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" Machine de travail pour la culture et le rouis- sage du lin @
L'invention a pour objet une machine de travail (appelée, ci-après, par abréviation: machine) pour la culture et le rouissage du lin.
Jusqu'à présent, il est usuel pour la production ou ex- traction du lin, que le cultivateur de lin fournisse le lin arraché, après un séchage préparatoire en cahoutes, à un éta- blissement de rouissage et de préparation du lin. Or, il peut être avantageux pour les très grandes exploitations agricoles, que l'agriculteur opère lui-même une préparation du lin jus- ques et y compris le rouissage.
Dans les très grandes exploitations agricoles, il existe sans difficultés la possibilité de libérer la place nécessaire
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à un rouissage à la rosée (encore appelé rouissage sur terre ou rorage), car en général on dispose d'un chaume (c'est-à- dire d'un champ sur lequel le chaume est encore sur pied), d'une surface dénudée (coupe à blanc estoc),d'un bois domanial ou éventuellement aussi d'un pré.
Une semblable préparation n'a pas été possible jusqu'à présent, parce que le producteur ne dispose pas d'une aide (personnel) suffisante pour opérer lui-même le rouissage, le- quel est exécuté en grande partie à la main. L'invention remé- die à ce désavantage en créant une machine pour la culture et le rouissage du lin, qui permet d'exécuter mécaniquement tou- tes les phases du travail.
La particularité essentielle de la machine selon l'inven- tion consiste en un châssis mobile ou de roulement (appelé, ci-après, par abréviation: châssis), qui est mû par un moteur et est conçu de façon qu'il puisse être relié de façon amovi- ble à des machines auxiliaires, telles que les machines à éta- ler, à faner et à ramasser, les râteaux mécaniques et les ma- chines analogues. Ce châssis est utilement pourvu, en son mi- lieu, d'une partie ouverte, libre vers le bas et destinée à recevoir les machines auxiliaires et à les guider verticale- ment. Le moteur servant à la propulsion du châssis et à l'ac- tionnement des différentes machines est placé en arrière de l'essieu arrière. En outre, le châssis est pourvu d'un siège, pouvant, au choix, être placé à l'avant ou à l'arrière, pour le conducteur de la machine.
Enfin, le châssis présente des dispositifs pour l'accrochage de machines à étaler ou de râ- teaux et peut même servir de véhicule de transport.
La machine selon l'invention donne lieu à des avantages essentiels, consistant en ce que le gros cultivateur de lin est mis en état de rouir lui-même le lin, les opérations né- cessaires à cette fin étant mécanisées. Le lin roui par le gros cultivateur est livré immédiatement après à un établisse-
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ment de préparation du lin qui exécute les opérations de prépa- tion ultérieures. Grâce à cela, on peut épargner aux établisse- ments de préparation du lin un travail considérable et en par- ticulier aussi les grandes surfaces nécessaires à l'exécution du rouissage.
D'autres détails de l'objet de l'invention sont mis en lumière à l'aide des dessins ci-annexés, qui,par une représen- tation schématique, donne une idée claire de la machine selon l'invention.
La f ig. 1 de ces dessins représente la liaison de la ma- chine selon l'invention avec une machine à étaler; la fig. 2, la liaison avec une faneuse; la fig. 3, la liaison avec une machine à ramasser; et la fig. 4, la liaison avec un râteau mécanique.
La machine de travail selon l'invention consiste en un châssis de roulement 1, qui est muni d'un moteur d'actionne- ment 3 en arrière de l'essieu arrière 2, et d'une roue avant orientable 4. Le milieu 5 du châssis 1 est laissé libre vers le bas, de sorte qu'il est possible d'introduire différentes machines auxiliaires par le bas dans le châssis. Ces machines auxiliaires sont ensuite montées dans le châssis de façon qu'elles puissent se déplacer verticalement, de sorte que le châssis même n'est utilisé que pour la propulsion des machines auxiliaires, lesquelles reposent d'ailleurs sur le sol.
Dans le mode d'utilisation du châssis qui est représenté à la fig.l, une machine à étaler 7 est accrochée au châssis à l'aide d'un accouplement 6. Le milieu 5 du châssis sert, dans ce cas, de surface de chargement pour la réception du lin en paille engerbé. Au cours de l'utilisation de la machine, le lin en paille est transporté de la surface de chargement sur la table d'étalement 8. Les gerbes sont ouvertes sur celle-ci et sont conduites sur la bande transporteuse 9, qui fait avancer les tiges de lin jusqu'à la table oblique 10, au-dessus de la-
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quelle passe une bande transporteuse sans fin 11, de sorte qu'elles sont étalées sur le sol à l'aide du rouleau étaleur 12.
Le siège 13 pour le conducteur de la machine est fixé, dans le cas de ce mode d'emploi, à l'avant du châssis, de sorte que la partie arrière du châssis reste libre pour le transbordement du lin en paille. La roue avant orientable 4 permet au conduc- teur de la machine, de diriger convenablement celle-ci.
Selon la fig. 2, une faneuse est logée dans la partie mé- diane 5 du châssis 1. Celui-ci est, à cette fin, muni, par exemple, de rails en U, qui permettent un montage de la faneuse tel que celle-ci puisse se déplacer verticalement.
