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Liaison par soudure autogène ou soudure tendre pour la fabri- cation de fils ou de produits analogues en matériaux mixtes.
Pour la fabrication de fils, de tiges, de barres, de profilés, que l'on désire obtenir en longueurs sans fin, on met à la suite l'une de l'autre de façon continue et en re- lie par soudure autogène ou soudure tendre des pièces formant demi-produits avant l'usinage (par exemple par laminage, par éti rage ou par martelage) de sorte qu'on amène aux dispositifs de laminage ou d'étirage ou de martelage un demi-produit pra- tiquement sans fin. Si de semblables objets doivent être faits en matériaux mixtes, qui sont nécessaires pour différentes ap- plications connues, par exemple dans l'électro-technique, il faut envoyer aux dispositifs d'usinage un demi-produit déjà plaqué, par exemple de l'aluminium plaqué au moyen de cuivre.
Lors de la liaison de semblables parties de demi-produit pla- quées, il se présente toutefois toujours des difficultés, de
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sorte qu'en pratique il n'est pas possible de façon satis- faisante de préparer des matériaux mixtes en longueurs sans fin. Ces difficultés proviennent principalement de ce que, lors de l'établissement de la liaison, sous l'action du chauf- fage nécessaire à cet effet, il se présente des formations d'alliages qui ont pour conséquence un caractère cassant de la matière ou d'autres modifications nuisibles des propriétés de celle-ci.
Des difficultés spéciales prennent naissance lorsque les points de fusion des deux métaux sont trop éloi- gnés l'un de l'autre ; exemple, le point de fusion de l'a- luminium est aux environs de 660 et celui du cuivre aux en- virons de 1080 .
La présente invention a pour but de procurer une liaison par soudure autogène ou soudure tendre qui ne pos- sède pas les inconvénients mentionnés pour la fabrication de fils, de tiges , de barres, de profilés, etc. en matériaux mixtes, qui sont destinés à être envoyés, après la liaison, à une réduction de la section. L'invention consiste en ce que l'une des matières seulement, l'enveloppe ou le noyau,for- me contact à l'endroit du joint tandis que l'autre matière se termine un peu avant l'endroit du joint et que la liaison est effectuée seulement sur la matière formant contact.
Ce résul- tat peut être obtenu par le fait qu'à la fin ou au commence- ment des pièces de demi-produit plaquées à relier, c'est à dire aux endroits où elles doivent être réunies ensemble, l'un des métaux mixtes possède,une plus grande longueur que l'au- tre. De cette manière, dans l'exemple choisi, l'aluminium dé- passe l'enveloppe de cuivre ou bien l'enveloppe de cuivre dé- passe au-delà du noyau en aluminium. Dans le premier cas, les extrémités libres de l'aluminium peuvent être soudées ensemble.
Par l'opération d'étirage ultérieure, l'endroit de la soudure est recouvert également par le cuivre. Dans l'autre cas, l'en- veloppe de cuivre extérieure est soudée à l'endroit du joint, à la soudure autogène ou à la soudure tendre, et la pièce co- @
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hérente est soumise à la suite du traitement. il se forme alors entre l'extrémité de la matière du noyau et l'extré- mité du revêtement une cavité. Comme les expériences l'ont montré, cette cavité ne nuit nullement lors de l'usinage ul- térieur. Elle peut également être remplie par exemple par des morceaux qui y sont enfoncés, consistant de préférence en la matière de l'enveloppe.
Si on ne veut pas employer de morceaux enfoncés, on fera avantageusement dépasser la matière du noyau lorsque celle-ci est plus difficilement étirable que la matière de l'enveloppe, et au contraire on fera dépasser la matière de l'enveloppe lorsque cette dernière est plus difficilement eti- rable.
Si on emploie une matière mixte qui n'est pas faite de deux métaux combinés mais de plusieurs, au moins l'un de ceux-ci doit être conformé de la manière esquissée ci-dessus.
L'invention est représentée à titre d'exemple aux figures.
La fig. 1 montre une coupe longitudinale dans un fil.
La fige 2 montre une coupe par la ligne II-II de la f ig. 1.
La fig. 3 est une coupe par la ligne III-III de la fig. l.
La fige 4 est une coupe longitudinale dans un fil d'une autre réalisation.
La fig. 5 est une coupe par la ligne V-V de la fig.4.
La fig. 6 est une coupe par la ligne VI-VI de la fig.4.
Sur ces figuees, le métal du noyau et le métal combi- né ne sont pas représentés à la même échelle l'un par rapport à l'autre. Dans l'exemple de la fig.l, les deux extrémités 1 et 2 du fil, faites par exemple en aluminium, se rencontrent en 3.
Ces extrémités ne sont pas entourées par l'enveloppe 4 et 5.
L'endroit 3 peut donc facilement être soudé à la soudure auto- gène.
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Dans la forme de réalisation représentée aux fige 4 à 6, les revêtements 4,5 possèdent une plus grande longueur que le noyau 1,2. Le joint 3 peut alors être soudé à la soudure ten- dre. Dans les cavités 6,7 prenant naissance, o peut insérer avant la soudure un noyau spécial en la même matière que celle dont est faite l'enveloppe.
Revendications.
1.- Liaison par soudure auto gène ou soudure tendre, pour la fabrication de fils, de tiges, de barres, de profilés, etc., en matériaux mixtes, qui doivent être amenés, après la liaison, à une réduction de-section, caractérisée en ce que seul un des matériaux (enveloppe ou noyau) forme contact à l'endroit du joint, tandis que l'autre se termine un peu avant l'endroitdu joint, et en ce que la liaison se fait uniquement sur la ma- tière formant contact.