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Glacière fonctionnant au moyen de glace, ou d'autres agents de refroidissement.
Les. glacières fonctionnant au moyen de glace ou d'autres agents de refroidissement et établies suivant les construc- tions connues comportent un réservoir récepteur de glace mon- té' à poste fixe, dont la surface sert en même temps de re- froidisseur pour l'air. La glace ou les autres agents de refroidissement sont déversés, dans le cas de ces glacières, à l'état meuble et plus ou moins concassé dans le réservoir récepteur. On a déjà reconnu comme inconvénient de ces cons- tructions connues que l'air de la glacière ne peut être re- froidi suffisamment et n'est pas débarrassé d'humidité lors- que la surface du réservoir récepteur de glace est trop mi- nime par rapport à sa capacité. Pour cette raison on a déjà plusieurs fois pourvu de nervures les parois du réservoir ré- cepteur de glace monté fixe.
Dans ces dispositifs connus, le présent inventeur a re- connu tout d'abord comme désavantageux le fait que le remplis- sage du réservoir récepteur de glace doit se faire au moyen
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de glace meuble ou d'agents de refroidissement introduits à l'état meubla. Outre que le remplissage exige dans ces dis- positifs une fatigue qui n'est pas minime, n'est pas irrépro- chable au point de vue hygiénique et suppose une certaine con- naissance technique de l'usager, surtout lorsqu'on emploie ce qu'on appelle des solutions réfrigérantes, ce procédé est en outre anti-économique.
La glace artificielle employée en gé- néral, fabriquée principalement dans des générateurs de glace qui travaillent avec de l'air ou d'autres véhicules secondai- res de chaleur ou de froid, peut en effet être retirée de la cuve de congélation du générateur, à la fabrique de glace, seulement après le dégel d'une partie de la glace. En outre la cuve de congélation elle-même doit être chauffée à une tem- pérature notablement supérieure à + 0 C pour permettre un dégel partiel de la glace et son enlèvement hors de la cuve.
Il en résulte déjà des pertes supérieures à 10%, rapportées aux calories du contenu de la cuve. Les pertes se produisant encore ensuite lors du transport de la glace libre vers la glacière ne sont pas considérées ici.
Ces pertes se produisant déjà dans la fabrique ou dans le générateur de glace par le dégel, une partie des pertes usuelles généralement lors du transport de la glace libre, ainsi que d'autres inconvénients mentionnés ci-dessus sont évités lorsque les réservoirs à glace ou à agent de refroi- dissement, nécessaires dans la glacière, sont remplis déjà à la fabrique de glace et peuvent être refroidis en cet en- droit, avec le remplissage définitif, de sorte qu'il suffit, pour la mise en service de la glacière, de transporter et d'introduire dans la glacière les réservoirs à agent de re- froidissement déjà prêts au fonctionnement.
On a trouvé désavantageux en outre, dans les glacières connues jusqu'à présent, le fait qu'on n'a pas attaché une grande importance à une bonne circulation de ltair à l'inté-
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rieur de la glacière. Il est toutefois essentiel lorsqu'on veut produire à l'intérieur de la glacière des conditions de climat aussi bonnes que possible de tenir compte de cette cir- culation. Pour cette raison, on a prévu dans la glacière suivant la présente invention des moyens d'augmenter l'effet de refroidissement du réservoir à glace ou à agent de refroi- dissement et de-diriger l'air baignant le réservoir à glace, et en outre des moyens de commander l'arrivée et le départ de l'air extérieur.
Un de ces moyens est la disposition de ner- vures sur le réservoir à agent de refroidissement, en vue d'augmenter l'effet de refroidissement. Un semblable réser- voir pourvu de nervures offre l'avantage d'une forte absorption de chaleur pendant le fonctionnement de la glacière.
En outre une constance aussi grande que possible de la force de refroidissement du réservoir à glace ou à agent de refroidissement est d'une importance décisive et cela non seu- lement pour maintenir constante la température dans la cham- bre utile de la glacière mais également pour maintenir cons- tante l'humidité relative de l'air dans les limites qui sont les plus favorables pour la matière à refroidir.
Spéciale- ment dans la zône à considérer entre 2 et 3 C, l'humidité re- lative de l'air, rapportée à une température finale de 7 C, va- rie déjà d'environ 6%, pour les raisons mentionnées, il est avantageux en par- ticulier de donner au réservoir à glace ou à agent de refroi- dissement une forme qui donne la certitude d'une constance aussi grande que possible de l'effet de refroidissement c'est à dire d'une perte par les surfaces aussi petite que possible lors du dégel de la glace ou de l'agent de refroidissement contenu dans le réservoir. C'est le cas lorsqu'à la place d'un réservoir àparois lisses on emploie un réservoir à pa- rois ondulées.
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La fig. 1 montre à titre d'exemple une réalisation de la glacière en coupe longitudinale.
La fig. 2 montre une coupe transversale par A-B de la glacière suivant la fig. 1. La glacière consiste essentielle- ment en un réservoir a qui est isolé de toutes parts, en une chambre de refroidissement b, en une tôle ± de déviation de l'air, en un chenal d'égouttage d, en un registre e (fig. 1 et 3), en une tubulure d'amenée d'air! et en une tubulure g d'évacuation de l'air. La section transversale des deux tu- bulures peut être réduite ou agrandie par des dispositifs con- nus et on peut ainsi régler également la quantité d'air frais.
