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Hangar démontable et procédé pour son montage.
L'invention concerne un hangar démontable, comprenant des poutres en arc à treillis ou composées, exécutées sous forme d'arcs à trois articulations ou à articulations multiples, ainsi qu'un procédé pour l'assemblage et le montage des hangars de ce genre.
On a déjà souvent posé le problème de réaliser des han- gars démontables possédant un faible poids et dont les éléments distincts soient facilement transportables. C'est ainsi que parti- culièrement les entreprises d'expositions se sont occupées de ce problème.
Cependant, de nos jours l'idée de créer des hangars démon-
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tables qui soient rapidement montables et démontables a suscité un intérêt accru à cause de l'aviation, et de nombreuses proposi- tions ont déjà été faites pour des hangars présentant des portées de 40 à 85 m. et des largeurs de 30 à 40 m. Toutefois, le montage de ces hangars exigeait jusqu'à présent, y compris l'établissement des fondations, l'érection des appareils porteurs avec couverture du toit, installation du portail glissant, vitrage, etc., un temps de 6 à 8 mois.
La présente invention part du problème de créer un hangar démontable qui, après montage, réponde à toutes les conditions que l'on exige d'un hangar stationnaire, mais dont le montage soit réalisable en un jour, c'est-à-dire endéans 3 x 8 = 24 heures.
Au commencement de ce temps de montage le service de construction doit obtenir le terrain à bâtir non encore mesuré, de sorte que l'établissement des fondations sans connaissance préalable du ter- rain à bâtir,le montage des appareils porteurs, l'établissement de la couverture du toit, des clôtures des parois, y compris le montage de toute l'installation du portail, etc., doivent être exécutés endéans ce temps.
Pour résoudre ce problème l'invention fait usage d'un système de construction de hangars qui comprend des segments à treillis distincts, exécutés sous forme d'arcs à trois articula- tions ou à articulations multiples, parce qu'il a été constaté que ce système de construction répond le mieux aux exigences quant au minimum de poids et aux facilités de démontage et de transport des divers éléments de construction. Des hangars de ce genre sont décrits dans le brevet des mêmes Demandeurs, intitulé "hangar démontable, particulièrement pour avions", demandé le 9 février 1943.
La caractéristique essentielle de la présente invention réside dans le fait que les fondations sont constituées par des grilles reliées entre elles par des tirants s'étendant dans le sens
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de la portée du hangar et que le hangar repose sur les grilles par l'intermédiaire de chariots ou de patins qui s'engagent au moyen de cliquets ou de clenches dans les grilles.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortent de la description suivante qui explique, avec référence aux dessins annexés, un exemple d'exécution du hangar ainsi que du procédé pour son assemblage et son érection. Dans les dessins:
Les figures 1 à 4 représentent des vues de côté du hangar suivant l'invention, à différents moments ou dans différentes posi- tions ou états de montage, la figure 4 représentant l'état final.
La figure 5 représente une vue de côté et
La figure 6, une vue en plan de la grille,
La figure 7, une vue de côté du chariot ou patin sur la grille,
La figure 8, une coupe transversale relative à la figure 7
La figure 9, une coupe transversale schématique dans les membrures supérieures des segments à treillis avec la couverture du toit.
La poutre en arc à treillis représentée sur la figure 1 est un arc à cinq articulations, constitué par les quatre quarts d'arc 4,4' et 5,5'. Par 1 est désignée l'articulation au sommet de l'arc et par 2 et .8' ses deux articulations d'appui ou d'assise.
On dispose une série de ces arcs à cinq articulations l'un à la suite de l'autre, à égales distances, leur nombre variant selon la profondeur voulue du hangar. Le genre de construction ainsi que le procédé de l'érection ou du montage du hangar sont indépendants de la profondeur du hangar. Les membrures supérieures et inférieures des arcs sont constituées préférablement par des tubes sans soudure et sont réunies ou assemblées avec la couverture du toit, constituée par des tôles ondulées ou profilées dont les ondulations s'étendent dans le sens de la portée, de manière que la couverture du toit par- ticipe au travail de support.
Les membrures inférieures des diffé- rents arcs ne sont pas réunies entre elles par des profilés continus;
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ni par des entretoisements en diagonale, parce que cette liaison est réalisée uniquement dans le plan des membrures supérieures. On peut se passer ici d'une description de ces caractéristiques expo- sées en détail dans le brevet précité.
