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Mécanisme de changement de vitesse hydraulique à couraht
Des mécanismes de changement de vitesse hydrauliques à courant sont souvent utilisés dans des transmissions de for- ce, en particulier avec des moteurs à combustion interne, en raison de l'excellente adaptation automatique du couple de rotation sur une certaine portée, et cette utilisation se fait aussi en combinaison avec des changements de vitesse mécaniques lorsqu'il y a lieu de couvrir une très vaste; portée ou gamme de nombres de tours secondaire par la trans- mission de force, comme par exemple dans les commandes d'au- tomotrices sur rails.
Un inconvénient principal des mécanismes de changement de vitesse à courants dans des installations de ce genre est que le débrayage et le réembrayage nécessaires de la trans- mission ne peuvent s'effectuer que lentement ou seulement avec des dispositifs supplémentaires et sous l'action de chocs. Etant donné que,malgré toutes les mesures prises pour
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leur accélération (forte augmentation des sections d'écoule- ment et des pompes de remplissage), la vidange et le remplis- sage d'un circuit exigent au moins plusieurs secondes et que l'interruption de la transmission pendant des temps aussi longs ne peut pas être admise, on était obligé de prévoir, outre les circuits hydrauliques, des embrayages à friction particuliers, de façon que les circuits puissent rester remplis lors du débrayage des embrayages à friction.
Or, avec de très grandes puissances de commande, les dimensions et le poids de ces, embrayages sont excessifs, ce qui rend le montage .plus difficile et nécessite des dispositifs d'un encombrement correspondant pour leur actionnement.
Le plus gros inconvénient de ces embrayages à friction reliés aux mécanismes hydrauliques résulte du fait que les forces de masse des pièces tournantes de l'embrayage à fric- tion et du circuit hydraulique rendent plus difficile l'en- clanchement de l'embrayage. Elles donnent lieu, lors du dé- marrage (enclanchement de l'embrayage) et lorsde la manoeu- vre, à des chocs importants qui, surtout dans la commande de véhicules, sont non seulement désagréables, mais provoquent aussi une grande usure, en particulier lorsqu'il faut ac- tionner des véhicules avec une grande puissance de commande à de faibles vitesses, par exemple dans les services de manoeu- vre en gare par traction et par poussée.
Par exemple, lors du démarrage à partir de l'arrêt d'une automotrice sur rails qui comporte un mécanisme de transmission de force muni d'un embrayage à friction, qui est par exemple placé dans la direc- tion de la commande derrière un mécanisme de changement de vitesse hydraulique à courants, un choc sérieux se produit au moment de l'accouplement de l'élément de l'embrayage à fric- tion relié à l'élément secondaire tournant du mécanisme de
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changement de vitesse à courants avec 'la commande encore arrêtée des essieux. Dans des commandes comportant plusieurs circuits hydrauliques ou des commandes qui sont en outre reliées à des mécanismes de transmission à pignons, on ren- contre les mêmes difficultés lors du passage d'une vitesse à une autre.
Ces inconvénients sont supprimés par l'invention; on obtient en outre une interruption n'exigeant qu'un temps très court et une reprise rapide et sans à-coups de la trans- mission de force, du fait que la roue de turbine est disposée de façon à pouvoir être retirée du circuit en vue de la séparation de la commande en maintenant la puissance transmise au transformateur de couple.
On connaît des mécanismes de changement de vitesse hy- drauliques à courants dans lesquels des couronnes individuel- les partielles d'aubes de l'élément turbine sont retirées du circuit pour améliorer le rendement du circuit en présence d'états de fonctionnement déterminés, ou dans lesquels des couronnes partielles d'aubes de ce genre sont amenées sup- plémentairement en action pour permettre le travail du mé- canisme de changement de vitesse à courants comme embraya- ge après le retrait de la couronne d'aubes directrices du circuit. Dans ce dernier cas également, le déplacement de la roue de turbine se fait en vue d'augmenter le rendement.
On connaît aussi des mécanismes de changement de vitesse et des embrayages qui sont actionnés avec réglage par un tiroir an- nulaire et dans lesquels, simultanément à l'introduction plus ou moins profonde du tiroir dans le circuit, la roue de la turbine est déplacée de telle façon que les sections du circuit sont plus ou moins élargies. On a déjà proposé égale- ment de monter plusieurs couronnes de turbine différentes de façon qu'elles puissent coulisser par rapport à une roue de pompe, de sorte qu'un fonctionnement avec l'une ou l'autre
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roue de turbine est possible.
