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REGLEUR HYDRAULIQUE AUTOMATIQUE DU JEU DES SABOTS DE FREIN.
La présente invention se rapporte aux dispositifs de réglage au- tomatique du jeu entre les sabots de frein et les bandages des véhicules de aherains de fer et autres, destinés à conserver ou à ramener ce jeu, avant chaque coup de frein, à une valeur déterminée à priori.
L'invention se rapporte plus particulièrement aux dispositifs de réglage du jeu de frein appelés "barres de réglage" intercalés dans les timonel- ries, soit dans une barre d'action, soit entre un élément de la timonerie et le châssis du véhicule, soit encore en parallèle sur l'organe moteur réalisant le freinage.
L'invention a pour but d'assurer l'application d'une force déter- minée sur les sabots de frein pour chacune des positions de l'organe moteur réalisant le freinage, quels que soient l'usure des sabots et l'état de flexion des ressorts de suspension du véhicule. Elle permet de la sorte d'augmenter l'efficacité du freinage, de le modérer à volonté, de le répartir uniformément entre tous les freins d'un train, de réduire l'usure des sabots au minimum et
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conduit, en outre, comme il est connu des spécialistes, à une économie de main- d'oeuvre.
L'invention a pour objet un régleur hydraulique automatique cons- tttué essentiellement par un cylindre dans lequel se déplace un piston, avant freinage dans le cas où le jeu existant entra les sabots de frein et les 'banda- ges du véhicule ne correspond pas à la valeur fixée d'avance, par la réaction même de la timonerie dans le cas où le jeu est trop petit, ou bien sous l'action d'une force légèrement supérieure à la force nécessaire pour appliquer les sa- bots sur les roues dans le cas où le jeu est trop grand.
A cet effet, le cylin- dre est séparé par le piston en deux chambres actives remplies de liquide, dont l'une est commandée par un obturateur soumis à l'action de l'organe moteur réa- lisant le freinage de manière à être ouvert pour les positions de cet organe correspondant à la course d'application des sabots sur les roues, l'autre cham- bre étant commandée par une soupape s'ouvrant automatiquement vers le cylindre soumis à l'action de l'organe moteur réalisant le freinage de manière à être ouverte à partir de la position de cet organe correspondant à la fin de la oourse d'application des sabots sur les roues.
Conformément à l'invention, le cylindre peut ne comporter qu'une chambre active, à la condition que la force nécessaire pour appliquer les sabots sur les roues soit exercée sur le piston régleur à partir des positions de l'or- gane moteur réalisant le freinage correspondant à la fin de la course d'appli- cation des sabots sur les roues, et éventuellement pour les autres positions de l'organe moteur correspondant à la course d'application si la réaction de la timonerie excède la force nécessaire à l'application des sabote.
On comprendra mieux les caractéristiques nouvelles et les avanta- ges de l'invention en se référant à la description suivante ainsi qu'aux dessins ci-annexés, donnés simplement à titre d'exemples et dans lesquels :
La fig,l représente le principe de fonctionnement du régleur.
Les fig.2 et 3, deux formes de réalisation avec ressort de rattra- page du jeu.
La fig.4, une forme de réalisation avec réservoir sous pression.
La fig.5, un distributeur à commande mécanique conforme à l'in- Tention.
La fig.6, un distributeur à commande par soupapes.
La fig*7, un distributeur à commande électrique du régleur,
La fig.8, un régleur conforme à l'invention ne comportant qu'une
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chambre active commandée par de l'air comprimé, et
La fig.9, un régleur ne oomportant qu'une chambre active comman- dée par la réaction même de la timonerie.
