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Procédé de séchage de la tourbe et autres gela colloïdaux.
On sait que l'on peut déshydrater économiquement la tourbe, soit en l'exposant à l'air après l'avoir ou non malaxée, soit en la pressant sur une toile de coton ou de jute, après l'avoir additionnée ou non de poussier de tourbe sèche oa autre destructeur de l'équilibre colloïdal, ce pressage étant suivi d'une dessiccation, laquelle se trouve de ce fait considérablement abrégée.
Dans le cas du séchage à l'air de la tourbe malaxée, on obtient finalement un produit à 25/30% d'eau. Cette eau résiduelle peut être éliminée en totalité oa partie par sé- chage artificiel, dans un four-tunnel par exemple. La tourbe
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sèche ainsi obtenue se présente sous forme de morceaux résis- tant aux chocs et à cassure conchoïdale lesquels, lorsqu'on les soumet à la carbonisation, laissent un coke dur et son- nant, et convenant par suite très bien à l'alimentation des gazogènes, et notamment des gazogènes de véhicules automo- biles. Malheureusement, ce séchage direct de la tourbe à l'air est dépendant des intempéries et ne peut, par suite, convenir que dans les contrées où, les pluies sont peu fré- qaentes et les hivers de courte durée.
Au contraire, le séchage par pressage et dessicca- tion subséquente, soit artificielle, soit à l'air libre, est beaucoup plus rapide, mais la tourbe sèche qu'il permet d'obtenir est friable et donne à la carbonisation un coke sans cohésion, qui convient mal pour l'alimentation des gazo- gènes de véhicules automobiles.
La présente invention a pour objet un procédé de déshydratation de la tourbe permettant de raccourcir considé- rablement la durée de séchage, soit à l'air, soit artificiel, sans pour cela obtenir en fin de compte un produit friable qui ne pourrait être transporté, ni convenir à l'alimentation des auto-gazogènes.
Ce procédé est caractérisé essentiellement en ce que la tourbe malaxée est préalablement pressée, conformé- ment au deuxième procédé connu rappelé ci-dessus, rais est soumise avant le séchage subséquent à un deuxième malaxage en présence ou non d'une matière peptisante, c'est-à-dire favorisant la remise à l'état colloïdal, et d'une certaine addition d'eau, laquelle est toujours très inférieure à celle retirée par la presse. L'expérience a montré que l'on obtient ainsi un produit qui sèche à l'air en quelques jours,
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tout en gardant une forte cohésion , même s'il est finalement soumis à un séchage artificiel.
Les morceaux de tourbe ainsi obtenus donnent à la carbonisation un coke dur et ré- sistant, et conviennent par suite à l'alimentation des auto-gazogènes, aussi bien que la tourbe séchée lentement sans pressage préalable.
L'appareil servant au deuxième malaxage peut être éventuellement muni d'un dispositif permettant de présenter la tourbe sèche sous forme moulée.
Exemple :
Une tourbe de la Vallée de l'Essonne titrant après un premier malaxage 88 % d'eau est pressée dans des toiles de jute, entre les plateaux d'une presse hydraulique. Lors- que la pression atteint 50 Kgs, on retire les gâteaux de tourbe qui titrent alors 78 % d'eau. Si ces gâteaux sont séchés à l'air ou dans une étuve, on constate qu'ils ne tar- dent pas à se fendiller pour donner finalement un produit friable et par suite impossible à conserver sous forme de briquettes. Les morceaux soumis à la carbonisation à n'impor- te quel degré de leur dessiccation donnait toujours un coke friable.
Si, par contre, la tourbe, au sortir de la presse, est soumise à un deuxième malaxage, après addition d'une faible quantité d'agent: peptisant tel que l'ammoniaque, et d'une quantité d'eau. telle que l'humidité de la tourbe passe de 78 à 82 % on obtient un produit qui sèche à l'air en quelques jours et dont la dessiccation peut être activée par un séchage artificiel, sans pour cela que la cohésion des morceaux soit en rien diminuée. Le même résultat est obtenu si l'on soumet directement la tourbe au séchage arti-
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ficiel après son deuxième malaxage.
Pour la commodité des manipulations et dans le but d'une meilleure présentation commerciale, l'appareil ser- vant au deuxième malaxage est muni d'une filière boudineuse permettant de donner à la tourbe une forme moulée convenant aux usages auxquels on destine le produit sec.
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