Contrairement à toutes ces formes de réalisation ser- vant à augmenter le rendement, dans la construction selon l'invention, le déplacement de la roue de turbine ne sert qu'à la séparation de la partie secondaire du circuit de courant du mécanisme. Etant donné que cette séparation ne s'effectue que pendant un temps très court, on peut aisé- ment se résigner à ce que, pendant ce fonctionnement, la puissance primaire amenée, même si elle est celle de la commande maximum, est transformée à l'intérieur du mé- canisme en tourbillonnement, choc et friction. Contraire- ment aux constructions connues, l'invention ne sert pas à un état de transmission normal, mais à un état dans lequel la transmission de force est interrompue.
Le passage du courant dans le mécanisme de changement de vitesse même continue de la même façon après le retrait de la roue de turbine; la puissance est reçue comme aupara- vant par le circuit de courant. Après que la roue de turbine a été rentrée, la puissance de commande est de nouveau re- transmise immédiatement par le mécanisme à courants. Lors de l'amenée en action, il ne peut se produire aucune sorte de chocs en raison du nombre de tours différents, parce que ces chocs sont complètement amortis par les effets hydrauli- ques du circuit.
L'invention peut être appliquée tant dans des transmis- sions de force de naturement purement hydraulique que dans des transmissions à circuits hydrauliques et transmissions manoeuvrables, ou dans les transmissions dans lesquelles des circuits de courant hydrauliques sont shuntés par accou- plement direct.
Conformément à l'invention, la couronne d'aubes de la roue de turbine est reliée par une pièce de support appropriée
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à l'arbre entrai né, une égalisation de pression s'établis- sant par des ouvertures de cette pièce entre les chambres placées devant,et derrière elle, de sorte que des contre- pressions importantes ne s'opposent pas dans ces chambres au déplacement de la roue de turbine. La roue de turbine est rationnellement reliée à un cylindre ou piston soumis à l'action du fluide sous pression, par lequel la roue de turbine peut être soit sortie du circuit hydraulique, soit rentrée dans ce circuit dans la position du fonctionnement normal.
Selon l'invention, on monte en outre sur l'arbre de la roue de turbine un disque ou un organe analogue par lequel la chambre de course, par conséquent la chambre dans laquelle la roue de turbine est avancée et reculée est fermée de façon étanche par rapport aux chambres du circuit sous haute pres- sion. Par cette construction, on obtient le résultat qu'en particulier la pression maximum de la pompe ne peut pas s'opposer au déplacement de la roue de turbine. Cette der- nière est avantageusement disposée et constituée de façon qu'elle soit pressée, rationnellement par le fluide sous pression, contre les surfaces latérales du disque mentionné.
Lors de la mise en action pour le déplacement de la roue de turbine par du fluide sous pression, suivant une autre caractéristique de l'invention, l'organe d'actionne- ment en liaison avec la roue de turbine affecte la forme d'un piston à gradins et, en fait, on s'arrange pour que la surface agissant dans le sens de la rentrée ou enclanche- ment soit beaucoup plus grande que la surface agissant dans le sens de la sortie ou éclipsage; par exemple la première reçoit une dimension double de la dernière.
Lorsqu'aucune amenée de pression ne s'effectue dans la chambre fonctionnant
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dans le sens de l'éclipsage, la. roue de turbine est mainte- nue d'elle-même embrayée à n'importe quel nombre de tours, parce que par la force centrifuge qui est présente dans le liquide se trouvant dans le. chambre d'enclanchement il y a constamment une pression dans le sens de l'enclanchement de la roue de turbine.
Dans une autre construction de l'invention, la roue de turbine est reliée à son plus petit diamètre, avec un an- neau par lequel la roue de pompe est fermée par rapport à l'extérieur dans la position représentée en traits pleins de la roue de turbine. Cette construction présente dans de nombreux cas des avantages car, avec elle, lorsque la roue de turbine est sortie, il se produit moins de tourbillonne- ment dans le circuit hydrsulique.