Se rapportant à ces figures, 6 représente un cylindre dans lequel se déplace le piston 1 de manière à varier la position relative des points A et B et introduire de ce fait, dans la timonerie de frein, un élément de longueur variable dont la diminution correspond au rattrapage du jeu des sabots,
Le paston 1 partage le cylindre 6 en deux chambres a et b remplies de liquide, la chambre a pouvant communiquer avec le réservoir 3 par l'intermé- diaire de l'obturateur 5, la chambre b pouvant communiquer avec le réservoir 2 par l'intermédiaire de la soupape 4,
Le piston est soumis à l'action d'un ressort 30 agissant dans le sens du freinage avec une force légèrement supérieure, pour toutes les positions du piston, à celle qui est nécessaire pour vaincre les ressorts de rappel,
les frottements et les résistances passives de la timonerie, et pour appliquer les sabots de frein sur les bandages. L'obturateur 5 est commandé par l'organe mo- teur réalisant le freinage de manière à être ouvert pour les positions de cet organe correspondant à la course d'application des sabots sur les roues;
la chambre b pouvant communiquer avec le réservoir 2 au moyen d'une soupape s'ou** vrant automatiquement vers le cylindre et commandée par l'organe moteur réali- sant le freinage de manière à être ouverte à partir des positions de cet organe correspondant à la fin de la course d'application des sabots sur les roues*
Le fonctionnement du dispositif est le suivant Lorsque le con- ducteur du véhicule doit faire un freinage, il commande d'une manière approprié* l'organe moteur réalisant le freinage qui, avant d'opérer le freinage proprement dit, se déplace d'une course, déterminée à priori, pour appliquer les sabots sur les roues* O'est pendant cette course d'application que le jeu entre les sabots et les bandages est automatiquement ajusté d'après la réaction même des sabots sur les roues.
En effet, dans le cas où le jeu est normal ou trop grand, pendant toute la course de l'organe moteur oorrespondant à l'application des sabots sur les roues, c'est-à-dire tant que l'obturateur 5 est ouvert, la timonerie n'exer- ce aucune réaction appréciable sur le piston, lequel ne peut se déplacer sous l'action du ressort 3 par suite de la fermeture de la soupape automatique 4 et le régleur reste donc d'une longueur invariable.
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A la fin de la course d'application, c'est-à-dire au moment de 1'ouverture commandée de la soupape 4, dans le cas où le jeu est normal, la réac tion de la timonerie sur le piston est égale et de sens contraire à la force exercée par le ressort, le piston reste donc immobile. Le régleur, dans ce cas, garde donc une longueur A-B constante* Par contre, dans le cas où le jeu aux sabots est trop grand, aucune réaction appréciable n'est exercée par la timone- rie sur le piston 1 et ce dernier est déplacé sous l'action du ressort 3 jusqu'à ce que les sabots soient appliqués sur les roues et que la timonerie exerce sur le piston une force égale et de sens contraire à celle exercée par le ressort 3, Le régleur est donc raccourci dans ce cas de manière à compenser l'excès de jeu existant avant le réglage.
Dans le cas où le jeu aux sabots est trop petit, pendant la course de l'organe moteur correspondant à l'application des sabots sur les bandages c'est-à-dire lorsque l'obturateur 5 est ouvert, la timonerie exerce sur le ré- gleur, dès le moment de l'application des sabots sur les roues, une réaction supérieure à la force exercée par le ressort 3 sur le piston 1. Le liquide est donc refoulé de la chambre a dans le réservoir 3 et aspiré dans la chambre b hors du réservoir 2, la soupape 4 fonctionnant en automatique. Le régleur s'al- longe donc de manière à compenser le manque de jeu pendant toute la course d'ap- plication de l'organe moteur, c'est-à-dire jusqu'à ce que l'obturateur 5 soit fermé sous l'action du dit organe.
Lorsque l'organe moteur réalisant le freinage a dépassé la course d'application des sabots sur les roues et opère le freinage proprement dit, il ferme l'obturateur 5 et le régleur garde une longueur constante quelle que soit la réaction de la timonerie sur le piston 1.
Pendant le desserrage du frein, le même cycle d'opérations se re- produit mais en sens inverse.
La disposition représentée figure 2 permet de réaliser l'invention sans l'emploi de réservoirs d'expansion. A cet effet, le piston 1 est muni d'une fausse tige 31, ou d'un dispositif équivalent, tel que lors des déplacements du piston, les variations de volumes des chambres a et b soient égales et de sens contraire. Le liquide refoulé d'une des chambres peut, de ce fait, être recueilli dans l'autre chambre par le conduit 12 communiquant avec le cylindre par les obturateurs 4 et 5 décrits précédemment, Le dispositif est utilement complété par une nourrice 33 permettant de oompenser les pertes d'huile pouvant
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se produire aux bourrages 34 et 35.
