l'animal venant en contact avec la clôture. Le second genre d'application se caractérise du premier par l'alimentation périodique des fils de clôture par un courant à haute tension périodiquement interrompu.
Le dispositif, objet de l'invention, se rapporte à ce deuxième genre d'application. En effet, celui-ci possède sur le premier l'avantage appréciable de pouvoir alimenter d'une manière plus efficace des appareils de contrôle divers.
Le dispositif, objet de l'invention, se caractérise essentiellement par des éléments extrêmement simples, de fonc- tionnement systématique. Toutes les parties de l'installation sont contrôlées en permanence par des signaux visuels et/ou audi- bles. Le temps d'interruption du courant alimentant les fils de clôture est constant et relativement long par rapport au temps d'alimentation qui, lui, est quasi instantané. Il résulte de cette dernière caractéristique que nonobstant une alimentation permanente des fils de clôture, la consommation est réduite au minimum.
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Contrairement aux appareils connus, le dispositif, objet de 1''invention, groupe quatre signaux de contrôle: une lampe pour le départ du circuit, une seconde lampe pour le re- tour du circuit, une sonnerie -Fibreuse entrant en fonctionnement lorsque le circuit des fils de clôture est coupé et, enfin, une sonnerie à effet intermittent contrôlant les pertes ou les résis- tances intempestives dans les fils de clôture.
On peut ainsi à tout moment et instantanément avoir un contrôle absolument complet sur toute l'installation.
Tous ces avantages sont néanmoins obtenus avec un mi- nimum d''éléments constitutifs, par un appareil compact et une installation simple .
A l'effet de dégager davantage les particularités du dispositif, objet de l'invention, un mode d'exécution, donné sans aucun caractère limitatif, est décrit en détail ci-après, avec référence aux dessins annexés, dans lesquels: la figure 1 représente le schéma électrique de l'installation; la figure 2 est une vue en élévation d"un appareil compact donné à titre d'exemple; la figure 3 est une vue latérale de 1 "appareil, la carcasse étant enlevée; les figures 4, 5 et 6 schématisent des positions caractéristiques de l'élément rupteur constituant l'une des origi- nalités du dispositif.
Suivant le schéma de la figure 1, le dispositif fai- sant 1"objet de l'invention, est constitué de la manière suivante .
Le ou les fils de clôture 1 formant ici des conducteurs électriques, sont reliés au secondaire d'un transformateur 2.
Dès lors, tout courant qui sera induit dans ce transformateur, alimentera les fils de clôture 1. Dans ce circuit sont interposées deux lampes 3 et 4, préférablement des lampes à effluve, contrôlant respectivement l'entrée et la sortie de ce circuit. De la manière
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connue , ces lampes sont mises en série avecdes résistances ap- propriées, respectivement 5, 6. Le primaire du transformateur 8, est alimenté par une source électrique 7 via un interrupteur 8 et un rupteur spécial 9. En effet, celui-ci est constitué par un disque balourde 10 pourvu d'un doigt périphérique Il suscepti- ble de venir en contact avec l'extrémité de l'armature 12 du transformateur ou bobine de Rhumkorff 2.
L'interrupteur 8 étant fermé, le circuit du primaire du transformateur 2 est ferméuni- quement lorsque le doigt 11 est en contadt avec l'armature 12.
Tel que schématisé aux figures à 6, le disque 10 est monté sur des pivots 13-14. de manière à présenter le minimum de résistance mécanique. Ce disque ou volant 10 est sollicité en permanence par un ressort en spirale 15, qui tend à le ramener en permanence vers la position de contact avec l'armature 12. Le doigt périphérique 11 est aménagé de manière à constituer une borne de contact. Dès lors, si l'on considère le doigt périphéri- que 11 en contact avec l'armature 12, le circuit primaire du trans- formateur 2 est fermé et la dite armature 12 est violemment attirée par le noyau du transformateur.
Cet effet brusque se transmet au doigt périphérique 11, ainsi qu'au volant 10, qui se déplace donc d'un mouvement de rotation bandant le ressort en spirale 15 et amenant le balourd 16 en contact avec une butée élastique 17.
