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"Produit pour engraisser et améliorer le sol ".
On sait que pour rendre des ,terrains marécageux ou incul- tes utilisables pour l'agriculture, il faut qu'auparavant ces terrains reçoivent une certaine proportion de cuivre, pour cette fertilisation, on utilisait jusqu'à présent du sulfate de cuivre ou du nitrate de cuivre. Or ceci use des quantités considérables de guivre qui est ainsi soustrait à l'économie générale. Ces produits présentent en autre encore l'inconvé- nient que non seulement la pluie les dissout, mais que ce phénomène de délayage les entraîne au cours du temps à de ,telles profondeurs dans le sol que les racines des végétaux , ne peuvent plus les atteindre.
C'est pourquoi, jusqu'à main- tenant, on avait l'habitude d'effectuer de nouveau à des ,intervalles de temps déterminés, une addition de cuivre appro- priée aux terrains à traiter, afin d'assurer le rapport désiré de la récolta.
Pour des raisons économiques, on a dû essayer depuis quelque temps de trouver des produits de remplacement pour pallier à la pénurie de cuivre. On a donc utilisé, comme produits de remplacement, des cendres de pyrites, des résidus de flottation, des pyrites ouivreuses et aussi des scories du type de celles qui se forment au cours de traitements métallur- giques. Mais il s'agit toujours, dans ces cas, de matières ne possédant qu'une très faible teneur en cuivre.
La présente invention vise à utiliser des matières qui n'étaient pas encore usitées jusqu'à présent pour les appli- cations proposées en vue de créer un produit industriel nou- veau applicable à la fertilisation du sol.
Au cours des opérations de fusion dans les fonderies de métaux, il se forme, ainsi qu'on le sait, des résidus de fon- derie, appelés ra'clures de creusets ou d'écumage. Ces résidus sont èn général achetés par les fonderies de cuivre qui les refondent pour en tirer du cuivre. Mais à côté de ces pro- duits, il se forme encore, dans ces fonderies, d'autres dé- ohets contenant divers métaux et qui ne possèdent en moyenne qu'environ 4 à 6% de cuivre. Or, ces résidus, comprenant du sable de moulage usé, du coke brûlé et des scories, ne sont pas susceptibles d'être utilisés par unefonderie de métaux.
Ces"cendres de sous-fourneau" sent donc traitées utilement, selon l'expérience, par les méthodes de traitement humide connues, parce que Ce mode de travail est bien meilleur marché que .la fonderie.
Dans ce traitement humide,' ces résidus pau- vres de fonderie et de fabrication, tels que balayures, déchets de meulage, sont tout d'abord broyés et ensuite laves. Mais,' malgré l'utilisation de machines de décantation et de foyers, il n'est pas possible, avec ce procédé de fabrication, d'évi- ter qu'une proportion encore relativement élevée dp métaux, soit entraînée dans les résidus d'un traitement de ce genre.
Etant donné qu'il ne s'agit pas ici de cuivre par mais d'al- liages de cuivre, on ne peut pas appliquer le procédé connu de flottation, pour diminuer encore ces pertes de métaux.
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Ces résidus contiennent encore en moyenne 2 1/2 % de cui- vre, à. côté d'autres sortes de métaux. on signalera encore titre complémentaire, à cet égard, que la matière initiale men- tionnée pour une préparation ou un traitement humide, telle que des résidus pauvres de fonderies et de fabrication de na- ture générale, peut aussi naturellement être broyée et mélangée à sec par des machines appropriées, par exemple un broyeur à boulets à sec, pour obtenir les teneurs en métaux convenables désirées en vue de fertiliser les terres.
Mais, dans la pratique, le traitement de résidus pauvres de ce genre par le procédé humide doit toujours être le meil- leur.
Les métaux contenus dans les résidus d'un traitement humi- de de ce genre sont non seulement de nature oxydée, mais ils sont principalement constitués par une fine poudre métallique qui se forme inévitablement lors du broyage de ces résidus.
Or, ee fait est particulièrement remarquable pour l'utilisation ultérieure comme engrais et produit améliorant le sol afin d'assainir les murais incultes. Les influences défavorables mentionnées au début du délavage ne se font plus sentir dans ces sols par l'utilisation des résidus de fabrication conformes à l'invention. Au contraire, par les influences de la tempé- rature, ces corps métalliques fins se dissolvent tout d'abord lentement au cours des années. Il y a suffisamment de cuivre sous la forme oxydée pour l'assainissement désiré de ce genre au cours des premières années.
Conformément à l'invention, on utilise les résidus de fa- brication pauvres en cuivre obtenus dans le traitement d'allia- ges de cuivre, tels que laiton, fonte rouge, métal blanc, etc. dans des fonderies de métaux, des ateliers de tournage de métaux, des ateliers de meulage, ainsi que dans des installa- tions de galvanisation et de décapage, résidus qui contiennent le cuivre sous forme de poudre métallique fine ou sous la forme oxydée, comme engrais et produits pour améliorer le sol, en vue de fertiliser des terrains désertiques et d'assainir les marécages incultes.