La faneuse consiste en un rouleau ramasseur 14, dont la périphérie est garnie de saillies 15. Derrière le rouleau ra- masseur 14 il est prévu un couteau 16 semblable à un soc de charrue, qui permet de ramasser sûrement les tiges de lin étalées sur le sol. Une courroie 17 est passée autour d'une partie médiane, exempte de saillies 15, du rouleau ramasseur 14. Cette courroie passe ensuite, avec jeu, sur le tambour 18, elle est tournée de 180 au milieu et est posée ensuite sur le tambour 19 et arrive, en passant sur ce tambour, vers le bas de nouveau au tambour 18, repose sur ce tambour et est condui- te vers le haut, de sorte qu'après un retournement de 1800 au milieu elle est conduite avec jeu, en passant sur le tambour 19, vers le bas sur le tambour 20.
De ce tambour 20, la cour- roie retourne ensuite, en passant sur les deux tambours 21 et 22, de nouveau au rouleau ramasseur 14. Lorsque la faneuse avance, le lin ramassé sur le sol est saisi entre les parties médianes de la courroie, tourné de 1800 au milieu de la faneuse et de nouveau posé sur le sol en passant sur le tambour 20.
Dans le cas de ce mode d'utilisation de la machine, une seule personne est nécessaire à la manoeuvre. Le siège 13 pour le conducteur de la machine est par conséquent placé utilement à l'extrémité arrière du châssis, et ainsi, l'emploi d'un dis- positif de direction spécial 23 donne au conducteur la possi-
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bilité de conduire la machine exactement au milieu par-dessus de/ les tiges de lin étalées sur l'ame roulissage En même temps, le conducteur de la machine peut surveiller le travail de la fa- neuse. la '
Dans le cas de/forme de réalisation selon la fig. 3, un ramasseur de lin est introduit par le bas dans le milieu de la machine, 5, du châssis 1.
Ce ramasseur de lin peut être cons- truit d'une manière connue, c'est-à-dire comprendre un rouleau ramasseur 24, un couteau ramasseur 25 et un transporteur à courroie 26 27 ainsi qu'un dispositif engerbeur 28. Le châs- sis porte, en arrière du dispositif engerbeur 28 un dispositif transporteur 29, qui transporte le lin ramassé sur l'aire de rouissage et engerbé, dans un chariot de transport 30. Ce chariot de transport 30 est accroché au châssis 1 au moyen de l'accouplement 6. Le siège 13 pour le conducteur de la machine, lequel dirige le véhicule sur le milieu des tiges de lin éta- lées sur l'aire de rouissage, est, dans ce cas, utilement placé à l'avant du châssis.
La fig. 4 est destinée à faire comprendre, au moyen d'un exemple, sous quelle forme un râteau 31,destiné à tenir propre l'aire de rouissage, peut être accroché au châssis 1. Ce râteau 31 peut être soulevé par le conducteur de la machine à l'aide de la tige 32.
Le châssis selon l'invention permet d'exécuter mécani- quement les travaux nécessaires dans le cas d'une exploitation de rouissage de la grandeur qui se présente dans l'exploita- tion agricole. Le lin arraché et séché préalablement en ca- houtes est, par exemple, chargé sur le châssis - qui est em- ployé de la manière proposée selon la fig. 1 - et est étalé sur l'aire de rouissage. Dès qu'il est nécessaire de retourner (faner) le lin, la machine à étaler est décrochée du châssis et, après qu'on a fait pivoter le châssis vers le haut autour
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de l'essieu arrière 2, la faneuse'est introduite dans la par- tie médiane du châssis. Ce basculement vers le haut est faci- lité par le fait que le moteur 3 est placé en arrière de l'es- sieu arrière 2. Le lin peut ensuite être fané sans peine.
Lors- que le rouissage est terminé, on enlève la faneuse du châssis et on la remplace par une machine à ramasser de la manière re- présentée à la fig. 3. Avec cette machine, le lin peut être rassemblé et être conduit sur des chariots ou voitures de li- vraison spéciales, du rouissoir à l'établissement de prépara- tion du lin. Enfin, l'aire de rouissage ou rouissoir peut en- core être nettoyé des tiges de lin qui y sont éventuellement restées étendues ou d'autres impuretés avec la machine selon l'invention après accrochage d'un râteau.
Le châssis selon l'invention peut être construit de façon qu'il soit particulièrement léger et qu'on puisse le faire tourner facilement, puisqu'il ne sert en principe qu'à la locomotion des différentes machines auxiliaires. Il permet au gros cultivateur de lin d'acquérir à bon marché une machine qui exécute, en combinaison avec différentes machines auxili- aires et avec un seul moteur d'actionnement, l'ensemble des travaux importants.
REVENDICATIONS.
1. Machine de travail pour la culture et le rouissage du lin, caractérisée en ce qu'un châssis de roulement actionné par un moteur est disposé pour être relié de façon amovible à des machines auxiliaires, telles que les machines à étaler, à faner, à ramasser, à râtisser et les machines analogues.