Tendant tout ce temps, le doigt 11 ayant quitté l'armature 12, le circuit du primaire du transformateur 2/ estrompu et la clôture n'est pas alimentée. Sous l'effet de réaction du ressort 15 et du balourd 16, le volant 10 tourne en sens inverse et le doigt 11 entre violemment en contact avec l'armature 12 refoulant celle-ci d"un certain angle, mais pendant un moment très court, puisqu'au- sitôt le primaire du transformateur est à nouveau alimenté et son noyau attire une seconde fois l'armature et ainsi de suite.
Par cette disposition, on alterne donc des périodes instantanées d'alimentation de la clôture avec des périodes plus Ipngues de rupture du circuit. Dès lors, si un animal entre en con-
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tact avec la clôture, il percevra des effets de choc instantanés, ' régulièrement espaces.. On a établi que ces chocs instantanés étaient d'une efficacité d'autant plus satisfaisante que la période de rupture de circuit est suffisante pour permettre l'é- loignement de l'animal.
L'appareil fonctionne donc ainsi d'une manière réguliè- re et continue sans aucune fatigue spédiale, ni usure prématurée et surtout sans aucun danger d'aucune sorte pour les gens et les animaux.
Il importait néanmoins de pouvoir contrôler en perma- nence cet état satisfaisant, ainsi que les différents vices qui pouvaient naftre dans les circuits, en un endroit quelconque.
Les lampes 3 et 4 permettent de serendre compte in- stantanément du bon fonctionnement du circuit des fils de clôture.
La différence d'éclairement montrée par les deux lampes constitue un moyen instantané pour juger l'importance des pertes de la ligne. En effet, la lampe 3 se trouve directement à la sortie du circuit, tandis que la lampe 4 se trouve en bout de celui-ci et c'est cette dernière qui accusera un affaiblissement de lumi- nosité au cas ou des pertes anormales se seraient produites dans la clôture.
Une sonnerie 18 à effet saccadé contrôle systématique- ment toute mise à la terre des fils de la clôture et ce pour une raison quelconque. Dans ce but, la sonnerie 18 est d'une part reliée au secondaire du transformateur 2 et, dautre part, mise à la terre. Son circuit sera donc fermé pour toute mise à la terre des fils de clôture, soit par le contact d'un animal, soit par accident, soit par un objet conducteur quelconque. Comme cette sonnerie 18 est branchée sur le secondaire du transformateur 2 et que celui-ci est'périodiquement courtcircuité, l'effet de la sonnerie 18 sera un effet saccadé ou périodiquement interrompu.
Les ruptures de circuit, c'est-à-dire, en pratique, les ruptures des fils de clôture, seront instantanément signalées par une son-
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nerie vibreuse 19, agencée et fonctionnant de la manière suivante.
Cette sonnerie est branchée sur le circuit de la source électri- que 7, à l'intervention d'un condensateur à résistance 20 et d'un contacteur 21, contrôlé par l'armature 12 du transformateur. Ce contacteur 21 est périodiquement ouvert par l'armature 12 lorsque celle-ci est repoussée par le doigt 11 du volant.
Le circuit sur lequel est branché le condensateur 20 est donc rompu périodiquement, mais chaque fois pour une fraction de seconde. Pendant ce temps, la résistance 22 décharge le conden- sateur 20.
L'armature 12 attirée périodiquement par le noyau du transformateur 2, libère la lamelle 21, fermant ainsi périodique- ment le contact entre cette lamelle 21 et une lamelle secondaire 23, reliée à la source électrique 7. Lorsque le circuit des fils de clôture est coupé, la sonnerie 19 est alimentée par la décharge du condensateur 20 de forte capacité, ce qui provoque une attrac- tion brusque de l'armature 24, entraînant la fermeture des contacts 25 courtcircuitant et déchargeant ainsi le condensateur 20 et entraînant la possibilité d'alimenter la bobine de la sonnerie 19, avec la charge du condensateur 20. Ainsi donc cette sonnerie est mise en action instantanément lors de la rupture du circuit des fils de clôture.
Les éléments caractéristiques de ce schéma électrique peuvent être mis en oeuvre de manières extrêmement diverses, no- tamment par la combinaison et le groupement sous une forme compac- te des différents organes caractérisant le dispositif.