En cas de déplacement du piston, du liquide pénètre dans la chambre dont le volume augmente par suite de la dépression s'y produisant* Cette dépression est mesurée par la résistance de la canalisation d'admission y compris éventuellement la tare de la soupape fonctionnant en au- tomatique.
De manière à réduire cette dépression et à réduire dans la même mesure les possibilités d'une entrée d'air par les bourrages, les soupapes se- ront tarées aussi faiblement que possible,
La disposition représentée figure 3 évite pratiquement toute en- trée d'air dans le cylindre* Le piston 1 sépare le cylindre 6 en deux chambres a et b d'égale section* Ces chambres sont commandées par les obturateurs 4 et 5 dont le fonctionnement a été décrit précédemment et représentés sous forme de soupapes semi-automatiques commandées par le distributeur 15, Ce distributeur commande également un tiroir 37 fermant la communication entre la réservoir de compensation à l'air libre 33 et le distributeur pour toutes les positions de l'organe moteur réalisant le freinage et non celle correspondant au desserrage du frein.
Il en résulte qu'en cas de fonctionnement du régleur, le liquide expulsé d'une des chambres par le piston, doit nécessairement pénétrer dans l'autre chambre sans qu'une dépression ne puisse s'y produire, la compensation des pertes éventuelles du liquide se produisant pendant le desserrage du frein*
Le régleur peut utilement comporter un couvre-joint 38 protégeant les pièces en frottement contre toute arrivée de saleté et de poussière, et un dispositif 40 permettant de vaincre l'action du ressort 36 pour faciliter la manoeuvre de remplacement des sabots.
Au ressort 30 intérieur au cylindre représenté figure 1, agissant par compression* dans le sens du freinage, peut être substitué ou adjoint un ressort placé symétriquement au piston et agissant par traction,ou un ou plu- sieurs ressorts 36 intérieurs ou extérieurs au cylindre agissant par traction entre les points solidaires des points A et B ou tout autre disposition équiva- lente, à la condition que la force de rappel résultant de l'action des ressorts soit légèrement supérieure et de sens contraire pour toutes les positions du piston à la force nécessaire pour appliquer les sabots sur les roues*
On peut, sans sortir du cadre de l'invention, substituer au res-
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-sort 30 de la figure 1, l'action d'une pression régnant dans le réservoir 3.
A cet effet, les pressions régnant dans les réservoirs 3 et 2 et le diamètre du piston seront déterminée de manière à ce que la force exercée par la diffé- rence de pression sur les deux faces du piston corresponde sensiblement à la force nécessaire pour vaincre les ressorts de rappel, les frottements et les résistances passives de la timonerie et pour appliquer les sabots de frein sur les bandages.
La disposition représentée sur la figure 4 permet de réaliser l'invention au moyen du seul réservoir sous pression 3 et d'une seule boite à soupapes* A cet effet, le piston 1 est de forme différentielle et de dimensions telles que la pression du réservoir 3 exercée sur ses deux faces produise une force résultante légèrement supérieure et de sens contraire à la réaction de la timonerie lorsque les sabots de frein sont appliqués sur les bandages*
Le fonctionnement du dispositif est de ce fait le même que celui décrit précédemment.
La figure 5 représente un distributeur à commande mécanique pour le régleur faisant l'objet des figures 2, 3 et 4, 11 est constitué essentielle- ment d'une boite 11 communiquant librement avec le réservoir sous pression 3 ou, éventuellement, aveo la nourrice de liquide 33 par le conduit 12, avec la cham- bre a du cylindre par le conduit 13 commandé par le tiroir 25 muni des lumières 26 et avec la chambre b du oylindre par le conduit 14 commandé par la soupape semi-automatique 4, permettant le passage automatique du liquide vers la chambre 2 quand la pression dans la boite est supérieur* à celle de la chambre.
Le tiroir 25 est commandé par le levier 10 relié à l'organe Moteur réalisant le freinage, de manière que, pour les positions de cet organe corres- pondant à la course d'application des sabots sur les roues, les lumières 26 éta- blissent la communication entre les conduits 12 et 13* A la fin de la course d'application, le tiroir soulève la soupape 4 de son siège avant de fermer les lumières de l'obturateur. Le distributeur fonctionne en corrélation avec le ré- gleur, comme décrit précédemment, de plue; il permet de régler le jeu normal aux sabots en variant simplement la longueur utile du levier 10.
