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"Procédé da préparation de lessives résiduairea de sulfite pour la production de levure fourragera et alimentaire*
Pour obtenir de la.levure en partant de lessives résiduaires de sulfita, spécialement de lessives résiduaires de sulfite de bois feuillu, on commençait, jusque présent, par traiter la lessive à l'aide de chaux vive ou. de. carbonate de calcium, afin d'amener son pH à la valeur 4,8, qui est la. plus favorable pour le déve- loppement de la levure.
Lorsqu'on ajoute à la lessive, en plus d'autres substances nutritives, du diphosphate d'ammonium ou un autre phosphate, et qu'on traite alors la lessive par le procédé à circulation, le phosphate forma, avec les sels de calcium de
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la lessive, du phosphate de calcium insoluble qui se dépose au fond, ce qui empêche la levure d'en tirer profit. Même dans le cas où, comme c'est connu dans la.production de levure sèche, les phos- phates servant de sels nutritifs sont introduits séparément du moût dans la trempe, le phosphate se précipite également par suite de la formation de phosphate de calcium insoluble, et il est né- cessaire d'employer un plus grand excès de phosphate pour réaliser la compensation.
Il a. maintenant été constaté que ces difficultés peuvent être éliminées lorsque, par 1 ajouta de moyens neutralisants appropriés, on n'amène pas la- lessive dès le début, comme il était d'usage jusqu'à présent, à. une acidité correspondant à un pH de 4,8, mais seulement à une acidité telle que ce n'est que pendant le déve- loppement de la levure que la valeur optimum 4,8 du pH est atteinte automatiquement dans la trempe, par suite du fait que, pendant l'assimilation des acides organiques contenus dans la lessive par la levure, la valeur du pH se déplace vers la zone alcaline.
Si l'on amène par exemple de la lessive résiduaire de sulfite de bois de hêtre à un pH de 4,2- 4,4, la masse de phosphate nécessaire comme nourriture pour la levure (éventuellement avec d'autres substances nutritives) se dissout, à ce degré d'acidité, clairement dans la lessive, laquelle peut alors, après clarification, être travaillée sans pertes de phosphate dans le procédé à circulation, à mesure que le sucre est consommé. Grâce à. l'utilisation complète du phosphate, il en faut moins que dans les procédés connus, par exemple seulement 50 - 75 % de la quantité de phosphate requise jusqu'à présent, lorsqu'on travaille dans des conditions favorables.
Un autre avantage important consiste en la teneur en cendres rela- tivement bassa de la levure fabriquée suivant le nouveau procédé, cette teneur ne dépassant généralement pas 6%, alorsque la levure fabriquée suivant les procédés connus contenait souvent jusqu'à 10% de cendres, et même davantage.
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Selon une méthode de travail connue, dans laquelle la trempe devant être transformée en levure est directement mélangée, dans sa totalité, avec la levure de base, on a également déjà mélangé le lessive résiduaire de sulfite., par exemple,avec de l'ammoniaque jusqu'à ce que la réaction fut encore acide, et éventuellement augmenté ensuite le degré d'acidité par l'addition d'acide phos- phorique, ou ajouté des sels, solubles dans Peau, da l'acide phosphorique.
Mais il s'agit là simplement de procédés, dans les- quels, en raison de l'emploi de levure ordinaire d'alcool ou de boulangerie, on tirait seulement profit des. hexoses pouvant fer- menter, de sorte qu'on n'obtenait qu'un rendement en levure rela- tivement faible (environ 20% au plus.), de façon qu'on n'avait besoin que d'une ajoute correspondant, relativement faible, de sels nutritifso Si l'on devait appliquer à une lessive préparée pour ce procédé, les autres conditions du procédé à circulation décrit ci-dessus, notamment si l'on devait utiliser aussi les plus fortes quantités de sels. nutritifs (phosphate) entrant en lxgna de compte pour le nouveau procédé, les inconvénients cités ci-dessus se manifesteraient immédiatement.
notamment le pH trop élevé, la. précipitation de phosphate et la teneur élevée en cendres de la levure, laquelle présente alors aussi régulièrement une couleur foncée désagréable et indésirable, tous inconvénients qui sont complètement éliminés par le nouveau procédé.
Exemptas 200 m 3 de lessive résiduaire de sulfite de bois de hêtre, possédant 4,0% de substance, réductrice et une acidité de 32 degrés acides par rapport au papier tournesol bleu encollée furent amenés, à 70 C. et à l'aide de lait de chaux, à un pH de 4,0 correspon- dant à 18 degrés acides. En appliquant une aération intense, on & introduit successivement dans la lessive encore chaude, 360 Kg. de diphosphate d'ammonium (environ 2/3 de la quantité usuelle jusqu'à
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présent), 100 Kg. de chlorure de potasse et 30 Kg. de sulfate de magnésie. Finalement,, on a ajouté 1,3 m3 d'une solution aqueuse d'ammoniaque à 25%. Après avoir laissé déposer pendant peu de temps, la lessive était parfaitement claire.
Elle possédait un degré d'aci- dité de 14 et un pH de 4,3. Après clarification, la lessive a été utilisée d'une façon continue avec du Torula utilis. Le pH de la trempe a alors atteint la valeur 4,8 et s'est pratiquement maintenu à cette valeur sans réglage spécial. On a obtenu 16,8 Kg. (calculé à l'état absolument sec) de levure par m3 de lessiva, ce qui cor- respond à 42% du sucre réducteur présent dans la lessive. La teneur en albumine de la levure était de 53%, sa teneur en cendres de 5,8%.
L'ajoute des sels nutritifs peut évidemment se faire aussi avant ou pendant le réglage de la valeur du pH.