Selon l'invention, une autre simplification importante de la transmission de force est obtenue du fait qu'il est prévu un dispositif par lequel la roue de turbine est freinée à l'état éclipsé. Le nombre de tours de la roue de turbine et des pièces tournant'avec elle peut ainsi être rapidement diminué; par exemple, l'embrayage de manoeuvre à enclencher dans un mécanisme de changement de vitesse à pi- gnons disposé derrière le mécanisme hydraulique à courant peut être rapidement ralenti au nombre de tours d'enclanche- ment. Le déroulement de l'opération de manoeuvre est de ce fait beaucoup accéléré.
Les avantages du groupe constitué par le mécanisme de changement de vitesse hydraulique à courant et le mécanisme de changement de vitesse mécanique, qui résident en particulier dans le passage avec des diffé- rences de couple de rotation aussi faibles que possible lors de la manoeuvre, peuvent de ce fait être correctement utili- séspour la première fois, L'invention fait l'économie de dispositifs auxiliaires particuliers exigeant davantage d'es-
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pace de montage pour le ralentissement rapide des pièces commandées derrière le mécanisme ainsi que de la roue de turbine même.
La roue de turbine est rationnellement rapprochée de la paroi du carter jusqu'à ne ménager qu'un si petit interval- le qu'elle, soit freinée par la friction et le tourbillonne- ment du liquide entraîné par elle. Selon l'invention, on peut en outre disposer sur les parois sur lesquelles la roue de turbine est placée à l'état déclanché, des aubes pour le freinage du liquide tournant avec la roue de turbine.
Par les trous usuellement percés dans le disque de la roue de turbine pour la compensation de la pression, le liquide qui s'échappe par la fente ménagée à la périphérie extérieure de la roue de turbine est ramené à celle-ci et un effet de freinage est exercé-', sur la roue de turbine par l'effet de pompe se produisant de ce fait.
Pour augmenter cet effet de pompe, on peut en outre dis- poser selon l'invention dans la paroi du carter entourant la périphérie extérieurede la roue de turbine à l'état éclipsé des canaux ou des décolletages pour conduire le li- quide refoulé.
Une autre forme de réalisation avantageuse de l'invention consista en ce que la surface latérale de la roue de turbine et la paroi du carter placée en face sont constituées sous forme de surfaces de friction pour le freinage de la roue de turbine.
Dans les dessins annexés:
La figure 1 représente, en majeure partie en coupe lon- gitudinale, un mécanisme de changement de vitesse hydraulique selon l'invention considéré comme exemple schématique, le déplacement de la roue de turbine étant commandé par un
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levier main.
Les figures 2, 3 et 4 représentent d'autres exemples de réalisation de l'invention dans lesquels la. roue de turbine est déplacée par fluide sous pression.
La figure 5 est une coupe longitudinale d'un mécanisme à courant illustrant d'autres formes de réalisation diffé- rentes.
La figure 6 est une coupe partielle d'un mécanisme de ce genre selon une autre forme de réalisation.
Dans la figure 1 : 1 désigne l'arbre primaire et 2 l'arbre secondaire d'un mécanisme hydraulique. 3 est un pa- lier à rouleaux, à l'aide duquel les deux arbres sont suppor- tés l'un dans l'autre. 4 est la roue de pompe, 5 la roue de turbine, 6 l'appareil directeur du mécanisme avec les aubes 7. 8 est un coude auquel l'élément du carter se rac- corde et dans le moyeu 10 duquel le moyeu 11 de la roue de turbine 5 est supporté. 12 est un disque reliant la couronne d'aubes 15 de la roue de turbine 5 au moyeu 11, dans lequel des trous 17 sont percés. 13 sont des clavettes disposées sur l'arbre 2, sur lequel la roue de turbine 5 peut être dé- placée au moyen de rainures prévues dans le moyeu 11 et de clavettes 19.
20 est un colletprévu sur l'arbre 2, contre lequel le moyeu 11 s'applique ordin; irement. 14 désigne l'es- pace ménagé entrela roue de pompe 4 etle disque 12 ; l6 désigne l'espace ménagé entre ce disque et la paroi du carter 9. 18 est une chambre ménagée dans l'intérieur de l'appareil directeur. 21 est une gorge annulaire prévue dans le moyeu 11, dans laquelle un levier à main 22 s'engage par une four- chette 23 de la manière usuelle.