La figure 6 représente un distributeur à soupapes ayant même objet que celui décrit précédemment* Il est constitué essentiellement d'une boite à soupapes 11 communiquant librement avec le réservoir sous pression 3 ou* éven-
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-tuellement avec la nourrice de liquide 33 par le conduit 12, avec la ahambre a du régleur par le conduit 13 commandé par la soupape semi-automatique 5 et avec la chambre b du régleur par le conduit 14 commande par la soupape semi-automa- tique 4.
Les soupapes 4 et 5 permettent automatiquement le passage du li- quide vers les chambres a et b du régleur lorsque la pression dans la boite est supérieure à celle régnant dans les chambres correspondantes. En outre, l'ouver- ture de ces soupapes est commandée par l'action de la came 16 montée sur l'axe 16 solidaire du levier 10. Le levier 10 est relié à l'organe moteur effectuant le freinage de manière que, lorsque ce dernier occupe les positions oorrespon- dant à la course d'application des sabots sur les bandages, le soupape 5 est levée sous l'action de la came 15. La soupape 4 est soulevée par la même came 15 à la fin de la course d'application de l'organe moteur réalisant le freinage.
Ce distributeur fonctionne en corrélation avec le régleur, comme exposé précédemment, et permet de régler le jeu normal des sabots en variant la longueur utile du levier 10.
La tig.7 représente un schéma de distributeur à commande électri- que pour régleur conforme à l'invention.
Il est constitué essentiellement de la boite à soupape 11 commu- niquant librement avec le réservoir sous pression 3 ou avec la nourrice à liqui- de 33 par le conduit 12, avec la chambre a du régleur par le conduit 13 commandé par la* soupape semi-automatique 5 et avec la chambre b par le conduit 14 com- mandé par la soupape semi-automatique 4. Les soupapes permettent automatiquement le passage du liquide, comme exposé précédemment. De plus., elles sont comman- dées électriquement par les électro-aimants 15 et 16 de telle manière que, lors- que l'organe moteur 20 réalisant le freinage se trouve dans les positions x cor- respondant à la course d'application des sabots sur les roues, il ferme un ci±- cuit constitué par une source de courant 17 et 1'électro-aimant 16, ce qui a pour effet d'ouvrir la soupape 5.
Lorsque l'organe moteur réalisant le freinage arrive à la fin de la course d'application, le circuit de l'électro-aimant 16 et coupé alors que celui de l'électro-aimant 15 est fermé, ce qui a pour effet de libérer la soupape 5 et d'ouvrir la soupape 4,
Le distributeur fonctionne en corrélation avec le régleur tel qu'exposé précédemment et le Jeu normal aux sabots est réglé en variant la lon- gueur utile des contacts x et y.
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Le régleur 1 deux chambres actives faisant l'objet de l'inven- tion permet de remplacer facilement les sabota : A cet effet, il suffit de lacher la pression régnant dans le réservoir 3 pu de relacher l'action des ressorts 36 et d'agir sur le levier 10 de manière à placer celui-ci dans la position correspondant à la fin de la course d'application des sabots sur les roues. Dans ces conditions, les soupapes 4 et 5 étant ouvertes, les forces de rappel de la timonerie expulsent le liquide se trouvant dans la chambre a du régleur et remplissent de liquide la chambre b, de manière augmenter la lon- gueur A-B du régleur et ! à faciliter la manoeuvre du remplacement des sabots.
Les dispositifs à deux chambres actives décrits ci-dessus action- nent ou freinent le régleur au moyen de liquide sous pression. Les entrées d'air sont réduites de ce fait ainsi que les dimensions transversales du ré- gleur.
La figure 8 représente un dispositif régleur conforme à l'inven- tion ne comportant qu'une chambre active où le liquide travaille sous pression commandée par de l'air comprimé.
Le piston 1 comporte une des extrémités A du régleur et sépare le cylindre 6 comportant l'autre extrémité B du régleur, en deux chambres l'une active a, l'autre b servant de réservoir de liquide à la pression atmoe- phérique.
Le piston 1 se déplace à l'intérieur du cylindre 6 et, à l'exté- rieur du cylindre creux 46; il est muni à cet effet d'une tige creuse 42 et des garnitures 47 et 48. La tige creuse communique, d'une part, avec la oham- bre a par les orifices 43 et, d'autre part, avec une troisième chambre c par la soupape semi-automatique 44.
