<Desc/Clms Page number 1>
Procédé de préparation des surfaces métalliques en vue de leur gravure.
Dans certaines branches de la technique (la mécanique de pré- cision et l'optique par exemple) le problème se pose de graver très finement des surfaces métalliques, pour y former par exemple un réseau d'éléments lenticulaires, dont la largeur est de l'ordre du dixième, voire du centième de millimètre. De telles gravures demandent d'une part une précision extrême de la machine qui les exécute, et exigent encore que le métal qui doit recevoir la gravure présente certaines qualités. En effet, pour que l'outil de gravure (généralement un dia- mant) travaille dans de bonnes conditions, ce métal doit être parfaite- ment pur, "gras", et de grain très fin.
La Société déposante a par ailleurs résolu des difficultés inhérentes à la machine elle-même.
La présente invention a pour objet un procédé de préparation des surfaces métalliques, propre à leur conférer toutes les qualités désirables. ,
<Desc/Clms Page number 2>
Des études approfondies l'on conduite à la conclusion que, seul, un métal électrolytique en dépôt très mince et obtenu très lentement pouvait satisfaire aux conditions posées. liais la vitesse d'un tel dépôt, pour qu'il présente les caractéristiques requises, est si faible qu'il ne peut être pratiquement question d'obtenir de la sorte une feuille de métal homogène, d'épaisseur suffisante pour pouvoir être ultérieurement manipulée et servir de matrice.
Conformément à l'invention, on utilise donc une feuille de métall du commerce. Cette feuille est enroulée et tendue de manière convenable sur le cylindre porte-ouvrage du tour à graver. Elle est ensuite soumise à l'opération complète de la gravure, et présente donc les défauts (trace d'arrachage et de "broutage") Inhérents à la qualité du métal qui la constitue.
C'est alors seulement qu'on dépose à sa surface, par voie électrolytique.et sans la démonter du cylindre porte-ouvrage, c'est-à- dire en faisant entrer celui-ci dans le circuit électrique, une très mince couche de métal "nalssant". Celle-ci épouse la surface déjà gravée, et y forme une surépaisseur régulière, qui comble les lrrégu- larités tésultant de la nature même du métal principal de la feuille.
On effectue ensuite des passes de finition de gravure très légères, qui n'intéressent en tous cas que l'épaisseur de la couche électrolytique qui vient d'être déposée.
L'outil, qui ne pénètre que dans un métal parfaitement pur, très tendre et de grain/fin , découvre alors une surface très brillante, et exempte de toute trace d'arrachage.
Toute tendance au "broutage" est d'autre part supprimée du fait que ledit outil, bien que détachant un copeau très mince, traè vaille cependant à pleine coupe, sur toute sa largeur utile, puisqu'il doit seulement alors enlever une épaisseur régulière dans un sillon déjà complètement creusé.
<Desc/Clms Page number 3>
Les dessins annexés donnent à simple titre d'exemple une illus- tration du procédé que l'on vient d'exposer. Dans ces dessins, très schématiques et tracés sans aucune considération d'échelle, pour plus de clarté :
Les figures 1 et 2 sont des vues de face et de profil de la feuille à graver, tendue sur le cylindre porte-ouvrage.
La figure 3 montre la même feuille en cours de gravure.
La figure 4 représente l'installation du bain électrolytique sur le tour à gr aver lui-même..
La figure 5 montre en coupe et à plus grande échelle le dépôt électrolytique formé.
La figure 6 représente de la même manière la gravure terminée, et détachée du cylindre.
Dans les figures 1 et 2, on a désigné en 1 la feuille de métal à graver, en 2 le cylindre porte-ouvrage. La feuille 1 est tendue sur celui-ci grâce à un moyen quelconque, par exemple à l'aide du dispositif 3.
La gravure est entièrement achevée de la mbniére indiquée dans la figure 3, en utilisant l'outil 4 qui donne naissance aux gorges 5. Celles-ci constituent les matrices de lentilles cylindri- ques convergentes juxtaposées.
Comme.le montre la figure 4, on installe ensuite sous le cylindre un bac 6 contenant le bain électrolytique choisi, dans lequel plonge partiellement ce cylindre et la gravure qu'il porte.
Le dépôt est effectuéen maintenant le cylindre en rotation continue.
On obtient ainsi, sur la feuille métallique 1, la couche de métal natif 7 très pur indiquée dans la figure 5. On voit que cette couche d'épaisseur uniforme, épouse exactement le profil ,de la gravure.
Au coursdespasses de fini tion, auxquelleson procède ensui- te, l'outil n'enlève qu'une partie seulement de l'épaisseur de cette
<Desc/Clms Page number 4>
couche, ainsi qu'on l'a montré dans la figure 6. Comme on l'a mention- né plus haut, le copeau que cet outil détache à chaque passe est d'épaisseur uniforme et de largeur constante, conditions tres favora- bles à l'obtention d'une sur face de coupe présentant un beau poli.
On conçoit qu'il eût été impossible d'obtenir un tel résul- -tat si l'on avait détaché la feuille 1 du cylindre, pour la charger électrolytiquement dans une Installation de galvanoplastie séparée, Quelles que soient les précautions prises, elle eût présenté, dans ce cas, après son remontage sur le, cylindre 1, un décalage ou un excentre- aent dépassant de beaucoup l'épaisseur très faible de cuivre électroly- tiqua, déposé dans les conditions indiquées. Au cours des passes de gra- vure finales, l'outil aurait alors inévitablement découvert dans cer- taines zones le métal de .support.
Exemple
En vue de la fabrication de sélecteurs optiques pour la pho- tographie en relief :
1) on grave sur une feuille de cuivre du commerce,épaisse de 0,5 mm, des sillons jointifs d'une largeur de 0,4 mm et d'une pro- fondeur de 0,03 mm.
2) sous une intensité de 5 ampères, on dépose ensuite sur cette gravure, en 15 heures d'électrolyse sur le tour à graver lui- même, une couche de cuivre dont l'épaisseur atteint environ 0,01 mm.
3) ompeut ensuite effectuer 2 ou 3 passes de finition, en détachant chaque fois un copeau de 0,002 mm environ d'épaisseur, sans découvrir le métal de support.
La gravure ainsi terminée ne présente plus aucun des défauts de surface qu'on avait pu relever apres la lère phase de l'opération.
Il est bien évident que le procédé de préparation que l'on vient de décrire, à titre d'exemple, appliqué 4 une feuille métallique
<Desc/Clms Page number 5>
enroulée sur un cylindre en vue de sa gravure s'applique faut aussi bien dans le cas d'un cylindre gravé directement, ou encore dans le cas d'une feuille métallique gravée à plat.
En outre, le métal de support ne doit pas nécessairement être le même que le métal d'apport.