Une forme rationnelle d'exécution est schématisée aux figures 2 et 3, dans laquelle on a prévu de rassembler tous les organes d'une manière compacte sous un encombrement réduit avec le maximum de facilité pour l'identification des signaux de contrôle. On retrouve dans cette mise en oeuvre tous les élé- ments du schéma de la figure 1. On remarquera tout particulière- ment la sonnerie à double marteau 26, agissant sur un timbre unique 27, chacun des marteaux se rapportant à l'une des sonneries,
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respectivement 18 et 19. L'un d'eux fonctionnera d'une manière saccadée, tandis que l'autre fonctionnera d'une manière continue.
Ce tte disposition permet de centraliser les signaux audibles.
Les lampes à effluve 3, 4, sont montées sur un petit support approprié 28, venant se fixer sur le bâti général 29 et ce même support 28 peut soutenir les résistances, respective- ment 5, 6.
L'armature 12 est pourvue d'un intercalaire élastique 30, sur lequel agit directement la vis de réglage 31. Cet inter- calaire estformé par une lame fixée par une extrémité sur l'ar- mature 12 et dont l'autre extrémité est profilée de manière à présenter une surface de contact convexe. On réalise ainsi entre la vis de contact 31 et l'armature 12 une rencontre élastique.
La déformation élastique de l'intercalaire 30 se traduit par un' petit effet de glissement de sa partie convexe sur l'armature 12.
Cette disposit-ion est particulièrement avantageuse, entraînant à la fois un contact souple, une usure réduite et une réduction considérable de l'usure. L'armature 12 porte en bout un marteau double 32, dont la partie inférieure 33 est aménagée en contact électrique parfait, tandis que la partie supérieure présente un bout 34 isolé. Le bout inférieur vient en contact avec la parti'e correspondante du doigt périphérique 11 du volant 10, tandis que le bout isole supérieur 34 a;pour fonction d'écarter momentanément la lamelle supérieure 21, à l'effet d'interrompre son contact avec la lamelle intermédiaire 23. Les lamelles 21 et 23 ainsi que l'ar- mature 12, sont avantageusement fixées à un même support isolant 35, solidaire du bâti 29.
Le balourd du volant 10 est constitué, par exemple, par une surépaisseur 36 s'étendant sur un certain se'cteur du vo- lant 10. Ce balourd est oppose au doigt périphérique 11. La butée 37 limitant la rotation du volant 10 sous l'effet dynamique de l'armature 12, sera avantageusement constituée par une petite
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masse élastique, également solidaire du bâti de l'appareil.
Le tout peut être monté dans un coffret pourvu des fenêtres nécessaires à la visibilité des lampes. Ces dernières, ou l'une d'elles seulement, pourraient être placées en dehors de l'appareil à tout endroit jugé convenable ou plus accessible.
Il est entendu que ces différents signaux pourront être doublés d'autres signaux ou moyens susceptibles d'attirer d'une manière efficace l'attention des intéressés sur tout acci- dent survenant dans les circuits contrôlés. Les circuits pourront également être pourvus des accessoires d'usage en application des principes usuels. Notamment des parafoudres 38 peuvent proté- ger les circuits extérieurs.
Le dispositif, objet de l'invention, se caractérise donc essentiellement par rapport aux autres dispositifs connus, par une alimentation permanente des clôtures métalliques, moyennant une dépense aussi réduite que possible de l'énergie électrique.
Egalement, la mise en oeuvre du dispositif se caractérise par une simplification et une compacité poussées à l'externe de l'appareil d'alimentation et de contrôle. Enfin, ce dispositif réunit encore, sous une forme des plus efficientes, tous les moyens de contrôle de tous les accidents qui peuvent intéresser l'usager.
REVENDICATIONS
1.- Perfectionnements aux clôtures dites "électriques" du type de celles dans lesquelles les fils de clôture sont ali- mentés en permanence par un courant périodiquement interrompu à haute fréquence et à basse intensité, caractérisés par le fait que le circuit dl'aimentation est alternativement fermé et ouvert, les fermetures étant instantanées, tandis que les ouvertures se prolongent sur une durée suffisante et toujours égale.