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" Machine pour la production (dressage) mécanique de macarons en grandes !quantités", , La présente invention a pour objet une machine pour la fabrication (dressage) mécanique de macarons en grandes quan- tités ou masses.
Les macarons consistent en fragments de noix ou d'amandes, en blanc d'oeuf et en sucre et sont cuits au four sur des tôles à patisserie ou de cuisson garnies de papier. Cette pâte ou masse a la consi,stance d'une bouillie épaisse.
S'il est vrai qu'on a employé souvent des machines aussi dans la technique de-la pâtisserie, on n'a cependant pu jus- qu'à présent dresser les macarons sur.les tôles de cuisson qu'à la main, c'est-à-dire les former;au moyen de la poche en caoutchouc, ce qui est fatiguant et prend du temps et est par conséquent très coûteux. La poche en caoutchouc remplie est lourde. Comme son ajutage.(douille) doit être conduit par la main gauche au-dessus de la'tôle de cuisson elle ne peut être
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portée que par la main droite, qui doit en même temps expulser la pâte par pressage.
La main porteuse se fatigue donc rapide- ment et, par conséquent, il n'est pas possible non plus de pro- duire des macarons de grandeur, poids et forme réguliers, ce qui est désirable eu égard à ce qu'ils sont vendus couramment par nombre de pièces et parce que les macarons terminés détachas de leur support en papier sont, comme on l sait, réunis par leur fond ou base collante.
L'invention a pour but de supprimer ces désavantages au moyen d'un dispositif mécanique qui permette une fabrication en grandes quantités grâce à ce qu'à chaque course de travail une série ou rangée de macarons qui s'étend sur toute la largeur de la tôle de cuisson est produite. Dans le cas de la largeur ordinaire des tôles de cuisson, soit 45 x 87 cm avec 18 ran- gées de 6 pièces, on peut dresser 18 tôles avec un tota'l de 1944 pièces en 3 minutes environ. Dans la fabrication manuelle en usage jusqu'à présent, laquelle fournit des macarons inégaux, il fallait pout un rendement pareil environ 15 ouvriers, qui avaient encore besoin pour cela d'un temps de travail double.
De plus, suivant l'invention, on peut fabriquer des macarons ayant un poids, une grandeur et une forme réguliers.
On connaît des dispositifs pour dresser des masses pâtis- sières mousseuses, Un dispositif de ce typa possède, par exemple, une trémie et une paire de cylindres cannelés, qui conduisent la masse à un dispositif d'éjection sous-jacent au sortir duquel la masse arrive en proortions sur la tôle de cuisson, qui est portée par une bande ou courroie sans fin et 'est mue pas-à-pas (par intermittence)... cette fin, une cuve placée transversalement par rapport à l'ex longitudinal de la machine et contenant la série des ajutages d'éjection et sous laquelle se trouve la bande transporteuse sans fin pour les .tôles de cuisson, est prolongée vers le haut jusdque tout con- tre la trémie,de façon qu'à chaque course ascendante una éjec-
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tion se produise.
Il en résulte d'abord que la partie voisine de la bande transporteuse est aussi soulevée et abaissée dans une mesure correspondante avec la.tôle de cuisson. En outre, les parois latérales de la trémie qui sont orientées dans la même'direction que les'cylindres transporteurs sont percées de trous ou jours, dans lesquels reposent ces cylindres trans- porteurs, de sorte qu'on n'est pas à même d'excercer une pres- sion sur.la masse contenue dans la cuve, ce qui est précisé- ment nécessaire dans le. cas d'une pâte à macarons,qui est fragmentait et épaisse, lorsque les portions de pâte ou masse.,sortant des ajutages d'éjection doivent être de même forme et de même grandeur. Il manque donc au dispositif d'éjec- tion.un appareil qui permette de doser les portions individuel- les. Certes, on' connaît aussi des dispositifsde dosage.
Ain- si, par exemple , un dispositif pour placer des ornements sur les gâteaux, tartes et pâtisseries analogues,qui travaille donc également avec des masses mousseuses, bien susceptibles d'être projetées, possède sous une trémie, dans laquelle la.masse est mise sous pression;par une commande à roues den- tées agissant sur un couvercle de pression, un cylindre à piston de pressage, dans lequel la masse est aspirée, moyen- nant êcartement d'un clapet, pendant la course en arrière du @ piston', tandis que pendant la course en avant du piston le contenu en masse du cylindre sort de l'ajutage d'éjection en repoussant un clapet de retenue.
Toutefois, les clapets de ce genre sont à peine capables de se fermer et de ,s'ouvrir aussi rapidement et de façon@aussi étanche qu'il est nécessaire pour un dosage exact pour des pièces profilées en masse pâtissière telles que les macarons. Ils sont trop lents à fonctionner et leur fermeture complète peut trop facilement âtre empêchée par les constituants surtout fragmentaires (esquilleux) de la pâte à macarons, qui restent entre le clapet et son siège. En dehors,de cela, cet appareil, d'après toute sa construction, n'est destiné et ne convient qu'à la manoeuvre manuelle, et non,
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par conséquent, à une production en masse.
