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déposé à l'appui alune demande de la présente invention a pour objet une machine orga- nisée pour assurer, dans des conditions particulièrement satis- faisantes d'automatisme, de précision et de rapidité, sur un papier sensible de nature quelconque (par exemple sur papier ozalid, sur papier au ferro-prussiate,, etc...) des cartes du type Hollerith, de tout autre type analogue, établies en une matière transparente, cartes portant des inscriptions faites
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soit à l'aide d'une machine à écrire, soit à la main, soit par impression, soit enfin de toute autre manière, ainsi que des perforations pour codifier des renseignements devant subir des opérations bien connues de tri, de sélection, de calcul, etc....
La machine objet de l'invention s'applique tout particu- lièrement à la reproduction des cartes en matière transparente
Belgique faisant l'objet de la demande de brevet déposée Belgique par
28 septembre 1942 (N 346,707)/ la Société demanderesse le xxxxxxxxxx/pour carte enregis- treuse en matière transparente pour machines tabulatrices et autres applications*, mais la machine n'est pas limitée au cas des cartes en question et peut être utilisée pour la re- production de toutes cartes et documents analogues établis en matière transparente. la machine enaqupstione est constituée par la combla naison : d'un mécanisme d'alimentation en cartes semblable à celui d'une tabulatrice; d'un mécanisme d'entraînement du pa- pier sensible;
de dispositifs assurant le fonctionnement auto- matique du mécanisme d'entraînement précité; d'un dispositif d'éclairage pour l'impression du papier sensible ; enfin, des divers organes et circuits électriques nécessaires au fonc- t ionnement de l'ensemble précitée
Sur le dessin annexé, on a représenté dune manière tout-à-fait schématique et à titre d'exemple seulement, un mode de réalisation d'une machine à reproduire des cartes établie conformément à l'invention.
Sur ce dessin :
La fig. 1 est une vue en élévation latérale, avec coupe partielle, de l'ensemble de la machine;
La fig.2 est une coupeur ABCDEFG de la fig.1;
La fig. 3 est une vue de détail;
La fig.4 est une coupe à échelle agrandie faite par IV-IV de la fig. 3;
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La fig. 5 est une coupe faite par le rouleau moteur;
La fig. 6 montre le détail de l'embrayage électrique;
La fig 7 est une coupe de détail par VII-VII de la fig. 4, coupe montrant le contact à came d'alimentation;
La fig, 8, enfin, représente le schéma des circuits électriques de la machine.
La machine est montée sur un bâti a dans lequel est logé le moteur de commande et qui supporte le mécanisme d'ali- mentation en cartes, le dispositif d'éclairage et le mécanisme d'entraînement du papier sensible.
Les cartes à reproduire sont amenées devant des rou- leaux à l'aide de couteaux, ainsi que cela est bien connu dans les machines tabulatrioes et autres machines analogues, et les rouleaux, dits "rouleaux d'alimentation*, font défiler les cartes en même temps que le papier sensible devant une source de lumière artificielle constituée, dans le mode de réalisation décrit, par une lampe L à vapeurs de mercure. la lampe utilisée pourrait être une lampe à arc ou tout autre source lumineuse appropriée. on va décrire tout d'abord le mécanisme d'entraîne- ment du papier sensible, mécanisme constituant une partie es- sentielle de la machine.
Le rouleau de papier sensible P est placé en 1 sur un support ménagé à cet effet dans le bâti à; en quittant ce rouleau débiteur, le papier P passe entre un cylindre 2 et un balai 3 servant, comme on l'expliquera plus en détail en étudiant les circuits de la machine, à détecter la fin du rou- leau et à commander l'arrêt de l'alimentation en cartes, tout en avert issant l'opérateur de la nécessité de changer le rou- leau de papier sensible;
Le papier P passe ensuite entre des rouleaux d'entraî- nement et de guidage 4 dont la pression peut être réglée au moyen d'une vis 4'. pendant cette partie de son trajet, la bande de papier se trouve appliquée contre des plaques 4'
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formant des portions de cylindre et établies en une matière transparente appropriée, verre par exemple; le papier passe en- suite sous le cylindre 5, puis entre une rainure supérieure de guidage 6 et une rainure inférieure de guidage 7 et enfin autour du cylindre de guidage 8 qui le dirige vers le rouleau 9 desti- né à recevoir le papier impressionné, rouleau qui sert en même temps de moyen d'entraînement du papier.