La roue de turbine 5 peut être amenée à l'aide du levier à main 22 de la position de.fonctionnement normal, qui est
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représentée en traits pleins dans la figure 1, dans la position représentée en pointillé, la roue de turbine restant reliée par les clavettes 13 et 19 avec l'arbre 2. Pendant ce mouvement de coulis sèment, le liquide contenu dans la chambre 16 peut passer de cette chambre par les trous 17 dans la chambre 14. Lorsque la roue de turbine 5 est amenée dans la position représentée en traits mixtes, le circuit hydraulique à courant ne transmet plus de couple de rotation à la roue de turbine, tandis que le circuit même reste main- tenu sans être dérangé, car le liquide contenu dans ce circuit est reçu comme auparavant dans le circuit par la roue de pompe en passant par l'appareil directeur 6, 7.
Si la posi- tion de l'admission de combustible n'a pas été modifiée, la roue de pompe transforme la puissance reçue comme aupara- vant, conformément à sa caractéristique, en quantité refoulée et pression. Il y a donc lieu de recevoir la même puissance qu'auparavant, le nombre de tours de la roue de pompe pou- vant éventuellement varier un peu. La puissance est annihilée par tourbillonnement, choc et friction (production de cha- leur). L'élargissement du circuit par la chambre 18 n'est en général pas nuisible; dans les cas où ceci est nécessaire, cette chambre peut être établie de façon correspondante.
Avant la mise en fonctionnement d'une transmission de force de ce genre, par exemple avant le démarrage d'un vé- hicule, dont la transmission de force est munie d'un circuit de courant selon la figure 1, lorsque la roue de turbine 5 est sortie du circuit (position en traits mixtes), l'arbre 1 et par là la roue de pompe 4 sont tout d'abord mis en mouve- ment etl'admission de combustible au moteur est réglée con- formément à la puissance nécessaire pour le démarrage. Le circuit est maintenu conformément à la puissance amenée par la roue de pompe 4. La roue de turbine 5 est tout d'abord
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arrêtée et elle n'est amenée dans la. position représentée en traits pleins dans la figure1 que lorsque le véhicule doit démarrer.
De ce fait, le couple de rotation correspondant aux dimensions du mécanisme à courant est transmis à la roue de turbine et le véhicule démarre sans à-coups, le nombre de tours de l'arbre 2 et par là la vitesse du véhicule augmen- tant en fonction de la puissance de résistance.
LorsqUe des transmissionsà pignons manoeuvrables sont reliées avec le mécanisme hydraulique à courant représenté dans la figure 1, la roue de turbine 5 peut être "déclanchée" de la même manière du circuit avant le passage de l'une des transmissions ou vitesses à l'autre, après quoi la manoeuvre est effectuée de la façon usuelle. Après la manoeuvre, on "enclanche" de nouveau la roue de turbine 5 en la repoussant dans le circuit. Pendant la manoeuvre, il n'est pas nécessai- re de diminuer la puissance de commande. Il est toutefois également possible de diminuer cette puissance de la manière usuelle dans les autres cas pour la durée de la manoeuvre. La manoeuvre s'effectue de cette manière sans à-coups et rapide- ment.
Dans la figure 2 : 31 désigne l'srbre primaire, 32 l'arbre secondaire d'un mécanisme de changement de vitesse hydraulique à courant, qui est constitué par la roue de pompe 34, la roue de turbine 35 et l'appareil directeur 36 avec les aubes directrices 37 et le coude 38. 39 est un carter se raccordant au coude 38, à l'intérieur duquel la roue de turbine 35 peut coulisser.
Cette roue est reliée par un disque 42 avec un cylindre à. fluide sous pression 43, qui est formé par le fond de cylindre 44, la paroi latérale 45 et le couvercle 46, puis qui est relié d'autre part par les clavettes et rainures 47 avec les clavettes et rainures
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48, qui sont disposées sur l'organe d'entraînement 49 monté de façon à ne pas pouvoir coulisser et tourner sur l'arbre 32. Cet organe d'entraînement est de nouveau entouré par le moyeu de carter 50 se raccordant au carter 39.