La chambre ccommunique, en outre, vers la chambre b par la sou- pape automatique 50 tarée pour une pression telle qu'exercée sur le piston 1, elle appliquerait les sabots sur les roues. La chambre b communique, en outre, vers la chambre e au moyen de la soupape automatique 51.
Le volume de la chambre a peut être modifié par l'action du pis- ton 52 commandée par une arrivée d'air comprimé dans la chambre 53. A cet effet la chambre 53 communique avec un réservoir à air comprimé non représenté au moyen d'un distributeur 55. Ce distributeur met la chambre 53 en communication avec l'air libre pour les positions de l'organe moteur réalisant le freinage correspondant à la course d'application des sabots sur les roues. Mais, à la
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fin de la course d'application et pendant le freinage, le distributeur met la chambre 53 en communication avec le réservoir à air comprimé.
Les surfaces du piston 52 sont établies de manière que l'arrivée d'air comprimé dans la cham- bre 53 provoque une pression dans le liquide de la chambre c telle qu'exercée sur le piston l,elle applique les sabote sur les roues.
Le piston 52 est ramené à sa position de repos par l'action du ressort 54 et est muni d'un dispositif de commande de la soupape semi-automa- tique 44 tel que, pour la position de repos du piston 52 et pour cette posi- tion seulement, l'ouverture de la soupape est commandée.
Le régleur comporte, en outre, un couvre-joint 38, un bouchon de remplissage de liquide 59 et un dispositif permettant d'ouvrir la soupape 50 ou 51 pour faciliter le remplacement des sabots.
Le fonctionnement du régleur est le suivant : Si le jeu aux sabots est normal, la pression dans la chambre a pendant la course d'applica- tion n'excède pas la tare de la soupape 50 et le régleur garde la longueur convenable*
Lorsque l'organe moteur réalisant le freinage atteint les posi- tions correspondant au freinage, le distributeur 55 provoque une arrivée d'air comprimé dans la chambre 53. Le piston 52 est déplacé de ce fait, la soupape semi-automatique 44 libérée, la pression dans la chambre .2. atteint par le jeu de la soupape tarée 50, celle qui exercée sur le piston 1 appliquerait les sabots sur les roues et du liquide est refoulé de la chambre c vers la chambre b à travers la soupape tarée 50.
Cependant, comme la pression dans la chambre active excède celle de la chambre o pendant le freinage, la soupape semi-automatique 44 est fermée de ce fait et le régleur garde la longueur convenable.
Pendant le desserrage des freins las mêmes opérations ont lieu en sens inverse, lorsque l'organe moteur atteint les positions correspondant à la course d'application des sabots sur les roues: le distributeur 55 permet l'échappement de l'air comprimé hors de la chambre 53, le piston$ 52 est ramené à sa position de repos par l'action du ressort 54 et aspire du liquide hors de la chambre b par la soupape automatique SI ) enfin, la soupape semi-automatique 44 est levée de son siège et la pression dans la chambre o atteint celle de la chambre active. Cependant, comme cette pression, en cas d'un jeu normal, n'ex- cède pas la tare de la soupape 50, aucun liquide n'est déplacé vers la chambre b et le régleur garde la longueur convenable.
L
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Si le jeu aux sabota est trop faible, pendant les déplacements de l'organe moteur correspondant à la course d'application des sabots sur les roues la pression provoquée dans la chambre a excède celle maintenue dans la chambre c par la soupape tarée 50, et du liquide est refoulé hors de la chambre a vers le réservoir b.
par les orifices 43 de la tige creuse 42, le conduit 46, la sou- pape 44 dont l'ouverture est commandée, la chambre e et la soupape automatique tarée SE), La longueur utile du régleur diminue de ce fait et atteint la valeur correspondant à un jeu normal lorsque l'organe moteur atteint les positions cor- respondant à la fin de la course d'application des sabots sur les roues* A par- tir de ce moment, le freinage ou le desserrage des freins s'opère arec jeu nar mal comme exposé précédemment.