A cet effet (voir figure 5), ledit rouleau 9 est rendu solidaire d'un plateau 10 qur lequel est fixée une plaque de friction 11 qu'un ressort de poussée 13 maintient appliquée contre le plateau 12. Ce dernier est solidaire d'un arbre 14 qui est entraîné,à l'aide de la poulie 15, de la courroie 16 et de la poulie 17, par le moteur 18 logé dans le bâti.
La vi- tesse de l'arbre 14 reste constante pendant tout le fonctionne- ment de la machine, tandis que la vitesse de l'arbre ou rouleau 9 diminue au fur et à mesure de l'enroulement du papier sur le- dit rouleau 9; la différence de vitesse entre l'arbre 14 et le rouleau 9 est compensée par le glissement se produisant entre les plateaux 10 et 12,
Pour permettre l'introduction du papier, lors de la mise en marche de la machine, il a été prévu une manivelle 19 (fig.2) au moyen de laquelle on fait tourner le mécanisme qui vient d'être décrit jusqu'à ce que le papier soit avancé d'une quantité suffisante pour qu'on puisse l'enrouler d'au moins un tour sur le rouleau 9.
La machine ayant été ainsi garnie de papier sensible, on place les cartes à reproduire dans le magasin d'alimentation 20 et on appuie sur le bouton de mise en marche 20'. le moteur 18 se met alors en mouvement et entraîne, par l'intermédiaire de la poulie 22, de la courroie 23 et de la poulie 24 (voir figure 2(, l'arbre 25 sur lequel est calée la roue dentée 26 entraînant les pignons 27 qui commandent le mouvement des rou- leaux d'entraînement 4. le papier sensible se trouve ainsi en- traîné par lesdits rouleaux.
En même temps, les cartes à repro-
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duire,, placées dans le magasin 20. sont amenées aux rouleaux par les couteaux d'alimentation et ce, de la manière suivante:
La poulie 24 qui tourne, comme on v ient de le voir, lorsque le moteur marche, entraîne le pignon 28 qui fait tour- ner le pignon intermédiaire 32 (voir fig. 4); celui-ci entraine un ensemble de pignons de changement de vitesse 33 dont le rôle sera expliqué plus loin. les pignons de changement de vi- tesse 33 sont, dans leur ensemble, solidaires d'un moyeu 54 sur lequel est fixée une roue à encoches 35. Il s'ensuit que cette roue 35 est animée d'un mouvement de rotation continu tant que le moteur tourne.
Un cliquet d'embrayage 37 disposé au-dessus de ladite roue à encoches est normalement verrouillé et écarté de sa roue par l'armature 38 de l'électro-aimant 39.
Lorsque, l'électro-aimant 39 ayant été excité, l'arma- ture 38 est attirée, le cliquet d'embrayage 37 vient, sous l'action de son ressort, s'engager dans une dent de la roue à encoches 35, ce qui a pour effet de rendre solidaire de la roue à encoches le levier 36 du cliquet d'embrayage, lequel est solidaire de l'axe 55 sur lequel est monté le moyeu 54, %'axe 55 commence donc à tourner dès que le cliquet 37 s'engage dans la roue à encoches 35. Sur l'arbre 55 est calé un excentrique 49 (fig. 1) sur lequel est fixée une bielle 50 articulée par son autre extrémité à une autre bielle 51, laquelle, à son tour, est articulée sur un levier 52 ac- tionnant les couteaux d'alimentation 53 et imprimant à ceux-ci un mouvement de va-et-,vient-.
Les couteaux 453 viennent alors en prise avec une carte et la poussent de façon continue vers les rouleaux d'entraînement
La machine comporte un dispositif de changement de vitesse qui va être décrit maintenant, et dont le rôle est de modifier le rapport en tours minute de la vitesse du rou leau d'entraînement à la vitesse de 1'*axe 55.