L'invention atteint le but visé,en partant de la machine à dresser susmentionnée,comprenant une trémie qui reçoit la pâte, s'étend transversalement par rapport à l'axe longitudi- nal de la machine et oomprend une.paire de cylindres transpor- teurs qui conduit la pâte vers un dispositif d'éjection sous- jacent, et elle consiste en ce que la trémie est complètement fermée latéralement , enferme complètement les cylindres canne- lés actionnés continûment et est fermée dans le bas par un dis- positif doseur ayant la forme d'un corps qui est percé d'une rangée de forures s'étendant dans le sens longitudinal de la machine,recevant chacune un piston, et pouvant être mises al- tentarvi ment en communication chacune avec une conduite d'adduc- tion pour la pâte, d'une part, et chacune avec un ajutage d'é- jection, d'autre part,
par des tiroirs d'arrêt ou d'obturation.
Cette conformation de la trémie a pour conséquence que la pâte située en dessous des cylindres transporteurs est mise sous une pression constante par la commande continue de ces derniers, à l'intérieur de l'espace ou chambre fermée de toutes parts et dans la direction des trous de sortie ménagés dans le fond de la trémie, cette pression étant extrêmement importan- te pour un dosage régulier de la pâte à macarons à raison de la nature particulière (sui generis) de celle-ci. L'emploi du corps quicontient les pistons dans les forures cylindriques en combinaison avec les tiroirs d'arrêt forme l'autre condition préalable pour un dosage uniforme en quantité et en grandeur des macarons.
Les tiroirs d'arrêt s'ouvrent et se ferment sûrement et rapidement, parce que dans le dispositif décrit plus haut les parties en forme d'éclats ôu fragments des macarons ne sont pas écrasées mais découpées.
On obtient un mode de construction particulièrement com- mode et bon marché des tiroirs d'arrêt, lorsque le corps en forme de liteau contenant les forures présente deux tiroirs
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reliés rigidement, logés dans ses surfaces supérieure et infé- rieure dans des rainures de guidage, et présentant des rangées, décalées l'une par rapport à l'autre, de trous qui sont espa- cés 'de la même façon que les forures et libèrent ou ab turent alternativement l'une ou l'autre ouverture des cylindres de pressage ou refoulement . Ces tiroirs sont commandés par un levier fixé latéralement .au'bâti de la machine de façon à pouvoir pivoter et qui est .actionné par une commande rotative a came.
Tous les pistons sont fixés à une tringle qui est portée par des tringles coulissantes guidées dans des supports ou che- valets ,du bâti de la machine.'Ces tringles coulissantes sont entraînées dans les deux sens'par d'autres tringles, plus longues, guidées de la même manière, qui sont engagées par des butées,derrière leurs extrémités et sont mues elles-mêmes par un 'levier, mis en oscillation par une commande à excentrique.
Afin que l'on puisse faire varier1%amplitude du pas de ce dis- d' positif/entraînement , une-des butées d'entraînement reçoit la ' forme de disques à came, que l'on peut faire tourner au moyen d'un arbre'portant ees disques et muni d'un volant à main.
Comme support pour la tôle de cuisson, il ,est prévu à la manière 'connue une voie transporteuse mue pas pas,et en fait une bande sans fin.
Sur le dessin, on a représenté un exemple de réalisation de.l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une élévation latérale de la machine; la"fig. 2 est une vue d'un détail de la commande; la fig. 3 , une coupe transversale à travers le réci- pient pour la masse ou pâte à macarons et le système d'aju- $ages d'éjection; là fig. 4, une coupe longitudinale par rapport à la fig.
3 ; et ' la f ig. 5 , une vue de dessus en plan des parties ou pièces essentielles , le récipient à pâte étant enlevé.
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Le récipient en forme de trémie oblongue 1 est rempli à peu près jusqu'au bord, de la pâte à macarons, qui a la consistance d'une bouillie épaisse. Dans ce récipient, il est prévu deux cylindres 2, 2a à surface cannelée, s'étendant trans- versalement par rapport à l'axe longitudinal de la machine et se trouvant en liaison motbice l'un avec l'autre de façon tel- le qu'ils tournent en sens inverses dans la direction des flè- ches. Tandis qu'ils sont placés assez près des parois longitu- dineles du récipient 1, ils forment au milieu du récipient une fente à travers laquelle de la pâte à macarons est envoyée cha- que fois de l'espace supérieur du récipient dans l'espace in- férieur la de celui-ci.
La réserve de pâte située en dessous de la paire de cylindres 2, 2a est, de ce fait, mise énergique- ment sous pression , en particulier au milieu dans la direc- tion d'une série de trous 3 ménagés dans le fond du récipient 1. La pâte entre donc régulièrement sous une pression suffi- sante dans ces trous 3 dès qu'un dispositif d'obturation rend cette voie libre.
