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" Procédé de fabrication de laine cellulosique remarquable- ment frisée et possédant de bonnes propriétés d'usage Il
Dans la fabrication de laine cellulosique à partir de solutions de cellulose aqueuses, les fils ou faisceaux de fils formés dans le bain de filage sont, comme on le sait, soumis à un étirage plus ou moins fort, afin d'aligner de nouveau les molécules de cellulose mises en désordre dans la solution à filer et de donner ainsi la solidité nécessaire aux fils formés. Dans le cas de la plupart des opérations ou mesures d'étirage connues, il se produit toutefois,paral-
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à ee lèlement l'augmentation de la solidité du fil.une forte ré- duction, en général indésirable, de l'extensibilité, ce qui se traduit par une diminution de la valeur ou qualité d'usa- ge de la matière textile à obtenir .
Eviter cette diminu- tion de la qualité d'usage des matières ou produits texti- les artificiels, tel a été dans ces derniers temps le but de maints procédés, sans que, dans de nombreux cas, on soit parvenu à obtenir dans la même mesure les propriétés qui sont
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importantes pour la qualité d'usage.
Or, la présente invention s'est proposé pour tâche de créer à partir d'une viscose industrielle normale une fibre de laine de la solidité maximum possible, d'un allongement suffisamment grand et d'une frisure excellente. L'exigence d'une fibre frisée ne provient point seulement du désir de faire ressembler la fibre à une fine fibre de laine purement extérieurement, mais de la connaissance que la frisure doit être considérée dans une certaine mesure comme une réserve d'allongement et contribue par conséquent à une augmentation de la qualité d'usage .
On a constaté, selon l'invention,qu'on peut obtenir une telle fibre, en donnant la forme voulue (façonnant) une vis- cose contenant de la résine mais de composition normale par ailleurs et d'une maturité de filage usuelle, dans un bain salin d'acide sulfurique,dont la concentration en acide sul- furique est maintenue de préférence entre 8,0 et 9,5 % .Les fils ainsi formés sont entrainés hors du bain de filage è une vitesse de tirage ou d'appel relativement faible,par exemple à une vitesse de 30 à 35 m à la minute, et sont ensuite éti- rés fortement dans une solution très chaude de sulfate de zinc ou de sulfate d'aluminium, ce qui les transforme complè- tement en hydrate de cellulose .
Ensuite, les fils sont finis de la manière usuelle, c'est-à-dire désacidifiés, désulfurés, blanchis si c'est nécessaire et aussi avivés et finalement séchés. Le résultat de cette mesure est une laine cellulosi- que d'une frisure particulièrement fine, qui présente aussi d'extrêmement bonnes propriétés déterminantes de la qualité d'usage.
Dans les conditions de filage indiquées, dans le cas d'un titre individuel de 3,2 à 3,5 deniers, on obtint des ,résistances à l'état mouillé , qui variaient entre environ 12 et 16,3 km de supture. La moyenne d'une très grande série de dispositions d'essai de même nature était égale à environ 14,7 kilomètres de rupture. Les résistances à l'état sec oscillaient entre 24,0 et 26,6 km de rupture et étaient éga-
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les en moyenne à environ 25,8 km de rupture . Les allonge- ments à l'état mouillé s'élevaient à 24% dans le cas de la résistance de 12 km de rupture à l'état mouillé, et à 18% dans le cas de la résistance de 16,3 km de rupture à l'état mouillé; la moyenne était égale à environ 20% . Les allonge- ments à l'état sec oscillaient entre 16 et 19% avec une moyen- ne d'environ 17,1 %.
La fibre fabriquée selon l'invention acquiert une aug- mentation de qualité particulière du fait de la frisure excellente. D'après des essais relevant de la technologie textile, la fibre se place, en ce'qui concerne la stabilité de la frisure, à la tête de toutes les laines cellulosiques laineuses examinées jusqu'à présent.