La glacière comprend en outre le couvercle b' auquel est fi- xée la tôle déviatrice c, les fonds intermédiaires i qui sont perméables à l'air, et la cloison k qui est pratiquement im- perméable à l'air, le fond d'appui 1 pour le registre, fond pourvu d'ouvertures m comme dans le registre lui-même e, fig. 3, mais avec des sections un peu plus petites, en outre le réservoir n à glace ou à agent de refroidissement qui est pourvu de nervures o.
La fig. 5 montre une autre forme de réalisation du ré- servoir à glace ou à agent de refroidissement. Deux des pa- rois latérales du réservoir à glace ou à agent de refroidis- sewent ont la forme d'ondulations p, q.
La fig. 6 montre ce réservoir en coupe pour l'état à moitié dégelé. On a désigné par s la glace et par t le li- quide. Le fonctionnement est le suivant : Après l'enlèvement du couvercle b' avec la tôle déviatrice c, le réservoir à glace ou à agent de refroidissement, rempli au préalable, et refroidi dans l'installation de production de la glace est suspendu dans la chambre de refroidissement b. Par sui- te de la grande surface du réservoir à glace ou à agent de
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refroidissement, l'air peut se refroidir dans la chambre de refroidissement jusque très près de la température du contenu du réservoir et se débarrasser de façon correspondante de l'humidité, c'est à dire devenir froid et sec.
Par le régla- ge au moyen du registre e, on fait pénétrer'plus ou moins d'air froid dans le reste de l'espace de la glacière et on obtient ainsi un mouvement de l'air à l'intérieur de la glacière par l'action thermique et l'action de la pesanteur. De l'air frais peut être aspiré par le tuyau f d'amenée d'air. Par le fait que la tubulure! d'air frais débouche dans la chambre de re- froidissement b de l'air chaud ne peut, à part en cas d'ou- verture de la glacière, venir en contact avec la matière à ' refroidir. Une partie de l'air chaud peut s'échapper par la tubulure g d'évacuation d'air avant d'entrer de nouveau dans la chambre de refroidissement. La tôle de déviation d'air c divise le courant d'air de sorte que les surfaces du réser- voir à glace ou à agent de refroidissement sont baignées uni- formément par l'air.
Lors du refroidissement du réservoir à glace ou à agent de refroidissement dans¯l'installation de production de glace, on peut choisir la position de fonctionnement du réservoir, par exemple telle que la montre la fig. 4 ; lecourant d'air circule alors dans le sens B ou C, c'est à dire dans la di- rection des nervures o.
Dans l'exemple de réalisation suivant la fig. 5, les ondulations p et q forment la surface du réservoir. Les on- dulations sont en outre décalées les' unes par rapport aux autres de telle manière que chaque fois une surélévation p d'un côté correspond à un renfoncement de l'autre cota, c'est à dire que la dent de l'un des côtés correspond à l'in- tervalle de deux dents de l'autre coté. Le décalage des on- dulations l'une par rapport à l'autre assure une congélation
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uniforme de l'ensemble du remplissage du réservoir dans l'ins- tallation de production de glace et empêche ainsi un éclate- ment du réservoir lors de la congélation.
Comme l'ondulation de la surface du réservoir se communique également au remplis- sage gelé, par exemple à la glace, le bloc de glace conserve lors du dégel jusqu'à la fin sa forme initiale et une grande surface, et la température de l'eau de fusion ou de l'agent de refroidissement se trouvera pendant toute l'opération de fusion ou l'opération de refroidissement dans la glacière, à proximité de 0 C ou d'une température correspondante de l'agent de refroidissement. On assure ainsi une puissance spé- cifique élevée du refroidisseur d'air pendant toute la durée du refroidissement dans la glacière. La constance particuliè- re élevée de l'effet de refroidissement peut se représenter par la comparaison suivante : Un corps de glace en forme de cube d'un poids de 4 kg. a une surface d'environ 0,163 m2.
Au contraire, un cube correspondant du poids de 0,2 kg. a une surface de 0,023 m2 seulement. La perte de surface lors du dégel d'un cube de glace de 4 kg. jusqu'à 0,2 kg. vaudrait par conséquent 86% Un corps de glace qui correspond dans sa conformation extérieure au réservoir représenté à la fig.
5 et possède un poids de 4 kg., a une surface d'environ 0,4 m2. Le corps correspondant du poids de 0,2 kg. a une surface de 0,34 m2. La perte de surface lors du dégel de ce corps de glace suivant la présente invention, de 4 kg. jus- qu'à 0,2 kg., vaudrait par conséquent seulement 15%. C'est de cette minime perte de surface du corps de glace corres- pondant à la fig. 5 que résulte la constance extrêmement élevée de l'effet de refroidissement.
Pour la simplification de la fabrication on peut égale- ment prévoir, en particulier dans les petites réalisations, des ondulations qui ne sont pas décalées l'une par rapport
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à l'autre. Dans ces réservoirs, une surélévation d'un côté du réservoir est chaque fois en face d'une surélévation de l'autre côté du réservoir, de sorte qu'également un renfonce- ment d'une surface est en face d'un renfoncement de l'autre surface.