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Accouplement rapide pour tuyaux.
Dans les canalisations découvertes comme on en emploie notamment pour les installations d'irrigation des champs, il est nécessaire d'agencer comme accouplements séparables les raccords entre les différents tronçons de tuyaux. Ces accouple- ments doivent pouvoir se manoeuvrer de manière rapide et simple et permettre notamment des décalages angulaires relativement grands sans que leur étanchéité s'en trouve compromise.
Dans cet ordre d'idées on a déjà fait-une série de pro- positions, qui toutefois n'atteignent pas ou n'atteignent que partiellement le but proposé.
Suivant l'invention, on atteint ce but par des moyens simples en montant à pivot sur le bout de tuyau mâle un étrier @
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de serrage dont l'axe de pivotement passe par le centre d'une sphère d'articulation. Plus particulièrement, l'invention a pour objet deux formes d'exécution décrites ci-après à titre d'exem- ple avec référence aux dessins annexés.
Dans la première forme d'exécution, une partie de l'étrier de serrage, qui est cintrée suivant un arc de cercle dont le centre coincide avec celui de la sphère d'articulation coopère avec un verrou à levier coudé. Dans la seconde forme d'exécution, ce levier coudé est omis, la surface extérieure du bout femelle a la forme d'une surface sphérique dont le centre coïncide avec celui de la sphère d'articulation, et l'étrier de serrage vient porter par deux appendices, ressauts ou éléments analogues contre cette surface extérieure du bout femelle.
Dans les dessins annexés:
Fig. 1 à 5 représentent le premier exemple d'exécution et
Fig. 6 à 10 le deuxième exemple d'exécution.
Les figs. 1 et 2 montrent l'accouplement en élévation, respectivement dans la position d'alignement axial et dans une position de décalage.angulaire vertical. Les figs. 3 et 4 sont des vues en plan montrant l'accouplement respectivement dans la position d'alignement axial et dans une position de décalage angulaire horizontal. L'extrémité femelle a du tuyau ± est agen- cée pour loger une bague d'étanchéité b, contre laquelle on appli- que l'élément d'accouplement mâle de forme sphérique e fixé sur l'autre tuyau d. Un étrier f est relié à pivot à l'élément d'ac- couplement et, suivant l'invention, l'axe de pivotement de cet étrier se trouve au centre g de la sphère d'articulation.
Après avoir rapproché les deux bouts de tuyau, on engage l'étrier par sa partie médiane, ayant de manière connue la forme d'un arc de cercle, dans un levier coudé à excentrique h préalablement relevé.
Lorsqu'on abaisse ensuite ce levier, il serre par l'intermédiaire de l'étrier f l'élément d5accouplement e contre la bague d'étan-
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chétité b. Il importe peu qu'il y ait ou non à ce moment un décalage angulaire vers le haut ou vers le bas, étant donné que la position de l'axe de pivotement il demeure inchangée et que, par conséquent, la longueur effective de l'étrier de serrage reste la même. Dans le cas d'un décalage angulaire horizontal, également, l'axe de pivotement reste toujours au centre de la sphère. En effet, lors de ce décalage angulaire, la partie mé- diane en arc de cercle de l'étrier! glisse dans le museau du levier à excentrique h sans provoquer aucun changement.
Pour recevoir la bague d'étanchéité b, le bord extérieur du bout femelle est rabattu coniquement de manière que lorsqu'on ferme le joint à accouplement l'arête du bout femelle vienne porter directement contre l'extrémité sphérique du bout mâle ou n'en soit séparée que par un petit intervalle. De préférence, on choisit la tension de serrage de l'étrier de manière qu'elle ne soit pas trop forte, afin que lorsqu'on remplit la canalisation, l'air y contenu puisse s'échapper par la garniture d'étanchéité.
Ce n'est que l'eau qui provoque le serrage de la garniture d'é- tanchéité dans la chambre à garniture. Cet établissement automa- tique de l'étanchéité sous l'effet de la pression de l'eau assure que la bague d'étanchéité soit serrée uniformément sur toute sa périphérie. Un autre avantage de l'établissement automatique de l'étanchéité du joint, qui suivant l'invention est assuré grâce à une faible tension initiale, réside en ce que, lorsqu'on coupe l'arrivée d'eau,' et que de ce fait la pression cesse, la canali- sation se vide uniformément par tous les joints à accouple,ment.
Comme le montre la fig. 5, un pied-support i, connu en soi, est disposé'sous l'extrémité femelle du tuyau. Ce pied en- toure par l'intermédiaire d'un collier.3 l'extrémité du tuyau à laquelle il est fixé, par exemple par serrage du collier. Le bou- lon supérieur servant à serrer le collier sert en même temps, conformément à l'invention, de portée pour le levier coudé h; il est ainsi très commode, en déplaçant le pied-support, de faire
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varier la pression de serrage exercée sur la garniture d'étan- chéité. Pour soutenir l'autre extrémité du tuyau, c'est-à-dire l'extrémité mâle, pendant que l'accouplement est séparé, on peut, conformément à l'invention, employer l'étrier de serrage g en le rabattant de manière qu'il se place verticalement.
Comme le montre la fig. 5, on évite ainsi que de la terre pénètre dans l'ouverture du tuyau lors de la pose de celui-ci.
Pour ce qui concerne le second exemple d'exécution, la fig. 6 montre de profil, partie en coupe, l'accouplement dans la position correspondant aux tubes posés en ligne droite et la fig.7 le montre dans une position où les tuyaux sont décalés angulaire- ment. Les figs. 8 et 9 sont des vues en plan correspondantes. La fig. 10 permet de voir la forme nouvelle de la surface extérieure du bout femelle. Le bout femelle a, contenant la bague d'étanchéi- té b, est fixé sur le tuyau c. Sur le tuyau d est fixé un élément d'accouplement sphérique e. Comme le montre le dessin, la surface extérieure du bout femelle a est sphérique. Le centre de la sphère coïncide avec celui de la sphère d'articulation de l'élément e.
Par ce centre passe l'axe g de l'étrier de serrage f, qui, vue de profil, a la forme d'un Z. Sur cet étrier sont prévus des ressauts k ou appendices analogues qui viennent porter contre la surface extérieure sphérique du bout femelle et qui, lorsqu'on abaisse l'étrier f, provoquent le serrage ou la contraction des éléments de l'accouplement. Comme le montrent les figs. 6 et 7, l'étrier est conformé de manière que ses parties latérales ou les ressauts k se trouvent un peu en-dessous du plan médian quand le joint à accouplement est fermé, afin d'empêcher une séparation involontaire de la liaison.
Le même effet est produit en ménageant des cannelures ou molettage 1 sur la surface extérieure du bout femelle, comme le montre la fig. 10.