Les grilles 6, 6' sont représentées plus en détail sur le@ figures 5 à 8. Elles sont constituées par deux fers -U 7, 8 fixés sur une plaque d'assise 9. Toutes les grilles présentent à des distances égales une série de boulons 10 qui, dans l'exemple d'exé- cution représenté, sont soudés aux âmes des deux rails 7, 8 formant grille. Ces boulons 10 forment les différents points fixes lors du montage ou de l'érection du hangar.
Sur les figures 7 et 8 est représentée aussi l'articula- tion d'assise ou d'appui des poutres en arc à treillis, 11 dési- gnant la membrure supérieure et 12 la membrure inférieure de ces arcs. Celles-ci sont réunies entre elles par le gousset d'assem- blage 13. Par ce gousset d'assemblage passe un boulon 14 qui tra- verse aussi les fers cornières 15, 16, disposés côte à côte, du chariot ou patin 17 en formant ainsi une liaison articulée entre le gousset d'assemblage 13 et le chariot. Les fers cornières 15,16 reposent par leurs autres ailes sur les rails 7,8 formant grille.
Pour empêcher le chariot ou patin de sauter de ces rails-, de fortes tôles 18, 19 sont soudées aux cornières 15, 16 et embrassent par leurs extrémités inférieures des ailes saillant latéralement des fers -U 7, 8.
A gauche de l'articulation 14 (fig. 7) les fers cornières 15, 16 sont maintenus encore par quatre rivets 21. Derrière ces rivets se trouve,entre les ailes verticales des fers cornières, un espace libre dans lequel est insérée une clenche ou un cliquet 22 qui est maintenu au moyen d'un système de guidage à coulisse 23 par le boulon 24 situé dans les deux fers cornières 15,16. Ce cliquet est pourvu à sa partie inférieure d'une rampe ou face incli née qui, lors d'un déplacement du chariot vers la droite, permet au
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cliquet 22, lors de la rencontre de la rampe 25 avec un boulon 10, de se déplacer vers le haut. Lorsque le cliquet arrive derrière ce boulon 10 il retombe et retient ainsi le chariot contre le déplace- ment vers la gauche.
Dans la coupe transversale schématique suivant la fig. 9 sont représentées les membrures supérieures 11 de deux poutres en arc à treillis avec leurs montants verticaux 26. Ces membrures supérieures sont reliées à des pannes 27 sur lesquelles les tôles ondulées 28 sont posées et fixées par soudage par points. Ainsi, chaque quart d'arc à articulation ou 4,4' ou 5,5' forme ensemble avec les parties 27 et 28 un élément de construction. Ces éléments de construction sont posés sur le sol à des distances déterminées d'avance, suivant la fig.l, avec emploi de chevalets de montage.
Ensuite on place entre ces éléments de construction un élément de construction non portant, constitué par la panne 29 et le pan de tôle ondulée 31. Un exemple d'assemblage est représenté sur la fig.9, suivant laquelle les pannes 27, respectivement 29, sont constituées chacune par deux fers -U disposés côte à côte entre lesquels est insérée à l'endroit de jonction une tôle 32 reliée aux pannes par des vis 33. Les extrémités latérales des tôles ondu- lées sont fixées aux fers -U 34, 35. Lorsque l'élément de construc- tion non portant 29, 31 est suspendu entre les éléments de cons- truction porteurs, les tôles faîtières 36 se posent, après l'in- sertion du fer plat 32 et après sa fixation au-moyen de vis, au- dessus des endroits de jonction et réalisent l'étanchéité de ces joints.
Les tôles faîtières 36 sont fixées déjà à l'usine par rive- tage aux éléments de construction non portants 29, 31.
Le montage du hangar suivant l'invention est exécuté comme suit: d'abord on pose ou on répartit les grilles sur le terrain de construction, ceci devant être effectué en alignement exact et horizontalement. En effet, il faut prendre en considé- ration que le hangar suivant l'invention est calculé, eu égard à la condition du poids minimum, de manière qu'il soit capable de
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supporter tous les efforts pouvant se produire après le montage, comme par la pression du vent, le poids de neige, etc., mais qu'il ne résiste pas aux efforts qui peuvent se présenter d'une manière échappant au calcul, pendant le montage. Avec cela il faut encore tenir compte de ce que tous les éléments de construction porteurs du hangar constituent en quelque sorte aussi des éléments de mon- tage.
Or, lorsque l'élévation du hangar est exécutée de manière que l'une ou l'autre poutre en arc à treillis est en retard sur les autres, il se produit des efforts tout à fait imprévus pour les différents éléments de construction, par exemple de telle sorte que les éléments qui autrement travaillent seulement à la traction, subissent des efforts de pression ou de compression et de torsion.