Si le jeu aux sabots est trop grand, la pression dans la chambre a étant inférieure à la tare de la soupape 50, aucun déplacement de liquide n'est possible pour les positions de l'organe moteur correspondant à la course d'application des sabots sur les roues. Cependant, à la fin de la course d'ap- plication, le distributeur 55 provoque une arrivée d'air comprimé dans la cham- bre 53. Le piston 52 est déplacé, la soupape semi-automatique 44 libérée et la pression dans la chambre c atteint par le jeu de la soupape tarée 50, une pres- sion telle qu'exercée sur le piston, elle appliquerait les sabots sur les roues.
Comme cette pression, dans le cas d'un jeu trop grand, excède celle régnant dans la chambre a, du liquide est refoulé de la chambre vers la chambre a à travers la soupape 44 fonctionnant en automatique, le conduit 46, la tige 42 et les ori- fices 43, La longueur utile du régleur augmente de ce fait jusqu'à, ce que la pression dans la chambre c équilibre celle de la chambre! . Le jeu est alors réglé à la valeur convenable et le freinage ou le desserrage des freins s'opère avec jeu normal comme exposé précédemment.
Pour remplacer les sabots, il suffit, les freins étant desserrés, de provoquer l'ouverture forcée d'une des soupapes 50 ou 51. Dans ces conditions la réaction de la timonerie expulse du liquide hors de la chambre a vers le ré- servoir b au travers des soupapes 44. 50 ou 51 et le régleur s'allonge, ce qui facilite la manoeuvre de remplacement des sabote.
La figure 9 représente une autre forme de réalisation du régleur ne comportant qu'une chambre active où le liquide travaille sous pression sous l'action de la réaction même de la timonerie.
Le piston 1 porte une des extrémités A du régleur et sépare le
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cylindre 6, portant l'autre extrémité B du régleur, en deux chambres : l'une active a, l'autre 1!. servant de réservoir de liquide à la pression atmosphéri- que*
Le piston 1 se déplace à l'intérieur du cylindre 6 et à l'exté- rieur du cylindre creux 46; il est =ni à cet effet d'une tige creuse 42 et des garnitures 47 et 48.
La tige creuse communique d'une part, avec la chambre a par les orifices 43 et d'autre part, avec la troisième chambre par la soupape semi-automatique 44 s'ouvrant vers la chambre a, dont ltouverture est comman- dée par l'organe moteur réalisant le freinage pour les positions de cet organe correspondant à la course d'application des sabots sur les roues. A cet effet, la soupape est commandée par un arbre à came 65 actionne par le levier 10 re- lié à l'organe moteur. La chambre c communique vers la chambre réservoir b par la soupape automatique 50 tarée pour une pression légèrement supérieure à celle qui, exercée sur le piston 1, appliquerait les sabots sur les roues.
La chambre c communique en outre avec la chambre 60 par la soupape semi-automatique 61 s'ouvrant vers la chambre c dont l'ouverture est commandée par l'arbre à came 65 actionné par l'organe moteur à partir des positions de cet organe correspondant à la fin de la course d'applioation, La chambre 60 communique en outre avec la chambre :2. au moyen de la soupape automatique 51 s'ouvrant vers la chambre 60.
La chambre 60 est constituée par le corps d'une pompe dans la- quelle se déplace contre l'action du ressort antagoniste 63, le piston diffé- rentiel 62 sous l'effet de la force exercée sur sa petite face par la pression régnant dans la chambre a pendant le freinage.
La force de rappel du ressort 63 est telle qu'exercée sur'le pis- tan 62, elle produise dans la chambre 60 et le conduit 46, une pression légè- rement supérieure à celle nécessaire dans la* chambre a pour appliquer les sa- bots sur les roues.
Le régleur comporte, en outre, un bouchon de remplissage de li- quide et un dispositif 66 permettant de faire communiquer la chambre e avec la chambre réservoir b pour remplacer les sabots.
Le fonctionnement du dispositif est semblable à celui exposé à propos de la figure 7.
En effet, en cours d'exploitation, le ressort 63 est normalement tendu, car pendant chaque freinage, la réaction de la timonerie agissant sur la petite face du piston 62, bande à fond le ressort 63 et provoque une aspi-
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-ration de liquide hors de la chambre réservoir b sous la grande face du pis- ton par la soupape automatique 51. Ce liquide est normalement maintenu sue pression dans la chambre 60 et ne pourra s'en écouler, comme expliqué plus loin, que par la chambre ± et la soupape 44 en cas d'un jeu trop faible aux sabota, la tare de la soupape 50 empêchant pratiquement le passage du liquide de la chambre 60 à la chambre b.