Il peut être désirable, en effet, de reproduire les cartes en matière transparente sur un papier ayant, dans le sens de la hauteur,
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les dimensions de la carte et il peut être intéressant égale- ment de reproduire les cartes sur une feuille de papier ayant des dimensions supérieures à celles de la hauteur d'une carte,
Dans le cas où il s'agit de reproduire une cate sur un papier de dimension supérieure, dans le sens de la hau- teur, à la dimension de la carte, il faut faire passer dans la machine, pendant un temps donné, une longueur de papier sensible supérieure à celle de la carte.
Or, du fait qu'on reproduit les données de la carte sur le papier sensible, il faut que la vitesse dont la oarte est animée soit égale à celle du papier sensible lorsque les données de la carte doivent être reproduites photographique- ment sur le papier. C'est pour obtenir ce résultat qu'ont été prévus les pignons de changement de vitesse 33 dont il a été question plus haut.
Ces pignons permettent de faire varier les moments de l'alimentation en cartes et permettent ainsi le déroulement d'une certaine quantité de papier avant le moment où les cartes commencent à être amenées sous le rou- leau dèentraînement
Il a été prévu sur la machine, comme on le voit sur la fig. 4, trois pignons permettant d'obtenir trois types d'impression de hauteurs différentes. On sert à cet effet du bras de changement de vitesse 30 que l'on peut ame- ner et immobiliser dans une des trois positions déterminées par les trous taraudés b,c,d perces à cet effet dans la pièce 56 solidaire du bâti.
Le bras de changement de vitesse 30 est muni à son extrémité d'un bouton 3l solidaire d'une tige dont l'extrémité est filetée et peut être vissée dans l'un ou l'autre des trous b, c,d.En agissant sur le bouton 31, on peut, par dévissage, libérer le bras 30 pour l'écar- ter de la position qu'il occupait, puis le faire pivoter autour de son axe 57 pour l'amener en regard du trou corres- pondant à la position désirée et enfin l'immobiliser dans sa nouvelle position en vissant sa tige dans le trou choisi.
Lors de cette manoeuvre, le pignon 32 coulisse avec le le-
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vier 30, ainsi que l'axe 57 (voir fig. 4); en même temps, l'en- semble précité se déplace vers le bas, ce qui permet de faire engrener le pignon 32 avec le deuxième ou avec le troisième pignon de l'ensemble des pignons de changement de vitesse 33.
Le pignon 33 ainsi attaqué entratne également le pignon 41 de l'arbre à cames sur lequel sont calées les cames 42 ser- vant à fermer les contacts de came 43 (voir figure 3) qui con- trôlent les différents circuits électriques de la machine.
On va décrire maintenant le schéma des circuits de la machine et on exposera en même temps le fonctionnement général de celle-ci.
Pour mettre la machine en marche, on met d'abord en place le rouleau de papier sensible comme il a été dit et comme le montre la fig. 1 et on fait tourner la machine à la main, au moyen de la manivelle 19, en tirant le papier pour le faire passer d'abord entre le rouleau 2 et le balai 3 de contrôle de fin de rouleau,
On continue à faire tourner la machine au moyen de la maniv elle et on fait ensuite passer le papier sensible entre les rouleaux d'entraînement 4 jusqu'à ce qu'il y ait une lon- gueur suffisante de papier passée par la machine pour qu'on puisse l'enrouler autour de l'axe ou rouleau 9 de manière telle que le papier ait été rendu solidaire dudit rouleau,
On place ensuite les cartes dans la machine et on ferme le disjoncteur 60,,
Les leviers de carte 61 se trouvent également abaissés en raison du fait que l'on a placé des cartes 62 dans la machine. On excite le relais B par un circuit direct entre le rouleau a et le fusible F-1. Le relais b, en s'excitant, ferme son contact B-1 qui se trouve intercalé,comme on le voit sur le schéma, entre le bouton 47 de mise en marche et le relais A.