Un prolongement 60 de l'arbre 32, dans l'intérieur duquel se trouve un tube 61, est disposé dans l'alésage de l'arbre 31. L'intervalle annulaire 62 ménagé entre le tube 61 et le prolongement 60 de l'arbre, ainsi que l'espace 63 se trouvant à l'intérieur du tube 61 servent à l'admission de fluide sous pression au cylindre 43. Des canaux 64 et 65 sont percés dans le prolongement 60 de l'arbre; ils commu- niquent avec les chambres 62 et 63 et débouchent dans l'inté- rieur du cylindre 43, à savoir les canaux 64 à gauche et les canaux 65 à droite du piston en forme de disque 51, qui est relié au tronçon d'arbre 60.66 est une pièce intermédiai-i re affectant la forme d'un disque disposée sur l'arbre 60 sur le bord extérieur de laquelle une surface de joint étan- che 69 est prévue.
Une surface de joint étanche analogue 70 est disposée extérieurement sur le disque 42 de la roue de turbine 35.
Le déplacement de la roue de turbine 35 s'effectue par admission de fluide sous pression, par exemple d'huile sous pression, à travers les chambres 62 et 63 au cylindre 43.
Lorsque la roue de turbine 35 se trouve dans la position en- - clanchée indiquée dans la partie inférieure de la figure 2, le cylindre 43 -et par là la roue de turbine 35 peuvent être déplacés vers la droite par admission d'huile sous pression par la chambre intérieure 63 du tube 61 et les canaux 65 dans la chambre se trouvant à droite du piston 51, de sorte que la roue de turbine parvient dans la position éclipsée re- présentée dans la partie supérieure de la figure 2.
Inverse- ment, par l'admission d'huile sous pression à travers la
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chambre annulaire 62 ménagée entre le tube 61 et le tronçon d'arbre 60, puis par les canaux 64 dans la chambre se trou- vant à gauche du piston 51 en forme de disque, la roue de turbihe 35 est repoussée de la position éclipsée dans le cir- cuit, de sorte que la transmission de force est de nouveau reçue de la manière usuelle sur la roue de turbine.
Dans la position enclanchée de la roue de turbine, les deux surfaces 69 et 70 s'appliquent l'une contre l'autre et sont maintenues dans cette position par l'huile sous pression amenée dans la chambre se trouvant à gauche du piston en forme de disque 51. La chambre en forme de fente ménagée entre la roue de pompe 34 et la roue de turbine 35, dans laquelle il règne une pression élevée, n'a donc pas de communication avec l'extérieur. Une pression élevée ne peut par conséquent pas parvenir dans la chambre ménagée entre les disques 42 et 66.
L'effet du déplacement de la roue de turbine 35 est le même que celui indiqué dans l'exemple de réalisation de la figure 1.
Les joints d'étanchéité rationnellement prévus dans une disposition de ce genre entre les diverses pièces sont indi- qués dans la figure 2 et leur rôle ressort sans plus de la figure.
L'exemple de réalisation de la figure 3 est analogue à celui de la figure 2. Dans cet exemple, il estégalement prévu une pièce intermédiaire 66 qui est munie d'une surface de joint étanche pour assurer la fermeture vis-à-vis des cham- bres de haute pression. Une couronne cornière 82, 83, qui est placée pendant le fonctionnement normal dans la chambre 85 prévue dans la pièce médiane 84 du mécanisme, est disposée sur la couronne d'aubes 80 de la roue de turbine 81. Lorsque la roue de turbine est déplacée vers l'extérieur la roue de
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pompe 34 est fermée sur la périphérie extérieure par la sur- face d'aile 82 s'étendant dans le sens périphérique de l'anneau cornier et de cette façon le refoulement dans le circuit est interrompu.
Dans l'exemple de réalisation représenté dans la figure 4, un anneau 106 se raccorde à la roue de turbine 105 et est relié par le disque 112 à un piston à gradins 111. Ce piston peut être déplacé dans l'intérieur du cylindre 103, qui est relié de façon à ne pas pouvoir tourner et à ne pas pouvoir coulisser à l'arbre secondaire 102. 101 est l'arbre primaire, 104 la roue de pompe. Le moyeu 114 du piston à gradins 11 peut coulisser dans l'alésage du moyeu 115, qui est ,disposé sur la pièce intermédiaire 116.