Etant donné que la teneur de métal des cendres de fabri- ques est toujours différente dans les divers établissements, il est nécessaire de les mêlanger en grandes quantités lors- qu'on veut utiliser les résidus de la préparation humide pour la présente invention. En pratique, ceci se fait en dirigeant la masse trouble d'une installation de traitement dans des bassins de clarification. Les particules en suspension tombent au fond. Il se forme au cours des années de grands amas. De ce fait, on obtient tout d'abord une composition correcte pour l'utilisation des résidus de la fabrication conforme à l'inven- tion.
La composition des amas déposés au cours des années est la suivante :
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résidus (insolubles dans l'aoide chlorhydrique) 74,00% P205 0,28% Cu 2 , 50
EMI3.1
F9 80s 2, 60 ô c.7. 2 5 l,g5% , 3ri 3 o,25yµ C&tfl 1 1,50%
Pb 0, 0,31% Mg 0 0,21%
Zn 7,50%
EMI3.2
.0 1,5 % 'N8.&-0 ...;
.- Je 2 0 S,97$ . arsénique traces
Il est encore intéressant de constater qu'à côté de la teneur de cuivre, élevée en soi, il y a des éléments se présen- tant sous forme de traces qui sont également favorables pour toute la pousse ou croissance des végétaux cultivés à l'engrais
Au cours des essais comparatifs qui ont été effectués , on a utilisé pour chaque hectare d'une part 100 K# de sulfate de cuivre et d'autre part 600 K# de la poudre de scories cui- vreuse conforme à l'invention. Las tableaux qui suivent mon- trent le résultat extraordinairement bon de la poudre de sco- ries conforme à l'invention.
Mais cet effet favorable est seulement mis en évidence avec précision si on le compare à des terrains qui n'ont pas reçu d'engrais. Cette comparai- son' donne les chiffres suivants :
Avec engrais constitué par
Sans engrais la poudre de scories cupri- ques selon l'invention
EMI3.3
<tb> longueur <SEP> des <SEP> végétaux <SEP> 94 <SEP> 111
<tb>
EMI3.4
Nombre de Tégétaux 23 &6
EMI3.5
<tb> Poids <SEP> en <SEP> .grammes <SEP> à <SEP> l'état
<tb>
<tb> frais <SEP> 145 <SEP> 125
<tb>
<tb>
<tb> produits <SEP> de <SEP> regain <SEP> (tiges) <SEP> 50 <SEP> 42
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> poids <SEP> moyen <SEP> à <SEP> l'état <SEP> frais <SEP> 4,523 <SEP> 5,065
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> poids <SEP> total <SEP> avec <SEP> 100% <SEP> de
<tb>
<tb>
<tb> substance <SEP> sèche <SEP> 44,6 <SEP> 45,
46
<tb>
<tb>
<tb> moyen <SEP> 0,771 <SEP> 1,113;
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> Poids <SEP> de <SEP> paille <SEP> de <SEP> 1200% <SEP> de
<tb>
<tb>
<tb> substance <SEP> sèche <SEP> 41,66,8 <SEP> 34, <SEP> 790 <SEP>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> poids <SEP> de <SEP> grains <SEP> total <SEP> '2,962 <SEP> la <SEP> ,67 <SEP>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> poids <SEP> des <SEP> grains <SEP> complets:
<tb>
<tb> a) <SEP> mur <SEP> 0,008 <SEP> 7,25
<tb>
<tb>
<tb> b) <SEP> vert <SEP> 0,000 <SEP> 0,105
<tb>
<tb>
<tb> c) <SEP> total <SEP> 0,008 <SEP> 7,355
<tb>
EMI3.6
pÓids: ctésgràis vi!de$:
--- -- a) mur ' 1,04 1,87Q
EMI3.7
<tb> b) <SEP> vert <SEP> 1,912 <SEP> 1,445
<tb>
<tb> c) <SEP> total <SEP> 2,954 <SEP> 3,315
<tb>
<tb> 1000 <SEP> poids <SEP> de <SEP> grain <SEP> 37,18
<tb>
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Avec engrais constitué par Sansengrais la poudre de scories cupri- ques selon l'invention
EMI4.1
<tb> Nombre <SEP> des <SEP> grains <SEP> pleins:
<tb>
<tb> a) <SEP> mur <SEP> 1 <SEP> 195
<tb>
<tb> b) <SEP> vert <SEP> 0 <SEP> 3
<tb>
<tb> c) <SEP> total <SEP> 198
<tb>
<tb> nombre <SEP> des <SEP> grains <SEP> vides <SEP> . <SEP>
<tb>
<tb> a) <SEP> mur <SEP> 228 <SEP> 343
<tb>
<tb> b) <SEP> vert <SEP> 32 <SEP> 248
<tb>
<tb> c) <SEP> total <SEP> 552 <SEP> 591
<tb>
<tb> nombre, <SEP> de <SEP> grains <SEP> 553 <SEP> 789
<tb>
<tb>
<tb> % <SEP> de <SEP> grains <SEP> vides <SEP> 99,82 <SEP> 74,90 <SEP>
<tb>
ces tableaux font ressortir la teneur de cuivre extraordi- nairement élevée des résidus de la fabrication, assurant un assainissement efficace des marécages incultes par l'utilisation de la poudre de scories conforme à l'invention.
ce nouveau pro- duit est approprié non seulement aux usages qui précèdent, mais aussi pour donner plus de vigueur et de rendement aux végétaux cultivés, ainsi que pour les fleurs de toute nature en général.