Lorsque l'organe moteur réalisant le freinage effectue la course correspondant à l'application des sabots sur les roues, la soupape 44 est ou- verte par l'action de l'arbre à cames 65 commandé par le dit organe moteur alors que la soupape 61 est fermée.
La pression de la chambre c atteint de ce fait celle de la cham- bre a. Cependant, si le jeu aux sabots est trop petit, la pression dans la chambre a excède la tare de la soupape automatique 50 et du liquide s'écoule de la chambre a vers le réservoir b par les orifices 43, le cylindre creux 46, la soupape 44, la chambre ± et la soupape 50. Le jeu trop faible est de ce fait réglé.
Lorsque l'organe moteur réalisant le freinage atteint la position correspondant à la fin de la course d'application des sabots sur les mues, non seulement la soupape 44 mais encore la soupape 61 sont oukertes par l'ac- tion de l'arbre à cames 65.
Sous l'action du ressort 63 du liquide passe de la chambre 60 à la chambre b par la chambre c où il est maintenu à la pression correspondant à la tare de la soupape 50.
Si le jeu au sabot est normal, cette pression correspond à celle de la chambre s'et aucun échange de liquide ne s'effectue à travers la soupape 44, le jeu normal est donc maintenu aux sabots. Par contre, si le jeu aux se- bots est trop grand, la pression dans la chambre c excède celle rêvant dans la chambre a et du liquide passe de l'une à l'autre de ces chambres rattrapant ainsi le jeu trop grand.
Pendant le freinage, les soupapes 61 et 44 sont fermées, le volume de la chambre a est maintenu pratiquement constant ainsi que le jeu précédem- ment réglé à la valeur désirée. Il est à remarquer, Cependant, que la pres- sion régnant dans la chambre a appliquée à la petite face du piston différen- tiel 62 déplace ce dernier, rebande le ressort 63 et aspire dans la chambre 60 hors du réservoir b, par la soupape automatique 51, une quantité de liquide correspondant à celle perdue lors du réglage précédent.
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Au cours du desserrage du frein, le même cycle d'opérations se passe en sens inverse et, notamment en cas d'un jeu trop grand aux sabots, le réglage est précisé sous la pleine tension du ressort 63.
Bien qu'on ait représenté et décrit plusieurs formes de réalisa- tion de l'invention, il est évident qu'on ne désire pas se limiter à ces formes particulières, données simplement à titre d'exemples et sans aucun ca- ractère restrictif et que par conséquent toutes les variantes ayant même prin- sipe et même objet que les dispositions Indiquées ai-dessus rentreraient comme elles dans le cadre de l'invention,
Revendications
1.- Régleur hydraulique automatique du jeu entre les sabots de frein et les bandages des véhicules, caractérisé en ce que le régleur se compose essentiellement d'un cylindre dans lequel se déplace un piston soumis d'une part, à la réaction de la timonerie et d'autre part,
à une force suffisante pour appliquer les sabots sur les roues à parttr du moment où l'organe moteur réalisant le freinage atteint la position choisie pour correspondre à la fin de la course d'application des sabots sur les roues et, éventuellement, pour les positions de l'organe moteur réalisant le freinage correspondant à la course d'application des sabots sur les roues si la réaction de la timonerie excède la force d'application des sabots sur les roues, le piston étant immo- bilisé pour les positions de l'organe moteur correspondant au freinage.
2.- Régleur hydraulique automatique suivant 1. dans lequel le piston sépare le cylindre en deux chambres actives remplies de liquide, l'une des chambres étant commandée par un obturateur soumis à l'action de l'organe mo- teur réalisant le freinage de manière à être ouverte pour les positions de cet organe correspondant à la course d'application des sabots sur les roues; l'autre chambre étant commandée par une soupape s'ouvrant automatiquement vers le cylindre,soumise en outre à l'action de l'organe, moteur réalisant le frei- nage de manière à être ouverte à partir des positions de cet organe correspon- dant à la fin de la course d'application des sabots sur les roues.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.