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Procédé de fabrication d'objets céramiques en forme de plaques.
Dans la fabrication d'objets céramiques en formede plaques par compression dans un moule et par concrétionnement subséquent, on se heurte parfois à des inconvénients. C'est notamment dans la fabrication de plaquettes minces perforées de trous à faibles écartements mutuels, par exemple de pla.- quettes d'isolement destinées à maintenir écartées l'une de l'autre les électrodes de tubes à décharges qu'on rencontre des difficultés. Dans ce cas, oü le monle est muni de cheviller qui servent à la production des trous mentionnés ci-dessus, il est difficile de faire pénétrer une quantité suffisante de matière entre les chevilles prévues dans le moule, ce qui
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provoque une diminution de l'homogénéité.
Le défaut d'homo- généité ainsi produit donne lieu, au cours du concrétionnement, à une contraction irrégulière et à des déformations et, en outre, il peut se produire une réduction gênante de la cohé- sion du produit non concrétionné. Si l'on emploie une ma.sse céramique pulvérulente on se heurte, en outre, à l'inconvé- nient que la masse pénètre entre les chevilles et les parois des cavités prévues dans le moule pour ces chevilles, ce qui peut avoir pour conséquence qu'à la longue les chevilles se cassent au cours de la compression. On pourrait éventuellement remédier à cet inconvénient en nettoyant le moule fréquement, ce qui provoque, toutefois, une perte de temps appréciable dans La fabrication.
La présente invention vise à obvier aux inconvénients inhérents à ce mode de façonnage et elle a, pour objet un pro- cédé de fabrication d'objets céramiques en forme de plaques dans lequel le façonnage est effectué en deux échelons.
Conformément à l'invention, tout d'abord une masse céramique est façonnée au préalable .en une plaque ou bande dont l'épaisseur correspond à celle qui est requise pour l'objet et à laquelle on donne ensuite, par poinçonnage, la forme finale voulue, la consistance de la masse céramique étant réglée, avant ou après le façonnage préalable, au degré nécessaire pour le poinçonnage; enfin, l'objet est concré- tionné par chauffage.
Suivant un mode de réalisation qui est préféré, plus particulièrement en vue de la fabrication en série, une masse céramique pétrissable est façonnée préalablement, à l'aide d'une boudineuse ou de rouleaux, en une plaque ou bande; puis, on réduit le degré de mollesse de la masse, pas exemple, par séchage ou, si l'on utilise un liant polymérisable, par polymérisation de ce dernier, jusqu'à ce que la matière possède la consistance qui convient pour le poinçonnage.
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Il est aussi possible de façonner l'objet au préala- ble en comprimant une masse sèche ou légèrement humectée dans une matrice et en la ramollissant ensuite, par exemple par humectation ou, si l'on utilise un liant qui, soumis au chauffage, se ramolli, par chauffage, jusqu'à ce qu'on obtienne le degréde consistance qui convient pour le poin- çonnage. De plus, dans le cas de compression dans une matrice, on peut partir d'une masse céramique qui possède une consis- tance telle qu'après la, compression elle convienne directement pour le poinçonnage.
Le réglage du degré de consistance de la plaque fa- çonnée au préalable, doit être réalisé de telle sorte que d'une part la masse ne soit plus assez molle pour adhérer de façon gênante à 1a poinçonneuse et que, d'autre part, la. consistance et la cohésion soient encore suffisantes pour le poinçonnage.
Le procédé suivant l'invention permette produire d'une manière simple et avec peu de déchet des plaquettes cé- ramiques suffisamment rigides et de forme compliquée dont l'épaisseur est très faible, par exemple de 0,5 mm. et même moins. Dans beaucoup de cas, les objets suivant l'invention peuvent très bien remplacer le mica utilisé dans la technique électrique, par exemple pour maintenir constant L'écartement des électrodes de tubes à décharges, et dans la fabrication de condensateurs.
Il est possible de produire des objets façonnés préalablement qui possèdent une consistance a.ssez molle pour qu'au cours du poinçonnage les bords des objets produits ou ceux de trous prévus dans ces objets, deviennent vifs d'un côté et arrondis de l'autre côté. Dans certains cas, par exemple dans le montage d'électrodes, ce fait peut être mis à profit parce que les électrodes peuvent si sèment être intro- @
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duites dans les trous du côté arrondi.
L'invention sera expliquée en détail à l'aide de quelques exemples.
1. On mélange intimement 50 gr, de magnésie et 10 gr. de gomme adragante avec 45 gr. d'eau. A l'aide d'une boudin-eu- se, la masse pétrissable obtenue est façonnée au préalable en des bandes de 1 sur 8 sur 500 mm. qui sont ensuite séchées à l'air (humidité relative 50%) à la température ambiante durant 10 minutes environ. Des bandes séchées on découpe, par poinçonnage, des plaquettes de 20 sur 8 mm. qui présentent des trous de 0,5 mm. environ à des écartements mutuels qui varient entre 1 mm. et quelques mm, les pl.aquettes produites étant finalement concrétionnées.
II. On mélange intimement 100 gr. de stéatite, 10 gr. de polystyrène, 20 gr. de styrène et 1 gr. de peroxyde de benzoyle. Puis, la masse pétrissable obtenue est façonnée préalablement en bandes à l'aide d'une boudineuse. On chauf- fe ensuite ces bandes pendant une demi-heure à une température de 50 , ce qui a pour résultat que la masse devient moins molle par polymérisation et se prête à être amenée, par poin- çonnage, à la forme finale, les objets obtenus étant finale- ment concrétionnés.
III On mélange 120 gr. de stéatite, 60 gr. de kaolin et 20 gr. de bentonite avec 50 gr. d'eau jusqu'à ce qu'on obtien- ne une masse pétrissable. l'aide d'une boudineuse, cette masse est façonnée préalablement en bandes d'où sont directe- ment découpées, par poinçonnage, des plaquettes qui sont en- suite concrétionnées.
IV. On mélange 200 gr. de stéatite avec 30 gr. de paraffine en solution à 5% dans du tétrachlorure de carbone.
Après évaporation du solvant on obtient une poudre sèche d'où des plaques de L sur 8 sur 200 mm. peuvent être produites par
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pression dans un moule..:Aprèss avoir été chauffées à une tem- pérature de 50 , les plaques façonnées au préalable convien- nent pour en produire par poinçonnage des plaquettes. Fina- lement, ces plaquettes sont concrétionnées.
V. On mélange 180 gr. de stéatite et 20 gr. de kaolin avec 2,5 gr. de cellulose méthylée et 25 gr. d' eau, puisdans une matrice on comprime ce mélange en plaques qui sont ensuite traitées par de la vapeur jusqu'à ce que la masse acquière une mollesse convenable, après quoi les objets sont amenés, par poinçonnage, à la. forme finale et sont concrétionnés.