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Réservoir en béton arme destine à contenir certains liquides tels que des hydrocarbures.
La Demanderesse a déjà décrit dans ses brevets antérieurs des réservoirs en béton armé étanches à certains liquides, qui comportent, en particulier, dans la paroi en béton, une cavité ou des canaux destinés à contenir un liquide d'étanchéité non miscible à celui que doit ren- fermer le réservoir et de densité supérieure, comme par exemple de l'eau dans le cas d'hydrocarbures. La cavité peut être continue entre deux parois de béton ou bien les canaux peuvent être formés par des corps creux tels que des briques, enrobés dans le béton. Pour simplifier on peut appeler "parois hydrauliques" les parois ainsi cons- tituées.
La présente invention a pour objet des dispositifs -permettant la construction rapide et standardisée de réser-
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voirs de ce genre, ayant des dimensions moyennes ou petites.
Selon l'invention, ces réservoirs se composent d'éléments distincts et, de préférence, d'anneaux que l'on construit à l'avance en paroi hydraulique et que l'on assemble au lieu d'implantation en ménageant entre eux des joints assurant la continuité du béton, mais interrompus au droit des canaux pour permettre l'intercommunication de ceux-ci. Ces divers éléments sont ensuite assujettis les uns contre les autres par des tiges métalliques prenant appui dans le fond et dans le couvercle.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les par- ticularités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de celle-ci.
La fige 1 est une vue en coupe verticale d'un premier mode de réalisation d'un réservoir selon l'invention.
La fig.2 en est une demi-vue en projection horizon- tale.
La fig. 3 est une demi-vue en coupe selon la ligne III-III de la fig. 1.
La fige 4 est une vue partielle en coupe verticale à plus grande échelle montrant le détail de la paroi de deux éléments contigus et du joint réalisé entre ces élément*
La fige 5 est également une vue partielle en coupe plus grande échelle d'un mode de réalisation du fond ou @ du couvercle, selon la ligne V-V de la fig.3.
La fig. 6 montre en coupe verticale partielle à plus grande échelle un dispositif de réservoir à flotteur assurant le remplissage constant des canaux.
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La fig. 7 montre en coupe un deuxième mode de réalisation du réservoir destiné plus spécialement aux petites capacités.
La fig: 8 en est une vue en coupe selon la ligne VIII-VIII de la fig.7,
Le réservoir représenté sur la fig. 1 se compose d'éléments moulés d'avance à savoir : un fond 1, trois viro- les 2 et un couvercle 3. Ces divers éléments sont réalisés en paroi hydraulique et la fig. 4 montre une réalisation conforme au brevet belge N 426.455 déposé par la Demanderesse le 18 Février 1938, Chaque virole se compose de deux couches de béton 4,5 coulées de part et d'autre d'une couche continue de corps creux tels que des briques 6 qui sont superposées de manière que leurs canaux 7 soient dans le prolongement les uns des autres. Les canaux 7 représentés sont des canaux ver- ticaux, mais les briques pourraient aussi être munies de ca- naux horizontaux intersectant les premiers.
Les couches de bé- ton 4 et 5 comportent, outre des armatures circulaires non représentées; des armatures 8 parallèles aux généra.trices sur lesquelles viennent s'accrocher des entretoises 9. Ces entre- toises traversent la couche de briques par des trous ménagés aux angles de celles-ci et elles comportent à cet endroit en leur partie médiane des dés 10 en béton ou autre matière po- reuse, qui viennent remplir les trous formés par l'assemblage des briques comme décrit dans le brevet précité. Ces disposi- tifs d'entretoises qui assurent la solidarisation des deux cou- ches de béton à l'encontre des efforts de traction et les dés 10 qui servent à la transmission des efforts de poussée entre les deux .couches sans risque d'écrasement des briques, ont également été décrits dans ledit brevet.
Ce dernier a aussi donné des moyens pour réaliser le fond et le couvercle 1 et 3.
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On a représenté, à titre de variante, sur la fig.5, une réalisation dans laquelle ces éléments 1 et 3 sont formés par une première couche de béton 11 et des files parallèles de briques 12 posées sur le béton 11 en ménageant entre ces files des intervalles qui sont remplis de sable ou de gravier 13, après quoi la couche de béton supérieure 14 est coulée sur ces briques. Les entretoises 9 avec dés 10 peuvent être prévues dans les intervalles entre les briques pour relier entre elles les armatures 15 et 16 des deux cou- ches. Dans ce mode de réalisation à files de briques paral- lèles, les briques terminales doivent évidemment être arron- dies selon la forme de la directrice du réservoir ainsi que le montre la fig. 3.