Le rotor 105 possède, à sa.péri- phérie extérieure, des clavettes et rainure 123, qui peuvent coulisser dans des clavettes et rainures correspondantes 124 de la pièce de guidage 103. 125 et 126 sont les surfaces ef- ficaces du piston en gradins lll,puis 127 et 128 désignent les chambres à fluides sous pression du cylindre 103. Un tron- çon d'arbre 160 est placé dans l'alésage de l'arbre 101 et forme le prolongement de l'arbre 102 vers la gauche; il est supporté dans l'arbre 101 au moyen d'un palier à rouleaux.
Un tube 161, dont le prolongement vers la droite est formé par un alésage 166 de l'arbre 102, duquel partent des canaux radiaux 165, est disposé dans l'alésage du tronçon d'arbre 160. La chambre 162 formée entre le tronçon d'arbre 160 et le tube 161 correspond à la chambre 62 et l'alésage 163 du tube 161 à l'alésage 63 de la figure 2 Des canaux 164, qui débouchent dans l'intérieur du cylindre 103, partent de la chambre annulaire 162.
Dans l'exemple de réalisation représenté dans la fig.4, une admission d'huile sans ou avec faible surpression s'ef- fectue constamment dans la chambre 127 par les canaux 163
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166 et 165. Le déplacement de la roue de turbine 105 vers l'extérieur s'effectue par admission d'huile sous pression par la chambre 162 et les canaux 164 dans la chambre 128 placée devant la surface 126 du piston a gradins 111. Si cette admission d'huile sous pression est interrompue, la roue de turbine s'enclanche du fait que la pression régnant par suite de la force centrifuge du liquide se trouvant dans la chambre 127 agit constamment dans cette chambre sur la sur- face 125 du piston à gradins Il]..
En r&ison de la grandeur de la surface 125 du piston à gradins 111, on a l'assurance que la roue de turbine 105 est maintenue dans le circuit dans sa position enclanchée à. tout nombre de tours.
Dans la figure 5 : 201 est l'arbre primaire et 202 l'arbre secondaire du mécanisme. 203 est un palier à rouleau par lequel les deux arbres sont montés l'un dans l'autre. 204 est la roue de pompe, 205 la roue de turbine, 206 l'appareil directeur du mécanisme. 208 est un coude se raccordant à l'appareil directeur et auquel l'élément de carter 209 se raccorde; un organe d'entraînement 211 est supporté sur l'arbre 202, dans le moyeu 210 de cet élément 209 (le façon à ne pas pouvoir coulisser et à ne pas pouvoir tourner. 213 est le disque reliant la couronne de la roue de turbine 205 au moyeu 214 de ce dernier.
L'organe d'entraînement 211 et le cylindre 224 relié au disque 213 sont accouplés entre eux pour la rotation par un assemblage à griffes ou à dents 215, 216, mais de façon que la roue de turbine 205 puisse être déplacée dans le sens axial. Des trous 217 sont percés dans le disque 213. 216 estla fente ménagée entre la paroi 209 du carter et le disque 213.
Un prolongement 220 de 1''arbre 202, dans l'intérieur
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duquel un tube 221 est placé, est disposé dans l'alésage de l'arbre201. L'intervalle annulaire 222 prévu entre le tube 221 et le tronçon d'arbre 220, ainsi que l'espace 223 situé à l'intérieur du tube 221 servent à l'admission de fluide sous pression au cylindre 224. Des canaux 225 et 226 sont prévus dans le tronçon d'arbre 220, communiquent avec les espaces 222 et 223 puis débouchent dans l'intérieur du cylindre 224, à savoir les canaux 225 à gauche et les canaux 226 à droite du piston en forme de disque 231, qui est relié au tronçon d'arbre 220.227 est une pièce intermédiaire' affectant la forme d'un disque qui est montée sur l'arbre 220 et sur le bord extérieur de laquelle une surface de joint étanche 228 est prévue.
Une surface de joint étanche semblable 229 est disposée extérieurement sur le disque 213 de la roue de turbine 205,
Le déplacement de la roue de turbine 205 s'effectue,par admission de fluide sous pression par exemple d'huile sous pression, à travers les chambres 222 et 223 au cylindre 224.