La finesse de courbure prononcée de la frisure doit sans aucun doute contribuer elle aussi à l'augmentation de la qualité d'usage. Une forme de réalisation du procédé selon l'invention est, par exemple, la suivante:
Conformément à l'invention,on emploie une viscose qui, pour une teneur en cellulose de 7,0 % et une teneur en alca- li de 6,5 % , contient encore 2,0 % de résines. La maturité de filage de cette viscose est comprise entre 11 et 12,5 de- grés de chlorure ammonique, et la viscosité de la viscose ) mesurée selon la méthode de la chute d'une bille, peut os- ciller entre 40 et 80 secondes.
Le bain de filage est une solution aqueuse d'environ 300 à 320 g. de sulfate de sodium par litre, d'une teneur en acide sulfurique de 105 à 125 g ou de 8,0 à 9,5 %,et de 0,6 % de sulfate de zinc. Le poids spécifique du bain de filage doit s'élever à 1,3. La concentration en acide sulfu- rique indiquée constitue , comme on l'a constaté, un optimum, sous le rapport de la forme de la frisure. Le fait de dépas- ser la limite de concentration indiquée n'a pas dans ce cas une influence aussi forte sur la forme de la frisure que le fait de descendre à une concentration d'environ 7 %. Il est
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apparu que dans l'intervalle de concentration indiqué,il se forme une frisure à courbure particulièrement fine. La tempé- rature du bain de filage est utilement égale à environ 45 C.
Le rouleau de tirage qui entraîne le faisceau de fils hors du bain de filage, ne développera utilement qu'une vitesse de tirage d'environ 30 à 35 m à la minute. De là, le fil ou le faisceau de fils est conduit à travers un bain très chaud se trouvant par exemple dans une rigole, consistant en une solution aqueuse de sulfate,,. dlaluminium ou de sulfate de zinc et est étiré aussi fortement que possible par un banc de tirage à trois cylindres. Ce --Banc de tirage développera par exemple une vitesse de tirage de 55 à 60 m à la minute.
Il y a lieu d'observer que la frisure obtenue a une courbure d'au- tant plus fine que l'on étire plus fortement entre ces deux organes de tirage ou d'appel, donc dans la mesure o, pour une même vitesse de tirage du banc à trois cylindres, la vi- tesse du premier rouleau de tirage après le bain de filage est maintenue plus faible.
La concentration de sulfate d'aluminium ou de sulfate de zinc la plus favorable est déterminée d'après la grosseur du faisceau de fils eu ruban à traiter. Lorsqu'on travaille avec un seul poste de filage individuel dont la filière ne présente qu'environ 2400 tours, une concentration de 5 % de sulfate d'aluminium suffit, sans qu'un changement sensible dans le caractère de la frisure de la fibre obtenue puisse être constaté. Comme teneur minimum en sulfate d'aluminium ou en sulfate de zinc de ce bain de finissage, on peut admet- tre environ 3,0 %.Le rôle joué par la température de ce bain n'est pas sans importance par rapport à la qualité de la frisure. Une température minimum de 50 C. peut être indiquée comme désirable.
Concernant les données textiles des libres obtenues selon l'invention, les indications suivantes peuvent être fournies en principe : Les résistances à l'état sec sont éga- les à 26 km de rupture ; on a aussi obtenu des valeurs de
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pointe de 28 km de rupture. Les résistances à la rupture à l'état mouillé sont égales en moyenne à 16 km de rupture; les valeurs de pointe, à 17 à 18 km de rupture. Les allonge- ments à sec s'élèvent à environ 18 % en moyenne, tandis que les allongements à l'état mouillé ont été trouvés compris entre 20 et 22 %.
REVENDICATIONS.
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1. Procédé de fabrication de laine cellulosique frisée remarquablement et douée de bonnes propriétés d'usage,caracté- risé en ce qu'on donne la forme voulue dans un bain salin d'acide sulfurique à une viscose contenant une ou plusieurs résines mais de composition normale par ailleurs et d'une maturité de filage usuelle, en ce que l'on conduit les fils formés à une faible vitesse de tirage hors du bain-de filage et en ce qu'on les étire ensuite fortement dans une solution très chaude de sulfate de zinc ou de sulfate dlaluminium, grâ- ce à quoi ils sont transformées complètement en hydrate de cellulose,et en ce que l'on continue ensuite à lestraiter d'une manière; connue.