Si l'on appuie sur le bouton de démarrage 47, et à condition qu'il y ait des cartes dans le magasin 20, on produit l'excitation du relais A par le circuit suivant : poste 2, relais A, contact B-l, bouton de démarrage 47, fusible
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L'excitation du relais A détermine la fermeture des contacts A-1, A-2 et A-3, Le contact A-2 sert à exciter l'éleo- tro-aimant 62 d'embrayage de l'alimentation en cartes ; lecon- tact A-3 excite le relais GE, ce qui détermine la fermeture des contacts correspondants SE-1 en série avec le moteur 18, lequel commence ainsi à tourner.
D'autre -part,, l'électro-aimant d'embrayage 62 étant ex- cité également comme on vient de le dire, les cartes commencent à défiler dans la machine.
Tant Que les cartes sont amenées par le mécanisme d'ali- mentation, le relais à reste excité en raison de la fermeture des contacts D-1 et E-1. qui sont montés en parallèle sur le bouton de démarrage 47,et du contact- B-1 3 en peut par suite lâcher le bouton de démarrage 47 sans que la machine s'arrête,
Lorsque les cartes 62 arrivent à s'épuiser dans le maga- sin d'alimentation 20, le levier des cartes du magasin ouvre son contact, ce qui fait cesser l'excitation du relais B.
mais la machine continue à fonctionner et le relais A reste excité car, malgré l'excitation du relais D lors de la fermeture de la came CC-1 (00-1 étant fermé pendant pendant le passage de la carte sous le 'balai), le balai de carte 45 vient en contact avec la plaque correspondante 45*(aucune carte ne se trouvant à ce moment en ce point pour isoler le balai de la plaque) et le relais E reste excité tant que les cartes continuent à tra- verser la machine- il est indispensable qu' il en soit ainsi parce que, lorsque la dernière carte a quitté le magasin d'alimentation, un certain nombre de cartes se trouvent encore dans la machine et passent devant la lampe L.
Il faut donc que la machine conti- nue à tourner jusqu'à ce que la dernière carte provenant du magasin ait quitté les rouleaux d'entraînement pour parvenir au magasin de réception 21. lorsque la dernière carte quitte le levier 46 de dernière carte, le relais E reste encore excité- pendant un cycle grâce à la came CC-2 (fermée entre le passage
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des cartes) pour permettre aux tambours d'éjection de pincer cette carte. Le relais E se désexcite ensuite, ce qui ouvre son contact E-1, en parallèle avec le relais D; le relais A est alors désaxait' et, à son tour, il coupe le circuit du re- lais CE, ce qui détermine l'arrêt du moteur.
Conformément à une caractéristique particulière de 1 invention, il a été prévu un dispositif agissant lorsque le rouleau de papier sensible arrive à sa fin au cours du fonc- t ionnement de la machine et avant l'épuisement des cartes con- tenues dans le magasin d'alimentation. Le dispositif en ques- tion sert à arrêter l'alimentation en cartes, sans arrêter la machine, pour permettre à celle-ci de reproduire les der- Bières cartes déplacées sur Impartie de papier sensible res- tant encore dans la machine. Ce résultat est obtenu au moyen du balai 3 :lorsque le rouleau de papier sensible arrive à sa fin, une perforation prévue à cet effet dans ledit papier tient passer sous le balai 3;
celui-ci vient alors en contact avec le rouleau 2, ce qui ferme le circuit du relais C. Ce dernierrelais se trouvant ainsi excité, il ouvre son contact C-1 plaaé entre les contacts D-2 et A-2, ce qui détermine l'arrêt de l'alimentation en cartes sans arrêter la machine.
L'arrtt de la machine ne doit avoir lieu qu'après que la dernière carte a quitté le levier de carte 46 : à ce moment toutes les cartes qui avaient continué à défiler avec la fin du rouleau de papier sensible ont été reproduites et la sa* chine s'arrête complètement,
Pour garnir à nouveau la machine de papier sensible. il faut tout d'abord couper le disjoncteur 60, lequel est couplé avec le disjoncteur du circuit d'alimentation de la lampe L dont l'extinction est ainsi obtenue.
Il est bien entendu que les détails de réalisation décrits et figurés n.ont été donnés qu'à titre d'illustra- tion de l'invention et que des modifications pourraient être apportées à ces détails par tout homme de l'art sans que l'économie de ladite invention s'en trouve altérée.