Le jointoyage dans le fond 1 et dans le couvercle 3 entre les briques horizontales et les briques verticla.es peut être assuré, soit en coupant de biais des extrémités des briques comme représenté en 17 sur la fig, 1, soit en disposant à cet endroit, entre les abouts des briques, des couches de gravier qui assurent par leurs vides la communica- tion des canaux.
Les éléments ainsi formés (fond, viroles en nombre plus ou moins grand selon le volume du réservoir et couver- cle) sont superposés au lieu d'implantation, comme le montre la fig. 1, afin de former le réservoir. Les couches de bé- ton des éléments présentent avantageusement des parties mâ- le et femelle 18 et 19 qui viennent s'emboîter les unes dans les autres en assurant ainsi le centrage correct des éléments.
Les joints sont formés en disposant entre les couches de béton des éléments du mortier 20 ou tout autre mastic plasti- que et présentant les qualités de résistance et d'étanchéité nécessaires. Du fait de l'épaisseur de ces joints, il se forme entre les abouts des briques, des vides circulaires 21 ,qui assurent l'intercommunication des ccnaux de ces briques
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même s'ils ne sont pas exactement dans le prolongement les uns des autres. Des oreilles 22, qui dans l'exemple repré- senté sont au nombre de six par virole et de trois pour le fond et pour le couvercle, servent à la manutention des éléments moulés et facilitent également la pose correcte de l'élément supérieur sur l'élément inférieur déjà mis en place.
Ces oreilles peuvent être percées de trous comme re- présenté sur la. fig. 1, ce qui permet en enfilant des tiges dans ces oreilles lors de la pose, d'assurer la position exacte de l'élément supérieur sur l'élément inférieur. Une fois tous les éléments posés et les joints terminés, les élé- ments sont assujettis les uns sur les autres au moyen de tiges en acier 23 qui viennent prendre appui sur le fond et sur le couvercle et que l'on tend au moyen d'écrous 24 se vis- sant sur l'extrémité de ces tiges. Ces tiges tendues compri- ment les éléments qui ne forment plus qu'un bloc.
Le couvercle est percé en son centre d'un trou formé par un disque métallique 25 fixé par des boulons 26, sur une collerette 27 noyée dans le béton. Ce disque sert au passage des tuyaux de remplissage et de purge 28. Le couvercle peut être complété par un réservoir 29 communi- quant avec les canaux et muni d'un robinet à flotteur 30 assurant un niveau'de charge d'eau constant.
La variante de réalisation qui est représentée sur les fig. 7 et 8 convient aux réservoirs de peti'te capaci- té. Ce réservoir est formé de virples 31,32 en béton armé ménageant entre elles un intervalle cylindrique continu 33 rempli d'eau. Les viroles SI,38 reposent par des joints en béton 3435 sur deux disques de béton 36,37 qui forment le fond du réservoir et entre lesquels est disposée une couche de corps creux poreux 38. A la partie supérieure le couver- @ cle est formé par deux plateaux de béton 39,40 analogues aux
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plateaux36,37 et prenant appui respectivement sur les viroles
31,32 par l'intermédiaire de joints 34,35, une couche de corps creux 38 étant encore disposée entre lesdits plateaux.
Les éléments étant ainsi montés les uns au-dessus des autres, on les assujettit au moyen de tiges métalliques
41 prenant appui comme ci-dessus sur le fond et le couvercle.
Le plateau supérieur 39 peut être muni d'un récipient à flot- teur 42 assurant le remplissage sous charge constante de la double paroi 33 et des canaux des corps creux 38. Un orifice de remplissage 43 fixé sur le plateau 40 et que l'on découvre en soulevant le couvercle 44 du récipient 42 sert au remplis- sage du réservoir. Cette tubulure 43 peut être fermée par un bouchon vissé 45, muni d'une jauge 46 permettant de vérifier le contenu du réservoir. Un tuyau de vidange 47 relié à une pompe aspirante passe dans la tubulure 43 et de cette tubulu- re va à l'extérieur à travers la paroi du récipient 42.
Il va d'ailleurs de soi que les modes de réalisa- tion qui viennent d'être décrits n'ont été donnés qu'à titre d'exemples et qu'ils peuvent être modifiés sans sortir pour cels du cadre de l'invention.
REVENDICATIONS
1. Un aispositif de construction rapide et standar- disée de réservoirs de dimensions moyennes ou petites, en béton armé, rendu étanche par des cavités et des canaux rem- plis d'un liquide non miscible à celui du réservoir et de den- sité supérieure, caractérisé par l'utilisation d'éléments an- nulaires qui sont assemblés par des joints assurant l'inter- communication des canaux, les éléments étant assujettis les uns contre les autres par des tiges métalliques ou moyens équivalents prenant appui dans le fond et dans le couvercle.
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