La conséquence immédiate qui s'ensuit est l'écroulement de toute la construction.
Or, l'invention procure un moyen très simple de l'éviter: lorsque tous les éléments de construction ont été posés ou répartis suivant la figure 1 et lorsque les tirants 37 reliant les grilles entre elles ont été placés, ces tirants coopèrent en qualité d'ap- pareil de montage. De même, la couverture du toit qui est déjà reliée aux treillis tubulaires répartis sur le sol, constitue tout d'abord un appareil de montage et un organe de stabilisation.
A l'état final elle constitue toutefois la fermeture étanche à l'eau pour l'espace couvert et en même temps elle remplace le contreventement.
A l'état de montage suivant la fig. 1 les cliquets 22 se sont engagés derrière les boulons extrêmes respectifs 10 des grilles. A présent les articulations des pieds de chaque poutre en arc à treillis sont rapprochées l'une de l'autre par pression ou sont déplacées l'une vers l'autre mais seulement d'une distance allant jusqu'au boulon suivant 10 de la grille. Si, sur un chemin aussi court, une poutre en arc est en retard sur les autres, l'ef- fort produit par les forces latérales est encore tellement faible
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qu'il peut être supporté. C'est pourquoi il n'est pas nécessaire d'accorder un soin particulier à la manière dont doit se faire le déplacement des articulations des pieds.
Le déplacement peut donc être effectué aussi bien par des crics ou treuils mécaniques que par des vérins hydrauliques. Dans les deux cas les treuils, crics, ou vérins sont placés entre le chariot et un point fixe des grilles et sont ainsi mis en action jusqu'à ce que les chariots s'enclen- chent dans une rangée de points fixes.
De cette manière la construction est élevée jusqu'à la position de montage suivant la fig. 2 dans laquelle les articu- lations intermédiaires 38 et 38' sont fermées. La fermeture peut être réalisée simplement par le fait que les joints desmembrures inférieures des segments à treillis sont assemblés par vis ou boulons. La couverture du toit admet sans difficultés les dépla- cements de cette espèce, - de la position suivant la fig.l jusqu'à celle suivant la fig.2,-par exemple lorsque les extrémités infé- rieures des tôles ondulées situées sur les quarts d'arcs à articu- lations 5, 5' recouvrent, à la manière d'écailles, les extrémités supérieures des tôles situées sur les quarts d'arcs à articulations qui y aboutissent.
Après avoir atteint l'état ou la position suivant la fig. 2 les articulations des pied de chaque arc sont rapprochés davantage de la manière décrite plus haut, jusqu'à ce que la posi- tion de montage suivant la figure 3 soit atteinte. Dans cette position on procède utilement à la suspension des contreventements aux points 39, 39' dans les poutres en arc à treillis qui se trou- vent aux faces des extrémités du hangar. En-dessous de ceux-ci sont placés les rails de guidage du portail et simultanément la face en forme de segment ainsi obtenue est fermée par le placement des tôles constituant les pans de pignon. Ceci est représenté sur la fig.3, à gauche.
Le hangar peut alors être définitivement élevé par le dé-
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placement de ses articulations de pieds. Cet éta.t est atteint lors- que les cliquets 22 de tous les chariots 17 se sont engagés derriè- re les derniers boulons 10 de la série des boulons. Ensuite les tubes des membrures inférieures du contreventement sont assemblés au point 40.
Le hangar et le procédé suivant la présente invention se sont avérés de la plus grande utilité dans de nombreuses formes d'exécutions pratiques, à savoir, on a érigé des hangars de 40 et de 60 m. de portée, dont le plus petit avait un poids de 45 kg/m2 et le plus grand un poids de 55 kg/m2. Ces poids comprennent la totalité des constructions portantes en tubes d'acier, le toit et les parois, toute l'installation du portail avec le dispositif de guidage du portail ainsi que les lanterneaux.
Le poids total des appareils nécessaires au montage est, pour un hangar de 40 m. de portée et de 1000 m2 de base, de seulement 2,5 t. L'érection a pu être réalisée avec 25 monteurs qualifiés et 20 aides, endéans les 24 heures.
REVENDICATIONS ---------------------------
1.- Hangar démontable, avec poutres en arc à treillis exécutées sous forme d'arcs à trois articulations ou d'arcs à articulations multiples, caractérisé en ce que les fondations sont constituées par des grilles qui sont reliées entre elles par des tirants s'étendant dans le sens de la portée du hangar et en ce que le hangar repose sur les grilles au moyen de chariots ou de patins- qui s'engagent au moyen de cliquets ou de clenches dans les grilles.