Lorsque la roue de turbine 205 se trouve dans la position enclenchée indiquée dans la partie inférieure de la figure le cylindre 224 et par là la roue de Turbine 205 peuvent être déplacés vers la droite, par admission d'huile sous pression à travers l'espace 223 et lescanaux 226 dans la chambre située à droite du piston 231, de sorte qu'elle par- vient dans la position représentée dans la partie supérieure de la figure 5, dans laquelle elle est reculée du circuit hydraulique du mécanisme. Le circuit même reste maintenu comme auparavant. Par l'admission d'huile sous pression à travers l'espace annulaire 222 et les canaux 225 vers la chambre située à gauche du piston 231, la roue de turbine 205 peut être ramenée de la position reculée dans le circuit.
233 est l'intervalle ménagé à la périphérie extérieure de la
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roue de turbine 205. 234 est la section d'entrée de cette roue. 235 représente des canaux ou décolletages.
Dans la position de recul du circuit, la roue de turbine 205 est tellement rapprochée de la paroi 209 qu'il n'y a plus que la fente 218 entre le disque 213 et la paroi 209.
Le nombre de tours de la. roue de turbine 205 est rapidement réduit par suite de la. friction et du tourbillonnement par le liquide se trouvant dans la fente 218. Ceci se fait de la même façon lorsque, comme représenté dans la partie inférieure de la figure 5, il est prévu des aubes 219 par lesquelles le liquide se trouvant dans la fente 218 est empêché de tourner, comme il en a tendance, avec le disque 213 et en tous cas une action de freinage est exercée de ce fait sur le disque 213. Les aubes 219 peuvent s'étendredans la direction radiale .et dans la direction périphérique sur une grande surface et s'engager dans la paroi 209 de façon que l'effet de freinage désiré soit obtenu.
Par les orifices 217 prévus dans le disque 213, le liquide qui s'échappe vers la droite sur la périphérie extérieure de la roue de turbine 205 par la fente 233, peut revenir par la fente 218 vers la gauche et/par là devant la section d'entrée 234 de la roue de turbine. 11 s'effectue donc par la disposi- tion des orifices 217 un pompage continuel de liquide au moyen de la roue de turbine 205.
Ceteffet de pompage peut encore être accru dans une mesure importante lorsqu'on prévoit dans la paroi du carter 208 des canaux ou décolletages 255 par lesquels dans la posi- tion éclipsée de la roue de turbine 205 le passage du liquide entre les chambres à aubes de la roue de turbine 205 et la fente 218 est augmenté.
La forme de réalisation selonlinvention est en particulier
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importante en combinaison avec des mécanismes de changement de vitesse disposés derrière le mécanisme hydraulique à courant pour ralentir jusqu'au nombre de tours d.'enclanche- ment dans le mécanisme de changement de vitesse la moitié d'embrayage à enclancher qui est reliée à la roue de turbine.
Mais elle présente aussi de l'importance dans des mécanismes de changement de vitesse purement hydrauliques (sans combi- naison avec le changement de vitesse mécanique).
Dans la forme de réalisation représentée dans la figure 6, des surfaces de freinage 241 et 242 sont prévues sur le disque 213, ainsi que sur la paroi 209 du carter, à l'état reculé, la roue de turbine parvient dans la position représentée, de sorte que les surfaces de freinage 241 et 242 sont pressées l'une contre l'autre, ce qui assure le ralentissement de la roue de turbine et des pièces tournantes reliées à cette roue par l'arbre 202.
L'invention évite non seulement la vidange compliquée et longue du liquide de fonctionnement du mécanisme de changement de vitesse hydraulique à courant, mais elle réunit aussi, comme on peut le voir par les exemples de réalisation repré- sentés, tous les avantages d'un mécanisme de changement de vitesse de ce genre avec ceux d'un embrayage à friction, sans comporter les difficultés se présentant en fonctionne- ment dans une combinaison de cette nature.
Dans des mécanismes de changement de vitesse selon l'in- vention, lorsqu'ils sont utilisés en combinaison avec des mécanismes de changement de vitesse à pignons, ce qui est de préférence le cas dans des véhicules automobiles, on réus- sit, par la construction à rotor de turbine éclipsable, à sup- primer un embrayage à friction particulier, qui serait autre- ment nécessairepour la manoeuvre du mécanisme de changement de vitesse à pignons.