Dans les surfaces supérieure et inférieure d'un liteau 4 d'épaisseur convenable, également orienté transversalement par rapport à l'axe longitudinal de la machine, des tiroirs ou registres coùlissants 5,5a qui sont réunis rigidement entre eux par leur extrémité, sont disposés dans des rainures de guidage. En outre, ce liteau 4 est percé d'une série de fo- rures cylindriques 6 disposées dans le sens longitudinal de la machine et/dans lesquelles des pistons 7 sont guidés.
Un ar- bre tournant 8 supporté dans le bâti de la machine, présente, à une extrémité, un guida en forme de rainure de came 8a, dans lequel est engagée une saillie d'un bras 9 qui, par une de ses extrémités, 9a, est monté sur le bâti de la machine defaçon @ à pouvoir pivoter et est engagé, par son autre extrémité,dans un oeillet des deux tiroirs 5,5a de façon telle que ceux-ci exécutent un mouvement de va-et-vient dans la direction de la
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flèche double dessinée sur la fig. 4.
Les tiroirs 5, 5a pré- sentent des jours 12, 12a séparés les uns des autres par une distance égale à celle qui sépare les forures cylindriques 6 et décalés les uns (12) par rapport aux autres (12a). Lorsque les jours ou forures 12 coïncident avec les trous 3, les pis- tons 7 sont repoussés en arrière. En même temps, les forures conduisant aux ajutages d'éjection 13 sont'fermés par le tiroir inférieur 5a. Il se crée donc un vide dans les espaces ou cham- bres 6, de sorte qu'elles se remplissent uniformément de la pâte à macarons.
Lorsque ce-remplissage est terminé, les pas- sages vers les ajutages 13 :sont ouverts par les tiroirs 5,5a et ceux vers la partie la du réoipient 1 sont fermés par ces tiroirs, de sorte que lors du'mouvement de retour des pistons 7, les chambres cylindriques 6 se vident vers le bas sur une tôle de cuisson 14, qui est mue pas à pas par une bande trans- porteuse sans fin 15 guidée autour de rouleaux, par une com- mande- convenable. Ce mouvement pas à pas peut être réglé à i volonté d'après la grandeur des macarons à produire , à l'aide de moyens convenables, par exemple,des cliquets d'entraînement.
La grandeur des macarons mêmes est réglée par la course des pistons 7, -qui sont fixés à une tringle 18. Des paires de tringles coulissantes 10, 11 orientées dans le sens longitudi- nal de la machine sont guidées dans des supports au chevalets 21. Les tringles 10 portent la tringle 18. Elles sont animées d'un mouvement de va-et-vient dans le sens de la flèche double (selon la fig. 5 par une paire de leviers16 (. fig. 1), qui sont actionnés par des plateaux 17 montés excentriquement. A une extrémité, les tringles 10 portent des saillies 10a qui s'é- tendent derrière les tringles 11 et de ce fait entraînent ces dernières. A l'autre extrémité, les tringles 10 portent,comme organes d'entraînement, des disques à came 19, qui entraînent les tringles 11 dans l'autre sens et ce plus tôt ou plus tard selon la position des disques à came.
Ces derniers sont montés sur un arbre 20 que'l'on peut faire tourner au moyen du volant
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à main 20a.
Le récipient 1 repose par son fond de façon étanche sur le liteau 4, qui est fixé sur le bâti de la machine ou sur les supports 21 et rend ainsi étanche le tiroir supérieur 5; le tiroir inférieur 5a étant en revanche étanché par la liteau muni des ajutages 13. Ces pièces peuvent donc être enlevées facilement pour être nettoyées.
L'actionnement de toutes les parties tournantes, c'est-à- dire de la bande transporteuse 15, des commandes 17 et 8 ainsi que de la paire de cylindres 2, 2a est effectué depuis un ar- bre principal, non représenté,par l'intermédiaire de renvois ou transmissions convenables.
REVENDICATIONS.
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1. Machine pour la production en masse de maoarons,consis- tant en une trémie qui reçoit la pâte, s'étend transversalement par rapport à l'axe longitudinal de la machine et est munie d'une paire de cylindres transporteurs qui conduit la pâte à un dispositif d'éjection¯,, sous-jacent,,au sortir duquel la pâte arrive en portions sur la tôle de cuisson mue pas à pas, caractérisée en ce que la trémie (1, la) est complètement fermée latéralement, @@@@ enferme complètement les cylindres cannelés (2, 2a) actionnés continûment et est fermée vers le bas par un dispositif de dosage ayant la forme d'un corps'(4) qui présente une rangée de forures (6) s'étendent dans le sens longitudinal de la machine, contenant chacune un piston (7)
et pouvant être mises en communication alternativement avec chaque adduction ou amenée (3) pour la pâte, d'une part, et avec chaque ajutage d'éjection (13), d'autre part, par des tiroirs d'arrêt (5, 5a).