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ratières pour la peinture.
La production de matières pour la peinture, à l'é- tat d'émulsions contenant de la nitrocellulose, est rendue extraordinairement difficile parce que les émulsions conte- nant de la nitrocellulose ne sont pas compatibles avec la plupart des couleurs employées dans le commerce. Quand) à une émulsion, contenant de la nitrocellulose, qui par elle-même est tout-à-fait stable et qu'on peut diluer entre des limités écartéesavec de l'eau, on ajoute de grandes quantités de couleur, telles que les quantités nécessaires pour obtenir de la peinture d'un grand pouvoir couvrant, cette émulsion devient instable et elle flocule, soit aus- sitôt, soit quand on y ajoute de l'eau, avnt qu'elle soit/
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prête à l'emploi comme peinture.
On a proposé de préparer des émulsions, à base de nitrocellulose, contenant des couleurs, en mélangeant une émulsion de nitrocellulose avec une nitrolaque conte- nant un pigment. Cependant, les matières pour la peinture obtenues de cette manière ne contiennent qu'un faible pour- centage de couleurs et d'eau. L'économie de solvants dési- rée n'est obtenue que dans une faible mesure.
Or, la demanderesse a trouvé le fait surprenant que des matières pour la peinture, à l'état d'émulsions à base de nitrocellulose, possédant une faible teneur en un métaphosphate, un hexamétaphosphate ou un pyrophosphate so- lubles dans l'eau ou en un mélange de ces sels, à côté de le couleur et, le cas échéant, à côté d'additions de résines naturelles et/ou de résines synthétiques et/ou des subs- tances additionnelles habituelles, présentent des qualités hautement satisfaisantes.
Pour préparer ces nouvelles ma- tières pour la peinture, à l'état d'émulsions, oh peut opérer en délayant d'abord la couleur avec de l'eau en présence d'un métaphosphate, d'un hexamétaphosphate ou d'un pyrophosphate solubles dans l'eau, en ajoutant à la suspen- sion ainsi obtenue une émulsion aqueuse d'une solution de nitrocellulose, pouvant contenir éventuellement une résine naturelle, telle que la résine de dammar, une résine synthé- tique, telle que la résine obtenue à partir du phénol et de la formaldéhyde, et/ou d'autres substances additionnel- les, telles que des plastifiants, et en mélangeant intime- ment le tout. La quantité de phosphate ajoutée peut être faible; de préférence elle sera d'environ 0,1 à 2 %.
Il convient alors pour la mise en pâte de la couleur, de choi- sir une quantité suffisamment faible d'eau pour qu'on ob- tienne une suspension visqueuse de cette couleur dans l'eau.
Tout en agitant cette suspension, on y introduit la quantité nécessaire d'émulsion pour obtenir la proportion désirée entre le liant et la couleur. Comme solvants de la nitro-/
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cellulose et le cas échéant, des résines naturelles et/ou des résines synthétiques, on emploie les solvants habituels non miscibles à l'eau: Quand la proportion entre le liant et la matière colorante est inférieure à 1:2, les pâtes obtenues sont en général encore visqueuses, mais elles n'ont pas la consistance pâteuse habituellement désirée.
En ajou- tant, pour obtenir cette consistance, une quantité suffi- sante d'un épaississant approprié, on a constaté que la ré- partition, dans l'émulsion, de la suspension de la couleur dans l'eau est fortement retardée et qu'on n'obtient pas de pâtes homogènes exemptes de particules granuleuses, même après une agitation de longue durée, lorsqu'on ajoute l'épaississant à l'émulsion avant d'ajouter le pigment à celle-ci. On peut éviter cet inconvénient en n'ajoutant l'épaississant à la pâte qu'après qu'on y a ajouté le pig- ment. L'addition d'un épaississant a pour but, en outre, d'améliorer la stabilité de l'émulsion et la faculté des peintures qu'on en a préparées d'être appliquées au pin- ceau.
On peut employer comme couleur par exemple des cou- leurs à base de sulfure de zinc, le sulfure et le séléniu- re de cadmium, l'oxyde de chrome, le vert d'hydroxyde de chrome, etc.
Suivant la présente invention, on peut préparer des pâtes à l'état d'émulsions, contenant des couleurs,et produites à base de nitrocellulose, qui renferment 50 % et plus de couleurs et jusqu'à 30 % d'eau, de sorte qu'il en résulte une économie considérable de solvant. On peut diluer ces pâtes avec de l'eau jusqutau point où elles sont prêtes à être appliquées au pinceau et on peut même les di- luer encore davantage. Ces peintures peuvent être appliquées facilement au pinceau, elles se diluent bien et elles four- nissent des revêtements durs et lavables qui adhèrent à tout support.
Sans que cela implique une limitation, la présen- te invention sera mieux illustrée par les exemples suivants.
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Les parties indiquées sont des parties en poids/:
Exemple 1.
On dissout dans 100 parties d'eau, 1,3 parties d'hexamétaphosphate de sodium et on y ajoute, tout en agi- tant, 600 parties de lithopone "Grünsiegel" de sorte qu'on obtienne une suspension visqueuse. On y ajoute ensuite, tout en mélangeant, 400 parties d'une émulsion obtenue en émulsifiant un mélange de 200 parties d'une solution peu visqueuse, à 50 % de nitrocellulose, dans du Polysolvan" HS (mélange d'esters acétiques à poids moléculaire élevé) et 100 parties d'une solution à 50 % d'une résine synthétique d'urée et de formaldéhyde avec 100 parties d'une solution ammoniacale de caséine à 5 %.
Exemple 2.
A 100 parties d'eau, on ajoute, tout en agitant, 600 parties de lithopone "Grünsiegel" dans lesquelles on a. introduit, par mélange d'une heure dans un moulin à boulets, 0,2 % de pyrophosphate de sodium jusqu'à obtention d'une suspension visqueuse. On mélange avec celle-ci une émulsion suivant l'exemple 1.
Exemple 3.
A une pâte à l'état d'émulsion suivant les exem- ples 1 ou 2, on ajoute, tout en agitant,1 % d'une solution du produit de polymérisation mixte de nitrile acrylique et d'acrylate de méthyle, comme épaississant.