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1 Transformateur hydraulique de couple de rotation comportant une roue de pompe, une roue de turbine et une roue directrice, caractérisé en ce que la roue de turbine (5) est rendue éclipsable hors du circuit en vue de sa sé- paration de la commande, en maintenant la puissance transmise au transformateur de couple de rotation.
2 Transformateur hydraulique de couple de rotation
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suivant la rc venc9.estion hca.r¯ct risé en ce que la couronne (15) de la roue de turbine (5) est portée par une pièce de support (disque 12), par des ouvertures (17) de laquelle une égalisation de pression est établie entre les chambres (14. et 16) placées devant et derrière .la pièce de support.
3 Transformateur hydraulique (le couple de rotation
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suivant les lo,"vent'icé tions 1 ou 2, Ci i,acté1-isé en ce qUE, la roue de turbinc (35) estreliée à un cylindre ou piston (43) charge par un fluide sous pression, par lequel elle peut être déplacée pour l'amener hors de ou dans la position de fonctionnement.
4 Transforme leur hydraulique de couple de rotation sui-
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vant les s reven.= icc tions 1, 2 ou 3, caractérisé en ce qu'il est disposé sur l'arbre (32) de 1.' roue de turbine (35) une pièce intermédiaire (disque 66) par laquelle la chambre de course pour la roue de turbine est fermée de façon étanche vis-à-vis de chambres de circulation à haute pression.
5 Transformateur hydraulique de couple de rotation suivant la revendication 4, caractérisé en ce que la roue de turbine (35) est disposée de façon à être pressée contre des surfaces latérales de la pièce intermédiaire (66).
6 Transforme teur hydraulique de couple de rotation suivant une ou plusieurs des revendications précédentes, caractérisé en ce que le piston d'actionnement (111) relié
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à la roue de turbine est constitué sous forme de piston à gradins et la surface (125) de ce piston agisant dans le sens de 1'enclenchement est beaucoup plus grande (par exemple double) que la surface (126) fonctionnant dans le sens de l'éclipsage.
7 Transformateur hydraulique de couple de rotation suivant une ou plusieurs des revendications précédentes, caractérisé en ce que la roue de turbine (80) est reliée à son plus petit diamètre de couronne à un anneau (82), par lequel la,. roue de pompe (34) est fermée dans la position éclipsée de la roue de turbine.
8 Transformateur hydraulique, de couple de rotation suivant une ou plusieurs des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'admission de fluide sous pression pour le déplacement de la roue de turbine (35) se fait par un tronçon d'arbre (60) relié à l'arbre secondaire (32) et qui est placé à l'intérieur de l'arbre primaire (31).
9 Transformateur hydraulique de couple de rotation suivant une ou plusieurs des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est prévu un dispositif par lequel la roue de turbine est freinée à la position éclipsée.
10 Transformateur hydraulique de couple de rotation suivant la revendication 9, caractérisé en ce que la roue de turbine (205) est poussée contre la paroi (209)du carter, en ne ménageant qu'une fete (218) si petite que cette roue est freinée par la friction et le tourbillonnement du liquide entrainé par elle.
11 Transformateur hydraulique de couple de rotation suivant la revendication 10, caractérisé en ce qu'on dispose sur les parois,contre lesquelles la roue de turbine est pla'- cée à la position éclipsée, des aubes (219) pour le freinage
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du liquide tournant avec la roue (lA turbine.
12 Transformateur hydraulique de couple de rotation suivant les revendications 9, 10 ou 11, caractérise en ce qu'on perce dans le disque (213) de la. roue de turbine (205) de façon connue, des trous (217), par lesquels du liquide, qui s'échappe sur la périphérie extérieure (233) de la roue de turbine est ramené à celle ci et en ce qu'un freinage de cet- te roue est produit par pompage.
13 Transformateur hydraulique de couple de rotation suivant la revendication 12, caractérisé en ce que des ca- naux (23) servant au passade du liquide refoule sont dispo- sés dans la paroi du carter entourant la périphérie extérieu- re de la roue de turbiné 1;, la position éclipsée.
14 Transformateur hydraulique de couple de rotation suivant les revendications 9, 10, 11, 12 ou 13, caractérisé en ce que la. surface latérale de la roue de turbine et la paroi de c: rter placée en face affectent la forme de surfa- ces de friction (241, 242) pour lr freinage de la roue de turbine.
20 rôles